Faire ses confitures soi-même

Publié le par Messergaster

Avant de rentrer chez mes parents pour les vacances d'été, j'ai aidé ma grand-mère à cueillir les prunes sur son arbre pour qu'elle puisse faire ses confitures. De là l'idée de cet article :

Quels sont les avantages de faire ses confitures soi-même ?

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

  • LE GOUT : c'est le critère le plus évident. Je ne nie pas qu'il y ait d’excellentes confitures dans le commerce mais c'est vrai que les confitures faites à la maison présentent souvent un goût de fruit plus marqué... sans compter qu'on peut y joindre une multitude d'arômes allant de la vanille à la cannelle.

  • LE PRIX : si vous utilisez les fruits de votre propre jardin, vous ferez des économies puisque vous n'aurez que le prix d'1kg de sucre (et éventuellement d'un sachet de pectine si vous en mettez) à payer. Bien entendu, la situation n'est pas tout à fait la même si vous achetez vos fruits dans le commerce.

  • L'ASPECT CONVIVIAL: quand on cueille les fruits sur les arbres de son propre jardin, alors on s'y met souvent à plusieurs. Tous ces préparatifs deviennent alors l'occasion de discuter, de rigoler... De même quand on regarde sa grand-mère ou sa mère tourner les fruits et le sucre dans la casserole : quel plaisir que de demander des renseignements, des conseils ! De cette sorte, préparer des confitures devient carrément un pont permettant aux différentes générations de communiquer.

  • L'ASPECT THERAPEUTIQUE : récemment, j'étais un peu triste et tendue. C'est pour ça que j'avais proposé à ma mamie qu'on se mette à tout préparer pour faire des confitures. Et quel bonheur quand enfin je me suis mise juste à cueillir les prunes, les unes après les autres ! J'ai enfin mis mes soucis entre parenthèses pendant quelques temps.

  • LE PLAISIR D'OFFRIR : offrir un pot de confiture marque Bonne maman ne présente pas un grand intérêt, alors que donner à quelqu'un un pot de confiture ou de gelée qu'on a préparée soi-même devient un geste attentionné grâce auquel on peut dire au destinataire combien on l'apprécie. Ainsi, tous les matins au moment du petit déjeuner, la personne qui utilisera la confiture pour garnir ses tartines pensera à nous... un peu comme moi qui remercie intérieurement ma grand-mère à chaque fois que je mange sa confiture de prune.

Gâteau au miel

Publié le par Messergaster

Comme je l'ai déjà dit ailleurs (vous pouvez jeter un oeil ici, par exemple), l'un des avantages de vivre en coloc' consiste dans le fait que quand l'un des habitants quitte le logement, on récupère toutes les denrées qu'il n'a pas eu le temps de consommer avant son départ. Ainsi, lorsque ma colocataire russe est rentrée dans son pays, elle nous a laissé un gros pot de miel. J'en ai alors profité pour confectionner un gâteau d'anniversaire avec.

Pour l'idée, j'ai adapté une recette trouvé sur le blog de Gourmand'Iz (cliquez ici si vous voulez voir l'original... car j'ai un peu adapté la recette).

gateau-miel.png
(Voici le peu qu'il restait du gâteau, une heure après l'avoir entamé !)

Voici donc la recette (pour un moule à cake) :

- 3 oeufs
- 150 g de miel
- 125g de farine fluide
- 1/2 sachet de levure chimique
- 10 cl d'huile

Battez les oeufs entiers avec le miel. Ajoutez la farine tamisée avec la levure. Incorporez l'huile et mélangez bien.  Faites cuire entre 40 et 60 minutes à 180°C selon votre four et vos goûts personnels.

Notes :

- La recette originale préconisait de faire infuser quelques branches de romarin dans le miel chaud pour l'aromatiser. Je vous renvoie au blog de Gourmand'Iz pour plus de détails.
- Selon le miel que vous choisirez, le gâteau présentera un goût différent : avec du miel d'acacia, il sera plus doux qu'avec du miel de châtaignier, par exemple.
- Dur dur de se limiter à une seule tranche... on a envie de manger tout le gâteau d'un seul coup, tellement il est parfumé et moelleux !

