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Clafoutis à la cassonade

Publié le par Messergaster

Vous devriez avoir vu passer la photo en juin sur les réseaux sociaux… Mais ce n’est que maintenant que je trouve enfin le temps d’en publier la recette. Voici donc une énième version du clafoutis sur mon blog.

Voici la photo...

Voici la photo...

Voici la recette (pour un assez petit moule… disons 4 personnes) :

-2 dL de lait entier
-125g de cassonade

- Un sachet de sucre vanillé
- 125g de farine
- 2 œufs
- 450g de cerises

Commencez par tapisser votre moule de papier sulfurisé : remplissez-le de cerises de façon à ce que toute sa surface soit recouverte.
A part, battez les œufs, la cassonade et le sucre vanillé. Incorporez le lait. Ajoutez la farine en mélangeant soigneusement pour éviter  la formation de grumeaux. Versez la pâte sur le moule contenant les cerises.

Faites cuire une heure dans un four à 160°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson en fonction de votre four).

Notes :

- Si vous aimez, vous pouvez servir le clafoutis avec un peu de sucre glace par-dessus.
- Vous l’avez certainement remarqué : je ne fais pas partie de ceux qui retirent les noyaux avant de faire cuire le gâteau.

- D’autres recettes de clafoutis ? Vous pouvez aller voir la recette « classique », la recette du clafoutis au porto, la recette du clafoutis au raisin ou encore la recette du clafoutis au lait d’amande.

Publié dans Recettes sucrées

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Comment choisir son vin ?

Publié le par Messergaster

ATTENTION : cet article s’adresse aux profanes du vin,  c’est-à-dire à tous ceux qui n’y connaissent presque rien !

On n’est pas tous des spécialistes du vin. Certains d’entre nous ont eu la chance de suivre des cours de sommelier ou des formations permettant de se familiariser avec le vin. Certes, grâce au Salon des Vignerons Indépendants, on peut partir à la découverte de quelques noms célèbres et qui ne laissent pas indifférents… Mais est-ce suffisant pour s’y connaître ? Et surtout, cela nous aide-t-il vraiment pour savoir quoi ramener quand on est invité quelque part ?
Une fois cette question (rhétorique) posée, passons donc aux critères que l’on peut faire jouer pour ne passer pour un parfait ignare devant la personne qui nous invite dîner chez elle :

Comment choisir son vin ?

Faire confiance au nom

Revenons au Salon des Vignerons : grâce à cet événement, au moins en ce qui me concerne, j’ai pu me familiariser avec certains vins au nom célébrissime : Saint-Emilion, Chateauneuf-du-Pape… Ces vins n’ont même pas besoin de présentation ! Investir dans ce type de bouteille devrait donc vous garantir de faire belle impression sur votre hôte.

Faire confiance au prix

En général, il faut quand même mettre le prix pour une bonne bouteille de vin. Certes les vins cités dans le paragraphe précédent ne sont pas donnés mais, sans aller dans ces extrêmes, il est tout à fait possible de trouver des bouteilles convenables à prix abordable. En plus, le prix est un indicateur permettant d’attirer votre attention aussi sur d’autres critères : en général, certaines années coûtent plus chères que d’autres, par exemple. De même, si le vin est bio, cela aura une incidence sur le coût, bien sûr.
Petit bémol : je peux pas m’empêcher de penser que certains producteurs peu fiables doivent vendre leur vin de médiocre qualité à prix bien trop élevé – uniquement dans le but de rassurer la clientèle (qui se méfierait, sinon, d'une bouteille trop bon marché). Est-ce que des spécialistes du vin peuvent me dire si je me fais des films ?

Faire confiance à sa propre expérience

Le mieux est donc de s’écouter et de faire confiance à son propre goût : on n’est pas tous égaux devant le vin. Certains préfèrent tel type de vin, d’autres s’orientent plutôt vers un autre genre etc.  Au fur et à mesure que vous tombez donc sur des vins qui vous plaisent, notez-en le nom. Ainsi, si jamais vous voulez ramener du vin à la personne qui vous invite à dîner, ce n’est pas uniquement une bouteille de rouge que vous allez partager… mais aussi votre propre expérience, vos propres souvenirs.
Besoin de vous simplifier la vie ? A l’époque du web 2.0, il existe toute une série d’applis grâce auxquelles garder une trace des vins qui vous ont plu. Je vous mets un lien, si jamais la chose vous intéresse : cliquez ici.

Et vous ? D’autres astuces pour savoir quoi ramener quand on est invité quelque part ?

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Pâte au pavot pour escargots briochés (mohnschnecken)

Publié le par Messergaster

J’en ai déjà parlé dans quelques articles : parmi les choses que j’adore m’acheter quand je vais à Berlin, il y a sûrement les « mohnschnecke » - à savoir ces brioches roulées à base de pavot. Comme les graines de pavot coûtent trois fois rien en Allemagne, je me suis dit que j’allais ramener la matière première chez moi pour reproduire ces délices à la maison.

Bon : sur le rendu visuel, il y a encore à travailler.

Bon : sur le rendu visuel, il y a encore à travailler.

Attention : la recette que je vous mets là ne concerne que la garniture. Pour la pâte, vous pouvez utiliser votre recette habituelle de pâte à brioche.

Voici donc la recette (les quantités sont pour de la pâte à brioche préparée avec 500g de farine) :


- 175g de graines de pavot
- 65 mL de lait entier tiède
- 25g de beurre mou
- 100g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 œuf


Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients dans l’ordre suivant : graines de pavot, lait, beurre, sucre, sucre vanillé, œuf.
Vous pourrez alors étendre votre pâte à brioche et la tartiner avec cette mixture. Il ne restera plus qu'à enrouler le tout sur lui-même : coupez différents disques, faites lever une dernière petite fois… et hop au four !


Notes :

- J’adore les mohnschnecken au moment du petit-déjeuner : elles accompagnent à merveille un cappucino !

Publié dans Recettes sucrées

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Gâteau marbré au mascarpone

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai préparé un tiramisu. Toutefois, comme il me restait un peu de mascarpone, j'ai voulu chercher une petite recette pour mettre à profit cet ingrédient. C’est ainsi que je suis tombée sur le blog de Papa en Cuisine. Ni une ni deux : je me suis mise aux fourneaux !

Cette fois-ci, j'ai préparé mon marbré dans un moule couronne.

Cette fois-ci, j'ai préparé mon marbré dans un moule couronne.

