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Pourquoi il ne faut pas ramener de vin quand on est invité chez une amie

Publié le par Messergaster

L’article du jour se veut un peu plus autobiographique que d’autres. En effet, au cours de l’année 2016, j’ai fait deux fois la même gaffe : je me suis donc dit que cela était digne de devenir un article de blog.

Cette photo date de fin 2011... A l'époque, ramener du vin à une amie était moins risqué !

Cette photo date de fin 2011... A l'époque, ramener du vin à une amie était moins risqué !

Les anecdotes

Juillet 2016 : une amie (qui fut même une de mes première colocs – ce qui ne me rajeunit pas) et moi sommes invitées en Normandie chez une autre copine (qui fit partie, elle aussi, de la même colocation). Pour fêter ces belles retrouvailles, nous voulions toutes les deux marquer le coup en ramenant quelques cadeaux ainsi que deux bouteilles de bonne bière belge.
Octobre 2016 : je monte dans l’avion pour retourner (enfin !) à Berlin. Tata Nat’ ne pouvant pas m’héberger tout de suite, c’est à une autre amie que j’ai demandé le gîte. A nouveau, cela va de soi, j’avais rempli ma valise de nourriture française à offrir en guise de cadeau (pour savoir quels sont les mets français que je ramène quand je voyage à l’étranger, il suffit de cliquer ici). Pour cette amie, j’avais donc choisi une petite boîte de gâteaux, du cantal « Salers » et une bouteille de vin.

Bilan

Dans les deux cas, j’ai été bien attrapée ! En effet, en juillet 2016, mon amie normande n’a pas bu une seule goutte de la bière que mon amie et moi lui avions achetée. Nous étions assez étonnées : l’amie qui nous hébergeait avait pourtant toujours été fan des bonnes bouteilles…
De même, mon amie berlinoise, en voyant ma bouteille, a dit : « Ah bah, merci pour tout ! C’est trop gentil ! Par contre, pour le vin, ça va être mon copain qui va essentiellement le boire ! ». Et moi de dire : « Oh non ! Mais, attends, tu n’aimes pas le vin ? Je savais pas du tout ! J’aurais dû te ramener autre chose alors ! ». Et c’est alors que mon amie a répondu : « Ihihi, ne t’inquiète pas : cela va être le cas uniquement pendant 7 mois ! ».

J’ai alors soudain compris : mon amie de Berlin était enceinte ! Tout comme mon amie normande qui nous avait donné, d'ailleurs, la clé du mystère au mois d’août (elle attend même deux jumeaux !).

Morale de la fable

Ne pas ramener de bouteille d’alcool si on est invité chez une ancienne amie. Vous éviterez ainsi à la femme qui vous accueille de devoir faire des pieds et des mains pour trouver une raison plausible pour expliquer son refus de boire (car oui, on n’est pas obligé de dévoiler tout de suite qu’on attend un enfant, non ?). Quant à vous, vous vous épargnerez de faire une belle gaffe !

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Cake salé au pavot et aux lardons

Publié le par Messergaster

Récemment - c'était un samedi - j’ai été invité à un apéro chez une amie. Comme j’étais revenue depuis peu de mon voyage en Allemagne et que j’avais donc un paquet de pavot à tester, je me suis dit que le moment était venu de l'inaugurer. C’est ainsi qu’est née cette idée de cake salé.

Vue aérienne du cake avec, à côté, un verre de Spritz.

Vue aérienne du cake avec, à côté, un verre de Spritz.

Voici la recette :

-    3oeufs
-    100 mL de lait
-    200g de farine
-    ½ sachet de levure chimique
-    Un peu de sel et de poivre
-    100g d’huile de tournesol
-    200g de lardons fumés
-    Du pavot (je n’ai pas pesé… mais mettez-en assez pour que la pâte en soit bien garnie).

Commencez par faire rissoler les lardons dans une poêle et, pendant que cela cuit, occupez vous de la pâte.
Pour cela, vous devez tout d’abord battre les œufs en omelette. Ajoutez le sel et le poivre (ayez la main légère sur le sel à cause des lardons qui vont suivre). Intégrez l’huile et mélangez soigneusement. Ajoutez ensuite lentement le lait et, à nouveau mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure.
A ce moment, il ne restera plus qu’à ajouter les lardons et le pavot à la pâte.
Versez le tout dans un moule à cake et faites cuire pendant une quarantaine de minutes à 180°C (mais vérifiez régulièrement la cuisson, chaque four étant différent).

Notes :
-    Ce cake a été très apprécié et se mange très bien avec les mains : il est tout moelleux et bien dosé en goût.
-    Si vous aimez, vous pouvez ajouter un peu d'aneth ou de persil pour parfumer encore plus la pâte.

Publié dans Recettes salées

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Fastfood à Berlin : je commande quoi ?

Publié le par Messergaster

On continue avec la série des articles récapitulatifs concernant ce qu’il faut manger dans la capitale allemande. Je me demande vraiment comment ça se fait que je n’avais jamais pensé à rédiger de tels articles plus tôt !

Les kebabs et cie

On commence toute de suite par le plus évident. Tous ceux qui me suivent depuis quelques temps savent que je voue un amour profond au döner ainsi qu’au falafel im brot. Et quand l’envie me prend, je n’hésite pas à prendre plutôt un durüm, histoire de changer. Bref, je ne m’étends pas trop longtemps sur la question : vous savez à quel point j’aime ce bon sandwich. Si vous voulez plus d’infos à ce sujet, n’hésitez pas à (re)lire les articles suivants : Histoire du kebab  - Kebab berlinois vs kebab français.

 

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

La Curry Wurst

De ce type d’en-cas, j’ai déjà parlé aussi dans le passé (ici). Que dire à part que, même après toutes ces années, je ne comprends toujours pas l’engouement pour cette saucisse servie avec du curry et de la sauce tomate ? Le seul intérêt de ce plat réside à mon avis dans les pommes frites qui sont servies en garniture !

Les fastfood asiatiques

Voici une solution qui ne sera pas super healthy mais à laquelle je cède régulièrement. Au-delà du mythique sushi que j’achète à Alexanderplatz pour 2.50€ (je me demande vraiment ce qu’ils mettent dedans pour que cela soit aussi peu cher), j’aime bien commander une boîte de nouilles sautées, de temps en temps. Oui, c’est gras ; oui, on ne sait pas trop le type de viande qu’ils mettent dedans… Mais, ah, boh : moi j’aime bien !

Les burgers

Bien entendu, je ne parle ni des burgers de Mc Do ni des sandwiches de Burger King. Je vous parle de vrais burgers dont certains vendeurs sont mêmes cités sur les guides touristiques (genre le Burgermeister de Kreuzberg, un restaurant implanté dans d’anciennes toilettes publiques). Ce n’est pas le type de restaurant où je pense spontanément à manger… mais j’avoue que c’est sympa d’y aller avec des amis (et ça change de la nourriture végane, pour une fois !).

Bref, avec cela, vous devriez pouvoir varier vos repas si jamais vous décidez de manger sur le pouce. Et bien sûr, même si je n’en ai pas parlé, il y a aussi des pizzas à emporter ou encore de bonne pides à déguster quand on est unterwegs !

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau marbré arc-en-ciel

Publié le par Messergaster

Je continue dans la série des ingrédients que je teste pour la première fois. Récemment, ça a été le tour des colorants alimentaires. Mon premier essai a eu lieu à Berlin avec des colorants en poudre (je vous en reparlerai en temps et en heure…) et mon deuxième essai, en région parisienne, avec des colorants liquides de la marque "Vahiné". J’étais en effet invitée à une soirée "crémaillère" : ramener un petit gâteau marbré en version « arc-en-ciel » m’a paru une idée sympa.
Pour la recette, je ne me suis pas cassée la tête : il ne s’agit que d’un simple gâteau au yaourt. J’ai divisé la pâte en cinq parties en attribuant à chacune une couleur différente (bon, je savais que le violet allait être tout riquiqui : c’est pourquoi on ne le voit pas vraiment sur la tranche de cake qui se trouve dans la photo à la fin de l’article).

