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Faire la queue au supermarché

Publié le par Messergaster

Comme c’est rageant ! Certes, il y a des supermarchés qui veillent à ce qu’il y aient assez de caissiers et de caissières pour que les clients n’attendent pas trop longtemps…. Mais, hélas, ce n’est pas le cas de tous. C’est surtout au discount, c’est-à-dire à Lidl, que je dois me farcir des queues sans fin. Enfin bon, le positif, c’est que ça me permet au moins de rédiger un petit article de blog…

Que faire quand on doit poireauter un bon bout de temps avant de pouvoir payer et partir ?

Les joies du Lidl près de la station Guy Môquet, à Paris.

Les joies du Lidl près de la station Guy Môquet, à Paris.

Faire joujou avec son portable

J’ai vu récemment une vidéo selon laquelle les êtres humains devenaient de moins en moins créatifs en raison du fait que l’on passe trop de temps scotchés à nos smartphones dans le but de rendre les temps morts un peu moins pénibles. Bref, du divertissement pascalien, en version 2.0. C’est triste, j’en conviens… mais, bon, je suis la première à aller jeter un œil à Facebook ou à Instagram quand je fais la queue. Hélas, parfois, il n’y a vraiment rien de nouveau dans mon fil d’actualité… et l’ennui guette à nouveau.

Observer

Pourquoi ne pas lever un peu le regard ? C’est le moment de scruter le contenu des caddies des gens qui attendent près de vous. Ah, le type a acheté des avocats, du citron… va-t-il faire un guacamole ? Cela peut vous donner des idées pour les prochains repas. Mieux encore : parfois, on aperçoit que telle ou telle personne a mis un paquet d’œufs ou une bouteille de vinaigre dans son panier : ça permet parfois de se rappeler que, nous aussi, on doit refaire le stock de cet aliment !

En revanche, il faut bien faire attention à où on regarde : évitez de poser vos yeux sur les appétissants petits présentoirs remplis de bonbons, sucreries, chips… On a parfois tellement du mal à résister à la tentation !

Parler

Et si on profitait de ce temps d’attente pour faire connaissance avec les voisins ? Certes, cela peut être un peu étrange de lier conversation avec un parfait inconnu, à partir de rien. Toutefois, parfois, certains accidents permettent d’échanger un petit coup d’œil complice. Exemple : la caissière met un siècle avant d’encaisser le client à cause d’un problème informatique ?  C’est en général le moment où on commence à regarder les personnes qui ont eu le malheur de choisir la même file que nous. Et cela est souvent propice à l’échange de quelques mots !

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Cake aux pommes et à la cannelle à l'ancienne

Publié le par Messergaster

En terminant de travailler, l’autre jour, j’ai eu une envie folle de me mettre à faire de la pâtisserie. J’ai donc fait un petit tour sur le web… et je suis tombée sur la recette d’un cake à l’ancienne fort appétissante.

Pour la petite histoire : j’ai trouvé la recette sur le blog d’Amour de Cuisine, qui l’a trouvée sur le blog de Lunetoiles qui l’a trouvée sur le blog d’Hervé cuisine ! Et bien ça en fait une belle chaîne ça ! Qui sera la personne qui tombera sur cette recette à partir de mon blog à moi ? Ahah !

Le mélange de textures est le point fort de ce gâteau !

Le mélange de textures est le point fort de ce gâteau !

Bref voici la recette :

- 250g de farine
- 100g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 80g de cassonade ou de vergeoise
- 3 œufs
- 3 pommes
- Une bonne cuillère à soupe de cannelle moulue
- ½ sachet de levure
- 150g de beurre fondu

 

Dans un saladier, battez les œufs entiers avec le sucre et le sucre vanillé. Réservez.
Dans un autre saladier, à part, mélangez la cannelle et la cassonade. Ajoutez une cuillère à soupe de beurre fondu (que vous prélèverez des 150g mentionnés dans la liste des ingrédients). Réservez.

Reprenez le premier saladier (celui avec le mélange œufs + sucre) et incorporez la farine tamisée avec la levure. Ajoutez le beurre fondu et mélangez bien.
Epluchez les pommes et coupez-les en fines lamelles. Réservez.
Dans un moule à cake recouvert de papier sulfurisé, versez une couche de pâte provenant du premier saladier (celui avec le mélange œufs + sucre), recouvrez cette couche de pâte avec une partie des lamelles de pommes et recouvrez ces fruits du mélange cannelle+sucre. Répétez une deuxième fois l’opération : d’abord une couche de pâte, puis une couche de fruits, enfin une couche du mélange sucre+cannelle.
Faites cuire une cinquantaine de minutes à 180°C (surveillez et adaptez en fonction de votre propre four).

Notes :

- Ne vous embrouillez pas les pinceaux avec les deux saladiers, hein ! Lisez bien la recette une première fois pour ne pas vous tromper.
- Si jamais vous n’avez plus de sucre blanc (ce qui était mon cas quand j’ai fait la recette) ou de cassonade, ce n’est pas grave : vous pouvez réaliser le gâteau quand même en remplaçant le sucre manquant par celui qui vous reste.

- Cette recette est parfaite pour l’automne ! Et le mélange de textures est un régal !

Publié dans Recettes sucrées

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La nouvelle campagne publicitaire de la Philarmonie

Publié le par Messergaster

Qu’est-ce qu’elles sont bien, ces nouvelles pubs ! J’étais en train de marcher dans les couloirs du métro parisien quand je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer mon téléphone portable pour prendre des photos ! Pouvais-je ne pas consacrer quelques mots à une pub qui réunit art et nourriture ?

Une pub déclinée en trois visuels

La campagne est déclinée en trois visuels bien spécifiques, mis en valeur par trois coloris différents en arrière-fond :

  • Les câbles sont assimilés à des spaghettis
  • Les touches du piano à des frites
  • Le bois du violon à une glace

Si je devais choisir mon visuel préféré, je choisirais sans doute le premier ou le deuxième étant donné que je trouve le principe du détournement fort efficace : le type qui a conçu la pub s’est basé sur la forme de ces objets musicaux pour y associer un aliment. Par rapport, je trouve la version « violon » un peu moins réussie : l’analogie entre le bois et la crème glacée demeurant un peu obscure pour moi (à moins que le point commun  ne soit à chercher du côté de la couleur chocolat/vanille ?).

Voici les trois pubs.

Voici les trois pubs.