Voici donc la recette :

-125g de sucre
-2 œufs
-1 sachet de sucre vanillé
-125g de farine
-½ sachet de levure chimique
-125 de mascarpone
-100g de chocolat noir

Commencez par faire fondre le chocolat au bain-marie et réservez.
Cassez les oeufs et battez les jaunes avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez le mascarpone et mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure. Montez les blancs en neige et intégrez-les à la pâte.
Séparez votre pâte et intégrez le chocolat dans l’une des deux moitiés.
Versez la pâte dans votre moule (moule couronne pour moi mais un moule à cake c’est très bien aussi) en alternant les couches au chocolat et les couches à la vanille. Faites cuire 30-40 minutes à 180°C (surveillez la cuisson : chaque four est différent !).

Notes :

- On obtient un gâteau bien moelleux : ce n’est pas la texture du marbré classique mais il n’est absolument pas « sec », bien au contraire !
- Il est très bon à manger seul mais donne le meilleur de lui-même avec un petit expresso.

Publié dans Recettes sucrées

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Ces gens qui doivent forcément mettre leur grain de sel partout…

Publié le par Messergaster

Voici la tarte qui a déclenché l'article du jour...

Voici la tarte qui a déclenché l'article du jour...

Commençons par clarifier les choses : le titre de l’article est, bien sûr, à prendre au sens figuré et non au sens propre. L’article du jour traitera cependant bien de cuisine. L’inspiration m’est venue en m’apprêtant à faire la tarte aux fraises de la semaine dernière (voir photo de cet article) : j’étais chez ma grand-mère et ma mère était là aussi. Je prépare mes petits ingrédients, je mets ma crème pâtissière sur le feu… et bim, au fur et à mesure, toute une série de remarques (« conseils » ?) de la part de ma mère :

- Et si tu mettais du sucre glace ?

- Tu es sûre que tu as laissé assez épaissir ?

- Et si tu ajoutais aussi des groseilles ? (vous pouvez voir dans la photo que j’ai réussi à l'empêcher de mettre les groseilles dans la garniture… mais qu’elle a quand même tenu à en disposer certaines tout autour de la tarte).

Voilà, moi j’appelle ça « vouloir mettre absolument son grain de sel partout ». Il y a des gens qui peuvent pas s’en empêcher, c’est plus fort qu’eux. Et, dans leur tête, ça n’a pas du tout pour but d’être casse-pieds ou agressif, j’imagine…  Peut-être croient-ils sincèrement aider ? Mais, moi, à chaque fois, ça a le don de m’agacer au plus haut point.

J’avais pensé à ajouter une suite à cet article mais, après réflexion, je préfère faire court. Dites-moi plutôt dans les commentaires si vous connaissez, vous aussi, des gens comme ça : parents, partenaires, colocs… ? Ou alors êtes-vous vous-mêmes un ou une control freak ?

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Tarte aux fraises à la cassonade

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’avais une envie folle de tarte aux fraises. Sachant que je comptais aller voir ma grand-mère prochainement, je me suis dit que le moment était venu de me mettre aux fourneaux. Cette version de tarte aux fraises ressemble énormément à la recette publiée en 2013 (la voici) mais présente une petite nouveauté, à savoir l’emploi de sucre de canne.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Voici donc la recette :

Pâte sablée :

- 125g de beurre
- 1 oeuf
- 140g de cassonade
- 125g de beurre salé (mou)

Garniture :

- 250 mL de lait entier
- 1 œuf
- 50-60g de cassonade
- 1 sachet de sucre vanillé
- 30g de farine
- 300g de fraises

Préparation de la pâte

Battez l’œuf avec la cassonade. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de façon à obtenir un mélange « sableux ». Terminez en ajoutant le beurre coupé en morceaux. Pétrissez la pâte et laissez-la reposer une petite heure.
Une fois ce laps de temps écoulé, étalez la pâte et placez-la dans votre moule. Piquez-en la surface plusieurs fois avec une fourchette et disposez quelques haricots secs (ou des pâtes) dessus : cela permettra d’éviter que la tarte ne gonfle pendant la cuisson.
Faites cuire une vingtaine de minutes à 200°C (surveillez votre four : la tarte doit être légèrement dorée).

Préparation de la garniture

Commencez par faire chauffer le lait : il doit être chaud sans être bouillant. A part, battez l’œuf avec le sucre vanillé et la cassonade. 
Ajoutez la farine dans la casserole, une fois le lait chaud : fouettez pour éviter les grumeaux. Incorporez le mélange œuf+sucre et continuez de tourner la crème (entre temps, vous aurez baissé le feu pour éviter que cela ne cuise trop vite). Retirez la crème aux premiers bouillons.

Montage de la tarte

Tartinez la pâte sablée de crème pâtissière. Après quoi, disposez les fraises coupées en deux : plus il y en a, mieux c’est !

Notes :

Si vous voulez remplacer les fraises par les framboises, c’est parfaitement possible ! On peut même mélanger les deux !

Publié dans Recettes sucrées

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"Bon appétit" de Katy Perry

Publié le par Messergaster

Précisons-le d’emblée, afin d’éviter tout malentendu : je n’ai pas du tout l’habitude d’écouter ce genre de musique… malgré l’impression que peut donner ce blog! (car oui, j’ai un peu honte… mais j’avais déjà consacré un article à l’univers « gastronomique » d’un autre clip de Katy Perry... cliquez ici pour voir l'article)
L’article du jour va donc parler du nouveau clip de la chanteuse : « Bon appétit ». Il est dirigé par un « certain « Dent de cuir »… et bon, le nom est déjà tout un programme, je trouve.

Voici le clip de la chanson.

Un clip qui ne plaira pas aux féministes

C’est probablement la première chose que j’ai pensée en voyant ce clip : « mes amies féministes vont probablement détester ». Il faut dire que tout est là pour que la femme soit littéralement vue comme un « morceau de viande » : il suffit de visionner le début du clip où une Katy Perry dormant dans une barquette de polystyrène recouverte de cellophane (comme une « dinde ») est brusquement réveillée par des cuisiniers (tous hommes) qui veulent la cuisiner… Le clip commence d'ailleurs nettement avec un gros plan sur le postérieur de la chanteuse !
Au-delà de ça, les allusions sexuelles sont innombrables : surtout dans le dernier tiers de la vidéo, quand la chanteuse arrive à table : les huîtres et les moules sont un symboles classique pour désigner le sexe féminin, par exemple (je suis étonnée que la grenade et la figue soient, en revanche, absentes). Idem, dans la scène de la casserole, on ne peut pas ne pas se dire que la pompe à jus sur laquelle la chanteuse appuie pour faire sortir le bouillon n’évoque pas un sexe masculin…
De façon générale, je vous renvoie à toutes les analyse sur le « male gaze » (concept de Laura Mulvey) qui ont été menées : la caméra se délecte vraiment en s’arrêtant sur chaque partie du corps de Katy (entrejambes y compris, voir la scène du pétrissage.... quoique, à bien regarder, il ne doit pas s'agir de la chanteuse à ce moment-là, mais d'une doublure).