On dirait des pots de peinture, n'est-ce pas ? Et bah non ! Ce sont les cinq pâtes qui ont servi à la préparation du gâteau arc-en-ciel !

On dirait des pots de peinture, n'est-ce pas ? Et bah non ! Ce sont les cinq pâtes qui ont servi à la préparation du gâteau arc-en-ciel !

Voici donc la recette (pour 1 moule à cake) :

- 1 pot de yaourt (125g) (vous n’êtes pas obligés de prendre un yaourt nature : testez le yaourt à l’abricot ou à la pêche : ça vous évitera de rajouter du sucre vanillé ou d’autres arômes). Pensez à garder le pot : ce sera votre verre mesureur pour la suite de la recette.
- 2 pots de sucre
- 2 pots de farine
- 3 œufs
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol ou de colza
- 3 fioles de colorants : bleu, rouge et jaune (en général, les doses  pour obtenir les autres couleurs sont marquées sur les emballages des flacons et dépendent de la marque que vous achetez : c’est pourquoi je ne les recopie pas ici)

Dans un saladier, battez les œufs avec yaourt et le sucre. Ajoutez la farine tamisée avec la levure et mélangez bien. Terminez en incorporant l’huile.
Séparez votre pâte et répartissez-la dans cinq bols différents. Mettez dans chaque bol le nombre de gouttes nécessaire pour obtenir la couleur souhaitée en vous reportant sur les instructions imprimées sur l’emballage des colorants que vous avez achetés. Exemple : pour les colorants marque « Vahiné » que j’ai utilisés, j’ai dû mettre 5 gouttes de jaune et 3 gouttes de bleu pour obtenir le vert).

Versez les différentes pâtes dans le moule à cake en les superposant.
Faites cuire pendant environ 45 minutes à 180°C (mais vérifiez car chaque four est différent !).

Le violet est quasi invisible car j'avais gardé très peu de pâte pour cette couleur...

Le violet est quasi invisible car j'avais gardé très peu de pâte pour cette couleur...

Notes :
- Après réflexion, je me suis rendue compte que j’aurais mieux fait de répartir les différentes teintes de façon à obtenir un dégradé (en suivant donc l'ordre suivant : violet, bleu, vert, jaune, rouge). Or, quand j’ai réalisé la recette, j'ai préféré miser sur de gros contrastes pour obtenir plus de marbrures. Après coup, je pense qu’en réalisant un véritable arc-en-ciel avec changement de couleurs progressif, j’aurais obtenu un résultat plus joli.

- J’ai eu la flemme de sortir acheter du sucre glace mais, autrement, je vous conseille de recouvrir votre cake d’un glaçage au chocolat. Grâce à cela, vos invités croiront manger un gâteau au cacao tout simple… et seront ensuite bien étonnés en découvrant l’intérieur du dessert !

Publié dans Recettes sucrées

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Les pâtisseries à tester absolument à Berlin

Publié le par Messergaster

En reparcourant mon blog, je me suis rendue compte que j’ai souvent rédigé des articles parlant des pâtisseries que je mangeais en vacances (exemple : Les pâtisseries roumaines) mais que je n’avais jamais posté un semblable récapitulatif pour les douceurs berlinoises.
Il n’est pas trop tard pour remédier !

Les schnecken, les chaussons et les autres brioches

Quelles soient roulées ou sous une autre forme, il y a toutes sortes de bonnes brioches à déguster. Les mohnschnecken (escargots au pavot) sont très répandus, par exemple. Perso, j’adore… même si je sais que la plupart des enseignes ne produisent pas cela elles-mêmes. En effet, il y a très peu de « vraies » boulangeries à Berlin – les viennoiseries et les petits pains étant le plus souvent issus du surgelé. Il existe cependant quelques exceptions à la règle comme l’adresse Zeit für Brot à Mitte : là, vous trouvez des schnecken pétries sur place et garnies de toutes sortes de choses : chocolat, cannelle, pavot… Délice.
Parmi les autres douceurs de ce type, on ne se privera pas de déguster un frantzbrötchen (sorte de viennoiserie à la cannelle et au sucre) ou un quarktaschen (chausson garni de fromage blanc : trop miam !).

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Les pfannkuchen

J’en ai parlé déjà dans plusieurs articles (ici et ici, par exemple). Ces beignets sont un pur délice et, le plus souvent, j’adore en manger quand je suis en train de déambuler dans la ville, en plein dans la rue. En général, les pfannkuchen sont fourrés avec une confiture aux fruits rouges mais, cependant, au fur et à mesure qu’on s’approche de l’hiver, on trouve d’autres parfums : chocolat, abricot, eierlikör (mes préférés !!)… Le dernier que j’ai mangé contenait de la confiture de prune : je me suis régalée.

Les pâtisseries véganes

Eh oui ! A Berlin, les cafés végans sont très répandus : rien de plus simple pour se régaler avec un part de cheesecake ou de tiramisu au tofu. Bien sûr, il y a moyen de s’asseoir à une table et de commander un cappuccino au lait de soja. Bref, c’est sympa, ça change et c’est honnêtement très bon (chose qu’il ne m’a pas toujours été donné de vivre quand j’ai mangé des pâtisseries végétaliennes en France).

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Les gâteaux à ne pas commander (car pas bons !!)

Une fois n’est pas coutume : je vais évoquer aussi quelques petites pâtisseries dont je ne raffole vraiment pas. Les éclairs qu’on trouve à Berlin, par exemple, sont absolument ignobles : la pâte à chou présente un goût étrange (presque de frit) et la crème à l’intérieur n’est pas du tout gourmande : beurk.
Ensuite, le Forêt Noire : celui-ci, rien à faire, j’ai jamais réussi à l’aimer – même quand il est fait maison. Il faut dire que je n’ai jamais été fan des cerises confites…

Enfin, j’ai encore regoûté au donauwelle pendant ces dernières vacances : ça ne me plait toujours pas. Je n’aime pas cette texture presque « gluante » ni ce goût qui est trop sucré. Il faut dire qu’il contient deux ingrédients que je déteste :  non seulement ces maudites cerises confites mais aussi une écœurante crème au beurre.

Bref, voilà de quoi vous donner des idées si jamais vous passez à Berlin. D’ailleurs la liste est loin d’être complète : il manque les délicieux nuss-nougat croissants et le mythique käsekuchen, par exemple !

Publié dans Saveurs du monde

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Bilan : Berlin quatre ans après

Publié le par Messergaster

Me voici de retour de vacances. Pendant ces congés, c’est à Berlin que je suis revenue. Passer du temps là-bas est toujours aussi agréable mais, néanmoins, je remarque des petits changements culinaires par rapport au temps où j’y vivais.

Les prix

Au-delà du prix des loyers qui a flambé (what ? payer plus de 400 euros pour un appart’ à Wedding ? Mais on est sérieux ?), je remarque que même certains petits trucs que j’achetais avec plaisir ont augmenté. Ainsi, du temps que je vivais à Berlin, je payais mon döner kebab 2.80€… Maintenant, ça atteint facile les 3.30€. Vous me direz que 50 centimes c’est rien – oui, certes… mais quand même.
De même si on quitte la nourriture pour aller vers la boisson, quelques petites augmentations au niveau des bières que l’on achète dans les bars sont perceptibles. Et ne parlons pas de certains clubs qui, jadis, étaient gratos… et qui sont désormais devenus légèrement payants (ex Crack Bellmer si on y va le samedi soir).

Les bouteilles vides

Dans la série des choses qui m'ont étonnée, il y a aussi les bouteilles vides. En effet, du temps que je vivais à Berlin, je me souviens que les rues berlinoises se recouvraient de bouteilles que tout le monde laissait sur le bord de la route avant d'aller en boîte. J'avais même consacré un article à ce sujet.
Au contraire, cette fois-ci, j'ai vu très peu de bouteilles vides les soirs de weekend. J'en ai parlé avec un ami qui vit à Berlin depuis onze ans : pour lui, ce n'est pas les gens qui sont devenus moins généreux, mais le nombre de sans-abris qui récupèrent les bouteilles pour gagner quelques sous qui a vertigineusement augménté.

