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La "pasta fork" vs la classique fourchette

Publié le par Messergaster

Chez mes parents, je prends toujours mon petit déj’ en regardant la télé. Oui, je sais que ce n’est pas une super habitude, mais étant donné que chez moi je n’ai pas de télé, j'en profite. 
Ce matin, une émission culinaire mentionnait l’invention de la « pasta fork ». Regardez le clip (passez peut-être la 1ère minute) pour comprendre ce dont il s’agit:

 

La présentatrice de l’émission que je regardais a alors commenté : « oui, mais utiliser la fourchette pour enrouler les spaghettis, c’est vraiment si compliqué ? ». Et de même, je peux lire dans les commentaires  qui apparaissent sur le site de youtube que d’autres personnes n’ont pas compris l’intérêt de cette trouvaille technique sous prétexte que la fourchette normale allait déjà très bien.
Perso, je suis plutôt d’accord… mais ce qui me gêne c’est que c’est trop simple de dire « la fourchette était déjà appropriée », car finalement la fourchette ne s'est pas du tout imposée chez nous en vertu du fait qu'elle permettait de mieux prendre les aliments : au départ, elle ne servait qu’à témoigner de ses bonnes manières et de son bien-être économique.

RAPIDE HISTOIRE DE LA FOURCHETTE (que vous retrouverez dans La civilisation des mœurs de Norbert Elias) : autour du XIe siècle, une princesse byzantine devant épouser un doge, ramena à Venise les petites fourchettes qu’on avait coutume d’employer pour manger dans son pays d'origine. Au départ, tout le monde se moqua de cette habitude un peu "snob" (on se servait du couteau pour piquer les aliments et les porter à la bouche), mais progressivement la fourchette devint une marque de distinction sociale. En France, on doit son introduction à Catherine de Médicis, mais là aussi, il fallut quelques années pour que la fourchette s’impose définitivement sur nos tables.
Tout cela prouve donc que ce qui actuellement nous semble d’une simplicité enfantine, c’est-à-dire savoir utiliser une fourchette, est en réalité le fruit de siècles et de siècles d’apprentissage. Pensez aux enfants et aux difficultés qu’on peut rencontrer pour leur expliquer comment tenir les couverts afin de couper adroitement leur tranche de viande…

Donc, bien entendu jamais je ne paierais pour acheter cette « pasta fork » car, en effet, je sais me servir de ma fourchette classique… mais je trouve un peu naïf de critiquer cette invention sous prétexte qu'employer la fourchette est tout aussi simple : oui, c’est simple… mais car on nous l’a appris.
Manger avec les baguettes est tout aussi facile, une fois qu’on a enregistré comment les manier, non ?

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Deux mots à propos de la ricotta

Publié le par Messergaster

Deux mots à propos de la ricotta

ORIGINE : “ricotta” signifie “cuite deux fois”. Cela s’explique car sa production comprends deux phases :
-une première où on chauffe le lait afin d’en tirer un fromage (le type de fromage obtenu dépend du type de lait utilisé : lait de bufflonne, de brebis…)
-une deuxième où on chauffe le lactosérum restant (à environ 80°C) de telle sorte que les protéines présentes deviennent des petites particules blanches qui flottent à la surface : ce sont ces résidus de protéines qui forment la ricotta.

VALEURS NUTRITIONNELLES : la ricotta peut être produite à partir du lactosérum de fromages très différents et c’est pour cette raison que l’apport nutritionnel peut varier d’un type à l’autre. De façon générale, on peut dire qu’elle est riche en protéines et pauvre en lipides (la plupart est passée dans le fromage qui a été extrait lors de la première phase) mais il faut aussi compter que parfois on ajoute du lait ou de la crème à la ricotta afin de la rendre plus lisse et moins « granuleuse » : du coup cela augmente la quantité de lipides ingérés.

TYPES : il existe des ricotta fraîches et d’autres affinées, d’autres encore ont été fumées ou cuites au four (faites sécher une  ricotta salata » (« ricotta salée ») typiquement sicilienne et râpez-la pour garnir vos pâtes… un délice !!).

