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Comment mangent les personnes âgées

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je dinais chez mes parents. Pour une fois, nous étions tombées sur une série d’escalopes vraiment très très tendres. De là, je n'ai pas pu m’empêcher d’exclamer :
- Oh mamie pourrait manger cette viande sans mal ! Quel dommage qu’elle ne soit pas là !
En effet, il faut savoir que j’ai vécu deux ans chez ma grand-mère et que cette dernière m’a encore hébergée pendant tout le mois de juin. Voilà pourquoi je peux sortir ce genre de phrases à table : vivre avec une personne âgée change un peu votre perception des choses.
De là ce petit article qui se veut comme un petit témoignage de mon expérience avec ma grand-mère. Voici donc comment mangent les personnes âgées :

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

- Il faut déjà se dire que souvent, à partir d’un certain âge, on a du mal à se déplacer. Quand aller au supermarché du coin peut devenir quelque chose de trop ambitieux, il faut alors trouver des solutions alternatives. Ainsi ma tante commande parfois les courses online pour sa mère : quelques secondes après voici donc un employé qui vient sonner chez ma mamie pour lui livrer ses courses. C’est TRES pratique, mais hélas, souvent ce service n’est rentable que pour de grosses courses. Ainsi pour les petites emplettes (comme le pain ou les fruits), on préfère souvent demander à une dame serviable si elle veut bien ramener un ou deux trucs pour sa voisine de quatre-vingt-dix ans.

- Mais il reste encore l’épineux problème de la péremption des produits : le pain rassit vite, la viande doit être consommée rapidement aussi... C’est pourquoi je remercie de vivre au XXIème siècle où les moyens pour conserver les aliments sont très nombreux : congélateur, boîtes de conserves, lait uht… Certes, cela signifie que ma grand-mère mange moins de produits frais qu’avant… mais au moins nous savons que ses placards sont bien remplis.

- Mais concrètement : que met dans son assiette une personne âgée ? Pas grand-chose malheureusement. Les médecins ne cessent de dire qu’à partir d’un certain âge, on observe une nette baisse de l’appétit. Combien de fois j’ai vu vu ma grand-mère manger une demi-paupiette seulement en disant : « Oh je ne la finis pas : elle était trop grosse pour moi. Je terminerai de la manger demain ». En revanche, ma grand-mère s'arrange toujours pour trouver une petite place dans son estomac pour quelques gâteaux ou pour un carré de chocolat ! Plus généralement parlant, les seniors semblent raffoler de tous les aliments qui contiennent du sucre. Dans le fond, s’ils n’ont pas de diabète, ils ont peut-être raison à se faire ainsi plaisir : n’ayant plus beaucoup de dents, ils n’ont plus à se soucier des caries. Car oui, à partir d’un certain âge, même la plus têtue des personnes âgées doit se résigner à utiliser un dentier.

Bref, j’adore ma grand-mère… et je tenais à en faire la protagoniste d’au moins un des articles de ce blog.
Et vous ?
Avez-vous d’autres choses à raconter à propos des habitudes alimentaires des personnes âgées ?

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Gâteau au chocolat à base de fromage blanc

Publié le par Messergaster

Quelques jours avant de rentrer chez mes parents pour les vacances d'été (en juillet donc), j’ai eu une grosse envie de gâteau au chocolat. Malheureusement, comme je n'avais pas racheté de beurre à cause de mon départ imminent, la chose paraissait assez compromise. J’aurais bien fait un gâteau au yaourt, mais je n’avais plus de yaourt non plus. C’est alors que je me suis rappelée qu’il me restait tout de même du fromage blanc : je me suis dit que ça ferait l’affaire et (ouf) je ne me suis pas trompée puisque le gâteau a disparu en moins de 24h !

chocolat-fromage-blanc.png
(J'adore la texture de ce gâteau !)

Voici donc la recette (pour un moule à cake) :

- 3 œufs
- une tasse à café remplie de fromage blanc (ce sera votre « verre doseur »)
- 2 tasse à café remplies de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 2 tasses à café remplies de farine
- ½ sachet de levure
- 1 grosse cuillère de cacao amer
- ½ tasse à café remplie d’huile

Dans un saladier battez les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez l’huile, le fromage blanc, la farine tamisée avec la levure et mélangez bien en vous aidant d’un fouet électrique.
Versez le tout dans un moule à cake et faites cuire une bonne heure à 150°C (mais surveillez en fonction de votre propre four : les temps de cuisson peuvent varier !)