La chocolatine

Publié le par Messergaster

Elle est bien "dodue" et bien dorée ma viennoiserie !

Elle est bien "dodue" et bien dorée ma viennoiserie !

Même si la plupart de mes amis lyonnais parlent de « pain au chocolat », je connais une boulangerie dans cette ville dont le nom est « La chocolatine ». Ce qui est attesté en tout cas, c’est que dans le sud-ouest de la France ainsi que dans d’autres régions francophones du monde, on n’utilise que le mot « chocolatine » pour désigner cette viennoiserie – un « pain au chocolat » se réduisant alors à un bout de baguette avec un carré ou deux de chocolat.
A partir de là, j’ai commencé à faire quelques recherches et quelques sondages. Mes amis du sud-ouest  de la France m’ont confirmé qu’ils ne connaissent, eux, que les « chocolatines ». Au contraire, à Paris, je n’ai jamais rencontré personne appelant cette délicieuse viennoiserie par ce nom.
Wikipédia m’ayant signalé que le mot « chocolatine » apparaît dans Le Petit Robert depuis 2007, je suis allée voir la définition que ce dictionnaire me proposait. La voici :
 

(Source : Le Grand Robert en ligne)

(Source : Le Grand Robert en ligne)

 

A force de recherches sur le net, j’ai découvert que « chocolatine » a aussi été le nom d’un bonbon qui a vu le jour au XIXe siècle, inventé par un certain Eugène-Pierre Perron. Si les premières pastilles étaient avant tout produites pour satisfaire les palais des gourmands, on commença aussi à produire un nouveau type de « chocolatine » au début du XXe siècle. Cette nouvelle version contenait de la quinine – c’est-à-dire un médicament qui permet de lutter contre le paludisme (maladie qui, à l’époque, sévissait encore dans de nombreuses régions d'Europe). Pour plus d’informations, je vous renvoie à une web qui m’a énormément appris (cliquez ici).

Mais revenons à la « chocolatine », entendue comme variante régionale de « pain au chocolat ». Si on tape « chocolatine » sur internet (google ou facebook, n’importe), on remarque qu’il existe de véritables débats pour savoir lequel des deux termes est le plus approprié. On se croirait dans une de ces grandes querelles langagières qui animaient les grammairiens du XVIIe siècle.
Je trouve ça intéressant. Car là, où le régionalisme aurait pu prendre des formes violentes et insultantes en choisissant un sujet de dispute beaucoup plus grave en lien avec la religion ou la politique, voici que ce type de diatribe langagière va chercher la viennoiserie que nous préférions TOUS en étant enfants. Finalement, il s’agit donc moins d’un débat sur le nom… que d’une occasion de mettre en commun les souvenirs que nous évoque cette douceur.

Glace artisanale ou industrielle : quelle différence ?

Publié le par Messergaster

Nous sommes au mois d’août et au moment où j’écris cet article, il fait une chaleur étouffante : je suis allée ouvrir le congélateur pour me prendre quelques cuillérées de glace. C'est ce qui m'a donné l’idée de cet article. De nos jours, on peut acheter soit des glaces industrielles soit des glaces artisanales :

Quels en sont les points forts et les points faibles respectifs ?

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

- GOUT : tous les goûts sont dans la nature… mais la plupart des gens a tendance à préférer une glace à la fraise qui sent vraiment la fraise achetée chez un glacier plutôt qu’une glace industrielle soi disant au même parfum. Et quant à la texture crémeuse qui fait tout le délice d’une bonne coupe, la version artisanale gagne haut la main !

- VARIETE : pour ce qui concerne le nombre de parfums disponible, je pense que les deux types de glace  s’équivalent. Par contre, il faut reconnaître que les producteurs de glace industrielle ont une plus large palette de formats à nous proposer : cônes, petits pots, esquimaux, boule de glace fourrées à toutes sortes de choses..