Cependant,  des trouvailles intéressantes

Sans vouloir minorer le côté « gênant » de la vidéo, j’aimerais quand même prendre le temps de citer quelques moments du clip qui sont, à mon avis, de bonnes trouvailles créatives. J’en citerai trois :

  • La scène du pétrissage (revenons-y) : si l’on laisse de côté le côté « objectification de la femme » (qui, ok, est patent), on pourra peut-être trouver que c’est tout de même une scène assez bien menée. Les effets spéciaux qui visent à montrer la contorsion du corps (cf le pied, la façon dont les mains plongent dans la chair ou encore le recours discret au mannequin) sont assez remarquables, je trouve.
  • L’expression du cuisinier juste avant de présenter le plat à la salle : cette mimique, je la trouve imparable, je l’avoue. Le type vient d’ajouter les derniers détails à sa création et, comme n’importe quel artiste, il est ultra content de luimême – chose qu’il traduit par un geste qui montre toute sa fierté. Je kiffe, j’y peux rien (et c’est pas un hasard si Katy reproduit le même geste à la fin).
  • La scène du vernis à ongles : un moment légèrement moins trash… qui ressort donc par rapport aux autres.

Des points qui me laissent perplexe

Il reste toutefois plusieurs points du clip qui me laissent méditative et que je n’arrive pas à élucider. Les voici :

  • Le plat préparé par les cuisiniers est une jolie femme super « appétissante ». Pourquoi alors, quand Katy Perry met en acte sa vengeance constituant à manger les invités, elle se retrouve avec une tourte toute dégueu avec un pied qui sort de la croûte ? En tant que spectatrice, j’ai du mal à comprendre ce brusque passage de la haute cuisine…. à la bouffe un peu bas de gamme. Ou alors faut-il y voir une allusion à la lutte des classes ???
  • Pourquoi le rappeur, au moment de son solo, fait mine de répondre au téléphone avec une liasse de dollars ? Faut qu’on lui explique que les conversations risquent d’avoir du mal à passer ?
  • Pourquoi la chanteuse chante « fresh out the oven »… alors qu’elle est dans un réfrigérateur, au début du clip ?

Bref, voici une vidéo qui permet de donner un sens nouveau au mot « foodporn »… Quelle est votre opinion à ce sujet ?

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Une scène de repas chez Bukowski

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je lisais le livre Ham on Rye de Bukowski (Souvenirs d'un pas grand-chose, dans la traduction française).
Verdict : ce n’est pas mon livre préféré de cet auteur…  mais il y a de bons moments et cette oeuvre permet de mieux comprendre la jeunesse de Bukowski/Chinaski.
Au chapitre 9, on trouve un moment dédié à la bouffe que j’aimerais partager avec vous. La traduction est de moi.. soyez indulgents.

Charles Bukowski.

Charles Bukowski.

Contexte : le personnage principal (qui est encore un gamin) vient de se faire battre par son père au chapitre 8. Au chapitre suivant, on le voit sortir de sa chambre pour se mettre à table et dîner.

Mon père parlait de son travail, comme toujours :
- J’ai dit à Sullivan de réduire la distribution à deux personnes et de se relayer pour laisser un homme à la maison. Personne ne se donne vraiment à fond au travail…
- Ils devraient t’écouter, chéri, dit ma mère.
- Excusez-moi, dis-je, s’il vous plaît, excusez-moi, mais je n’arrive pas à manger…
- TU MANGERAS, tu vas voir ! dit mon père. Ce plat, c’est ta mère qui l’a cuisiné !
- Oui, dit ma mère. Carottes, petit-pois et roastbeef.
- Et purée de pommes de terre avec de la sauce, dit mon père.
- Je n’ai pas faim.
- Tu mangeras toutes les cacarotes et les pipi-pois que tu as dans l’assiette ! dit mon père.
Il essayait de faire de l’humour. C’était une de ses blagues préférées.
- Chéri !, dit ma mère d'un ton mi-choqué, mi-scandalisé.
Je commençai à manger. C’était terrible. J’avais l’impression de les manger, eux, ceux en quoi ils croyaient, ce qu’ils représentaient. Je ne mâchais rien, j’avalais et c’est tout - pour m’en débarrasser au plus vite. Pendant ce temps, mon père disait que tout était très bon, que nous avions de la chance à manger cette nourriture excellente, que beaucoup de gens dans le monde et même beaucoup de gens aux Etats-Unis étaient pauvres et mourraient de faim.
- Quel gâteau as-tu préparé, chérie ? demanda mon père.
Son visage était horrible, les lèvres en avant, grasses et mouillées de plaisir. Il se comportait comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il ne m’avait pas frappé. Quand je retournai dans ma chambre, je pensais : ceux-là, ce ne sont pas mes vrais parents, ils doivent m’avoir adopté et maintenant ils sont tristes de voir ce que je suis devenu.

Ham on Rye, Charles Bukowski (chapitre 9).

Commentaire

Cette scène du repas revient à plusieurs reprises dans le livre. Je trouve ces passages particulièrement réussis et parlants. Cet extrait du chapitre 9 est le premier texte que je lis qui me montre de façon aussi claire à quel point l’acte de manger la nourriture de quelqu’un… revient en quelque sorte à en accepter les valeurs. Le personnage principal a beau être obligé de « gober » ce que lui racontent ses parents… il garde néanmoins le libre arbitre de ne pas mâcher – c’est-à-dire qu’il réduit au minimum le contact avec ces aliments-valeurs qui le dégoûtent : ce ne seront donc pas ses dents mais ses sucs gastriques qui décomposeront la nourriture…. Pour ensuite la réduire à l’état d’excrément à éliminer. L’ensemble des aliments-valeurs se limite à transiter dans le corps du protagoniste…. Sans vraiment le toucher.
Quand on connaît la vie de Bukowski ou la suite des aventures de Chinaski (ex dans Factotum), on voit à quel point les valeurs parentales n’ont eu aucune prise sur le jeune homme. Voici un exemple tout simple. Le père a toujours fait l’éloge du travail ? Chinaski/Bukowski ne gardera pourtant jamais longtemps un boulot.