EN CUISINE : la ricotta se prête à toutes sortes de recettes, aussi bien salées que sucrées :
-en version salée, par exemple, on peut la mélanger aux épinards et l'utiliser pour garnir des feuilletés.
-mais on peut également s'en servir lorsqu'on réalise un dessert au fromage : ainsi on peut préparer une tarte au fromage blanc en utilisant à la place de la ricotta (et le summum du goût est atteint lorsqu'on saupoudre le tout avec quelques pignons).

Publié dans Focus alimentaires

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On a testé... "the gâteau aux pommes"

Publié le par Messergaster

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Puis aujourd'hui, je clique à tout hasard sur les statistiques de mon blog... je jette un coup d'oeil distrait et je reconnais le nom du blog de Loulou parmi ceux qui sont venus flâner chez moi : je clique. Et soudain, j'accède à la fameuse page ! Hourrah !
Bref, voici donc quelques photos du gâteau de Loulou (je suis contente que ce gâteau t'ait plu ! Ah au passage : effectivement, sur le site italien, on conseillait de saupoudrer le gâteau de sucre glace et mon père aussi, en mangeant sa part de gâteau, trouvait que ça aurait été encore meilleur avec... tu as donc vu juste !) : et encore un grand merci pour m'avoir prévenue !
Et pour avoir tous les détails de la recette qu'elle a rendue plus personnelle, cliquez ici.

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PS important : LaMamie (cliquez ici pour voir son blog) m'avait aussi laissé un commentaire pour me signaler qu'elle avait réalisé mon gâteau. N'ayant pas de photo, je ne peux pas lui dédier tout l'espace qu'elle mériterait, mais je tenais à la remercier aussi... ça a été la toute première personne à avoir réalisé une de mes recettes !

Publié dans Inclassables

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Les adolescentes et l'alcool

Publié le par Messergaster

Sur La Repubblica du 20 août 20111, il y avait un article intitulé "Alcool, pari opportunità, adesso le donne bevono come i maschi" ("Alcool, égalité des chances, à présent les femmes boivent comme les hommes") avec un sous-titre qui récitait “In Italia, raddoppiato il consumo di birra”(« En Italie, la consommation de bière a doublé »).
Mais finalement, il s’agissait d’un titre assez mal choisi car même si l’article constatait qu’un nombre toujours croissant de femmes boivent habituellement de la bière ou du vin, ce que le journaliste voulait démontrer en réalité c’était que toujours plus d’adolescentes ont l’habitude de se « bourrer la gueule ».

Je vous rapporte les données mentionnées, pour que vous puissiez vous faire une idée du contenu de l’article (consultable ici, mais vous ne pourrez pas y voir les tableaux que j'ai recopiés) :

  1993 2010
Bière 12%  21%
Digestifs 5% 11%
Alcools forts 2%  5 %
Vin  37%  31%

L’augmentation de la consommation d’alcool chez les femmes (l’article ne précise pas si c’est en Italie ou pas qu’ont été établies ces statistiques).

En chiffres :

12 ans : l’âge moyen auquel débute la consommation d’alcool (oui, moi c’était 11 ans, sous surveillance de mes parents)
8,6% : les jeunes filles qui ont déjà essayé le binge drinking
6,8% : les jeunes filles considérées à « risque alcool » (le journal ne précise pas ce qu’il entend par ce terme) parmi les 18-24 ans en Italie (le taux est de 14,6% en Europe)
9/10 personnes consomment de la bière le samedi soir en discothèque.

Les Italiens et l’alcool :

Consommateurs réguliers : Hommes : 58,5% Femmes : 41, 5%
Consommateurs occasionnels : Hommes : 49, 8%  Femmes : 50,2%
Italien sur 5 ne boit jamais.

Combien d'alcool pouvons-nous tolérer ?