- DISPONIBILITE : la glace industrielle, vous pouvez l’acheter au supermarché et la stocker au congélateur : vous la ressortirez plus tard, quand vous en aurez envie. En revanche, si vous tenez à déguster une glace artisanale, il faudra absolument sortir de chez vous… et aller l’acheter avant la fermeture des commerces.

- PRIX : 500g de glace industrielle coûtent souvent autant qu’un petit cône de glace artisanale : c'est donc plus intéressant niveau prix.

- NOMBRE DE CALORIES : ce n’est pas facile de donner des chiffres exacts étant donné que tout dépend des ingrédients de départ. Ainsi, les producteurs de glace industrielle prennent en général du lait écrémé auxquels ils rajoutent des graisses pour aboutir à une texture onctueuse, alors que les glaciers traditionnels utilisent plutôt de la crème fraîche. Toutefois, il serait erroné de croire que ces derniers se privent de rajouter eux aussi des huiles végétales (plus économiques) dans le but d'attirer le client.

Et vous ? Quel type de glace vous préférez ?

                                                                                                                        
Et pour lire un autre article que j'avais consacré à la glace, vous pouvez cliquer ici.

Madeleleines

Publié le par Messergaster

Cette année, pour les vacances d'été, je suis restée un mois entier chez mes parents. L’envie de me mettre derrière les fourneaux pour leur faire goûter certaines de mes recettes a été forte… mais finalement, je dois avouer que j’ai préféré laisser ma mère et mon père me cuisiner leurs spécialités, étant donné que je n'ai plus l'occasion de les déguster si souvent.
J’avais demandé à pouvoir remanger des madeleines maison… et youppy, j’y ai eu droit la dernière semaine de séjour.

Ma mère utilise encore ses moules à madeleines traditionnels...

Ma mère utilise encore ses moules à madeleines traditionnels...

Voici donc la recette (pour 40 madeleines environ) :

- 2 gros œufs
- 150 de farine

- 150 de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 125g de beurre
- 2 citrons bien juteux (et leur zeste s’ils sont bio)

Travaillez les œufs, le sucre et le sucre vanillé dans un saladier. Faites fondre le beurre et ajoutez-le à la pâte en mélangeant bien. Incorporez délicatement la farine et enfin le jus de citron.
Remplissez vos empreintes aux  ¾ seulement(sinon votre pâte risque de déborder). Faites cuire à 160°C jusqu’à ce que vos madeleines soient dorées (ne les faites pas devenir trop foncées car autrement elles risquent de devenir dures en refroidissant).

Notes :

- Je précise d’emblée qu’avec cette recette, on obtient de belles madeleines... mais si vous vous attendez au même degré de moelleux que celles du commerce, vous risquez d’être déçus : elles ne sont pas « dures » comme des biscuits, mais elles n’ont pas la texture aérienne de celles que l’on achète toutes emballées non plus.
- Les madeleines que je préfère sont celles au citron, mais libre à vous de les parfumer à autre chose : ma mère en faisait à la fleur d’oranger, quand j’étais petite, par exemple.
- J’avais cité le texte de la madeleine de Proust dans l’article où j’étudiais les motivations qui peuvent pousser quelqu’un à tremper son gâteau dans un liquide (chaud ou pas). Si vous voulez le relire, il suffit de cliquer ici.

Que faire avec de la mozzarella?

Publié le par Messergaster

En été, on a envie de fraîcheur : voilà pourquoi on se rue tous sur les salades. Chacun compose la sienne comme il l'entend, mais il est vrai que nous sommes nombreux à rajouter des petits dés de fromage – des dés de mozzarella, par exemple - pour en rehausser le goût.

La mozzarella est un fromage italien à pâte filée. Dans le commerce, il en existe de différents types : celle à base de lait de bufflonne (un pur délice), celle à base de lait de vache, celle bas de gamme qui se présente comme un gros « tas compact » dont on se sert souvent pour garnir les pizzas ou les sandwiches dans le commerce, celle sous forme de « bocconcini » (« petites bouchées »), celle sous forme de tresse...