Pour conclure

Encore une fois, ce livre n’est pas mon préféré… Mais si vous avez aimé Factotum et Women, voici un autre texte à découvrir pour mieux comprendre l’univers de Bukowski.

Publié dans Lectures gourmandes

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Spaghetti aux encornets

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai acheté des encornets. J’aime bien ces petites choses… et ça faisait une éternité que je n’en avais pas mangé ! J’ai donc décidé de m’en servir pour faire une sauce pour les pâtes.

J'avais très faim, ahah !

J'avais très faim, ahah !

Voici donc la recette (les ingrédients sont donnés pour une personne : multipliez les doses en fonction de votre nombre de convives) :
- 1 grosse tomate
- 200g d’encornets (s’ils sont surgelés, pensez à les laisser décongeler la veille)
- Un demi-oignon (ou une échalote)
- Une bonne cuillérée d’huile
- Quelques brins de persil
- Du sel et du poivre
- 80g de spaghetti

 

Dans une poêle, faites revenir le demi-oignon émincé dans un peu d’huile. Ensuite, ajoutez la tomate pelée et coupée en dés ainsi qu'un quart de verre d’eau. Terminez en incorporant les encornets. Faites mijoter à feu moyen en tournant régulièrement.
Pendant ce temps, à part, faites bouillir de l’eau et commencez à faire cuire les spaghetti.
Après une dizaine de minutes, la sauce devrait être quasiment prête : ajoutez du sel, du poivre et un peu de persil.
Une fois le temps de cuisson écoulé, égouttez vos spaghetti. Garnissez-les avec la sauce.

Notes :
- Vous pouvez remplacer le persil par de l’aneth. De même, si vous préférez quelque chose de plus relevé, un peu de piment s’intégrera parfaitement à la sauce. Enfin, si vous voulez, remplacez le quart de verre d’eau par du bouillon, n'hésitez pas.
- S’il vous plait, pas de fromage sur cette recette ! En Italie, on ne met jamais de parmesan sur un plat de pâtes à base de poisson !

Publié dans Recettes salées

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Ces problèmes culinaires que tous les impatients connaissent

Publié le par Messergaster

J’en ai déjà parlé dans d’autres articles : parmi mes défauts, il y a sûrement l’impatience. Et bon, à part le fait que cela peut me poser problème dans la vie de tous les jours, il faut aussi reconnaître que cela me gâte parfois le plaisir de manger ! En voici la démonstration.

Les impatients abrègent inutilement les temps de cuisson

Pour certains plats, cela ne pose pas trop de problèmes : ainsi, mes pâtes sont souvent al dente – sans être crues pour autant. Même discours pour le riz. En revanche… j’ai souvent du mal à attendre pour toutes les préparations à base de viande qui demandent à mijoter au moins une heure dans la marmite. Il m’est déjà arrivé de sortir trop tôt des morceaux de bœuf mis à cuire dans de la sauce tomate : la viande aurait été tellement plus tendre si seulement j’avais attendu un peu plus ! Bref, l’impatience n’est pas vraiment amie de la bonne cuisine : j’essaie de faire de mon mieux pour m’obliger à attendre.. mais ce n’est pas toujours évident.

Les impatients risquent de se faire mal

Montaigne en parle aussi dans ses Essais : le philosophe français mangeait tellement vite qu’il lui arrivait fréquemment de se brûler la langue ou de se mordre les doigts. Si, depuis la Renaissance, l’usage de la fourchette s’est développé (ce qui fait que, non, je ne me blesse jamais aux mains en mangeant), il m’arrive en revanche très souvent de me brûler langue et palais. Je suis incapable d’attendre qu’une soupe ait un peu refroidi avant de l’attaquer… Voilà qui nuit au plaisir de manger, je dois bien le reconnaître.

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Les impatients  mangent trop vite

Les nutritionnistes ne cessent de nous le répéter : notre organisme a besoin d’une bonne vingtaine de minutes avant de ressentir la sensation de satiété. Or, si on est impatient et qu’on aime donc avaler les mets plus que les mâcher, il est fort probable que notre repas ne dépasse pas les dix minutes. Ce n’est pas idéal pour la santé et cela incite même à manger plus que nécessaire. En plus de cela, disons-le franchement : n’est-ce pas un peu dommage de dévorer la nourriture sans en savourer chaque bouchée ? On se précipite tellement sur la nourriture qu’on en oublie que, en ralentissant le rythme, on pourrait profiter davantage de chaque nuance de goût.

Et vous ? Etes-vous un impatient culinaire ?

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Pastitsio revisité à l'italienne

Publié le par Messergaster

Voici l’histoire : l’autre jour, je m’étais achetée tous les ingrédients nécessaires pour me préparer de bonnes lasagnes maison. Horreur, je rentre chez moi et je découvre que… j’ai oublié les feuilles de lasagnes. Bref. Je ne me suis pas découragée pour autant et je me suis dit que rien ne m’empêchait de me préparer de bonnes pâtes au four quand même. Bref, le résultat final ressemblant donc plus à un pastitsio grec (même si, dans la recette traditionnelle, il faut plutôt des pâtes tubulaires lisses et non des penne) qu’à des pâtes au four italiennes, j’ai donc opté pour le titre que vous voyez en haut de votre page.

Voici le pastitsio juste avant de passer au four.

Voici le pastitsio juste avant de passer au four.

Voici donc la recette (pour 4-5 personnes) :

Pour la sauce :

- 500mL de coulis de tomate
- 350g de hachis de bœuf
- Une carotte
- Un petit oignon
- Sel et poivre du moulin
- 2 cuilléres d’huile d’olive
- Une ou deux feuilles de laurier (facultatif)

Pour la béchamel :

- 500mL de lait
- 50g de beurre
- 50g de farine
- Un peu de noix de muscade
- Sel et poivre du moulin

Pour terminer :

- 320g à 400g de pâtes courtes type penne ou macaroni (pour doser, reportezvous à votre plat à four : il faut que vous ayez assez de pâtes pour remplir tout un étage).

Préparation de la sauce : dans une grande casserole, faites revenir la carotte et l’oignon émincé dans l’huile d’olive. Ajoutez la sauce tomate, la viande hachée et faites mijoter pendant une heure en tournant de temps en temps. Une fois l’heure écoulée, vous pouvez ajouter le sel et le poivre ainsi que les feuilles de laurier.