Pourquoi ça marche

A une époque où une grande partie des espaces publicitaires du métro parisien est envahie par des pubs pour des entreprises style Foodora, Deliveroo ou Ubereats qui mettent des aliments super appétissants au centre de leur affiche, je trouve que cette pub pour la Philarmonie est un vrai coup de génie : elle se fond toute seule dans la masse ! Le passant aperçoit une photo de crème glacée, commence à saliver… et puis se rend compte qu’il ne s’agit nullement de lui vendre de quoi manger mais de quoi écouter.

Le risque était toutefois que ces trois affiches publicitaires se fondent un peu trop bien dans la masse…. Et c’est pourquoi le choix de ces coloris un peu « flashy » en arrière-fond constitue un choix fort avisé.

Enfin, le concepteur a fait en sorte qu’il y en ait pour tous les goûts. Bonne trouvaille ! Vous êtes plutôt bec sucré ? Vous adorerez la pub avec le violon/glace. Vous ne jurez que par le fast food ? La pub avec le piano est pour vous !

Quelle interprétation donner ?

On ne donne pas à manger uniquement à son corps mais aussi à son intellect. On parle bien de « nourriture spirituelle », non ? Le slogan est aussi à étudier : « La musique sans limites » : la Philarmonie semble nous inviter à une formule « à volonté » : impossible qu’il n’y ait rien qui ne vous plaise dans la carte. On remarquera aussi que la plupart des aliments choisis ne sont pas classés parmi les plus light : glace bourrée de sucre, frites… Cette invitation à se faire plaisir « sans limites » est aussi une façon d’assimiler la musique à un péché mignon. Rien de mieux pour rendre la musique particulièrement attractive !

Alors ? Allez vous céder à la tentation ?

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J’ai testé la chaîne EXKI

Publié le par Messergaster

Il n’y a pas longtemps, j’ai revu une amie sur Paris. Comme elle est végétarienne et comme elle m’avait dit qu’elle voulait manger un truc léger, je me suis dit que le mieux, c’était d’aller au EXKI de Saint-Lazare. J’étais souvent passée devant cette enseigne… mais je n’étais jamais entrée. Voici donc le verdict.

En haut, des exemples de dessert. En bas, ce que j'ai finalement commandé : une part de quiche (à droite) et un carrot cake (à gauche).

En haut, des exemples de dessert. En bas, ce que j'ai finalement commandé : une part de quiche (à droite) et un carrot cake (à gauche).

Un fast-food healthy et varié

Le choix est assez impressionnant : il y a des salades, des sandwiches… Mais aussi des plats chauds comme des quiches ou des empanadas. Question dessert aussi, il y a l’embarras du choix : fromage blancs parfumés, gâteaux, macédoines
J’apprécie beaucoup leur engagement : la plupart des plats sont végétariens et les quelques plats qui ne le sont pas contiennent du poulet ou du poisson issus de filières respectueuses du bien-être animal.

Des détails qui m’ont rendue plus perplexe

Je me rends parfaitement compte que le but de EXKI est de proposer une restauration rapide, mais de bonne qualité. Or, qui dit « restauration rapide » dit aussi couverts et verres jetables. Je trouve, personnellement, que c’est un peu dommage de ne pas proposer d’alternative plus « durable » aux clients qui consomment sur place : laver des verres me semble plus respectueux de la nature (même si le verre en carton que, du coup, j’ai utilisé était sûrement fait en fibres recyclées ou recyclables).
Autre point qui m’enthousiasme un peu moins : le prix. Entendons-nous bien : je me rends parfaitement compte que si l’on veut manger bon et sain, il faut mettre le prix, hein ! Néanmoins… pour la quiche et le carrot cake que j’ai pris (voir photo), j’en ai eu pour presque 8 euros (7,95 pour la précision). Ah.

 A refaire ?

Définitivement oui. Ok, le prix n’est pas donné mais bon, à Paris, en même temps, qu’est-ce qui l’est ? J’aime l’éventail des plats proposés et… (ça va paraître bête) mais on se régale davantage quand on sait que ce que l’on mange n’est pas seulement « bon » au goût mais aussi « bon » pour la planète.

Publié dans Focus alimentaires

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Que mange-t-on aux concerts ?

Publié le par Messergaster

Si vous me suivez sur Facebook et Instagram, vous savez alors que, le 1er juillet, je suis allée au Stade de France à Saint-Denis pour écouter mon groupe préféré en absolu : Depeche Mode.
Si vous avez bonne mémoire, vous savez aussi que, il y a 4 ans, j’avais déjà vu Depeche à un autre stade : l’Olympia Stadion de Berlin.

J’aimerais donc proposer un rapide article à propos de ce que l’on peut boire et manger quand on va à un concert qui se tient dans un stade – en mettant les deux pays en miroir.

Et voici mes "précieux"...

Et voici mes "précieux"...

Boire

2013, Berlin : Messer Gaster arrive en avance et en profite pour s’acheter un coca (j'en suis moi-même étonnée : un coca ? Sans doute avais-je encore trop fait la fête la veille ?). Elle compte bien récupérer le verre qui constituera un beau souvenir de son concert (d’ailleurs, j’en parlais déjà dans cet article-ci). En voyant le prix, elle est un peu étonnée (je ne me rappelle plus du prix exact : quelque chose entre 6 et 7 euros peut-être ?) : elle se doute bien que le prix de la consigne uni au fait qu’on exploite la « devotion » des fans de DM pour faire du marketing doit y être pour quelque chose… Elle trouve cela cher en comparaison du prix moyen des boissons en Allemagne. Tant pis : elle s’incline et paye.

2017, région parisienne : Messer Gaster arrive en avance et en profite pour s’acheter une bière. Elle compte bien récupérer le verre qui constituera un beau souvenir de son concert (d’ailleurs, sa photo fut postée sur instagram et facebook). En voyant, le prix, elle est bien plus qu’étonnée : 9 euros ?! Comme toujours, la dévotion est telle que Messer Gaster s’incline et paye (on ne reconnaîtrait presque pas sa radinerie légendaire !). Messer Gaster va prendre place dans la fosse, un monsieur lui demande combien elle a payé sa bière. En entendant ma réponse, il lève les yeux et dit : « Quels b**ards ! ».

Bilan : cela se passe de commentaires. Je citerai peut-être juste un vers de « Everything Counts » : « the grabbing hands, grab all they can… ».
(Ah et oui : même si j'étais présente au tour de promotion de Sounds of the Universe, je n'ai pas de verre-souvenir chez moi - hélas !).