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Le nom « mozzarella » dérive du verbe « mozzare » qui, en italien, signifie « couper ». En effet, lors de la production, on obtient une grosse masse blanche qu'il s'agit ensuite de découper en morceaux plus petits pour obtenir les "boules" qui seront ensuite vendues. Cela explique en partie la pluralité des formes de mozzarella que l'on trouve dans le commerce.

Question calories, il s'agit d'un fromage qui peut être compatible avec un régime puisque, pour 100g de produit, il n'apporte « que » 250-300 kcal – ce qui reste, somme toute modéré, à condition de ne pas en manger trop souvent. De même, on ne peut pas reprocher à ce fromage d'être trop salé ou trop riche en choléstérol.

En cuisine, la mozzarella brille par sa versatilité : crue, elle sublime toutes les salades ; cuite, elle permet de faire « filer » les plats ; frite, elle offre un cœur fondant absolument irrésistible.. mais la mozzarella est avant tout la protagoniste de la « pizza margherita ».

Et vous ? Est-ce que vous en achetez souvent ? Et comment vous la mangez ?

Chair / Char et ses dérivés

Publié le par Messergaster

Je continue la série d'articles consacrés à l’histoire des mots : combien de termes de la vie de tous les jours se rattachent au monde de la gastronomie et de la nourriture !
Récemment, je suis tombée sur l’histoire du terme "char" ("chair" en français moderne), substantif féminin qui était utilisé au moyen-âge pour désigner la viande. Je me suis ainsi rendue compte que ce  mot a généré beaucoup d’autres termes que nous utilisons encore aujourd’hui - même si avec un sens différent :

  • CHARNEL : en plus du sens actuel qui en fait un antonyme de « spirituel », l’un des sens propres à l’ancien français était celui de désigner la période pendant laquelle l’Eglise autorisait à manger de la viande : on parlait ainsi de  « jour charnel » par opposition au Carême.
  • CARNAGE (« charnage » en ancien français) : avant de signifier « massacre », ce terme désignait un festin pendant lequel on mangeait beaucoup de viande (et on pouvait utiliser ce mot aussi pour dire la « période pendant laquelle l’Eglise autorise à manger de la viande », exactement comme pour le mot cité juste avant).
  • ACHARNER : c’est un verbe référant au monde de la chasse et qui signifie « donner le goût de la viande » aux chiens ou aux faucons. La forme réflexive du verbe (« s’acharner » dont le sens est « s’attacher violemment ») est plus récente et date du XVIIe siècle.
  • DECHARNER : dégarnir de sa chair.

ancien-francais.png
(Ma pile de cahiers et de livres pour apprendre mon ancien français : pour cet article, j'ai eu recours aux lexiques de Nelly Andrieux-Reix et de Roland Guillot)

Et pour lire les autres articles « étymologiques » que j’avais écrits, il suffit de cliquer ici ou ici.

Cake sablé

Publié le par Messergaster

Après une année universitaire qui m’a demandé une montagne de boulot, je suis venue passer une partie des vacances d’été chez mes parents. Du coup, étant donné que toute la famille était réunie, ma mère a préparé un petit gâteau - comme du temps où mon frère et moi étions enfants. Cela signifie que la recette que je vous propose là ne vient pas de moi… mais, comme tout le monde sait, les recettes « de maman » sont toujours les meilleures, non ?

Voici donc la recette (qui à la base provenait d’un recueil Ancel) :

Qui veut une belle tranche de ce cake ?

Qui veut une belle tranche de ce cake ?

Pour un moule à cake:

- 200g de beurre en pommade
- 150g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 œufs
- 1 petit verre de rhum (l’équivalent d’un verre à liqueur, disons)
- 1 bonne pincée de sel
- 100g de farine
- 100g de fécule
- ½ sachet de levure chimique

Travaillez le beurre avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les œufs un à un, le verre de rhum et le sel. Incorporez la fécule et farine tamisée avec la levure petit à petit.
Versez la pâte dans le moule à cake et faites cuire pendant une bonne heure à four moyen.