Préparation de la béchamel : dans une petite casserole, faites fondre le beurre. Baissez le feu, incorporez ensuite la farine et, à l’aide d’un fouet, essayez d’obtenir un mélange assez sableux. Ajoutez le lait, le sel, le poivre et la noix de muscade : fouettez régulièrement pour éviter les grumeaux. Faites chauffer tout doucement et, aux premiers bouillons, retirez la sauce du feu.

Préparation des pâtes : dans une grande casserole, faites cuire les pâtes : il faut vraiment qu’elles soient al dente puisqu’elles vont cuire une deuxième fois au four, juste après.

Montage du plat : préchauffez votre four à 220°C. Pendant ce temps, mettez une couche de béchamel au fond de votre plat, puis une couche de pâtes et, enfin, une couche de sauce bolognaise. S’il vous reste de la béchamel, vous pouvez vous en servir pour en remettre un peu au-dessus : votre plat sera ainsi bien gratiné ! Faites cuire 20 bonnes minutes au four.

Notes :

- Bien sûr, vous pouvez changer l’ordre des couches et commencer, par exemple, par la sauce bolognaise de façon à avoir toute une couche de béchamel au-dessus.
- Si vous voulez vous lancer dans les vraies pâtes au four que mangent les Italiens du sud (au moins dans le coin de la Sicile d’où venait ma grand-mère), vous pouvez ajouter des morceaux d’œuf dur, du jambon, ainsi que des dés de fromage. Et faites alors au moins deux étages de pâtes !

Publié dans Recettes salées

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Le lait frais existe-t-il encore?

Publié le par Messergaster

Je n’ai jamais été une grande fan de lait. De temps en temps, j’en achète, si j’ai prévu de m’en servir pour une recette en particulier (ex : une simple pâte à crêpes) ou si je sais que je vais avoir besoin d’un petit déjeuner un peu plus consistant pour la semaine qui vient.
Quand cela se produit, en général, je prends toujours du lait frais. Je me suis toujours méfiée de ce lait « UHT » qui est censé durer des mois. Quid des nutriments ? Sans compter que j’ai toujours trouvé son goût un chouia différent.

L’anecdote qui a tout déclenché

Et puis…. Il y a un phénomène étrange qui a commencé à se produire. La première fois que je l’ai remarqué, je vivais à Berlin – ce qui remonte au lointain 2013. Là-bas, à chaque fois que j’achetais une bouteille de lait frais, je constatais que la date de péremption arrivait deux semaines après l’achat : wow, fallait-il donc croire que les vaches allemandes produisaient du lait durant naturellement plus longtemps ? Bien sûr, je n’étais pas dupe…
Les mois passent, je rentre en France, je fais ma petite vie… Et, il y a un an à peu près, j’ai été confrontée au même cas de figure au moment de l’achat de lait frais dans un supermarché de la banlieue parisienne.  Voici une photo qui vous fera comprendre de quoi il est question (elle a été prise récemment):

On lit mal mais, sur le bouchon, il y avait marqué "14 avril" en guise de date de péremption. Or, cette bouteille avait été achetée le 27 mars.

On lit mal mais, sur le bouchon, il y avait marqué "14 avril" en guise de date de péremption. Or, cette bouteille avait été achetée le 27 mars.

Réflexions

Je reste perplexe : bien sûr qu’il ne peut s’agir de véritable lait frais. Impossible que cela dure aussi longtemps. J’ai l’impression de me faire rouler un peu dans la farine : non seulement je paye du lait qui est visiblement UHT le double (au moins en partie) mais, de plus, je ne vois pas d’alternative. Je veux dire : où pourrais-je trouver du vrai lait frais ?? Dans la photo, vous reconnaîtrez sans mal l’étiquette d’une célèbre marque de lait… mais cette stratégie ne concerne pas qu’elle et s’applique à d’autres marques célèbres. En tant que consommatrice, je suis donc condamnée à boire du pseudo lait traité ?
Il y aurait bien un semblant de solution : au marché où je vais, il y a un vendeur qui arrive avec une grosse barrique de lait : les gens apportent leur bouteille en plastique et la remplissent. Génial, non ? Oui, mais qu’est-ce qui me garantit que c’est du vrai lait frais, encore une fois ? …

Bravo, le marketing : nous voici réduits à faire les courses, pleins de méfiance et de soupçons et conscients du fait qu’il n’y a pas d’échappatoire : le système gagnera encore et encore.

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Pâte à crêpes au lait ribot

Publié le par Messergaster

L’autre jour, pour changer, j’ai fait une pâte à crêpes avec du lait ribot. Cela apporte une bonne petite note acidulée qui permet de redécouvrir cette recette toute simple.

 

Voici les crêpes au lait ribot avec une garniture jambon-parmesan-laitue.

Voici les crêpes au lait ribot avec une garniture jambon-parmesan-laitue.

Voici  donc la recette (pour un grand gourmand ou deux personnes) :

 

-3 cuillères de farine
- 1 verre de lait ribot

- 1 œuf
- 1 bonne cuillère à soupe de beurre salé fondu

 

Dans un saladier, faites un puits avec la farine. Ajoutez les trois quarts du verre de lait ribot et fouettez bien pour ne pas avoir de grumeaux. Intégrez l’œuf battu en omelette. Terminez en incorporant le beurre fondu et la fin du verre de lait fermenté.
Faites reposer une heure.
Une fois ce laps de temps écoulé, faites chauffer une poêle graissée et versez des louches de pâtes de façon à obtenir de belles crêpes (n’oubliez pas de les retourner !). Voilà, il ne vous reste plus qu'à les garnir.

 

Notes :

 

- Le lait fermenté donne une pâte plus aérienne que celle que l’on a l’habitude d’utiliser pour les crêpes classiques.
- On obtient aussi un petit goût légèrement acide qui se marie spécialement bien avec certaines garnitures salées (ex : fromage). Je n’ai pas testé avec des garnitures sucrées.

- Bref, c’est idéal pour terminer un fond de bouteille de lait ribot ! Et bien sûr, la recette marche aussi si vous n’avez que du lait normal.

Publié dans Recettes salées

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Les videos culinaires

Publié le par Messergaster

Si vous avez vu l’article de la semaine dernière, vous avez donc pu voir que j’ai testé moi aussi la vidéo culinaire. Je ne pense pas que je vais me transformer en une youtubeuse (trop de travail de montage etc) mais il faut reconnaître que la vidéo est un support intéressant.
De façon générale, en ce moment, mon fil d’actualité FB ne me propose pratiquement plus d’articles culinaires en format « texte »… mais uniquement des recettes en format video : tous les sites culinaires célèbres s’y sont mis.