Manger

2013, Berlin : Messer Gaster n’a pas acheté à manger au concert de DM à Berlin. Elle se souvient en revanche très bien des stands de Wurst et de Bretzels

2017, région parisienne : Messer Gaster n’a toujours pas acheté à manger au concert de DM. Elle se souvient en revanche assez bien des stands de grillades (des gens sortaient avec de grosses barquettes de frites).

Bilan : je n’ai pas l’habitude de manger sur les lieux de concerts… Mais j’avoue que cela m’a fait très bizarre de ne pas voir les sempiternels bretzels berlinois ! C’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’inspiration pour cet article.

***

Et vous ? Que pensez-vous de ce qu’on mange ou boit au concert ? Avez-vous, vous aussi, l’impression qu’on vous arnaque quand même un peu ?

Publié dans Saveurs du monde

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Spécialités russes

Publié le par Messergaster

Et voici le dernier article consacré aux choses à tester absolument quand on va visiter la Russie. L’article se veut assez court étant donné que j’ai déjà abordé d’autres aspects de la cuisine russe ailleurs (ici, ici et ici).

Soupes

Un repas russe commence en général par une entrée chaude. En général, on vous propose des soupes très variées : à la viande, sans viande, avec crème fraîche, avec champignons… C’est bon et ça réchauffe ! J’ai repris du borsch pendant ces vacances : ça ne dépasse pas celui que faisait mon ancienne coloc’ moitié polonaise (recette ici)… mais je me suis bien régalée quand même.

Borsch à gauche, petite soupe à la viande à droite.

Borsch à gauche, petite soupe à la viande à droite.

Raviolis

Pour ce thème, je vous renvoie à l’article consacré à la question. Vous pouvez cliquer ici.

Viande 

La plupart du temps, la viande est soit mijotée/ bouillie, soit hachée (dans les farces) soit frite. Si vous êtes plutôt poisson, vous allez vous faire plaisir : le saumon est bon marché… et puis, il faut tester le caviar (euh... il faut mettre un peu plus, par contre) !

Fruits et légumes

La Russie est un pays immense, une fédération même. Du coup, des produits frais sont disponibles toute l’année puisqu'on les trouve à différentes longitudes et latitudes. Un conseil, cependant : les fruits et légumes dans des petites supérettes style « Dixie » sont assez flapis. Essayez de repérer un supermarché plus fourni (ex : « Okay ») ou, mieux encore, repérerez les vendeurs ambulants : j’ai ainsi acheté des mûres délicieuses en revenant de Tsarkoje Selo !

Desserts et produits à base de farine

Je vais être franche. Je n’ai goûté à aucun vrai dessert en Russie… A part la pastila – sorte de guimauve à la pomme.

Ah et puis, il y a les blinis. D’ailleurs, cela mérite un point à part : les blinis ne sont pas que ces disques de pâte sur lesquelles déposer du saumon le soir du 31 décembre. Non. Les blinis russes se présentent comme des crêpes à tous les effets (elles sont d’ailleurs enroulées) : certains blinis sont fourrés avec quelque chose de sucré (et font alors office de dessert) alors que d’autres contiennent quelque chose de salé (ex de la viande hachée).
Autre produit à base de farine qui existe en version salée (ex à la viande hachée) ou sucrée (ex à la pomme) : les pirojki. On pourrait comparer cela à des petits chaussons de pâte briochée.

Pirojki à la viande.

Pirojki à la viande.

Sachez-le en tout cas : des sucreries russes existent bel et bien (bonbons, chocolats, beignets…) : si vous goûtez, vous me direz comment c’est !

Publié dans Saveurs du monde

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Tous à la cantine russe : vive la stolovaya!

Publié le par Messergaster

S’il y a un truc qui a fait mon bonheur pendant mon séjour en Russie, c’est bien le système des « stolovaya ».

En quoi ça consiste ?

Une stolovaya n’est rien d’autre qu’une simple cantine : en y entrant, vous avez l’impression de retomber en enfance ! Vous tenez votre plateau, vous avez un choix de plats devant vous et vous payez à la fin. Quand vous avez terminé de manger, vous déposez votre plateau à l’endroit prévu pour libérer la place (ou alors une serveuse vient le débarrasser).

Ce ne fut pas le repas le plus équilibré du siècle (trop de féculents, je sais)... Mais je crevais de faim. (les trucs sur la droite étaient des sortes de gros raviolis farcis à la viande).

Ce ne fut pas le repas le plus équilibré du siècle (trop de féculents, je sais)... Mais je crevais de faim. (les trucs sur la droite étaient des sortes de gros raviolis farcis à la viande).

Pourquoi c’est bien ?

J’en parlais avec une amie qui adore la Russie. Quand je lui ai fait part de ma découverte des « stolovaya » et de ma soudaine passion pour ce type de restauration, elle a résumé en une phrase tout les avantages présents : « pas cher, toilettes, wifi ». Et c’est tellement ça !!!

Le prix : pour une somme dérisoire, vous avez un repas du midi absolument correct. Ok, ce ne sera pas le repas gastronomique du siècle… Mais sérieusement, pour moins de 3 euros, j’ai eu droit à une soupe et à un plat de résistance (et le choix est large). J’ai pas pris de dessert mais ce type d’endroit en propose. La possibilité existe de terminer sur un thé ou un café.
Bref, le rapport qualité-prix surpasse là celui du kebab berlinois.

Les toilettes : eh oui ! Les « stolovaya » ne sont pas toujours pourvues de locaux énormes… mais les toilettes son bien présentes ! Pratique quand on passe sa journée à faire du tourisme !

Internet : Et c’est justement la phrase de ma pote qui m’a fait remarquer la présence de wifi dans ces cantines ! Tellement habituée à ne pas capter de réseau, je n’avais même pas essayé de me connecter auparavant. Et puis, un jour, dans une stolovaya de Saint-Pétersbourg, j’ai aperçu près de la caisse le code du wifi. Joy !

Quelques adresses

Voici les endroits où je suis allée… si jamais vous voulez tester :

  • Stolovaya 57 à Moscou (il s’agit de la cantine du dernier étage des grands magasins Goum : en vérité, cela a été la première stolovaya que j’ai testée… et c’est cette qui m’a plu le moins).
  • Stolovaya « Lochka » (« Cuillère ») : je ne me souviens plus du numéro mais l’endroit se trouve rue Antonienko à Saint-Pétersbourg.
  • Plusieurs Stolovaya se trouvent sur la Ligovski Prospekt à Saint-Pétersbourg.  A vous de trouver celle dont les plats vous feront le plus envie.
J'avais pris des feuilles de chou farcies. A gauche Stolovaya "57" (Moscou). A droite, Strolovaya "Lochka" (Saint-Pétersbourg).