Les pfannkuchen

Dans les archives 2012 de ce blog, il y a un article consacré aux pfannkuchen berlinois (article ici). Ceux qui sont le plus répandus sont fourrés à la confiture de fruits rouges. Je les ai toujours beaucoup appréciés car ces beignets étaient recouverts d’un glaçage blanc et non d’une couche de sucre toute simple. Pourtant, lors de mon dernier séjour, j’ai été étonnée : les pfannkuchen recouverts de glaçage sont encore présents, mais – incroyable mais vrai – j’ai dû un peu les chercher. J’ai l’impression que certaines enseignes ne les produisent plus comme je les aimais…

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

Moi-même

Peut-être que la plus grande révolution culinaire que j’ai pu observer lors de ces dix derniers jours a été la mienne. En effet, les fois précédentes, je me gavais de kebabs et de bière bon marché. Cette fois-ci, j’ai été étonnamment sage. Ne nous méprenons pas : j’ai quand même mangé un burger et d’autres petites choses de fast food (comme mon bien-aimé sushi d’Alexanderplatz qui ne coûte que 2.50€) mais, néanmoins, j’ai laissé passer plus d’une semaine avant de manger un döner kebab !! Quand j’ai dit ça à mes amies berlinoises, elles n’ont pas cru à leurs oreilles.
Et que dire de Tata Nat qui m’écoutait incrédule pendant que je lui racontais que je n'avais pas bu une seule Sternburg (la bière la moins chère du marché) au cours de mon séjour ?!

Qui sait : peut-être mes goûts changent-ils au fur et à mesure que je grandis/vieillis ?

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau recouvert de pâte à sucre

Publié le par Messergaster

Après l’article de la semaine dernière où je vous parlais de mes premières impressions en manipulant la pâte à sucre, je me suis dit qu’il fallait quand même que je vous donne la recette de ce gâteau rose bonbon que j'ai ramené au travail : je peux vous assurer qu’en moins de deux heures, il a été dévoré !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Voici donc la recette (les doses sont pour un petit moule à manqué : adaptez les proportions à 4 œufs si vous utilisez un grand moule) :

- 1 pot de yaourt (125g)
- 2 pots de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 2 pots de farine
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol
- 150g de pâte à sucre rose (personnellement, je l’ai achetée toute faite : marque "Vahiné")
- 100g de confiture de fraises

Dans un saladier, versez le yaourt : lavez le pot et essuyez-le pour doser tous les autres ingrédients.
Ajoutez le sucre et le sucre vanillé, puis les œufs, en mélangeant soigneusement entre chaque ajout. Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure et terminez en intégrant l’huile.
Faites cuire 40-45 minutes à 180°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson à votre propre four !).
Faites refroidir et réservez. Une fois le gâteau complètement froid, badigeonnez-le de confiture : il faut que toute la surface du gâteau soit recouverte.
A part, étalez la pâte à sucre : si vous avez peur qu’elle colle trop à votre rouleau à pâtisserie, vous pouvez saupoudrer votre plan de travail avec du sucre glace. En ce qui me concerne, j’aime bien que les couches décoratives restent assez fines pour ne pas voler la vedette au gâteau en tant que tel : c’est pour ça que je n’ai pas utilisé la totalité du paquet de pâte à sucre. Cependant, libre à vous d’utiliser tout le contenu du paquet (230g) et, dans ce cas, votre couche de pâte à sucre sera plus épaisse. Peu importe, ai-je envie de dire : tout ce qui compte, c’est que vous confériez à cette pâte une forme ronde.
Terminez en disposant la pâte à sucre sur le gâteau de sorte à le recouvrir entièrement (vous pouvez vous aider du rouleau à pâtisserie). Coupez tout ce qui dépasse et veillez à bien faire adhérer la pâte : si vous disposez d'un lissoir, utilisez-le.

Notes :
-    Comme vous pouvez le voir, il ne s’agit en fait que d’un simple gâteau au yaourt revisité : rien de bien sorcier donc.
-    Avis de mes collègues sur ce gâteau : « Très moelleux et pas du tout bourratif, on apprécie que la couche de pâte à sucre ne soit pas trop massive ». Un assistant à ajouté : « Je trouve que ça aurait été bien d’imbiber ce gâteau avec un peu de liqueur »… A vous de voir !

Publié dans Recettes sucrées

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La pâte à sucre

Publié le par Messergaster

La semaine dernière, je me suis servie pour la première fois de pâte à sucre en pâtisserie : j’avais acheté un bloc de pâte marque « Vahiné ». Voici donc un petit article pour vous faire part de mes impressions.

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Côtes positifs

  • L’offre disponible dans le commerce est plutôt vaste : on trouve des paquets contenant des pâtes à sucre de toutes les couleurs. On peut ainsi obtenir un gâteau fort joli : votre gâteau peut se doter d'une belle couche d’une teinte uniforme et se recouvrir même de jolis petits sujets que vous aurez vous même modelés.
  • Autre aspect positif : utiliser la pâte à sucre, ça simplifie vraiment la vie pour transporter un gâteau à ramener quelque part : en plus de l’emballage en papier d’aluminium et/ou film plastique, vous disposez d’une couche de pâte à sucre qui protège encore davantage le moelleux de votre gâteau !
  • Enfin, rien à dire, pour étaler et poser la pâte sur un gâteau, c’est simple comme bonjour : on utilise le rouleau à pâtisserie pour donner à la pâte l’épaisseur souhaitée, on applique sur le dessert, on fait adhérer (on peut, le cas échéant, s’aider d’un lissoir)… et le tour est joué !

Côtés négatifs :

  • Avec la pâte à sucre, le plaisir visuel (qui est intimement lié à l’acte de se nourrir) est décuplé : les gâteaux sont super jolis, c'est un fait. En revanche, en ce qui concerne le plaisir gustatif… ce n’est pas ça : la pâte à sucre a beau être vanillée, je continue de la trouver fade. Je préfère nettement un vrai glaçage de ce côté-là.
  • Autre problème : la texture. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça ressemble à du chewing-gum (pas assez flexible et étirable)… mais ça ressemble tout de même à une sorte de pâte à modeler à la consistance de gomme à effacer. Bref, je n’apprécie pas vraiment.
  • Enfin, la liste des ingrédients nous signale que cette pâte est principalement composée de sucre… et de matière grasse (logique : il faut bien pouvoir l’étaler, cette pâte…) : eh bah, manger un gâteau à l’apport calorique prodigieux juste histoire d’avoir une jolie tranche toute colorée... Je vois moyennement l’intérêt.

Verdict

Pou savoir si vous voulez utiliser cet ingrédient, il faut que vous vous positionniez par rapport à la question suivante : faut-il donner la priorité au sens de la vue ou au sens du goût? La pâte à sucre est votre alliée si vous voulez produire un beau gâteau : les enfants seront tout particulièrement enthousiastes. Cependant, si c’est au goût que vous tenez avant tout, vous pouvez vous épargner d’en mettre….

PS : je continue de trouver magnifiques les gâteaux-sculptures à base de pâte à sucre que les blogueurs et les blogueuses culinaires postent sur leurs sites ! Je suis à chaque fois époustouflée : bravo ! C’est juste que, moi, je pense que je préfère rester simple.

Publié dans Focus alimentaires

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Les gastronomes du Père-Lachaise

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je suis retournée au cimetière du Père-Lachaise : cela faisait au moins 7 ans que je n’y avais pas remis les pieds. La journée était magnifique : un beau dimanche d’automne, agréablement ensoleillé.
A la base, c’était pour rendre visite à des écrivains que j’y allais : revoir la tombe de Nerval, faire un petit coucou à Eluard… et, pendant que j’y étais, je comptais aussi admirer quelques tombes de musiciens mythiques (Chopin, Morrison…). Au cours de cette flânerie, cependant, j’ai eu l’inspiration pour un nouvel article de blog : eh oui, car certaines gens qui ont joué un rôle important dans la gastronomie reposent au Père Lachaise !