Cas 1 : une femme de 45kg (en bref une adolescente) qui n’a pas dîné peut supporter une bière légère et un apéritif alcoolisé. L’alcoolémie attendue sera de 0,88g/L
Cas 2 : une femme de 60kg qui a dîné peut aller jusqu’à l’équivalent de 2 alcools forts (60°), ce qui donne une alcoolémie de 0,60g/L
Cas 3 : Un homme de 75kg qui n’a pas dîné peut aller jusqu’à deux bières bien alcoolisées (13-14°), ce qui donne une alcoolémie de 0,82g/L
Cas 4 : un homme de 55kg qui n’a pas dîné peut prendre une bière double malt et un alcool assez fort (54°), ce qui donne une alcoolémie de 1, 07g/L.

(ce qui m’énerve de ces articles-là, c’est que certes on déplore que ces jeunes filles boivent sans modération, d’autant plus qu’une femme supporte moins bien l’alcool qu’un homme, mais je trouve qu’au lieu de pointer du doigt le phénomène chez les filles, on devrait déplorer le binge drinking tout court – aussi bien chez les hommes que chez les femmes : ce n’est pas parce que ça fait plus de mal aux femmes, que ça fait du bien aux hommes…)

L’article essayait sinon de comprendre pourquoi le phénomène du binge drinking prenait autant d’ampleur et une des causes proposées était que, grâce à l'alcool, les jeunes filles se sentaient plus déshinibées et moins timides dans le cadre de la séduction.
Ce que je me demande moi c'est : et les parents ils font quoi ? Mes parents ont été les premiers à me faire boire du vin et de la bière et ils m'ont appris à boire l'alcool avec modération. Certes, en grandissant, ça peut m'être arrivé, lors des soirées, de boire un peu trop… mais franchement jamais rien de bien méchant non plus.

C'est grâce à mes parents que j'ai appris à apprécier les vins italiens, par exemple... (mais en les buvant avec modération !).

C'est grâce à mes parents que j'ai appris à apprécier les vins italiens, par exemple... (mais en les buvant avec modération !).

Et autre question que je me pose : le binge drinking est-il vraiment un phénomène nouveau ? Peut-être que ça a toujours existé, sauf qu'on en parlait moins...
Mais s'il s'agit rééllement d'un phénomène nouveau, alors je ne peux m'empêcher de me dire que le binge drinking n'est que la partie émergée de l'iceberg. Certes boire de cette façon est effrayant... mais je trouve bien plus effrayant qu'autant de jeunes considèrent l'alcool (ou la drogue) comme une échappatoire, comme un moyen de fuir leurs problèmes. Il y a un net malaise parmi les jeunes : il faudrait peut-être essayer de comprendre pourquoi.

                                                                      
1Je m'excuse, j'aurais dû publier plus tôt cet article, mais quand j'ai aperçu, l'autre jour, l'article sur le "spécial obésité" de The Lancet, j'ai préféré remettre à une date ultérieure la publication de ce billet-ci. Alors, oui, cet article de La Repubblica est vieux d'une semaine... mais je pense que les chiffres n'ont pas changé entre temps.

Publié dans Trouvé dans la presse

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Sorbet au citron

Publié le par Messergaster

La semaine dernière, avec la chaleur étouffante qu'il faisait, j'ai préparé mon premier sorbet maison.. Et bien, c'était parfait et agréablement rafraîchissant ! 

Voici donc la recette :

ssorbetto.png
(La glace qui restait le lendemain : un peu "dure" après son séjour de 12h au congélo, mais il faisait tellement chaud qu'elle a vite ramolli)

Pour 3-4 personnes :

-350mL  d’eau
-5 gros citrons
-120g de sucre
-1 blanc d’œuf

1. Pressez les 5 citrons et versez le jus, après l’avoir filtré, dans une casserole. Ajoutez-y l’eau et le sucre et portez à ébullition en tournant sans cesse. Coupez le gaz lorsque le sucre est bien dissout. Faites-refroidir, puise mettez le sirop au frigo pendant au moins 1h.
2.  Montez le blanc d’œuf en neige et incorporez-le au sirop (si vous avez du mal et que le blanc « flotte » sur le sirop, ce n’est pas un drame).
3. Allumez votre sorbetière, versez-y la préparation et turbinez pendant 30-35minutes.
4.  Mettez le sorbet au congélateur et consommez la glace 1h après.

