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Ne pas grossir à Berlin : mission impossible ?

Publié le par Messergaster

Bon. Depuis que j’ai déménagé à Berlin, j’ai pris une taille : en 4 mois, 4 kilos. En soi aucune surprise : 80% des gens rencontrés ici m’a fait part du même phénomène. Néanmoins, j’ai pris la résolution de me mettre au régime après les fêtes. Mais alors qu’auparavant j’étais la « reine des régimes » faisant front à toute tentation pour atteindre mon but, voici que désormais perdre du poids est devenu pour moi tout simplement impossible.
Face à cet échec, j’ai essayé de mieux comprendre ce qui cloche. Et ce catastrophique bilan me laisse croire que - bien loin de maigrir - je risque même de grossir encore… :

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(Scène initiale du 4ème épisode de Sailor Moon)

  • 1er problème : mon boulot. Travaillant dans un café, je vends aussi gâteaux et sandwiches… comment ne pas goûter une part de gâteau trop abîmée pour être vendue ? Pourquoi se priver d’un bon chocolat chaud (avec crème fouettée, de grâce !) si j’y ai droit gratuitement ? J’ai donc beau énormément bouger… cela ne suffit pas.
     
  • 2ème  problème : à Berlin, l’hiver il fait froid… or quand la température descend sous 0, notre organisme a bel et bien besoin de plus de calories pour garder sa température à 37°C, non ? Aucune envie de suivre un régime donc.
     
  • 3ème problème : manger dehors à Berlin est particulièrement bon marché (on peut avoir des nouilles sautées ou un kebab pour 2.50€, un hot dog pour 1.35€…), or il s’agit le plus souvent de junk food, il faut bien le reconnaître (et surtout : j’a-do-re les döners !!! je prends vraiment sur moi pour ne plus en acheter ces derniers temps).
     
  • 4ème problème : la tentation est omniprésente : vendeurs de saucisses à Alexanderplatz, imbiss au coin de rue, stands de viennoiseries dans la plupart des stations de métro… Ainsi, quand on doit attendre un métro 14 minutes pour rentrer chez soi un samedi à 4h du matin, je peux vous dire que ne pas acheter de croissant pour tromper l’attente relève de l’impossible.
     
  • 5ème problème : qui dit Berlin dit clubs. Et qui dit « clubs » dit alcool : et entre une bouteille de bière par-ci, un shot de jägermeister par-là et un coktail pour couronner le tout… eh bien non seulement on empoisonne son foie, mais on cumule aussi un million de calories sans même s’en apercevoir.
     
  • 6ème problème : Berlin, c’est aussi un état d’esprit. Beaucoup de gens viennent ici avec la ferme décision de quitter la vie stressante qui était la leur dans leur pays d’origine. En France, j’avais une vie réglée, mais tellement réglée, que cela avait même déteint sur ma façon de me nourrir. Or à Berlin, il n’y a plus de « juste mesure » qui tienne - y compris à table.

Après tout, c’est peut-être un bien. Mon entourage ne cesse de me dire que même avec ces 4 kilos, je reste fine : peut-être que mon corps reflète tout simplement mon changement de mentalité : finie ma lubie de vouloir tout contrôler, désormais j’apprends à me laisse aller – y compris d'un point de vue alimentaire.

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Sablés à l'amande

Publié le par Messergaster

L'autre jour, j'ai été invité à une soirée en "coloc'": ça faisait un siècle que je ne faisais plus la fête dans un appartement et je dois reconnaître que laisser de côté les "clubs berlinois" pour un week-end, ça fait du bien aussi. Pour l'occasion, j’avais décidé de ramener ces petits biscuits.

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(Un sablé en forme de lune ? de Pac-Man ?)

Voici donc la recette :

- 125g de sucre
- 125g de beurre demi-sel
- 250g de farine
- 1 œuf
- 1 sachet de sucre vanillé
- ½ sachet de levure chimique
- 50g d’amandes hachées
- 5 grosses cuillères à soupe de cointreau

Dans un saladier, battre l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les amandes et mélangez bien. Incorporez alors d’un seul coup la farine tamisée avec la levure et mélangez de façon à obtenir un mélange « sableux ». A part faites fondre le beurre (le mieux c’est de mettre le beurre dans une coupelle qui passera au micro-ondes) et ajoutez-y le cointreau. Faites refroidir 5 minutes, puis versez ce mélange beurre-cointreau dans le saladier et pétrissez bien de façon à obtenir une pâte bien lisse. Faites reposer une heure au moins.
Une fois ce laps de temps écoulé, étendez la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie : la pâte doit environ faire 0,8 mm d’épaisseur. Faites cuire alors 12 minutes à 200°C : sortez les biscuits du four dès qu’ils commencent à devenir dorés (autrement ils seront trop cuits et donc durs).