Crédit photo : Wikipedia

Crédit photo : Wikipedia

A. Brillat-Savarin, le philosophe - gastronome

Quelle surprise de le voir dans ce cimetière ! J'ignorais qu'il avait été enterré là ! Je me souviens encore qu’à 23 ans je dévorais son ouvrage Physiologie du goût …. D’ailleurs, son volume trône toujours dans une des petites étagères remplies de livres qui décorent ma chambre.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage et qui ne l’associeraient donc qu’au fromage du même nom : Brillat-Savarin fut élu député à l’Assemblée Constituante en 1789 et fut aussi conseiller de la Cour de Cassation. Il s’enfuit en Suisse pendant la Terreur et ne revint en France que pendant le Directoire. Il publia Physiologie du goût en 1825 : ce fut un succès immédiat.
Si jamais vous voulez en savoir plus sur cette œuvre, vous pouvez vous reporter à ces deux articles :
- Les 20 aphorismes de Brillat-Savarin
- Les préjugés sur la bonne cuisine (préface de J.F Revel au livre de Brillat-Savarin)

A. Parmentier et la lutte contre la famine

Eh oui ! Parce que, pas si loin de Brillat-Savarin, repose Antoine Parmentier, l’homme à qui l’on doit de manger des frites et de la purée, lol ! L’histoire est assez célèbre mais je prends tout de même le temps de la raconter rapidement.
Parmentier avait publié en 1771 un traité faisant la liste de tous les aliments utiles pour lutter contre les famines – pomme de terre y compris. Toutefois, les paysans restaient encore très méfiants : les tubercules, c’était ce qu’on donnait à manger au bétail ! Parmentier eut alors une idée géniale : faire garder par des soldats les champs de pommes de terre. Progressivement, les paysans finirent par se convaincre qu’il s’agissait d’aliments précieux : ils commencèrent à voler les patates et à s’en nourrir.

F. Potin, le génie du marketing

Avec Félix Potin, nous ne sommes ni du côté de l’intellectuel gourmet ni du côté de l’agronome écrivant des traités pour lutter contre la famine : avec Potin, on est dans le concret ! Il s’agit en effet d’un épicier qui, dans le seconde moitié du XIXème siècle, a révolutionné le monde des épiceries et de la grande distribution. Il a été l’un des premiers à réduire ses marges de bénéfices (par exemple en vendant à perte des denrées de première nécessité et en compensant avec ce qu’il gagnait sur des produits de luxe comme le cacao).
De même, ce fut aussi un des premiers épiciers à travailler en binôme avec une industrie (il avait lui-même fondé la sienne à la Villette). Résultat : moins d’intermédiaires, emballages mentionnant la marque du commerçant…
Enfin, Potin prit aussi soin de placer toujours ces boutiques dans des rues et des quartiers fréquentés : il se garantissait ainsi une clientèle abondante et fidèle.

Bref, voilà pour le petit tour… N’hésitez pas à passer près de ces tombes la prochaine fois que vous vous baladez dans l'Est de Paris !

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Manger sur le lieu de travail

Publié le par Messergaster

Ne me lancez pas sur le thème du monde du travail : mes positions seraient sans doute beaucoup trop teintées de cynisme pour vous… Cependant, sans aller dans des considérations aussi extrêmes, je dois dire que s’il y a un truc qui me gêne quand on est dans la vie active, c’est bien le fait de devoir manger hors de chez soi. Du temps qu’on était étudiant, on n’avait pas cours tous les jours et, finalement, les séances à la cantine restaient donc assez limitées. Rien à voir avec aujourd’hui où notre lieu de travail est le plus souvent situé bien trop loin de notre domicile pour pouvoir rentrer chez soi à midi.

Mais pourquoi est-ce que je mange à contrecœur sur mon lieu de travail ?

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

La question du récipient

Depuis que j’ai eu quelques soucis à la tyroïde (rien de grave, mais bon), je me méfie de tout ce qui est « perturbateur endocrinien ». Il est notamment prouvé que mettre une boîte hermétique en plastique dans un four à micro-ondes libère toute une série de substances qui altèrent nos hormones. J’essaie donc autant que possible de remplacer ce type de petite boîte (pourtant ô combien pratique) par des bocaux en verre dont je verse ensuite le contenu dans une véritable assiette.
Conséquence ? Bah je me retrouve à trimballer sur mon lieu de travail une bonne partie de matériel de cuisine : l’assiette, tout comme les différents bocaux, prennent une place non négligeable dans mon sac. Et ne parlons pas de l’épineux problème de la vaisselle. Bref, voici déjà un premier point qui a le don de m’agacer.

Je ramène quoi ?

Quand j’ai la possibilité de manger chez moi à midi (ex : le weekend), je me fais généralement des pâtes avec une garniture appétissante : sauce faite maison, par exemple. Vous me direz que rien ne m’empêche d’amener des pâtes déjà assaisonnées au boulot et de faire réchauffer ensuite cela au micro-ondes. Oui certes… sauf que, du fait de mes origines italiennes, je n’arrive pas à manger des pâtes trop cuites et à la texture mo-molle. Je me retrouve donc à amener plutôt des plats à base de protéines (boulettes de viande, poisson….) avec des légumes ou du riz blanc. Ce n’est pas exactement aussi gourmand.

Et si j’allais à la cantine ?

Vous êtes sans doute en train de penser : « Elle est un peu bête, quand même, Messer Gaster : pourquoi elle ne va pas manger à la cantine ? Elle aurait un plat chaud, plutôt savoureux, avec une entrée et un dessert ». Le raisonnement est en effet très sensé, sauf que…. Je n’ai pas envie de dépenser 4 euros pour un repas. J’assume ma « radinerie » mais, très sincèrement, payer cette somme pour un repas dont je ne connais même pas vraiment l’origine des produits… et bah, ça me gêne. A la limite, une fois par mois, pourquoi pas : ça change et cela peut être sympathique. Cependant, faire ça tout le temps : non.
(Il fut un temps où j’avais des tickets resto… à cette époque, j’aimais bien aller au restaurant, quand l'occasion se présentait, j’avoue !).
Bref, tout cela pour dire que je préfère préparer mon panier-repas moi-même aussi bien en ce qui concerne le prix que le choix des ingrédients. En revanche, bien sûr, je m’arrange souvent pour manger ma gamelle en m’asseyant à une table située dans les locaux de la cantine… histoire de partager un moment de convivialité avec mes collègues.

Et vous ?  Vous n’en avez jamais marre d’être condamné à manger votre repas de midi hors de chez vous ?

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Coup de gueule : les pubs sexistes

Publié le par Messergaster

Messer Gaster doit avoir été mordue par une féministe radioactive, il y a genre deux ans en arrière. Je ne vois pas d’autre explication, sinon ! J’ai passé tellement d’années à vivre sans me rendre de tout le discours environnant qui attribuait à la femme un rôle TRES problématique…
Je ne vais pas résumer les positions des féministes actuelles : tout d’abord parce qu’il y a différents types de féminisme et ensuite car, de toute façon, je ne me définirais pas comme une féministe militante super engagée. Pour le moment, juste, je constate : disons que j’ouvre enfin les yeux.

Bref, pourquoi cet article qui, à première vue, n’a rien à voir avec la nourriture ? Je vous explique : comme tous les utilisateurs d’overblog qui ne payent pas d’abonnement spécial, j’ai des publicités qui s’affichent dans certains coins de mon blog. Je n’en ai jamais été très enthousiaste mais, comme je sais que la plupart d’entre nous a des navigateurs avec adblock, j’ai accepté la chose. Or, récemment, j’ai dû visualiser mon blog en mode « normal » en passant par un autre navigateur.

Je jette un œil aux pubs présentes… Et une sorte de pub-gif de la marque Darty m’a vraiment choquée. La voici :

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

En clair, dans la première image de la gif, l’aspirateur est vu avec le tuyau dirigé vers le bas alors que, dans la deuxième image (celle que vous avez dans la photo), on voit ce même tuyau tendu vers le haut. Je ne vais pas plus loin dans l’explication, mais je pense que vous avez compris à quoi on fait allusion.