Notes : si vous avez la chance d’avoir des citrons bio chez vous, n’hésitez pas à râper un peu de zeste et à l’ajouter au sirop (moi j’ai des citrons traités, donc j’évite toujours de récupérer le zeste..)

Publié dans Recettes sucrées

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Spécial consacré à l'obésité par "The Lancet"

Publié le par Messergaster

(Clancy Wiggum, personnage des Simpsons)

(Clancy Wiggum, personnage des Simpsons)

Sur La Repubblica, aujourd’hui, j’ai trouvé un article qui faisait part de la dernière étude menée par la revue The Lancet (THE revue médicale) qui, cette semaine, consacre un « spécial » au problème de l‘obésité (cliquez ici, pour plus d'infos:).

Je vous rapporte rapidement le contenu de l'article de La Repubblica (consultable ici) :

Déjà le titre : « La planète est obèse, seule l’Asie est épargnée – 1, 5 milliards de personnes en surpoids dans le monde » ("Il pianeta è obeso, si salva solo l’Asia – Sovrappesso 1,5 miliardi di persone").

Le chapeau nous apprend que l’obésité a augmenté surtout parmi les populations les moins favorisés à cause de la junkfood. En Europe, seuls les Pays Bas se sauvent et, sinon, la palme de la région la plus obèse revient à l’Océanie (en particulier les îles Tonga, Nauru et Cook).

Voici les autres chiffres qui se dégagent de l’article :

1, 5 miliards de personnes en surpoids + un demi milliard d’obèses dans le monde
170 millions d’enfants sont obèses ou en surpoids
- En Asie, la Chine et le Japon sont relativement épargnés et en Europe, ce sont les Pays Bas qui sont les plus maigres – notamment grâce au fait qu’ils se déplacent au bicyclette
- Le problème est particulièrement diffusé parmi les pauvres qui n’ont pas les moyens de se nourrir de façon saine et se tournent donc vers la junkfood
- Si on compare les chiffres qui concernent les femmes, on a une belle idée du problème :

Pays Proportion d'obèses parmi les femmes
Japon et Chine 1 femme sur 20
Pays-Bas 1 femme sur 10
Grande Bretagne et Australie 1 femme sur 4
USA 1 femme sur 3
Iles Tonga 7 femmes sur 10

 

- Selon Kevin Hall du National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases, il suffirait d’ingérer 250kcal en moins par jour (l’équivalent d’un snack au chocolat) pour perdre 13 kg en 3 ans (ça me semble un peu énorme quand même comme perte de poids...)
- En Italie : plus d'un tiers de la population est en surpoids (35,5%) alors qu’une personne sur 10 est obèse. Ce qui signifie que 45,4% de la population adulte a un poids hors norme. Pour ce qui concerne les enfants, 34% sont gros. Plus précisément ça donne pour les enfants ayant entre 8 et 9 ans :

En surpoids Obèses
22,9% 11,1%

Voici donc des chiffres qui font réfléchir...

Publié dans Trouvé dans la presse

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Et les Travis chantent : "Sing, sing, sing..."

Publié le par Messergaster

Vous rappelez-vous du clip de la chanson "Sing" de Travis ? Je vous poste la video, au cas où vous ayez été frappés d’amnésie :

   

Tout commence avec les préparatifs pour un somptueux dîner organisé par une riche famille britannique. Un majordome qui s’occupe des coupes de vin, une domestique qui allume les bougies du chandelier (sous le regard protecteur d'un portrait où figure l’aïeul de la famille), le pâtissier qui termine de décorer une mignardise : en cinq secondes, nous avons compris qu’il s’agit d’un repas de luxe où les bonnes manières sont de rigueur. Dommage que les membres du groupe Travis débarquent en bicyclette et qu’ils n’hésitent pas à se servir des œuvres d’art en guise de porte-chapeau… Tout cela explique que les autres invités - tout comme la maîtresse de maison - dévisagent le groupe d’un air un peu méprisant.

Le dîner débutte : les commensaux dégustent posément leur homard et leurs huîtres alors que les membres du groupe Travis galèrent avec les couverts et finissent par en mettre partout. Mais comme si cela ne suffisait pas, une jeune aristocrate en mauve lance une olive au chanteur, exprès pour le provoquer (ce qui nous renvoie au début de clip puisque nous l’avons déjà vue envoyer des fléchettes à la télé qui passait une vidéo de Travis). (vive la mise en abîme). Le chanteur riposte en lui lançant un morceau d’autre chose.