J'avais pris des feuilles de chou farcies. A gauche Stolovaya "57" (Moscou). A droite, Strolovaya "Lochka" (Saint-Pétersbourg).

Alors, vous avez choisi votre menu ?

Publié dans Saveurs du monde

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La vaisselle russe

Publié le par Messergaster

Un article qui sort un peu des sentiers battus… Pour parler d’un point qui m’a assez intriguée pendant ces vacances : la vaisselle et les verres russes.

Les verres

Voici une petite curiosité qu’une amie (revue à Moscou après 4 ans) m’a raconté : le type de verre faceté que vous pouvez voir dans la photo a été dessiné par Vera Moukhina ! Si vous avez oublié qui est cette femme, je vous conseille d’aller ouvrir le livre d’histoire de Troisième de votre enfant : elle est la créatrice de la célèbre statue de L’Ouvrier et de la Kolkhozienne (1937). Bref, c’est tout un symbole !

Tout le resto avait un petit côté rétro...

Tout le resto avait un petit côté rétro...

Les couteaux

C’est sûrement la première chose qui m’a marquée. Il faut savoir que toujours dormi en auberge de jeunesse pendant mon voyage : à chaque fois, j’ai donc eu toute une cuisine à disposition (plus qu’un simple micro-ondes, hein !). Je pouvais aussi utiliser les couteaux et les fourchettes présentes pour manger. C’est à ce moment-là que je me suis aperçue que les couteaux russes… ne coupent pas !

Essayez de couper une pomme avec...

Essayez de couper une pomme avec...

Bon, il faut une explication : en fait, ils ont juste un bout arrondi et une quasi absence de « dents », bref des quasi « couteaux à beurre ». Pas de souci, quand on veut juste couper une omelette… Mais les choses se corsent quand on voudrait ne serait-ce que couper une tomate ou un petit pain.
Après réflexion, j’ai compris la raison de cette chose étrange : la plupart du temps, la viande que l’on mange en Russie est bouillie ou hachée. Nul besoin du couteau bien tranchant qui est indispensable pour manger un bon steak de bœuf à la française.

Les manches des couverts

Et je regrette de pas avoir pensé à faire de véritable photo de la chose… Mais, bon vous pouvez vous en faire une idée avec la photo précédente. En effet, j’ai l’impression qu’il y a très peu de couverts « simples » (style « ikea », pour nous comprendre), en Russie : à chaque fois, je suis tombée sur de jolis petits couverts tout décorés ! Comme c'est agréable !

Voilà. Car le plaisir de manger passe aussi par la vaisselle que l’on utilise, non ?

Publié dans Saveurs du monde

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Les raviolis russes

Publié le par Messergaster

Dans une autre vie, j’ai écrit pour un célèbre site de cuisine un article consacré aux différents types de raviolis que l’on peut manger dans le monde. Ironie du sort : dans l’article en question, j’évoquais au moins trois types de raviolis que l’ont peut manger en Russie… et à l’époque, je n’en avais pas encore goûté un seul !

Je remédie donc avec ce premier article dédié aux spécialités culinaires que l’on peut manger au pays de Pouchkine et Tolstoï : je viens en effet de passer deux semaines merveilleuses en Russie !

Vareniki

Ce type de ravioli serait originaire de l’Ukraine, à ce qu’il semble.  De forme plutôt allongée (demi-lune, disons), ils sont généralement proposés en guise de plat de résistance avec les garnitures suivantes : pommes de terre (version la plus fréquente), mais aussi chou ou viande… Il existe toutefois aussi les célèbres vareniki à la cerise ou autres fruits rouges : j’avoue, je n’ai pas osé goûter.

Vareniki au chou, mangés près du Bolshoï avec une amie Russe que j'avais rencontrée à Berlin il y a 4 ans !

Vareniki au chou, mangés près du Bolshoï avec une amie Russe que j'avais rencontrée à Berlin il y a 4 ans !

Pelmeni

A chaque fois que j’ai demandé à un Russe, Biélorusse ou Ukrainien de me dire ce que je devais absolument goûter en Russie, on m’a recommandé les pelmeni. C’est fou comme ce plat est populaire ! Cette fois-ci, il s’agit de ravioli qui ressemblent un peu aux tortellini italiens, au moins pour la forme circulaire. A l’origine les pelmeni viennent de la Sibérie mais on les trouve néanmoins même dans de grandes villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg.  En général, ils contiennent de la viande.

Khinkali

Cette fois-ci, on va vers des raviolis en format « king-size ». Les kinkhali sont d’origine georgienne et contiennent le plus souvent de la viande. J’en ai mangé d’excellent dans un restaurant de l’île Vassilevski à Saint-Pétersbourg : ils étaient au bœuf, préparés avec un peu d’ail… Bref, un repas succulent et qui m’a couté l’équivalent de 5 euros seulement ! Elle est pas belle, la vie ?

(J'ai un nouveau portable depuis mars : comme elles sont les floues, les photos qu'il fait !)

(J'ai un nouveau portable depuis mars : comme elles sont les floues, les photos qu'il fait !)

Bref, voilà un petit panel des raviolis que l’on peut déguster en Russie, si jamais vous voulez tester !

Publié dans Saveurs du monde

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Clafoutis à la cassonade

Publié le par Messergaster

Vous devriez avoir vu passer la photo en juin sur les réseaux sociaux… Mais ce n’est que maintenant que je trouve enfin le temps d’en publier la recette. Voici donc une énième version du clafoutis sur mon blog.

Voici la photo...

Voici la photo...

Voici la recette (pour un assez petit moule… disons 4 personnes) :

-2 dL de lait entier
-125g de cassonade

- Un sachet de sucre vanillé
- 125g de farine
- 2 œufs
- 450g de cerises

Commencez par tapisser votre moule de papier sulfurisé : remplissez-le de cerises de façon à ce que toute sa surface soit recouverte.
A part, battez les œufs, la cassonade et le sucre vanillé. Incorporez le lait. Ajoutez la farine en mélangeant soigneusement pour éviter  la formation de grumeaux. Versez la pâte sur le moule contenant les cerises.

Faites cuire une heure dans un four à 160°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson en fonction de votre four).

Notes :

- Si vous aimez, vous pouvez servir le clafoutis avec un peu de sucre glace par-dessus.
- Vous l’avez certainement remarqué : je ne fais pas partie de ceux qui retirent les noyaux avant de faire cuire le gâteau.

- D’autres recettes de clafoutis ? Vous pouvez aller voir la recette « classique », la recette du clafoutis au porto, la recette du clafoutis au raisin ou encore la recette du clafoutis au lait d’amande.