Voici ma réaction : « Possible qu’on en soit encore là au XXIème siècle ? Comme quoi, aspirateur = objet de plaisir ? Sur un fond rose-fuchsia par-dessus le marché, comme pour insinuer que le ménage, c'est réservé aux femmes ? »

Bref, oui, je m’écarte un peu du thème alimentaire… mais étant donné que cette pub hyper sexiste est apparue sur MON blog, j’ai voulu consacrer un petit billet à ce sujet.
Non mais…

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Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Publié le par Messergaster

Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Depuis quelques temps, les articles un peu plus culturels et historiques manquaient sur mon blog. Voici donc un petit come back à propos d’un texte tiré d’Histoire de la nature des oiseaux de Pierre Belon (1517-1564). Cet ouvrage se présente en fait comme un livre de zoologie décrivant toutes sortes d’oiseaux : rapaces, oiseaux aquatiques… et même quelques allusions à des animaux plus « étonnants » comme la chauve-souris (!) ou le phénix.

Le premier livre parle des oiseaux en général et, surprise, au milieu de considérations sur l’anatomie et sur les habitudes des volatiles, on trouve aussi quelques lignes consacrées à la cuisine ! Nous apprenons ainsi quels oiseaux il convient de manger si on veut se régaler. On a même tout un chapitre consacré aux œufs… qui nous permet d’en apprendre plus sur les habitudes culinaires de nos anciens.

  • Œufs crus : il semblerait que certains nobles étaient persuadés que les œufs crus avaient des propriétés aphrodisiaques (comparables à celles qu’on prêtait à l’époque à l’artichaut…).
  • Œufs mollets : forts appréciés aussi bien au niveau du goût que pour des raisons médicales. Selon la théorie des humeurs, les œufs mollets pouvaient aider à retrouver un certain équilibre dans l’organisme.
  • Œufs à la coque : plus difficiles à digérer : on les considérait comme légèrement laxatifs ou favorisant les crises de vomissement.
  •  Œufs durs : idem, on estimait qu’ils pesaient lourd sur l’estomac  et qu’ils étaient « trop nourrissants » - tout comme les œufs frits.
  • Œufs pochés : bons au goût et bons pour la santé

Bref, il ne s’agit que d’un bref aperçu sur les convictions culinaires et médicales de l’époque. Et vous, vous les préférez comment vos œufs ? Moi, c’est soit à la coque soit sur le plat…

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Ce qu’on nous sert à grignoter avec les bières

Publié le par Messergaster

Au cours de cette année 2016, il m’est arrivée à quelques reprises d’aller boire des bières dans des endroits qui ne servaient pas de petits gâteaux salés mais des sortes de petits légumes assaisonnés avec les boissons. La chose m’a assez perturbée pour qu’elle mérite un petit article.
Commençons par une petite liste de ce que l’on nous amène à grignoter au moment de l’happy hour :

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Les cacahuètes

Certains vous diront qu’il ne faut surtout pas piocher dans le petit bol rempli de cacahuètes : on ignore si les mains qui les ont placées là étaient vraiment propres. Vérité ou fiction, il m’arrive d'en manger : les cacahuètes ont beau ne pas être ce que je préfère (j’en parlais dans un autre article), ça cale.
Et puis, cela me permet de placer cette citation, ô combien profonde, de JC Van Damme.

"J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes, c'est doux et salé, fort et tendre,comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme".

Rien de moins !

Les chips et les petits bretzels salés

Ce sont probablement les petits trucs que je préfère : ils croustillent, ils ont un petit goût salé… Cependant, ils sont pleins de mauvaises graisses pour l’organisme, on le sait. C’est pourquoi, on essaye donc de rester raisonnable.

Les légumes

Et on arrive donc au sujet de l’article. On va commencer par une anecdote : c’était le jour de Pâques 2016 et j'étais assise à la terrasse d'un bar. Je me souviens parfaitement d’avoir aperçu de loin le serveur sur le point d'apporter un petit bol rempli de quelque chose qui ne ressemblait pas aux petits gâteaux apéro habituels. Je me suis dit : « Mais c’est génial ! Comme c’est Pâques, il ne nous apporte pas des trucs salés mais des petits œufs au chocolat ! ». Quelle ne fut ma déception quand je vis que je m’étais trompée : dans le petit bol, il y avait des mini bouts de carotte et de chou-fleur. J’étais dégoûtée.
(Heureusement, la personne qui était avec moi ce jour-là comprit mon état d’esprit… et me proposa, juste après, d’aller acheter des petits œufs dans une chocolaterie).
Sur le moment,  j’avais pris cela pour un phénomène isolé. Que nenni ! Au mois d’août, je retourne boire une bière, dans le 11ème arrondissement. En accompagnement, on nous sert des rondelles de carottes bouillies avec quelques paillette de coco par-dessus.
Mais que se passe-t-il ? La mode hipster atteindrait-elle même le happy hour ? Les obsédés du « pour votre santé,  ne mangez pas trop gras, trop salé, trop sucré »  auraient-il triomphé ? Bien sûr manger de façon équilibrée est important… mais cela me semble paradoxal quand on s’apprête à boire de l’alcool, de toute façon. A la rigueur, les légumes seraient servis crus, je pourrais dire « pourquoi pas » : on retrouverait au moins le côté croustillant des trucs salés qui m’est cher… Mais là, ces machins tout mous et fades, je dois vraiment me forcer pour les manger.

On se moquait tant de JC Van Damme et de sa théorie de la cacahuète… En même temps, c’est sûr que proposer des cacahuètes, quand on est gérant d’un bar, répond à une certaine logique : on sait que le client assoiffé commandera encore à boire. Or, avec ces légumes sans intérêt, la soif n’est pas stimulée et force est de constater que, pour le client, une bière s’avère parfaitement suffisante. C’est sans doute un bien pour la santé… mais je pense que cela se fait aux dépens de la convivialité.

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Tarte au citron meringuée

Publié le par Messergaster

En général, je fais une tarte au citron une fois par an. C'est un dessert que j'aime beaucoup et qui fait toujours son effet auprès des invités. La version que je préfère est celle avec la meringue par-dessus... mais rien ne vous empêche de vous épargner cette phase et de manger votre tarte sans.

Mea maxima culpa : la photo n'est pas vraiment appétissante... Mais j'ai perdu celle qui l'était vraiment !

Mea maxima culpa : la photo n'est pas vraiment appétissante... Mais j'ai perdu celle qui l'était vraiment !

Voici donc la recette :

Pour la pâte sablée :
-125g de beurre salé mou
-250g de farine
-½ verre d'eau tiède

Pour la garniture :
-1 oeuf + 1 jaune
-125g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-3 citrons (de préférence non traités)
-60g de beurre

Pour la meringue :
-2 blancs d'oeuf
-60g de sucre en poudre


Pâte brisée : Faites un puits, ajoutez le beurre mou en petits morceaux, puis le demi verre d'eau: pétrissez rapidement la pâte et laissez reposer 1 heure.
Garniture : Dans un saladier mélangez le sucre, le sucre vanillé, l'oeuf et le jaune d'oeuf. Ajoutez les jus de citron (et le zeste râpé si vos citrons sont bio). Terrminez en incorporant le beurre fondu.
Montage de la tarte : étalez la pâte brisée et piquez-la avec la fourchette en quelques endroits (faites en sorte qu'e la pâte soit plus ou moins partout de la même épaisseur). Versez par dessus la garniture. Faites cuire une trentaine de minutes à 200°C (mais surveillez en fonction de votre propre four).
Meringue : Montez les oeufs en neige avec une pincée de sel et le sucre. Répartissez cette mixture blanche sur la tarte sortie du four (si elle a un peu refroidi entre temps, c'est mieux) et refaites cuire à feu doux jusqu'à ce que la meringue soit dorée.


Notes :
- Vous pouvez ajouter quelques cuillérées de liqueur dans la garniture : cointreau ou limoncello, ce que vous préférez.
- Oui, c'est une tarte assez calorique... Mais bon, si vous mangez léger avant, je pense que vous pourrez vous concéder ce genre de douceur.