C’est alors le début de la fin… car progressivement, tous les autres invités abandonnent les bonnes manières : non seulement la maîtresse de maison se sert de la cuiller en argent pour contrôler de ne rien avoir entre les dents, mais en plus tous les présents se mettent à lancer de la nourriture à droite et à gauche.

Bref, on observe tout un crescendo (faut quand même mentionner la pieuvre, lancée comme une arme du moyen-âge) qui culmine avec le pâtissier débarquant avec le dessert. On perçoit la panique dans le regard de l’artiste, mais il est trop tard : les tartes à la crème ne seront pas mangées mais lancées à la figure.

D’habitude, je ne cautionne pas du tout ce genre de gaspillage (j’ai déjà été très sévère lorsque ça m’est arrivé d’assister à des scènes semblables, dans la vraie vie, même si en version plus soft). Toutefois, cette fois-ci le but du clip n’est clairement pas celui de nous inciter à jouer avec la nourriture, mais celui de montrer qu’il faut parfois savoir laisser de côté le savoir-vivre pour profiter de la joie d’être avec les autres. Ainsi même l’artiste-pâtissier finira par se joindre au « champ de bataille ».

Cependant l'un des membres du groupe – tout de blanc vêtu, ce qui le distingue nettement des autres présents - demeure impassible et continue à manger comme si de rien n’était. Il est là pour nous rappeler que quand ce qu’on mange nous plait vraiment, on est ravi, dans touts les sens du termes : le monde cesse d’exister, seul ce qui est dans notre assiette a de l’importance.

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"Tu me passes le ketchup ?"

Publié le par Messergaster

Encore une fois, mon programme télé1 publiait un petit article sympa sur la nourriture : sur le ketchup cette fois-ci. Cela m'a poussée à faire quelques petites recherches à propos de cette sauce.

LE NOM : il s’agirait d’une déformation du terme « ketjap » qui désignait une sauce originaire de Malaisie à base de poisson fermenté. Elle arrive en Europe au XVIIe siècle.

L’HISTOIRE : plus tard, on modifie la sauce pour la rendre plus conforme au goût européen. Selon les époques et les régions on a pu y introduire des huitres, des champignons, des noix… Mais le vrai coup de génie a lieu au début du XIXe siècle lorsque les Américains ont l’idée d’y ajouter la tomate. Cependant il ne s’agit pas encore de la recette du ketchup telle que nous la connaissons : celle-ci ne voit le jour qu’à la fin du XIXe siècle et on la doit à Henry Heinz.

LA COMPOSITION : le ketchup contient de la tomate, du sucre, du vinaigre et des épices comme le macis (la partie extérieure de la noix de muscade), les clous de girofle, le piment jamaïcain et le poivre noir. Mais en réalité, la recette ne serait pas tout à fait la même que l’on aille aux USA ou dans un pays méditerranéen, par exemple.

                                                      

1(Tele7, semaine du 28 août au 3 septembre, n. 35).

(Pour illustrer l'article, voici 10 secondes d'un épisode des Simpsons où Mr Burns, qui a décidé de devenir autonome, fait les courses).

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Même un philosophe ne sait dire non aux figues

Publié le par Messergaster

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(N'hésitez pas à servir la figue en guise d'hors d'oeuvre avec un peu de jambon cru...).