Tout cela m’a fait cogiter… Voici quelques une des mes pistes de réflexion :

Les videos culinaires

L’article de Slate qu’une amie m’avait fait lire

Tout est parti de cet article-ci.
Le titre un peu trop dramatique ("La recette de cuisine est-elle en voie de disparition ?") ne pouvait que m’obliger à cliquer : ils sont forts quand même, ces community managers.
Après, si on lit l’article, on peut tirer un petit soupir de soulagement : ah on n’évoque pas la France, ah on parle surtout d’un retour à l’improvisation… Mais bon, tout cela a suffi à déclencher la réflexion du paragraphe suivant chez moi.

Le rapport à l’écrit

Que voulez-vous : quand on donne des cours de français, on finit par penser « boulot » même dans la vie de tous les jours. Quand je vois tous ces posts FB bourrés de fautes, par exemple, je comprends mieux pourquoi les lycéens sont aussi fâchés avec l’orthographe.
Car oui, la vidéo se généralise : Facebook, de toute façon, a dit clairement qu’il compte mettre en avant les vidéos au détriment des articles de type « texte ». Bref, à cause de ça, les gens sont encore moins stimulés à lire et entretiennent une certaine paresse intellectuelle - tout ce qu’on aperçoit sur les vidéos culinaires des grands sites se réduisant aux doses d’ingrédients à incorporer. Je me demande parfois si, à l’avenir, les gens sauront encore écrire…

Le food porn

Cela semble une évidence mais, si on veut que les gens cliquent sur nos posts FB, alors il faut choisir des images qui donnent vraiment appétit à l’internaute : beaux gâteaux coulant de chocolat, croquettes, frites… Tout cela est poussé à son paroxysme avec les vidéos culinaires :

  • Regardez le choix des recettes : exclusivement des recettes super caloriques ! Je n’ai rien contre les recettes qui ne sont pas healthy (au contraire) mais, sérieux, parfois je remarque une certaine monotonie au niveau des modes de cuisson ou des ingrédients proposés : nutella, friture, fromage coulant… C'est toujours pareil.
  • La vidéo exerce un pouvoir hypnotique : moi-même, j'en suis touchée ! Souvent, je ne like même pas le site culinaire en question mais Facebook m’envoie un post sponsorisé avec une vidéo : c’est plus fort que moi, je suis curieuse et je regarde : je DOIS voir en quoi va consister la recette proposée. C’est ça, le pouvoir de la vidéo : nous clouer devant un écran, fascinés. Avec une recette culinaire sous forme de texte, cela ne se produit pas du tout de la même façon : on garde la faculté, la liberté, de choisir si lire la recette ou pas.

Pour conclure :

Ne me prenez pas pour une grosse réac’ en lisant cet article, s’il vous plait. Moi-même, il m’arrive de faire à manger avec une recette youtube. Bien sûr que la vidéo est un outil magnifique pour cuisiner : en un coup d’œil on peut s’assurer qu’on reproduit fidèlement le tour de main de la personne sur la vidéo ou que notre pâte à gâteau ressemble bien à celle sur l’écran. Tout cela est un grand progrès ! Toutefois… cette omniprésence de l’image continue à beaucoup me questionner.

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Pump my cake

Publié le par Messergaster

Ceux qui me suivent sur Facebook sont déjà au courant. Pour les autres, voici l’article.

Au mois d’octobre dernier, Tata Nat (du blog Bière, Berlin et Rock and Roll) et moi avions décidé d’entreprendre un projet en commun. Nous nous étions lancées un véritable défi : réaliser un motif arc-en-ciel sur une pâte à sucre sans utiliser un aérographe classique… mais une pompe à peinture industrielle !
Le résultat…. Est un peu décevant, on ne va pas vous mentir : on aurait aimé que les couleurs coulent moins et tiennent mieux (en fait, le réservoir étant prévu pour contenir beaucoup de liquide, nous avons été obligées de beaucoup diluer nos colorants : erreur). Cependant, ce fut un moment fort amusant… que j’ai donc envie de partager tout de même avec vous.

Cerise sur le gâteau : vous pouvez voir à quoi ressemble Messer Gaster dans la vraie vie !

Publié dans Recettes sucrées

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Les spécialités tchèques à goûter absolument

Publié le par Messergaster

Au mois de février, Messer Gaster a passé 4 jours à Prague : ça faisait 10 ans que je n’y avais plus mis les pieds !  La ville est toujours aussi belle :  façades magnifiques, clairs de lune envoûtants et jolis monuments. Question gastronomie, voici ce qu’on peut retenir :

Le salé

La première fois que j’étais allée à Prague, j’avais 17 ans. A l’époque, je me souviens de m’être nourrie essentiellement de pain et de bière : régime super équilibré, hein ?

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Dix ans après, c’est avec un peu plus de maturité que je me suis approchée de la cuisine tchèque. Bon, à vrai dire, vu mes moyens économiques du moment, c’est surtout à la street food qu’est allé mon dévolu : hot dog, sandwich au fromage pané (oui, c’est possible !) etc. J’ai tout de même réussi à me faire une vraie soirée au restaurant – histoire de regoûter à un bon goulash. Celui-ci était d’ailleurs servi avec un type d’accompagnement très populaire là-bas, quelque chose à mi-chemin entre les gnocchi et les quenelles et que l’on coupe en rondelles : les knedlíky. Une belle découverte.
Question fromages, je n’ai pas vu grand-chose de spectaculaire : on peut toutefois signaler l’hermelin, sorte de brie. Mieux vaut se tourner vers la charcuterie et goûter un peu de jambon de Prague !

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

Enfin, il y a toute une série de choses que je n’ai pas eu moyen de goûter :

  • Le poisson : il paraît que les carpes sont savamment préparées et que d’autres poissons valent le détour aussi. Hélas, ce sera pour une prochaine fois !
  • D’autres plats typiques, souvent agrémentés de chou ou d’autres légumes.
  • Les restos végétariens : et là, ça mérite une diversion. Alors que la République tchèque est réputée pour avoir une cuisine traditionnelle plutôt axée sur la viande, j’ai eu non un mais deux amis qui ont insisté pour me recommander tel ou tel restaurant végétarien qu’ils avaient testé ! C’était très gentil de leur part… mais je n’ai eu ni le temps (ni les moyens) de finalement y manger. Ce sera pour une autre fois. Lux Anima m’a notamment fait une tête comme ça (lol) pour que j’aille à Etnovest : il paraît que c’est vraiment l’expérience gastronomique du siècle, alors, si vous êtes de passage à Prague et que vous ne mangez pas de viande, vous savez où aller.