Publié dans Recettes sucrées

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Escargots briochés au chocolat noir et à la crème pâtissière

Publié le par Messergaster

Après avoir préparé mes escargots au romarin (recette ici), il me restait encore de la levure de boulanger et du lait. J’ai donc décidé de me remettre à la boulange en passant, cette fois-ci, à une recette sucrée. L’idée de base avait été de faire un chinois mais, remarquant que je risquais de ne pas avoir assez de lait, j’ai opté pour de simples brioches roulées à la crème pâtissière et au chocolat.
Je me suis donc mise à tout préparer quand, soudain, je me suis rendue compte qu’il ne me restait plus de pépites de chocolat. Malédiction ! Heureusement, j’avais encore une tablette entière de chocolat noir : je l’ai réduite en tout petits morceaux à l’aide d’un couteau et…. Abracadabra, j’ai obtenu des briochettes succulentes !

Voici les briochettes à peines sorties du four.

Voici les briochettes à peines sorties du four.

Voici donc la recette (pour une douzaine de brioches) :

Pour la pâte à brioche :
- 280g de farine

- ½ cube de levure de boulanger (12,5g)
- 30g de sucre
-1 bonne pincé de sel
- 1 œuf
-50g de beurre pommade
-150mL de lait entier (tiède)

Pour la garniture :
- 250 mL  de lait entier

- 50g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 30g de farine
- 1 œuf +1 jaune
- 100g de tablette de chocolat noir
- facultatif : 2 cuillères de rhum

Préparation de la pâte à brioche

Commencez par préparer le levain en émiettant la levure de boulanger dans un petit bol : ajoutez deux cuillères d’eau tiède et une cuillère à café de sucre. Laissez reposer une petite demi-heure : le levain doit avoir doublé de volume.
Une fois ce laps de temps écoulé, réunissez tous les ingrédients secs dans un saladier : sucre, farine, sel. Ajoutez le beurre, puis le lait tiède et l’œuf. Terminez en incorporant le levain. Pétrissez la pâte pendant une bonne quinzaine de minutes (vous pouvez faire ça à la MAP ou à la main) jusqu’à obtenir une pâte lisse et élastique. Si la pâte est trop collante, vous pouvez ajouter un peu de farine pour mieux la pétrir.
Faites reposer la pâte recouverte d’un torchon dans un endroit bien chaud. Vous pouvez aussi la laisser dans le four éteint avec un petit bol rempli d’eau posé à côté. La pâte doit doubler de volume (personnellement, je l’ai préparée la veille).

Montage des brioches

1.  Posez votre tablette de chocolat noir sur une planche en bois et, à l’aide d’un couteau, découpez de petits morceaux de chocolat (les morceaux doivent être grands à peu près comme un grain de maïs). Réservez.

2. Dégazez votre pâte à brioche et étalez-la en un grand rectangle d’environ 30x40cm.

3. Préparez la crème pâtissière. Pour cela, commencez par faire chauffer le lait : celui-ci doit être chaud mais non brûlant. A part, battez l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé : réservez. Incorporez la farine dans la casserole contenant le lait (la casserole doit toujours se trouver sur le feu) et mélangez bien à l’aide d’un fouet pour éviter les grumeaux. Terminez en ajoutant le mélange œuf+sucre. Retirez la crème du feu aux premiers bouillons.

4. Tartinez la pâte à brioche de crème pâtissière.  Ajoutez les petits bouts de chocolat noir en essayant de les répartir de façon uniforme sur la crème.

5. Enroulez la pâte sur elle-même de façon à obtenir un gros boudin. Ensuite, à l’aide d’un couteau tranchant, coupez des rondelles d’au moins 2cm de largeur.

6. Posez les spirales à plat sur une plaque à four. Dorez les brioches avec un mélange jaune d’œuf+rhum (vous n’êtes pas obligés de mettre le rhum si vous n’aimez pas : le simple jaune d’œuf suffira). Laissez reposer encore 30/60min pour faire gonfler les briochettes (en alternative, vous pouvez les mettre une petite demi-heure dans un four à moins de 50°C).

7. Faites cuire 30 minutes à 180°C.

Gros plan sur une briochette pendant que je vais me chercher un petit café.

Gros plan sur une briochette pendant que je vais me chercher un petit café.

Notes :

- Si vous aimez, vous pouvez servir ces briochettes avec un peu de sucre glace par-dessus.
- Ces petits escargots sont parfaits avec un petit café !!
- Si vous voulez faire plus élaboré : vous pouvez préparer une crème pâtissière à la pistache.

Publié dans Recettes sucrées

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La doggy bag : pourquoi on s'y met

Publié le par Messergaster

Dans les pays anglo-saxons, une très grand nombre de restaurants proposent la possibilité d’une doggy bag  à leurs clients. De quoi s’agit-il ? Bah, tout simplement, les différents établissements proposent aux clients qui n’ont plus faim de ramener les restes de leur repas chez eux : les gens ont ainsi la possibilité de manger cela à un moment où ils ont plus d’appétit. Et surtout, pas de gâchis ! (j’ai travaillé dans un resto, je sais ce dont je parle… voici un article sur le gaspillage dans le monde de la gastronomie à lire).
Depuis quelques années, les autorités ont essayé de développer l’usage de la doggy bag en France aussi. Depuis 2015, on « recommande » ainsi aux différents restaurant de proposer cette possibilité aux clients (ce qui signifie que les gérants ne sont pas dans l’obligation d’organiser ce service pour autant).

De mon côté : j’avoue n’avoir jamais eu à demander une doggy bag. En général, j’arrive toujours au restaurant avec un bel appétit et je crois que je ne me suis que très rarement forcée à terminer mon repas. Pourtant, au mois de juillet dernier, après avoir déjà pris un apéro assez copieux, je me suis retrouvée à avoir du mal à terminer mon plat de biryani d’agneau au resto indien. Ce fut alors le moment où je tentai l’expérience de la doggy bag.

Voici le fameux biryani d'agneau (oui, il n'y a plus beaucoup de morceaux de viande...).

Voici le fameux biryani d'agneau (oui, il n'y a plus beaucoup de morceaux de viande...).

Et mon retour ne peut être que positif, voici pourquoi :

Une façon de ne pas gaspiller de l’argent

Eh oui, car laisser moitié de son assiette pleine à la fin du repas équivaut à avoir mal géré non seulement son appétit mais aussi son argent. Pensons-y : vous auriez pris un billet de 10 euros et vous l’auriez jeté à la poubelle (exactement comme ce serveur qui s’apprête à jeter ce qui reste de votre steak-frites), ça aurait été pareil, non ?
Alors, avec la doggy bag, vous êtes sûr de ne pas gaspiller votre argent : ce que vous n’avez pas eu la force de terminer le soir-même, vous le dégusterez le lendemain, plus calmement. Cerise sur le gâteau : on gagne un tupperware gratos ! (oui, j’assume ma radinerie).

La possibilité de se laisser aller à la flemmardise

Pas toujours, mais souvent, on considère le restaurant comme un simple prélude à toute une soirée : véritable repas en amoureux, sortie en boîte etc etc. Le lendemain, quand on se réveille (en général, c’est un dimanche), on est un peu tout « flagada » : c’est avec peu de motivation qu’on grignote quelque chose pour le petit déjeuner et c’est avec encore moins d’enthousiasme qu’on se pose la question du repas du midi. Avec la doggybag, fini ce problème ! Il suffit de sortir ses restes du resto de la veille, de faire chauffer une ou deux minutes au micro-ondes et, hop, le tour est joué ! Associez-y un café ou un jus d'orange et vous aurez peut-être même de quoi faire un brunch (mais oui, un peu d’andouillette à la moutarde et de gratin dauphinois en guise de brunch, pourquoi pas, hein ?).

Un rendez-vous avec le goût

Du temps que les doggy bags n’existaient pas en France, il y en avait qui se forçaient tout de même pour terminer leur repas au restaurant coûte que coûte. C’était très louable au sens qu’ils avaient vraiment en tête qu’on ne gaspille pas la nourriture. Cependant, avouons-le, quand on mange alors qu’on n’a vraiment plus faim, on a beau avoir devant soi le meilleur repas gastronomique du monde, il est impossible de se régaler. Avec la doggy bag, au contraire, nous est offerte la possibilité de différer le plaisir : en mangeant le lendemain le repas avec un estomac vide et dispo, on peut réellement en profiter. Peu importe si les deux minutes passées au micro-ondes ont légèrement asséché les mets : en général, tout le monde s’accorde pour dire que « le lendemain, c’est toujours meilleur ! ».