Notes :

- Ceci n’est pas un gâteau très sucré : si vous voulez, vous pouvez ajouter un peu plus de sucre ou bien prendre directement du cacao sucré.
- A boire avec, je conseille soit un petit expresso soit un verre de lait.

Publié dans Recettes sucrées

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L'exposition "L'art fait ventre" au musée du Montparnasse

Publié le par Messergaster

Depuis une bonne dizaine de jours, je voulais aller à l’exposition "L’art fait ventre" organisée au Musée du Monparnasse à Paris (21, avenue du Maine… vous retrouverez toutes les informations pratiques ici). Toutefois, entre les questions administratives à régler et  les visites d’appartements (eh oui, je déménage à nouveau), je désespérais d’arriver à faire un tour dans ce musée. Heureusement, j'ai fini par réussir et voici donc un petit article pour vous présenter cet événement.

En fait, il s’agit d’une exposition très succinte. Il y a une petite salle de cinéma qui projette un film à propos d’une recette à base de truffes et de lait (le clip montre comment le cuisinier dispose lui aussi de sa propre « palette de couleurs »), une salle en bas et deux salles en haut - c'est tout.

Parmi les œuvres les plus intéressantes, je signalerais :

  • Ma soupière est ventriloque (de Brigitte de Malau).  En gros, il s’agit d’une soupière orange posée sur une table, reliée à quatre casques avec écouteurs : si vous en mettez un sur votre tête, vous pourrez entendre des poèmes de Senghor, de Cendrars ou encore des extraits du Repas de Valère Novarina. Voici une belle façon de nourrir son âme.
  • Les arrangements photographiques de Jean-Pierre Corbeau. Le fil conducteur de ces grandes images semble être « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ». C’est ainsi que dans une de ces photos, on peut trouver une interrogation sur le « genre » (thème dont on ne cesse de parler dans les journaux, à l’heure actuelle) : doit-on associer le chocolat aux femmes et les plateau-repas à réchauffer aux hommes ? Est-ce vraiment si simple ?
  • Nature morte vivante de légumes avec chrysalide (de Stéphane Soulié). Il s’agit d’une variation très intéressante sur les traditionnelles « natures mortes » d’antan : les légumes bougent tout doucement en vous obligeant ainsi à garder les yeux cloués sur l'image.
  • La recette du festin (de Giles Barbier). Cette fois-ci, il s’agit d’un dessin, mais l’artiste revisite lui aussi les natures mortes traditionnelles. Là où un Bartolomeo Bimbi répertoriait les mille variétés de citrons ou de cerises  dans ces tableaux, voici que Barbier fait de même… en énumérant les produits chimiques qui composent les mets représentés. Qu’y a-t-il donc dans la viande que l’on mange au XXIe siècle ? De la résine polyuréthane.

Car oui, je pense que l’intérêt de cette expo réside précisément dans ce questionnement commun à presque toutes les œuvres exposées : que signifie manger de nos jours ? Comment se nourrir sans polluer son organisme avec des pesticides, des hormones ou d’autres produits chimiques ? J’ai aussi beaucoup apprécie le « ton » de cette exposition. En effet, au lieu d’utiliser un registre polémique ou tragique pour critiquer notre alimentation actuelle, la plupart des artistes préfèrent utiliser la carte de l’humour. C’est comme s’ils avaient compris que le « rire » était la meilleure arme pour faire prendre conscience aux gens qu’une action est nécessaire dans le monde de l’industrie agroalimentaire pour manger mieux.

Bevis Martin et Charlie Youle nous proposent un squelette de pâtes en faïence.

Bevis Martin et Charlie Youle nous proposent un squelette de pâtes en faïence.

Dernier détail : l’événement prend fin le 20 septembre… Dépêchez-vous donc de vous y rendre si vous vivez en région parisienne. Certes, ce ne sera pas l’exposition qui « changera vos vies » mais néanmoins, elle vous permettra de vous distraire gentiment pendant une petite demi-heure, un après-midi. Et l’entrée est gratuite, alors pourquoi hésiter ?

Publié dans Inclassables

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Le chocolat à Lyon

Publié le par Messergaster

Comme certains d'entre vous savent, je ne porte pas Lyon particulièrement dans mon cœur, malgré le fait d’y avoir  vécu cinq ans. Néanmoins, maintenant que mon destin semble (enfin) me conduire ailleurs, je dois dire que parmi les quelques choses de cette ville que je vais regretter (car il y en a tout de même quelques unes), il y a la gastronomie locale. Car c’est un fait : à Lyon, on mange très bien. Ainsi, entre les andouillettes à la moutarde, les quenelles et les tartes à la praline, il y a vraiment l’embarras du choix… même si j’ai décidé de me concentrer sur le chocolat pour cet article.