La figue est un fruit connu depuis longtemps dans le bassin méditerranéen : les livres nous en fournissent une preuve. Par exemple, dans l’Ancien Testament, Adam et Eve se servent d’une feuille de figue pour se couvrir, une fois mangé le fruit défendu. Mais les exemples ne manquent pas aussi chez les philosophes grecs.
J’ai  découvert, par exemple, que Platon était un grand amateur de ce fruit. Ainsi, il y a quelques passages où il est question de cette passion dans les Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce (ça fait partie des livres qu’un jour je dois acheter : c’est une sorte de compilation d’anecdotes sur tous les philosophes anciens. La plupart sont sans doute inventées, mais c’est rigolo de voir que même ces grands penseurs mangeaient, allaient voir les courtisanes, s’insultaient… bref eux aussi pouvaient être ridicules, parfois).
Je reprends la traduction du site  http://remacle.org/ (THE site à aller consulter quand on a besoin de retrouver une ligne dans un texte en latin ou en grec ancien ), même s’il s’agit d’une traduction qui date de 1847…
Nous sommes au livre VI, chapitre 2, celui consacré à Diogène (philosophe cynique qui vivait dans un tonneau et qui méprisait les conventions sociales. D’ailleurs il n’avait pas de poils sur la langue et ne se privait donc pas d’insulter et de critiquer son interlocuteur s’il ne partageait pas son point de vue).
(Cliquez ici pour revoir le passage dans son contexte)

1er extrait :

[25] « (…) Une fois mangeant des figues, il rencontra Platon, à qui il dit qu'il pouvait en prendre sa part ; et comme Platon en prit et en mangea, Diogène lui dit qu'il lui avait bien dit d'en prendre, mais non pas d'en manger. »

En réalité, je suis moyennement satisfaite par cette traduction car je sui allée voir comment les Anglais (ou les Italiens) traduisent ce passage. Voici ce que ça donne :

"I said that you might have a share of them, not that you might eat them all."
"Avevo detto di prenderne un po’, non di divorarmeli tutti!”
​(J’avais dit d’en prendre une part, pas de les dévorer tous!)

Comme vous pouvez le voir le jeu de mots n’est pas du tout le même, quoique dans les deux cas Diogène se moque de Platon. Mais dans la première version, on joue sur toutes les significations du verbe « prendre », alors que dans la 2e, Diogène condamne la goinfrerie de Platon qui n’avait pas compris que cette humble poignée de figues  était destinée aux deux philosophes. Pour faire bref :
- dans la 1ère traduction, c’est la gourmandise+la stupidité de Platon qui est blâmée
- alors que dans la 2e c’est sa gourmandise+son égoïsme
(j’irai vérifier dans une édition plus récente, à la rentrée, comment a été traduit ce passage).

2e extrait :

[26] « (…) Diogène ayant un jour prié ce philosophe de lui envoyer du vin, et en même temps des figues, Platon lui fit porter une cruche pleine de vin ; sur quoi Diogène lui dit : « Si l'on vous demandait combien font deux et deux, vous répondriez qu'ils font vingt. Vous ne donnez point suivant ce qu'on vous demande, et vous ne répondez point suivant les questions qu'on vous fait, » voulant par là le taxer d'être grand parleur. »

Cette fois-ci Diogène se moque de la philosophie platonicienne qui à force de remonter toujours aux causes, en oublie de répondre à la question de départ.

Et pour terminer un dernier extrait où cette fois-ci Diogène ne s’entretient pas avec Platon, mais avec Aristote (Livre V, chapitre 1,  cliquez ici pour revoir le passage dans son contexte) :

3eextrait :

« (…) Diogène lui ayant présenté une figue, il songea que s’il la refusait le cynique devait avoir un bon mot tout prêt; il prit donc la figue, et dit : « Diogène a perdu en même temps sa figue et son bon mot. » Diogène lui en ayant donné une autre, il la prit, l’éleva en l’air à la manière des enfants, et s’écria : « Ô grand Diogène ! » puis il la lui rendit. »

J’adore ce passage-là car pour une fois il y a quelqu’un qui tourne en ridicule Diogène (ce Diogène passe ses journées à se moquer de tout le monde sans pitié !). Tu veux perdre ton temps à tendre des pièges aux gens ? Et bien tu vas perdre aussi tes figues que tu aimes tant, bien fait pour toi ! Sans compter, qu’Aristote finalement est sympa car il lui rend la 2e, figue : il partage, quoi…

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"Guess who's coming to criticize dinner"

Publié le par Messergaster


  (Une scène de l'épisode).
 