Publié dans Recettes sucrées

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Comment choisir son vin ?

Publié le par Messergaster

ATTENTION : cet article s’adresse aux profanes du vin,  c’est-à-dire à tous ceux qui n’y connaissent presque rien !

On n’est pas tous des spécialistes du vin. Certains d’entre nous ont eu la chance de suivre des cours de sommelier ou des formations permettant de se familiariser avec le vin. Certes, grâce au Salon des Vignerons Indépendants, on peut partir à la découverte de quelques noms célèbres et qui ne laissent pas indifférents… Mais est-ce suffisant pour s’y connaître ? Et surtout, cela nous aide-t-il vraiment pour savoir quoi ramener quand on est invité quelque part ?
Une fois cette question (rhétorique) posée, passons donc aux critères que l’on peut faire jouer pour ne passer pour un parfait ignare devant la personne qui nous invite dîner chez elle :

Comment choisir son vin ?

Faire confiance au nom

Revenons au Salon des Vignerons : grâce à cet événement, au moins en ce qui me concerne, j’ai pu me familiariser avec certains vins au nom célébrissime : Saint-Emilion, Chateauneuf-du-Pape… Ces vins n’ont même pas besoin de présentation ! Investir dans ce type de bouteille devrait donc vous garantir de faire belle impression sur votre hôte.

Faire confiance au prix

En général, il faut quand même mettre le prix pour une bonne bouteille de vin. Certes les vins cités dans le paragraphe précédent ne sont pas donnés mais, sans aller dans ces extrêmes, il est tout à fait possible de trouver des bouteilles convenables à prix abordable. En plus, le prix est un indicateur permettant d’attirer votre attention aussi sur d’autres critères : en général, certaines années coûtent plus chères que d’autres, par exemple. De même, si le vin est bio, cela aura une incidence sur le coût, bien sûr.
Petit bémol : je peux pas m’empêcher de penser que certains producteurs peu fiables doivent vendre leur vin de médiocre qualité à prix bien trop élevé – uniquement dans le but de rassurer la clientèle (qui se méfierait, sinon, d'une bouteille trop bon marché). Est-ce que des spécialistes du vin peuvent me dire si je me fais des films ?

Faire confiance à sa propre expérience

Le mieux est donc de s’écouter et de faire confiance à son propre goût : on n’est pas tous égaux devant le vin. Certains préfèrent tel type de vin, d’autres s’orientent plutôt vers un autre genre etc.  Au fur et à mesure que vous tombez donc sur des vins qui vous plaisent, notez-en le nom. Ainsi, si jamais vous voulez ramener du vin à la personne qui vous invite à dîner, ce n’est pas uniquement une bouteille de rouge que vous allez partager… mais aussi votre propre expérience, vos propres souvenirs.
Besoin de vous simplifier la vie ? A l’époque du web 2.0, il existe toute une série d’applis grâce auxquelles garder une trace des vins qui vous ont plu. Je vous mets un lien, si jamais la chose vous intéresse : cliquez ici.

Et vous ? D’autres astuces pour savoir quoi ramener quand on est invité quelque part ?

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Pâte au pavot pour escargots briochés (mohnschnecken)

Publié le par Messergaster

J’en ai déjà parlé dans quelques articles : parmi les choses que j’adore m’acheter quand je vais à Berlin, il y a sûrement les « mohnschnecke » - à savoir ces brioches roulées à base de pavot. Comme les graines de pavot coûtent trois fois rien en Allemagne, je me suis dit que j’allais ramener la matière première chez moi pour reproduire ces délices à la maison.

Bon : sur le rendu visuel, il y a encore à travailler.

Bon : sur le rendu visuel, il y a encore à travailler.

Attention : la recette que je vous mets là ne concerne que la garniture. Pour la pâte, vous pouvez utiliser votre recette habituelle de pâte à brioche.

Voici donc la recette (les quantités sont pour de la pâte à brioche préparée avec 500g de farine) :


- 175g de graines de pavot
- 65 mL de lait entier tiède
- 25g de beurre mou
- 100g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 œuf


Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients dans l’ordre suivant : graines de pavot, lait, beurre, sucre, sucre vanillé, œuf.
Vous pourrez alors étendre votre pâte à brioche et la tartiner avec cette mixture. Il ne restera plus qu'à enrouler le tout sur lui-même : coupez différents disques, faites lever une dernière petite fois… et hop au four !


Notes :

- J’adore les mohnschnecken au moment du petit-déjeuner : elles accompagnent à merveille un cappucino !

Publié dans Recettes sucrées

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Gâteau marbré au mascarpone

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai préparé un tiramisu. Toutefois, comme il me restait un peu de mascarpone, j'ai voulu chercher une petite recette pour mettre à profit cet ingrédient. C’est ainsi que je suis tombée sur le blog de Papa en Cuisine. Ni une ni deux : je me suis mise aux fourneaux !

Cette fois-ci, j'ai préparé mon marbré dans un moule couronne.

Cette fois-ci, j'ai préparé mon marbré dans un moule couronne.

Voici donc la recette :

-125g de sucre
-2 œufs
-1 sachet de sucre vanillé
-125g de farine
-½ sachet de levure chimique
-125 de mascarpone
-100g de chocolat noir

Commencez par faire fondre le chocolat au bain-marie et réservez.
Cassez les oeufs et battez les jaunes avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez le mascarpone et mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure. Montez les blancs en neige et intégrez-les à la pâte.
Séparez votre pâte et intégrez le chocolat dans l’une des deux moitiés.
Versez la pâte dans votre moule (moule couronne pour moi mais un moule à cake c’est très bien aussi) en alternant les couches au chocolat et les couches à la vanille. Faites cuire 30-40 minutes à 180°C (surveillez la cuisson : chaque four est différent !).

Notes :

- On obtient un gâteau bien moelleux : ce n’est pas la texture du marbré classique mais il n’est absolument pas « sec », bien au contraire !
- Il est très bon à manger seul mais donne le meilleur de lui-même avec un petit expresso.

Publié dans Recettes sucrées

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Ces gens qui doivent forcément mettre leur grain de sel partout…

Publié le par Messergaster

Voici la tarte qui a déclenché l'article du jour...

Voici la tarte qui a déclenché l'article du jour...