Voilà, au-delà du fait de savoir que l’on fait un beau geste pour la planète, la doggy bag présente de nombreux avantages. Et vous, avez-vous déjà testé ? Votre ressenti à ce sujet ?

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Escargots briochés au romarin

Publié le par Messergaster

J’adore la boulange... même si je dois reconnaître que j’ai souvent la flemme de préparer mon pain et mes brioches moi-même. En effet, il y a à chaque fois des temps d’attente à respecter - ce qui est assez pénible pour l’impatiente que je suis.
Là j’ai profité du fait d'avoir un peu plus de temps libre pour tester une recette que j’avais vue sur le blog de Pounchki (ici). Cependant, étant donné que je n’avais pas envie de sortir exprès au supermarché pour acheter les ingrédients nécessaires à la garniture, j’ai décidé de parfumer ces petits escargots avec du romarin.

J'ai oublié de badigeonner cette fournée avec l'huile d'olive. Les escargots sont donc un peu pâles.

J'ai oublié de badigeonner cette fournée avec l'huile d'olive. Les escargots sont donc un peu pâles.

Voici donc la recette (pour une dizaine d’escargots) :

- 250g de farine
- 1 pincée de sucre et une bonne pincée de sel

- 12g de levure de boulanger
-1 œuf
-45g de beurre salé mou
- 115g de lait tiède (+2 cuillères supplémentaires)
- 200g de fromage à tartiner (Saint-Môret ou même simple kiri)
- quelques branches de romarin
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

Pâte

Commencez par émietter la levure dans un bol. Ajoutez 2 cuillères de lait tiède et une pincée de sucre. Faites reposer une trentaine de minutes : le levain doit avoir doublé de volume.
Dans un saladier, mélangez la farine et le sel. Ajoutez l’œuf, puis le beurre. Terminez en incorporant le levain et, pour finir, le lait tiède. Pétrissez bien le tout pendant 15 minutes (j’ai fait ça à la main mais, bien entendu, n’hésitez pas à utiliser votre MAP si vous en avez une).
Couvrez d’un torchon et laissez reposer 1 bonne heure et demi dans un endroit chaud.

Préparation des escargots

Une fois ce laps de temps écoulé, dégazez la pâte. Ensuite, étalez la pâte de façon à obtenir un grand rectangle de dimensions 30/40cm. Tartinez la pâte avec le fromage et ajoutez ensuite le romarin. Enroulez la pâte sur elle-même de façon à obtenir un gros boudin. A l’aide d’un couteau bien tranchant, coupez des disques d’au moins 1,5cm de d’épaisseur.
Disposez les petites spirales en horizontal sur un plat à four (en mettant du papier sulfurisé avant !) et faites gonfler encore une petite demi-heure. Juste avant de les enfourner, badigeonnez-les d’huile d’olive pour qu’elles soient bien brillantes une fois cuites.

Faites cuire 30 minutes à 180°C (mais surveillez en fonction de votre four : j'avais un petit four électrique de rien du tout sous la main et j’ai donc eu besoin d’augmenter le temps de cuisson…).

Notes :

- Si vous voulez des escargots plus savoureux, optez pour un fromage au goût plus prononcé. C’est ce que faisait Pounchki dans sa recette en utilisant du gorgonzola uni à un peu de crème.
- N’hésitez pas à ajouter quelques tranches de jambon ou de saumon fumé pour obtenir un petit pain plus riche. Quelqu’un m’a carrément suggéré de rajouter un ou deux anchois : bonne idée !

Publié dans Recettes salées

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Quelles pâtisseries manger en Roumanie?

Publié le par Messergaster

Et voici le dernier article au sujet de mes vacances en Roumanie. Après avoir parlé des plats typiques en général (ici) et de la streetfood (ici), je me suis dit que consacrer quelques lignes aux douceurs locales pouvait être intéressant aussi.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici donc les incontournables :

Brioches roulées en forme d'escargot

Quand dans un article précédent (ici), j'ai parlé du fait que certaines pâtisseries locales m’ont évoqué certaines choses que je mangeais du temps que je vivais à Berlin, j’avais notamment cela à l’esprit (vous pouvez voir ces escargots briochés dans la photo ci-dessus, en bas à droite). En Roumanie, on garnit ces briochettes surtout avec des noix ou alors avec du pavot. Je dois d’ailleurs reconnaître que la version roumaine dépasse largement celle allemande (peut-être car il y a très peu de « vraies boulangeries » à Berlin et que la plupart des gâteaux sont du surgelé à la base ?) : la brioche roulée au pavot que j’ai achetée à Brașov était non seulement moelleuse à souhait mais aussi imbibée d’une sorte de sirop au rhum très léger : je me suis régalée !

NB : les Roumains ont tendance à mettre la saveur « rhum » un peu partout. Il existe d’ailleurs une marque de sucreries industrielles qui s’appelle « Rom » (ici le site web : http://www.romautentic.ro/ ). Il m'est arrivé d'acheter une glace au chocolat de cette marque. Et surprise ! Un goût de rhum dans ma bouche ! En soi,  j’aime bien cette saveur… mais, ce n’est pas le cas de tout le monde. En auberge de jeunesse, par exemple, j’ai fait la connaissance de deux filles : ensemble, on est allé s’acheter des trucs en boulangerie. Elles s’apprêtaient  à manger leur part de gâteau au chocolat quand soudain une des deux filles a dit : « It tastes like gasoline ! »… et moi, curieuse par nature, ça m’a donné envie de goûter : en vrai, le gâteau sentait non l’essence, mais le rhum  (explication : il y avait des raisins secs imbibés de liqueur bien dissimulés dans la pâte). Bref, en tout cas, mes deux acolytes n’avaient plus envie du gâteau en question… et c’est donc moi qui l’ai terminé.

Feuilletés

N’empêche, cette présence inattendue de raisins secs s’est avérée gênante pour moi aussi à une reprise : j’avais acheté une sorte de chausson au fromage blanc (poale-n brâu ou brânzoaice : dans la photo de l'article, c'est en bas à gauche), pensant me retrouver avec une viennoiserie ressemblant au quarktasche allemand. Ce fut presque le cas - à l’exception de la présence de ces fameux raisins secs. Pfff...
Parmi les gâteaux appartenant à la catégorie des feuilletés, il faut citer aussi les différents types de plăcintă : il y en a au chocolat,  aux pommes, au fromage blanc (plăcintă cu branză dulce). A chaque fois on peut décrire cette spécialité comme une sorte de feuilleté fourré de plein de bonnes choses.

Question feuilletés, il y aussi, bien sûr, le strudel aux pommes.

Gâteaux à partager

Un des gâteaux les plus typiques de la Roumanie est le cozonac. Il se consomme en période de fêtes et il en existe différentes versions – quoique, si j’ai bien compris, le plus typique reste celui aux raisins secs. Certains le comparent un peu au panettone italien mais, question forme, ça n’a rien à voir (le cozonac, se présente comme un gâteau allongé). Personnellement, j'ai vu surtout des versions qui me faisaient davantage penser à un gâteau marbré vanille/chocolat… Faudra que je revienne dans ce pays pour goûter cela.
Autre gâteau que l’on peut difficilement manger en entier tout seul (quoique…) : le kürtőskalács. Même si l’imaginaire collectif l’associe plutôt à la Hongrie, il faut savoir que des vendeurs ambulants le proposent volontiers dans les rues des villes de Transylvanie aussi. Pour ceux qui ne connaissent pas : il s’agit d’une sorte de gros rouleau de pâte briochée cuite à la broche et saupoudré de sucre à la cannelle. Un délice.

Beignets

J’ai hésité plusieurs fois à en acheter et puis j’ai laissé tomber... même si maintenant je regrette un peu. Pourtant, il existe un certain nombre de beignets typiques.
Les papanaşi sont des beignets avec du fromage blanc, généralement servis avec de la confiture (mais j’en ai vu aussi avec des prunes - à moins que je confonde avec les gogoși?).
Les gogoși, eux, seraient l’équivalent roumain des krapfens autrichiens, des Pfannkuchen berlinois (appelés « Berliner », dans le reste de l’Allemagne, j’ai parlé de ce thème dans cet article-ci) ou encore des « bomboloni » italiens. Bref, pour ceux qui ne voient pas : il s’agit de grosses boules de pâte frite contenant des garnitures à la confiture, au chocolat ou encore à la crème…

Bref, voilà pour le petit aperçu culinaire. Comme toujours, ceci est loin d’être exhaustif : je n’ai pas parlé du gâteau en forme de saucisson au chocolat ni du halva, par exemple.