Le sucré

Question sucré, je n’ai pas trouvé mon bonheur à Prague, je vais être très franche. Les crêpes (palačinky) sont bonnes mais je ne les ai pas trouvées très bon marché – ce qui m’a refroidi. Si on lit les guides, il semblerait que l’on trouve sans mal des parts de strudel ou autres gâteaux d’inspiration autrichienne… moi je n’ai quasiment rien vu de semblable. J’ai toutefois réussi à apercevoir du pain d’épice et à manger une sorte de beignet fourré au fromage blanc qui m’a rappelé une des pâtisseries que j’aime bien acheter à Berlin.
En revanche, le trdelniky est omniprésent. Il s’agit du nom local que l’on donne au kurtoskalacs hongrois : vous savez, il s’agit de ce rouleau de pâte briochée que l’on fait rôtir sur une broche et que l’on sert saupoudré de sucre parfumé à la cannelle. C’est très bon et on le décline sous toutes les formes… mais j’avoue m’en lasser finalement assez vite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

La bière

C’est peut-être ce que j’ai apprécié le plus. Les Tchèques sont très fiers de leur bière… et ils ont bien raison : ils emploient des ingrédients de qualité pour la produire et se servent d’eau pure. Le résultat est une bière que l’on boit avec grand plaisir. Si de nombreuses marques se trouvent sans mal ailleurs en Europe (à Berlin, par exemple, je commande souvent de la Pilsner Urquell), il y a en revanche d'autres qui sont plus facilement disponibles sur place. Par exemple, la Kozel, avec sa jolie petite étiquette, je ne l’avais encore jamais goûtée !

Petit assortiment de bières.

Petit assortiment de bières.

Bilan

La cuisine tchèque est riche et ce serait vraiment dommage de passer à côté. Je dois cependant reconnaître que je me lasse assez vite. Me connaissant, les prix doivent sûrement avoir eu un certain impact sur mon jugement : je trouve que, de façon générale, les choses ne sont pas données à Prague. D’accord, je suis peut-être trop restée dans des endroits touristiques… mais bon, tout de même, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un peu l’impression de me faire avoir – économiquement parlant. Discours à part pour la bière : celle-ci coûte parfois moins cher que l’eau !
Bref, il ne me reste plus qu’à terminer de relire L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera pour prolonger la magie de ce beau séjour.

Publié dans Saveurs du monde

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L’importance du verre dans lequel on boit

Publié le par Messergaster

L’idée de cet article m’est venue suite à une conversation avec une amie, à Berlin. On n’y pense pas forcément toujours mais, quand on sirote une boisson, ce n’est pas uniquement le sens du goût qui est stimulé : la vue et le toucher le sont aussi. Ainsi, parmi les choses à soigner, il y a sans aucun doute le choix du verre. Démonstration :

Le verre façon « cantine »

Nous étions donc avec cette amie dans un bar coopératif plutôt célèbre de Prenzlauerberg.  Elle, elle se commande du vin : on le lui apporte dans une sorte de verre tout simple, presqu’un verre à moutarde. Voici la photo.

Alors ? Réactions ?

Alors ? Réactions ?

Que l’endroit se veuille à la cool et sans prise de tête, pas de souci : c’est cela qu’on aime de cette adresse. En revanche, c’est vrai qu’en bonnes Françaises, nous nous sommes lancées un regard un peu perplexe. Nous venions de prendre conscience que, pour apprécier du vin, mine de rien, le verre à pied était indispensable.

Le gobelet en plastique

Voici l’incontournable des soirées, des pique-niques et des pots de départ au boulot. Ils sont légers et pratiques… mais les gobelets ne sont pas sans désagréments :
- Ils se renversent pour peu qu’on verse la boisson un peu trop violemment

- Ils deviennent mous si l’on y met une boisson chaude comme du thé ou du café (bonjour les perturbateurs endocriniens !)
- Surtout, parmi leurs défauts, il y a exactement les mêmes points que ceux évoqués dans le paragraphe précédent : y a –t-il quelque chose de plus triste que boire son vin dans un gobelet en plastique ?

La tasse

Cette fois-ci, c’est plutôt aux étudiants et aux gens qui vivent en colocation que je m’adresse. Que de fois arrive-t-il d’inviter du monde à la maison et de se rendre compte qu’on n’a pas assez de verres ? Il reste alors la solution de repli par excellence : la tasse. Perso, c’est l’objet dans lequel j’aime le moins boire du vin, de la bière ou même du simple coca cola. Cela va vous paraître étrange mais, pour moi, la porcelaine, est strictement limitée aux boissons chaudes : le thé du matin, le café de l’après-midi… Exit tout le reste !

Bref, voilà un petit tour des récipients les moins aimés pour boire une boisson quand on est avec des amis. Je n’ai pas parlé du petit gobelet en carton dans lequel certaines enseignes mettent le café (ex : Starbucks avec son « coffee to go » pour citer l'exemple le plus célèbre) car, en fait, j’avais déjà consacré un article à ce sujet. Vous pouvez le relire ici.

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Ragù alla bolognese

Publié le par Messergaster

Ah, que du bonheur !

Ah, que du bonheur !

Avant de commencer à rédiger cet article, j’ai dû me poser une question cruciale : quel titre donner au billet ? Fallait-il l’appeler « sauce bolognaise » ou oser la dénomination véritable en employant le terme « ragù » ? J’ai finalement tranché et ai choisi la deuxième option : il faut bien faire honneur à cette sauce car, sachez-le, je me suis vraiment léché les babines avec ces spaghetti !

Ici, je ne vous mets que la recette pour la sauce : à vous d’y ajouter la forme de pâtes que vous préférez. Les doses sont pour 3 gros gourmands (= 4 personnes raisonnables):

-    500 mL de purée de tomates
-    2 oignons (rouges de préférence)
-    1 carotte
-    350g de hachis de bœuf (5% de matière grasse)
-    Un demi-bouquet de persil
-    2 bonnes cuillères d’huile d’olive
-    Sel et poivre

Dans une casserole, commencez par faire revenir les oignons et la carotte finement hachés dans de l’huile. Après 3-5 minutes, ajoutez la sauce tomate et la viande. Faites mijoter à feu assez doux pendant une heure en tournant régulièrement.
Un peu avant de vous mettre à table, une fois la sauce prête, ajoutez sel, poivre et persil.