Commençons par clarifier les choses : le titre de l’article est, bien sûr, à prendre au sens figuré et non au sens propre. L’article du jour traitera cependant bien de cuisine. L’inspiration m’est venue en m’apprêtant à faire la tarte aux fraises de la semaine dernière (voir photo de cet article) : j’étais chez ma grand-mère et ma mère était là aussi. Je prépare mes petits ingrédients, je mets ma crème pâtissière sur le feu… et bim, au fur et à mesure, toute une série de remarques (« conseils » ?) de la part de ma mère :

- Et si tu mettais du sucre glace ?

- Tu es sûre que tu as laissé assez épaissir ?

- Et si tu ajoutais aussi des groseilles ? (vous pouvez voir dans la photo que j’ai réussi à l'empêcher de mettre les groseilles dans la garniture… mais qu’elle a quand même tenu à en disposer certaines tout autour de la tarte).

Voilà, moi j’appelle ça « vouloir mettre absolument son grain de sel partout ». Il y a des gens qui peuvent pas s’en empêcher, c’est plus fort qu’eux. Et, dans leur tête, ça n’a pas du tout pour but d’être casse-pieds ou agressif, j’imagine…  Peut-être croient-ils sincèrement aider ? Mais, moi, à chaque fois, ça a le don de m’agacer au plus haut point.

J’avais pensé à ajouter une suite à cet article mais, après réflexion, je préfère faire court. Dites-moi plutôt dans les commentaires si vous connaissez, vous aussi, des gens comme ça : parents, partenaires, colocs… ? Ou alors êtes-vous vous-mêmes un ou une control freak ?

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Tarte aux fraises à la cassonade

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’avais une envie folle de tarte aux fraises. Sachant que je comptais aller voir ma grand-mère prochainement, je me suis dit que le moment était venu de me mettre aux fourneaux. Cette version de tarte aux fraises ressemble énormément à la recette publiée en 2013 (la voici) mais présente une petite nouveauté, à savoir l’emploi de sucre de canne.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Voici donc la recette :

Pâte sablée :

- 125g de beurre
- 1 oeuf
- 140g de cassonade
- 125g de beurre salé (mou)

Garniture :

- 250 mL de lait entier
- 1 œuf
- 50-60g de cassonade
- 1 sachet de sucre vanillé
- 30g de farine
- 300g de fraises

Préparation de la pâte

Battez l’œuf avec la cassonade. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de façon à obtenir un mélange « sableux ». Terminez en ajoutant le beurre coupé en morceaux. Pétrissez la pâte et laissez-la reposer une petite heure.
Une fois ce laps de temps écoulé, étalez la pâte et placez-la dans votre moule. Piquez-en la surface plusieurs fois avec une fourchette et disposez quelques haricots secs (ou des pâtes) dessus : cela permettra d’éviter que la tarte ne gonfle pendant la cuisson.
Faites cuire une vingtaine de minutes à 200°C (surveillez votre four : la tarte doit être légèrement dorée).

Préparation de la garniture

Commencez par faire chauffer le lait : il doit être chaud sans être bouillant. A part, battez l’œuf avec le sucre vanillé et la cassonade. 
Ajoutez la farine dans la casserole, une fois le lait chaud : fouettez pour éviter les grumeaux. Incorporez le mélange œuf+sucre et continuez de tourner la crème (entre temps, vous aurez baissé le feu pour éviter que cela ne cuise trop vite). Retirez la crème aux premiers bouillons.

Montage de la tarte

Tartinez la pâte sablée de crème pâtissière. Après quoi, disposez les fraises coupées en deux : plus il y en a, mieux c’est !

Notes :

Si vous voulez remplacer les fraises par les framboises, c’est parfaitement possible ! On peut même mélanger les deux !

Publié dans Recettes sucrées

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"Bon appétit" de Katy Perry

Publié le par Messergaster

Précisons-le d’emblée, afin d’éviter tout malentendu : je n’ai pas du tout l’habitude d’écouter ce genre de musique… malgré l’impression que peut donner ce blog! (car oui, j’ai un peu honte… mais j’avais déjà consacré un article à l’univers « gastronomique » d’un autre clip de Katy Perry... cliquez ici pour voir l'article)
L’article du jour va donc parler du nouveau clip de la chanteuse : « Bon appétit ». Il est dirigé par un « certain « Dent de cuir »… et bon, le nom est déjà tout un programme, je trouve.

Voici le clip de la chanson.

Un clip qui ne plaira pas aux féministes

C’est probablement la première chose que j’ai pensée en voyant ce clip : « mes amies féministes vont probablement détester ». Il faut dire que tout est là pour que la femme soit littéralement vue comme un « morceau de viande » : il suffit de visionner le début du clip où une Katy Perry dormant dans une barquette de polystyrène recouverte de cellophane (comme une « dinde ») est brusquement réveillée par des cuisiniers (tous hommes) qui veulent la cuisiner… Le clip commence d'ailleurs nettement avec un gros plan sur le postérieur de la chanteuse !
Au-delà de ça, les allusions sexuelles sont innombrables : surtout dans le dernier tiers de la vidéo, quand la chanteuse arrive à table : les huîtres et les moules sont un symboles classique pour désigner le sexe féminin, par exemple (je suis étonnée que la grenade et la figue soient, en revanche, absentes). Idem, dans la scène de la casserole, on ne peut pas ne pas se dire que la pompe à jus sur laquelle la chanteuse appuie pour faire sortir le bouillon n’évoque pas un sexe masculin…
De façon générale, je vous renvoie à toutes les analyse sur le « male gaze » (concept de Laura Mulvey) qui ont été menées : la caméra se délecte vraiment en s’arrêtant sur chaque partie du corps de Katy (entrejambes y compris, voir la scène du pétrissage.... quoique, à bien regarder, il ne doit pas s'agir de la chanteuse à ce moment-là, mais d'une doublure).

Cependant,  des trouvailles intéressantes

Sans vouloir minorer le côté « gênant » de la vidéo, j’aimerais quand même prendre le temps de citer quelques moments du clip qui sont, à mon avis, de bonnes trouvailles créatives. J’en citerai trois :

  • La scène du pétrissage (revenons-y) : si l’on laisse de côté le côté « objectification de la femme » (qui, ok, est patent), on pourra peut-être trouver que c’est tout de même une scène assez bien menée. Les effets spéciaux qui visent à montrer la contorsion du corps (cf le pied, la façon dont les mains plongent dans la chair ou encore le recours discret au mannequin) sont assez remarquables, je trouve.
  • L’expression du cuisinier juste avant de présenter le plat à la salle : cette mimique, je la trouve imparable, je l’avoue. Le type vient d’ajouter les derniers détails à sa création et, comme n’importe quel artiste, il est ultra content de luimême – chose qu’il traduit par un geste qui montre toute sa fierté. Je kiffe, j’y peux rien (et c’est pas un hasard si Katy reproduit le même geste à la fin).
  • La scène du vernis à ongles : un moment légèrement moins trash… qui ressort donc par rapport aux autres.