Ainsi, si vous vous baladez dans les rues de Lyon, vous tomberez sur plusieurs boutiques avec « Voisin » marqué sur l’enseigne. En effet, c’est en 1897 que Léon Voisin fonda son premier établissement pour la production de chocolat dans la ville. Le succès arriva rapidement, ce qui amena à l’ouverture d’autres boutiques et à la création de spécialités qui sont particulièrement renommées encore aujourd'hui.

Parlons des « coussins » de Lyon par exemple. Il s’agit de petits carrés de pâte d’amande parfumée au curaçao (d’où leur couleur verte) qui renferment un cœur fondant à base de ganache au chocolat : un vrai délice que j’offrais souvent à ma mère pour Noël.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

A ce qu’il semble, l’inventeur de cette douceur aurait choisi cette forme afin de commémorer la piété dont firent preuve les Lyonnais au cours d’une terrible épidémie de peste qui toucha la ville au XVIIe siècle. En effet, c’était sur un coussin en soie amené en procession jusqu’à la cathédrale de Fourvière que les habitants de la ville avaient déposé un gros cierge pour implorer la Vierge d’épargner la ville contre la maladie qui sévissait.
De nos jours, en tout cas, on trouve aussi des coussins à d’autres parfums (myrtille ou framboise, par exemple).

De façon plus générale, dans les chocolateries lyonnaises, vous trouverez d’autres spécialités locales comme les « quenelles » (dont la forme imite, en miniature, celle des quenelles de poisson), les « cocons » (qui rappellent la chrysalide des vers à soie puisque Lyon a été très renommée dans l’histoire pour sa production de soie) ou encore les « sarments du Beaujolais » (il s’agit de chocolats à la liqueur, cette fois-ci).

Bref voilà : j’espère que ce petit article pourra vous rendre utile si vous passez un jour par cette ville.

Publié dans Saveurs du monde

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Faire ses confitures soi-même

Publié le par Messergaster

Avant de rentrer chez mes parents pour les vacances d'été, j'ai aidé ma grand-mère à cueillir les prunes sur son arbre pour qu'elle puisse faire ses confitures. De là l'idée de cet article :

Quels sont les avantages de faire ses confitures soi-même ?

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

  • LE GOUT : c'est le critère le plus évident. Je ne nie pas qu'il y ait d’excellentes confitures dans le commerce mais c'est vrai que les confitures faites à la maison présentent souvent un goût de fruit plus marqué... sans compter qu'on peut y joindre une multitude d'arômes allant de la vanille à la cannelle.

  • LE PRIX : si vous utilisez les fruits de votre propre jardin, vous ferez des économies puisque vous n'aurez que le prix d'1kg de sucre (et éventuellement d'un sachet de pectine si vous en mettez) à payer. Bien entendu, la situation n'est pas tout à fait la même si vous achetez vos fruits dans le commerce.

  • L'ASPECT CONVIVIAL: quand on cueille les fruits sur les arbres de son propre jardin, alors on s'y met souvent à plusieurs. Tous ces préparatifs deviennent alors l'occasion de discuter, de rigoler... De même quand on regarde sa grand-mère ou sa mère tourner les fruits et le sucre dans la casserole : quel plaisir que de demander des renseignements, des conseils ! De cette sorte, préparer des confitures devient carrément un pont permettant aux différentes générations de communiquer.

  • L'ASPECT THERAPEUTIQUE : récemment, j'étais un peu triste et tendue. C'est pour ça que j'avais proposé à ma mamie qu'on se mette à tout préparer pour faire des confitures. Et quel bonheur quand enfin je me suis mise juste à cueillir les prunes, les unes après les autres ! J'ai enfin mis mes soucis entre parenthèses pendant quelques temps.

  • LE PLAISIR D'OFFRIR : offrir un pot de confiture marque Bonne maman ne présente pas un grand intérêt, alors que donner à quelqu'un un pot de confiture ou de gelée qu'on a préparée soi-même devient un geste attentionné grâce auquel on peut dire au destinataire combien on l'apprécie. Ainsi, tous les matins au moment du petit déjeuner, la personne qui utilisera la confiture pour garnir ses tartines pensera à nous... un peu comme moi qui remercie intérieurement ma grand-mère à chaque fois que je mange sa confiture de prune.

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