Notes :

- Je recommande les amandes hachées et non en poudre pour pouvoir avoir quelque chose de croquant sous les dents. Si vous ne trouvez pas d'amandes hachées déjà toutes prêtes, vous pouvez piler des amandes entières en utilisant votre blender.
- Je m’attendais à sentir davantage le goût du cointreau. Je pense qu’ajouter le zeste d’une orange non traitée pourrait être une façon de mieux souligner la saveur de cette liqueur.
- La prochaine fois, je rajouterai peut-être aussi un petit soupçon de cannelle.
- Néanmoins, c’est petits biscuits sont délicieux : dès que je les ai sortis du four, je m’en suis enfilée cinq… Et mon coloc’ m’a félicitée aussi !

Publié dans Recettes sucrées

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La caféteria de la Humboldt Bibliothek à Berlin

Publié le par Messergaster

Bien qu'ayant pris une année sabbatique ici en Allemagne, j’ai quand même décidé de m’inscrire à la bibliothèque universitaire de Berlin (la Humboldt Bibliothek, près de Friedrichstraße). Comme quoi, on ne serefait pas.
Mais le souci des bibliothèques allemandes c’est qu’on ne peut y entrer tranquillement avec son sac : on est obligé de laisser ce dernier dans des casiers prévus à cet effet et de n'emporter avec soi que les affaires dont on aura besoin. Petit souci : il y a rarement assez de casiers vides et moi j’ai 0 envie d’attendre des heures qu’il y en ait un qui se libère. 
J’ai donc pris l’habitude d’aller m’asseoir dans la caféteria en bas - endroit où je peux « impunément » lire mes livres sans devoir me séparer de mon sac à main .
Mais ceci n’est pas sans inconvénients car :
- c'est difficile de rester concentré quand on entend autant d’étudiants discuter autour de soi
- c'est difficile de continuer à suivre son régime quand on voit quelqu'un manger une grosse part de gâteau avec une tasse de chocolat chaud à la table à côté
- c'est difficile de ne pas mourir de froid à chaque fois que quelqu’un franchit la porte de la bibliothèque - la caféteria se trouvant juste dans le hall d’entrée.. Ces horribles courants d’air en hiver m’ont souvent obligée à quitter les lieux plus tôt que prévu pour éviter que mes doigts de pieds ne congèlent complètement !

Néanmoins cela a aussi du bon puisque j’ai ainsi pu découvrir ce que l’on sert dans une cafeteria étudiante allemande lambda.

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(Comme vous pouvez voir, je ne suis pas la seule à lire et étudier dans cet endroit...)

Grâce à leur « mensa card » (l'équivalent allemand de notre carte du crous), les gens peuvent s’acheter :
- toute une gamme d’en-cas salés (ça va du classique sandwich, au wrap, au bretzel..)
- ou une salade composée
- ou de la viande (saucisse ou tranches de viande froide…)
- ou encore quelque chose de sucré (fromage blanc aux fruits, gâteau au fromage blanc, muffins, fruits..)
Mais ce qui régulièrement retient mon attention est un plat tout simple : une grosse pomme de terre cuite en papillotte et servie avec une sauce à base de fromage blanc, ail et persil. A chaque fois que quelqu’un mange cela à côté de moi, je suis tentée d’aller m’en acheter une : pourtant je sais bien que ce n’est rien de spectaculaire !

A signaler aussi la possibilité de boire sa boisson chaude dans une tasse en porcelaine classique ou bien dans un gobelet en carton (pour un café version « to go »). Dans ce dernier cas, comme nous sommes en Allemagne, vous ne serez pas surpris de lire que le verre en question à été 100% produit à partir de carton recyclé.

…Et vous serez encore moins surpris en vous rendant compte qu’autour de vous, on parle moins Allemand qu’Espagnol, Italien, Français, Japonais etc etc : c’est que Berlin est une ville tellement cosmopolite que les gens viennent des quatre coins du monde pour y étudier !