Des points qui me laissent perplexe

Il reste toutefois plusieurs points du clip qui me laissent méditative et que je n’arrive pas à élucider. Les voici :

  • Le plat préparé par les cuisiniers est une jolie femme super « appétissante ». Pourquoi alors, quand Katy Perry met en acte sa vengeance constituant à manger les invités, elle se retrouve avec une tourte toute dégueu avec un pied qui sort de la croûte ? En tant que spectatrice, j’ai du mal à comprendre ce brusque passage de la haute cuisine…. à la bouffe un peu bas de gamme. Ou alors faut-il y voir une allusion à la lutte des classes ???
  • Pourquoi le rappeur, au moment de son solo, fait mine de répondre au téléphone avec une liasse de dollars ? Faut qu’on lui explique que les conversations risquent d’avoir du mal à passer ?
  • Pourquoi la chanteuse chante « fresh out the oven »… alors qu’elle est dans un réfrigérateur, au début du clip ?

Bref, voici une vidéo qui permet de donner un sens nouveau au mot « foodporn »… Quelle est votre opinion à ce sujet ?

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Une scène de repas chez Bukowski

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je lisais le livre Ham on Rye de Bukowski (Souvenirs d'un pas grand-chose, dans la traduction française).
Verdict : ce n’est pas mon livre préféré de cet auteur…  mais il y a de bons moments et cette oeuvre permet de mieux comprendre la jeunesse de Bukowski/Chinaski.
Au chapitre 9, on trouve un moment dédié à la bouffe que j’aimerais partager avec vous. La traduction est de moi.. soyez indulgents.

Charles Bukowski.

Charles Bukowski.

Contexte : le personnage principal (qui est encore un gamin) vient de se faire battre par son père au chapitre 8. Au chapitre suivant, on le voit sortir de sa chambre pour se mettre à table et dîner.

Mon père parlait de son travail, comme toujours :
- J’ai dit à Sullivan de réduire la distribution à deux personnes et de se relayer pour laisser un homme à la maison. Personne ne se donne vraiment à fond au travail…
- Ils devraient t’écouter, chéri, dit ma mère.
- Excusez-moi, dis-je, s’il vous plaît, excusez-moi, mais je n’arrive pas à manger…
- TU MANGERAS, tu vas voir ! dit mon père. Ce plat, c’est ta mère qui l’a cuisiné !
- Oui, dit ma mère. Carottes, petit-pois et roastbeef.
- Et purée de pommes de terre avec de la sauce, dit mon père.
- Je n’ai pas faim.
- Tu mangeras toutes les cacarotes et les pipi-pois que tu as dans l’assiette ! dit mon père.
Il essayait de faire de l’humour. C’était une de ses blagues préférées.
- Chéri !, dit ma mère d'un ton mi-choqué, mi-scandalisé.
Je commençai à manger. C’était terrible. J’avais l’impression de les manger, eux, ceux en quoi ils croyaient, ce qu’ils représentaient. Je ne mâchais rien, j’avalais et c’est tout - pour m’en débarrasser au plus vite. Pendant ce temps, mon père disait que tout était très bon, que nous avions de la chance à manger cette nourriture excellente, que beaucoup de gens dans le monde et même beaucoup de gens aux Etats-Unis étaient pauvres et mourraient de faim.
- Quel gâteau as-tu préparé, chérie ? demanda mon père.
Son visage était horrible, les lèvres en avant, grasses et mouillées de plaisir. Il se comportait comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il ne m’avait pas frappé. Quand je retournai dans ma chambre, je pensais : ceux-là, ce ne sont pas mes vrais parents, ils doivent m’avoir adopté et maintenant ils sont tristes de voir ce que je suis devenu.

Ham on Rye, Charles Bukowski (chapitre 9).

Commentaire

Cette scène du repas revient à plusieurs reprises dans le livre. Je trouve ces passages particulièrement réussis et parlants. Cet extrait du chapitre 9 est le premier texte que je lis qui me montre de façon aussi claire à quel point l’acte de manger la nourriture de quelqu’un… revient en quelque sorte à en accepter les valeurs. Le personnage principal a beau être obligé de « gober » ce que lui racontent ses parents… il garde néanmoins le libre arbitre de ne pas mâcher – c’est-à-dire qu’il réduit au minimum le contact avec ces aliments-valeurs qui le dégoûtent : ce ne seront donc pas ses dents mais ses sucs gastriques qui décomposeront la nourriture…. Pour ensuite la réduire à l’état d’excrément à éliminer. L’ensemble des aliments-valeurs se limite à transiter dans le corps du protagoniste…. Sans vraiment le toucher.
Quand on connaît la vie de Bukowski ou la suite des aventures de Chinaski (ex dans Factotum), on voit à quel point les valeurs parentales n’ont eu aucune prise sur le jeune homme. Voici un exemple tout simple. Le père a toujours fait l’éloge du travail ? Chinaski/Bukowski ne gardera pourtant jamais longtemps un boulot.

Pour conclure

Encore une fois, ce livre n’est pas mon préféré… Mais si vous avez aimé Factotum et Women, voici un autre texte à découvrir pour mieux comprendre l’univers de Bukowski.

Publié dans Lectures gourmandes

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Spaghetti aux encornets

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai acheté des encornets. J’aime bien ces petites choses… et ça faisait une éternité que je n’en avais pas mangé ! J’ai donc décidé de m’en servir pour faire une sauce pour les pâtes.

J'avais très faim, ahah !

J'avais très faim, ahah !

Voici donc la recette (les ingrédients sont donnés pour une personne : multipliez les doses en fonction de votre nombre de convives) :
- 1 grosse tomate
- 200g d’encornets (s’ils sont surgelés, pensez à les laisser décongeler la veille)
- Un demi-oignon (ou une échalote)
- Une bonne cuillérée d’huile
- Quelques brins de persil
- Du sel et du poivre
- 80g de spaghetti

 

Dans une poêle, faites revenir le demi-oignon émincé dans un peu d’huile. Ensuite, ajoutez la tomate pelée et coupée en dés ainsi qu'un quart de verre d’eau. Terminez en incorporant les encornets. Faites mijoter à feu moyen en tournant régulièrement.
Pendant ce temps, à part, faites bouillir de l’eau et commencez à faire cuire les spaghetti.
Après une dizaine de minutes, la sauce devrait être quasiment prête : ajoutez du sel, du poivre et un peu de persil.
Une fois le temps de cuisson écoulé, égouttez vos spaghetti. Garnissez-les avec la sauce.