Publié dans Saveurs du monde

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Streetfood roumaine : on mange quoi sur le pouce ?

Publié le par Messergaster

Deuxième article consacré à mes vacances en Roumanie. Cette fois-ci, on parle d’un sujet qui me tient à cœur : la streetfood. Quand on voyage, ce serait dommage de s’en priver  car :
- en vacances, notre temps est compté : manger sur le pouce, permet de continuer son tourisme sans problèmes.
- en vacances, on a souvent un budget à respecter : la streetfood permet de faire des économies !
- en vacances, on veut goûter la gastronomie locale : la streetfood fait carrément partie de la culture culinaire d’un pays !

Alors, dans l’ordre, que faudrait-il goûter en Roumanie ?

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Hot dogs et covrigi

Comme j’ai vite compris qu’il valait mieux laisser de côté les kebabs (voir dernier paragraphe de cet article), je me suis dépêchée de découvrir ces deux spécialités.
Les hot dogs se trouvent facilement dans d'autres pays d'Europe de l’Est aussi. Par exemple, quand j’avais visité Prague, je n’avais pratiquement mangé que ça - histoire d’économiser mon argent et m’acheter ainsi davantage de bière (oui, j’en suis pas très fière mais soyez cléments : j’avais 17 ans… et, comme dirait Rimbaud, « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »). Les hot dogs roumains sont préparés avec du pain bien moelleux que le vendeur place une petite minute au micro-ondes pour le réchauffer : j’adore !
Quant aux covrigi, on peut dire qu’il s’agit un peu des « bretzels » roumains : ils ont en effet une forme assez similaire. Il en existe de tout simples qui ne coûtent qu’un leu (25 centimes d’euro) ou d’autres plus élaborés avec  du fromage, du sésame…

Feuilletés roumains

Que ce soit de la pâte feuilletée ou une sorte de pâte filo, il y a l’embarras du choix. On trouve par exemple sans mal des petites saucisses entourées de pâte feuilletée ou d’autres types de cylindres de pâte fourrés avec du jambon et du fromage.
Ce que j’ai préféré, personnellement, c’est la plăcinta : une sorte de feuilleté qui existe aussi bien en sucré qu’en salé. En salé, voici les deux que j’ai préféré : ceux au fromage (plăcinta cu brânză) et ceux au chou (plăcinta cu vârză). Désolée, je n'ai pas pris de photo de ces bonnes petites choses.

Kebab, shaorma et cie

Comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de ce type de restauration rapide et le nombre d'allusions que je fais aux kebabs ne se comptent même plus sur ce blog (je vous ferai un petit récapitulatif à la fin de l’article). Pourtant, je dois dire que, sur ce point, je n’ai pas trouvé mon bonheur en Roumanie :

  • Kebab : je me demande quel est le moins pire : kebab français ou kebab roumain ? Belle question. Le kebab roumain a au moins l’avantage d’avoir du pain grillé (détail important) mais, niveau sauce et garniture,  c’est celui français qui l’emporte. Détail à signaler : en Roumanie, on agrémente le kebab de quelques rondelles de cornichon.
  • Shaorma : c’est l’équivalent du « shawarma ». J’espérais tomber sur un en-cas plus appétissant : en général, j’aime bien quand mes sandwiches sont en forme de rouleau fourré. Cependant, là aussi, j’ai été déçue au niveau du goût. Et ne parlons pas de l’emballage approximatif de certains vendeurs : le « shaorma » est parfois placé entre deux petits sachets de plastique transparent et puis c'est tout. C’est pas pratique au possible. L’aluminium, c’est tellement mieux !
  • Falafels : nettement moins présent que les deux précédents, le sandwich aux falafels se trouve quand même dans les grandes villes. A Bucarest, j’en ai mangé deux fois en guise de dîner. Un seul reproche peut-être à faire : pas de sauce blanche parmi celles proposées (du moins là où j’allais)… je me suis rabattue sur la mayonnaise parfumée à l’origan.
Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Bref, voilà un petit aperçu… C’est bon, c’est typique et c’est pas cher, alors quoi de mieux que la streetfood ?

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Et pour ceux qui auraient raté les articles consacrés au kebab berlinois et au kebab grecs, c'est par ici :
- kebab berlinois : article 1 - article 2
- kebab grec : article

Publié dans Saveurs du monde

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Les spécialités roumaines à tester absolument

Publié le par Messergaster

Chers tous,

Cette fois-ci mon silence radio se justifie pour des raisons un peu plus funky que le travail ou d’autres prises de tête : eh oui… car, cette fois-ci, la cause, c’était mon départ en vacances ! En effet, après avoir flâné ça et là en France pour revoir des amis, voici que, mi-juillet, j’ai pris l’avion pour passer une dizaine de jours en Roumanie.

Avant de passer au contenu de l’article du jour (les spécialités roumaines à tester absolument), j’aimerais dire quelques lignes sur ce voyage. Les médias décrivent souvent la Roumanie comme un pays très pauvre, avec de gros problèmes de corruption et à la sécurité vacillante. Eh bah moi, je ne peux, au contraire, que vous conseiller de visiter ce pays : je suis partie en mode « femme seule », à l’aventure, et tout s’est très bien passé !! Il y a plein de petites villes fortifiées, en Transylvanie (Braşov, Sibiu, Sighişoara), qui méritent vraiment un coup d’œil.  Les amateurs de la nature seront satisfaits aussi : les possibilités de randonnées en montagne sont infinies et, pour ceux qui préfèrent la plage, il y a toute la Mer Noire à découvrir. Quant aux amateurs des grandes capitales (dont je crois que je fais définitivement partie ?), une visite de deux jours minimum à Bucarest s’impose.

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Mais passons à la nourriture !

Du fait de sa position géographique et de son histoire, la cuisine roumaine est influencée surtout par deux cultures : celle hongroise et celle allemande. Par exemple, au niveau de la pâtisserie (j’y reviendrai dans un article à venir, stay tuned), j’ai retrouvé en Transylvanie beaucoup de choses que je mangeais à Berlin. Idem, on trouve des kürtőskalács (vous savez, ces rouleaux de pâte enroulés sur une broche et qui sentent bon la cannelle) aussi bien en Roumanie qu’en Hongrie.

Question salé, les soupes (« ciorbă ») sont nombreuses et variées. J’en ai mangé deux fois mais, ce que j’ai préféré, ce sont les « sarmale » (petites paupiettes de viande recouvertes de chou…. ça m’a rappelé les « kohlenrouladen » allemandes, en plus fin): miam ! Il y a aussi l’embarras du choix pour découvrir des plats de viande plus élaborés. C’est le cas d’un plat appelé « tochitură », par exemple : il s’agit de viande et d’abats coupés en petits morceaux et qui sont faits longtemps mijoter dans une sauce à la tomate avec des épices. Une sorte de ragoût sans pommes de terre… étant donné que l’accompagnement traditionnel de ce plat est la « mămăligă » (polenta). J’en ai pris un jour dans un restaurant : la viande était tendre à souhait !

Tochitură

Tochitură

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Niveau streetfood : je n'en dis pas plus étant donné que je compte consacrer un véritable article à ce sujet prochainement.

Bref, je me suis bien régalée au cours de ces dix jours et j’espère vous avoir mis en appétit avec ce petit article. Il ne s’agit là que d’un échantillon et, si jamais vous allez en Roumanie, il va falloir penser aussi à goûter le saucisson local, le vin, la bière

PS : si vous allez en Transylvanie, attendez-vous à voir partout du marketing basé sur le personnage de Dracula... Près du château de Bran, par exemple, on peut manger la "traditionnal Dracula's pizza"!!!!

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

Publié dans Saveurs du monde

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