Bon aujourd’hui ça ne volera pas bien haut, mais il fallait bien qu’un jour ça se sache : je suis fan des Simpsons. Et des épisodes sur la « bouffe », il y en a pas mal ! (oh ! juste à l’instant, il y en a un qui vient de me traverser l’esprit et que j’avais oublié ! Dans un futur indéterminé, il faut ab-so-lu-ment que j’en parle dans un article).

Mais aujourd’hui ce sera le tour de l’épisode « Guess Who's Coming to Criticize Dinner » (3e épisode de la 11e saison) dont le titre est une claire allusion au film Devine qui vient dîner. Toutefois les affinités avec le film des années 1960 s’arrêtent là ce qui explique peut-être pourquoi cet épisode en français s’intitule « La critique du lard ».

Homer accompagne les enfants à une sortie scolaire : les élèves de l’école de Springfield vont visiter le siège d’un journal. Il tombe sur le pot d’adieu qu’ont organisé certains employés du journal pour fêter le départ en retraite du critique gastronomique ; Homer en profite pour s’empiffrer de pizza et de bagels. Au départ, tous les présents sont scandalisés mais, lorsque le directeur comprend qu’Homer adore manger, il se dit qu’il pourrait bien l’engager pour remplacer le critique culinaire qui va partir.

Bien entendu, Homer est enthousiaste du travail : un métier où on est payé pour manger, n’est-ce pas génial ? Sauf qu’Homer n’a pas compris que ceci n’était que la moitié du job, l’autre moitié consistant à écrire les articles. Pour reprendre le titre d’un célèbre livre, il s’agit de savoir marier « les mets » aux « mots ». Or, Homer ne sait pas s’exprimer…

Voyons la scène où il soumet son premier article, une sorte de test, à son chef :
- Déjà, il a été écrit sur une machine à écrire où la touche « E » ne marche plus (or c’est la lettre la plus utilisée en Anglais… ça commence mal).
Et ensuite on découvre un discours confus où Homer se met, entre autres, à insulter l’ONU et Flanders.
Face à cet échec, il demande à Lisa de l’aider – et l’article qui en résulte est de bien meilleure qualité :
Déjà elle écrit sur un ordinateur.. ce qui laisse présager que cette fois-ci l’article sera mieux écrit.
Mais surtout elle arrive à traduire par des mots les sensations gustatives qu’a ressenties Homer en mangeant.

En effet : 

  1. Pour se rappeler du restaurant sur lequel il va écrire, Homer lèche sa chemise encore tachée de sauce  (ce qui est trèèès professionnel, n’est-ce-pas ?) et dit « the food was not undelicious » (on pourrait essayer de rendre la lourdeur de la 1ère réplique en traduisant par « La nourriture était non désagréable »). Phrase que Lisa allège en « the food was delicious » (« La nourriture était agréable »). En tout cas, Homer reste bouche bée devant le talent spectaculaire de sa fille.
  2. Il est ensuite question de la mousse au chocolat qu’Homer a mangée au resto en question. Il affirme : « le seul mot qui puisse traduire sa saveur exquise est... » et à la place d’un mot, il pousse un râle en laissant pendre sa langue. Lisa se met à chercher un équivalent linguistique et écrit finalement « trascendant ». (vive le décalage entre l’expression toute corporelle de Homer et le terme « transcendant » qui désigne quelque chose de non-matériel).
  3. Reste la conclusion de l’article. Homer propose de terminer en insultant Flanders, mais heureusement sa fille est là pour insérer à la place un raffiné « bon appétit » en français.