Notes :
- Vous pouvez remplacer le persil par de l’aneth. De même, si vous préférez quelque chose de plus relevé, un peu de piment s’intégrera parfaitement à la sauce. Enfin, si vous voulez, remplacez le quart de verre d’eau par du bouillon, n'hésitez pas.
- S’il vous plait, pas de fromage sur cette recette ! En Italie, on ne met jamais de parmesan sur un plat de pâtes à base de poisson !

Publié dans Recettes salées

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Ces problèmes culinaires que tous les impatients connaissent

Publié le par Messergaster

J’en ai déjà parlé dans d’autres articles : parmi mes défauts, il y a sûrement l’impatience. Et bon, à part le fait que cela peut me poser problème dans la vie de tous les jours, il faut aussi reconnaître que cela me gâte parfois le plaisir de manger ! En voici la démonstration.

Les impatients abrègent inutilement les temps de cuisson

Pour certains plats, cela ne pose pas trop de problèmes : ainsi, mes pâtes sont souvent al dente – sans être crues pour autant. Même discours pour le riz. En revanche… j’ai souvent du mal à attendre pour toutes les préparations à base de viande qui demandent à mijoter au moins une heure dans la marmite. Il m’est déjà arrivé de sortir trop tôt des morceaux de bœuf mis à cuire dans de la sauce tomate : la viande aurait été tellement plus tendre si seulement j’avais attendu un peu plus ! Bref, l’impatience n’est pas vraiment amie de la bonne cuisine : j’essaie de faire de mon mieux pour m’obliger à attendre.. mais ce n’est pas toujours évident.

Les impatients risquent de se faire mal

Montaigne en parle aussi dans ses Essais : le philosophe français mangeait tellement vite qu’il lui arrivait fréquemment de se brûler la langue ou de se mordre les doigts. Si, depuis la Renaissance, l’usage de la fourchette s’est développé (ce qui fait que, non, je ne me blesse jamais aux mains en mangeant), il m’arrive en revanche très souvent de me brûler langue et palais. Je suis incapable d’attendre qu’une soupe ait un peu refroidi avant de l’attaquer… Voilà qui nuit au plaisir de manger, je dois bien le reconnaître.

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Les impatients  mangent trop vite

Les nutritionnistes ne cessent de nous le répéter : notre organisme a besoin d’une bonne vingtaine de minutes avant de ressentir la sensation de satiété. Or, si on est impatient et qu’on aime donc avaler les mets plus que les mâcher, il est fort probable que notre repas ne dépasse pas les dix minutes. Ce n’est pas idéal pour la santé et cela incite même à manger plus que nécessaire. En plus de cela, disons-le franchement : n’est-ce pas un peu dommage de dévorer la nourriture sans en savourer chaque bouchée ? On se précipite tellement sur la nourriture qu’on en oublie que, en ralentissant le rythme, on pourrait profiter davantage de chaque nuance de goût.

Et vous ? Etes-vous un impatient culinaire ?

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Pastitsio revisité à l'italienne

Publié le par Messergaster

Voici l’histoire : l’autre jour, je m’étais achetée tous les ingrédients nécessaires pour me préparer de bonnes lasagnes maison. Horreur, je rentre chez moi et je découvre que… j’ai oublié les feuilles de lasagnes. Bref. Je ne me suis pas découragée pour autant et je me suis dit que rien ne m’empêchait de me préparer de bonnes pâtes au four quand même. Bref, le résultat final ressemblant donc plus à un pastitsio grec (même si, dans la recette traditionnelle, il faut plutôt des pâtes tubulaires lisses et non des penne) qu’à des pâtes au four italiennes, j’ai donc opté pour le titre que vous voyez en haut de votre page.

Voici le pastitsio juste avant de passer au four.

Voici le pastitsio juste avant de passer au four.

Voici donc la recette (pour 4-5 personnes) :

Pour la sauce :

- 500mL de coulis de tomate
- 350g de hachis de bœuf
- Une carotte
- Un petit oignon
- Sel et poivre du moulin
- 2 cuilléres d’huile d’olive
- Une ou deux feuilles de laurier (facultatif)

Pour la béchamel :

- 500mL de lait
- 50g de beurre
- 50g de farine
- Un peu de noix de muscade
- Sel et poivre du moulin

Pour terminer :

- 320g à 400g de pâtes courtes type penne ou macaroni (pour doser, reportezvous à votre plat à four : il faut que vous ayez assez de pâtes pour remplir tout un étage).

Préparation de la sauce : dans une grande casserole, faites revenir la carotte et l’oignon émincé dans l’huile d’olive. Ajoutez la sauce tomate, la viande hachée et faites mijoter pendant une heure en tournant de temps en temps. Une fois l’heure écoulée, vous pouvez ajouter le sel et le poivre ainsi que les feuilles de laurier.

Préparation de la béchamel : dans une petite casserole, faites fondre le beurre. Baissez le feu, incorporez ensuite la farine et, à l’aide d’un fouet, essayez d’obtenir un mélange assez sableux. Ajoutez le lait, le sel, le poivre et la noix de muscade : fouettez régulièrement pour éviter les grumeaux. Faites chauffer tout doucement et, aux premiers bouillons, retirez la sauce du feu.

Préparation des pâtes : dans une grande casserole, faites cuire les pâtes : il faut vraiment qu’elles soient al dente puisqu’elles vont cuire une deuxième fois au four, juste après.

Montage du plat : préchauffez votre four à 220°C. Pendant ce temps, mettez une couche de béchamel au fond de votre plat, puis une couche de pâtes et, enfin, une couche de sauce bolognaise. S’il vous reste de la béchamel, vous pouvez vous en servir pour en remettre un peu au-dessus : votre plat sera ainsi bien gratiné ! Faites cuire 20 bonnes minutes au four.

Notes :

- Bien sûr, vous pouvez changer l’ordre des couches et commencer, par exemple, par la sauce bolognaise de façon à avoir toute une couche de béchamel au-dessus.
- Si vous voulez vous lancer dans les vraies pâtes au four que mangent les Italiens du sud (au moins dans le coin de la Sicile d’où venait ma grand-mère), vous pouvez ajouter des morceaux d’œuf dur, du jambon, ainsi que des dés de fromage. Et faites alors au moins deux étages de pâtes !

Publié dans Recettes salées

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