Notes :

-    Si vous voulez, 15 minutes avant la fin de la cuisson, vous pouvez ajouter une ou deux feuilles de laurier. Cela va parfumer encore plus votre sauce !
-    Bien sûr, au moment de manger vos pâtes, vous pouvez ajouter du fromage râpé. Je recommande le parmesan !

Gros plan sur la sauce...

Gros plan sur la sauce...

Publié dans Recettes salées

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J'ai testé le Mc Café

Publié le par Messergaster

Comme vous le savez si vous suivez ce blog depuis quelques temps, autant je déteste les chaînes de fastfood autant j’aime les chaînes de café (ayant moi-même travaillé dans l’équivalent allemand du Starbucks du temps que je vivais à Berlin). Vous comprendrez donc le dilemme qui me saisit quand on me propose d’aller dans un Mc Café : dois-je le considérer comme un fast food ou un café ? Oh bah tant pis, entre temps, j’avais déjà suivi la personne qui m’accompagnait pour me prendre quelque chose de chaud.

Voici donc le thé que j'ai commandé.

Voici donc le thé que j'ai commandé.

Comment attirer le consommateur

Eh bah… je dois dire qu’ils s’y connaissent en marketing, rien à dire. Se doutant peut-être que des gens anti-Mc Do comme moi risquaient de ne pas trop apprécier de boire un café près des mangeurs de frites, les concepteurs du Mc Café ont eu la bonne idée de créer un point spécial « café » dans le restaurant : très malin. On en oublie l’endroit où on est.
Quant à la vitrine avec toutes les friandises, je dois reconnaître que celles-ci étaient très bien présentées et joliment colorées : tout était fait pour me donner l’impression de mets très alléchants entre les parts de cheesecake disposées en ligne et les petits macarons tout roses (NB : j’étais à Denfert-Rochereau).

Le syndrome des 12 travaux d’Asterix

Je ne sais pas si c’est le cas de tous les Mc Cafés.. Mais purée, pour retirer ces boissons, on a dû en franchir des étapes :
- Commander sur la borne électronique
- Passer voir les « humanoïdes » de la caisse classique pour payer
- Nous mettre sur le côté en attendant qu’on nous donne un plateau avec des serviettes.
- Aller à la caisse « spécial café » pour retirer le thé (qui était pour moi).
- Utiliser le jeton donné par cette même caisse pour retirer le café (qui était pour la personne qui m’accompagnait).

Bref, dire que c’était laborieux est un euphémisme ! C’est quoi ce système super compliqué ? Ils sont tous comme ça, leurs cafés ?

A refaire ?

C’est la question que je me suis posée. En général, à chaque fois que j’ai mis les pieds dans un Mc Do, c’était juste pour utiliser les toilettes !!! Jamais pour commander à manger. Je ne peux pas dire que je me verrais me poser là-bas des heures pour travailler comme quand je vais au Starbucks, ça c’est sûr.
Toutefois… bah peut-être pour retirer une simple boisson « on the go », ce type de point peut avoir son intérêt : café à prix abordable, façon de se réchauffer l’hiver, pause rapide quand on a pas le temps de prendre un vrai petit déjeuner… Bref, honnêtement, je m’attendais à pire : en fin de compte, c’est pas si mal. Après, bon, il faut accepter le fait de donner son argent à Mc Do, mais ça, c’est une autre histoire.

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Pourquoi j’ai du mal avec Instagram

Publié le par Messergaster

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps, j’avais posté sur FB quelques lignes pour vous dire que j’avais repris en main mon compte Instagram et pour vous inviter à me suivre sur ce réseau social.
Quelques mois sont passés depuis et voici le bilan : j’ai toujours autant de mal à publier de façon assidue sur mon compte.

Voici donc un article pour vous faire part des problèmes observés… Si vous avez des solutions, je suis preneuse !

Elle est pourtant jolie ma page Instagram ! :(

Elle est pourtant jolie ma page Instagram ! :(

L’impatience

Sérieux… Mais comment font les instagrammeurs à prendre de façon systématique des photos de leur nourriture ?! Moi, je n’ai pas cette patience : si je me prépare un bon petit plat fumant, je veux le déguster le plus tôt possible… et non perdre du temps à le photographier sous toutes ces facettes ! Pour mon blog de cuisine, c’est quelque chose que je peux faire : en effet, le nombre de photos que je dois prendre pour mettre à jour mon site se limite à une ou deux par semaine. C’est jouable. En revanche, un compte Instagram demande à avoir au moins trois posts par jours pour être remarqué… Désolée, mais dans mes mains j’ai déjà un couteau et une fourchette : je ne peux pas rajouter un portable en plus.

Le fait de savoir que ces photos sont récupérables par n’importe qui

Il y a une étrange analogie dans cette affaire : il y a un autre réseau social que je néglige franchement – à savoir Pinterest. Et quel est le point commun entre Pinterest et Instagram ? Eh bah, il s’agit de deux plateformes spécialement conçues pour le partage de photos. Ainsi, à part le fait que j’ai toujours été plus attachée aux paroles plutôt qu’aux images, il y a surtout un autre point qui me gêne. Ce n’est un mystère pour personne : nombre de sites web de marques célèbres piochent les photos qui viendront nourrir leur stratégie markéting sur Insta et Pinterest. Moi, ça m’enthousiasme moyen qu’on vienne me « voler mes photos », si je dois être très franche…

Le comportement des abonnés

Je ne sais pas si je suis la seule dans cette situation mais je remarque aussi un certain nombre de gens qui s’abonnent à mon compte et qui, deux jours après, cessent de me suivre. On a vraiment l’impression que certaines personnes sont uniquement à la recherche d’un follower de plus… et qu’elles s’en fichent du fait de partager une passion comme la cuisine. C’est dommage... d'autant plus que c’est un phénomène que je n’ai connu que très peu sur FB et quasiment jamais sur Twitter. Alors pourquoi sur Instagram cela est-il plus systématique ? Bref, j’ai l’impression que c’est le tonneau des Danaïdes : plus les gens se mettent à me suivre, plus ils se désabonnent peu de temps après. Et je dois reconnaître que j’ai de moins en moins la patience de leur courir après.

Bref, voilà pour vous brosser le tableau. Est-ce que vous connaissez ces problèmes, vous aussi ? Et surtout, avez-vous des astuces à me donner ? J’aimerais bien, quand même, avoir un compte instagram un peu plus florissant qu’il ne l’est actuellement.

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