Publié dans Saveurs du monde

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Le bortsch

Publié le par Messergaster

Une de mes actuelles colocs est moitié polonaise. L’autre jour, en rentrant du travail, elle m’a proposé de goûter une soupe typique de chez elle qu’elle venait de préparer : le bortsch.
J’avais déjà entendu parler de ce plat et la personne qui me l’avait décrit n’avait guère été enthousiaste. De plus, je dois avouer que j’ai toujours eu beaucoup de mal avec la betterave. Mais comment refuser ? J’ai donc pris ma cuiller et mangé un peu de cette soupe plus par politesse que pour autre chose… mais à la fin, quelle agréable surprise ! En fait, je me suis régalée ! Cela est probablement dû aux autres légumes présents dans la soupe ainsi qu’aux épices et au sel qui masquent le goût sucré de la betterave.

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(La marmite contenant le bortsch préparé par ma coloc')

Mais qu’est-ce précisément ? Eh bien le bortsch est une soupe qui fait partie du patrimoine culinaire de différents pays d’Europe de l’Est : on le trouve en Ukraine, en Russie, en Pologne.. chaque région propose une version qui lui est propre, mais on peut dire que les betteraves sont l’ingrédient qui ne peut absolument manquer. Après, libre à chacun de rajouter des pommes de terre, des oignons, des carottes ou même de la viande
Il est en général accompagné de crème aigre ou parfois avec du yaourt pour lui donner un petit goût acide.
Bref si vous avez un jour l’occasion de goûter cette soupe, n’hésitez pas ! Je me permets juste de vous recommander par contre de faire attention en la dégustant : la betterave possédant un très fort pouvoir colorant, évitez de faire des taches sur vos habits !

J'ai demandè à ma coloc' de me filer sa recette... hélas les doses sont très imprécises puisqu'elle utilise le "pifomètre" pour préparer sa soupe. Mais disons que grosso modo il faut 1 betterave rouge pour 6 carottes (les deux ingrédients doivent être râpés). On ajoute ensuite un oignon et de l'ail hâchés, et éventuellement 3 pommes de terre coupées en petits morceaux. On fait cuire tout ça pendant une heure dans de l'eau bouillante avec 4 grosses cuillères de vinaigre et éventuellement un peu de sauce tomate. Enfin on rajoute du persil, du sel, du poivre et quelques cuillères de crème fraîche à la fin.

Il reste encore un peu bortsch dans la marmite.. je sens que je vais m’en reservir un bol ce soir !

Publié dans Saveurs du monde

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On a testé... ma pâte à crêpes sans balance (3)

Publié le par Messergaster

Un bref billet pour mettre à l'honneur Samar du blog Mes inspirations culinaires qui a aussi testé ma pâte à crêpe sans balance :
- cliquez ici pour voir sa réalisation sur son blog
- cliquez ici pour voir la recette originale sur le mien.

On a testé... ma pâte à crêpes sans balance (3)

Quelle belle idée, cette touche de chantilly ! Et j'aime beaucoup le détail du coulis de chocolat en forme de coeur (en haut à droite) !

Publié dans Inclassables

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Soupe au céleri rave

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...En Allemagne on vend souvent des “petits bouquets” contenant déjà tout ce qu’il faut pour préparer une soupe. Pour moins de 1 euro, j’ai ainsi eu de quoi me faire une bonne soupe au céleri rave.

Voici donc la recette, (pour 1,7L de soupe) :

- la moitié d’un petit céleri-rave
- 2 grosses pommes de terre
- 3 carottes
- 1 poireau
- quelques branches de persil

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Commencez par couper le céleri et les carottes en petits morceaux et faites-les revenir dans une casserole avec un peu d’huile. Ajoutez ensuite 1,7L d’eau bouillante. Epluchez alors les pommes de terre et coupez-les en gros dés. Ajoutez ces morceaux dans la casserole aussi.
Faites cuire pendant 30-40 minutes, ajoutez le persil, puis mixez les légumes. Faites ensuite mijoter le tout encore une dizaine de minutes et profitez-en pour saler et poivrer.

Notes :

- Personnellement, je fais toujours de grandes quantités de soupe de façon à pouvoir en mettre une partie au congélateur : la prochaine fois que j’aurai envie de soupe, il me suffira donc de ressortir le tupperware.
Libre à vous de rajouter des épices.. mais pour ce qui me concerne, je trouve que c’est gâcher la soupe dont l’intérêt principal réside dans la saveur du céleri.
- Avec des croûtons de pain grillé et un peu de parmesan : voici une soupe irrésistible !

Publié dans Recettes salées

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