Notes :

- Le goût du rhum est plus que discret. Si vous voulez davantage en sentir le goût, il faudra augmenter la quantité.
- Si vous ne buvez pas d’alcool ou si vous destinez ce gâteau aux enfants, vous pouvez remplacer le rhum par un petit verre de lait ou un petit verre de jus d’orange pressé.
- Ma mère adore badigeonner sa tranche de cake de confiture… Mon père et moi, en revanche, on aime le déguster nature. A vous de voir, comment vous le préférez.

Le bêta-carotène

Publié le par Messergaster

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

Nous avons tous vu des pubs à la télé ou bien des documentaires qui font l’éloge de cette molécule pour obtenir un bronzage de rêve. Mais, en vrai, c’est quoi le bêta-carotène ?
Partons du plus simple. Le corps humain a besoin de
vitamine A pour remplir ses fonctions. Il s’agit d’une vitamine liposoluble dont la carence peut causer des problèmes au niveau des os ou de la vue.
En nature, la vitamine A se trouve sous deux formes : celle animale (on parle alors de « 
rétinol » : il s’agit d’une molécule directement utilisable par l’organisme) et celle végétale (il s’agit de la catégorie des carotènes dont le « bêta-carotène » en est la version la plus célèbre).
Le bêta-carotène, plus spécifiquement, est un précurseur de la vitamine A qui peut être stocké dans le foie. Il joue un rôle important dans la lutte contre les radicaux libres, mais il ne faut pas se gaver de carottes et de fruits jaunes pour autant car un excès de bêta-carotène peut provoquer un léger jaunissement de la peau (surtout au niveau de la paume des mains et des pieds).
D’ailleurs, parmi les différents colorants alimentaires répertoriés, on peut rappeler que le
colorant E160a (de couleur jaune-orange) correspond précisément au bêta-carotène. Il est présent dans certains beurres ou margarines, dans certains fromages ou encore dans certaines sauces ou dans certains produits de boulangerie (pour plus d’infos sur les colorants alimentaires, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en cliquant ici). Dans la même série, il faut savoir aussi que certains éleveurs nourrissent leurs poules avec des aliments traités au bêta-carotène de façon à obtenir des œufs au jaune bien coloré.
Bref, pour en revenir aux sources naturelles : que ce soit en hiver avec les soupes à base de carotte et de citrouille ou en été avec les salades de tomates,
l’être humain a toujours une source de bêta-carotène disponible pour ses repas : pourquoi s’en priver alors ?

Les aires d'autoroute

Publié le par Messergaster

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(Voici la dernière aire d'autoroute où j'ai été : c'était en Italie)

De façon plus générale, il existe toutes sortes d'aires d'autoroute : certaines sont très basiques alors que d'autres sont de véritables supermarchés miniature vendant même des spécialités régionales. Pour le café aussi, il y a de quoi faire, niveau choix : soit payer un peu cher mais avoir la satisfaction de boire un cappuccino digne de ce nom, soit se contenter d'une sorte d'ersatz bizarre au distributeur automatique (pas forcément donné non plus, soit dit au passage). Heureusement qu'il existe les « formules » qui permettent parfois de coupler une boisson et un petit truc à grignoter pour un prix un peu plus intéressant.
Il m'arrive souvent de voyager en autocar : régulièrement, le chauffeur nous fait faire une pause dans une aire d'autoroute, dans le cœur de la nuit, style à 4h du matin. C'est de là qu'est née cette idée d'article. En effet, à chaque fois, je regarde avec une sorte de tendresse l'employé qui doit faire les heures nocturnes : il est seul, sans personne avec qui discuter pour se distraire... J'imagine qu'il doit être content quand arrivent enfin des chauffeurs de camion en quête d'un café ou des voyageurs en autocar comme moi. Alors certes, à ce moment-là descendent au moins 30 personnes du bus et il ne doit pas être facile pour lui de jongler entre encaissement des commandes, préparation des boissons etc. Mais au moins, voici pour lui l'occasion pour d'échanger deux mots avec des « humanoïdes » et de lutter contre l'ennui.

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