L’article est publié, la carrière de Homer commence, tout le monde lit avec plaisir ce qu’il écrit, mais d’autres critiques lui reprochent d’être trop gentil (c’est pas compliqué : Homer aime tout). Du coup, Homer commence à dicter à sa fille des propos beaucoup moins tendres voire décidément méchants (en bref, Homer est devenu identique au critique gastronomique qui partait à la retraite au début de l’épisode).
Lisa en a marre et décide de ne plus l’aider : Homer doit désormais se débrouiller seul.
Retour à la situation de départ : Homer reprend sa machine à écrire cassée et rédige son article en imaginant les paroles de sa fille Maggie (trop jeune pour parler) et de son chien. Ces sources d’inspiration ne sachant pas s'exprimer par des mots, aucune surprise : le niveau de ses articles chute.
Mais non seulement la carrière d’Homer est menacée par la dispute avec sa fille, mais aussi par le complot de tous les cuisiniers de Springfield qui veulent se venger des critiques négatives d’Homer. Ils chargent alors un cuisinier – français, (bizarre, hein ?) - de préparer un éclair qui, en plus d’être une bombe calorique, est une bombe tout court (en vrai, il est rempli de poison, mais lorsque l’éclair tombe par terre, il explose). Le fouet à pâtisserie mérite une mention spéciale aussi, puisque le cuisinier le monte comme s’il s’agissait d’un fusil.
Bien entendu, tout finit bien : Lisa se réconcilie avec son père et c’est grâce à elle qu’Homer est sauvé.

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Gâteau épicé aux amandes et au chocolat

Publié le par Messergaster

Ma mère a trouvé cette recette sur un paquet d’amandes en poudre marque Vahiné, il y a bien 10 ans. Depuis, c’est devenu l’un des gâteaux que mon frère et moi nous préférons. En plus, quand il cuit, ça sent tellement bon… toute la cuisine sent la cannelle et la noix de muscade : un bonheur !

1.png

Voici la recette (pour un moule à manqué) :

-150g de beurre
-200g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-4oeufs
-160g de farine
-1 demi-sachet de levure
-125g d’amandes en poudre
-1 demi-verre de lait
-60g de cacao amer en poudre
-une bonne cuillère à café de noix de muscade moulue
-une bonne cuillère à café de cannelle moulue
-si on aime : 2 à 3 cuillérées de rhum

Mélangez le beurre, le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les quatre jaunes d’œuf.
Ajoutez ensuite la farine tamisée avec la levure. Mélangez bien en  versant aussi le demi-verre de lait (et le rhum, si vous choisissez d’en mettre).
Ajoutez la cannelle, la noix de muscade, le cacao et enfin les amandes en poudre.
Montez les blancs en neige et incorporez-les à la pâte.
Après avoir versé la pâte dans un moule à manqué, laissez cuire 1h15 au four à 160°C (comme toujours, surveillez, car chaque four est différent…). (moi j'ai laissé cuire le gâteau pendant 1h30… et il pouvait même rester au four encore un peu, à mon goût).

Notes :

Je suis persuadée que les gâteaux au chocolat ça passe mieux en hiver. Et je dirais que pour ce gâteau c’est encore plus vrai : il est assez consistant et, surtout, il contient des épices - et pour moi les épices ça fait vraiment « Noël ». Mais si après on est des « chocopathes », on pourra le déguster avec plaisir à n’importe quel moment de l’année.
Prenez un grand saladier car c’est un « gros » gâteau et il y a une quantité assez importante de pâte.

Publié dans Recettes sucrées

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Le "dark side" de tout repas

Publié le par Messergaster

Le sujet de cet article trottait depuis quelques temps dans ma tête, mais c’est en lisant le dernier billet du blog de "JokerAlice" (cliquez ici pour voir) que je me suis décidée à l’écrire une fois pour toutes.
Non, pas de recette aujourd’hui. Ni extrait littéraire qui parle de manger. Ni légende donnant une origine mythique à tel ou tel aliment. En fait, aujourd’hui, tout simplement, il n’y aura pas de réflexion sur la « bouffe ».  Je veux me concentrer sur le revers de la médaille ou (comme je préfère le dire) sur le « dark side » de tout repas : faire la vaisselle

2.png

Mais pourquoi le plaisir de manger doit toujours être suivi de cette corvée ? Heureusement qu’il existe des moyens pour rendre cette tâche un peu moins insupportable :

1. Faire la vaisselle juste après mangé. Oui, je le sais : on a bien festoyé, on a allègrement bu, l’estomac est plus que rempli et on n’a qu’une envie : aller se pelotonner sous la couette et plonger dans le sommeil. Mais ne vaudrait-il pas quand même mieux les laver tout de suite, ses quatre pauvres assiettes ?:

  • Ainsi ce sera fait et on en parlera plus
  • La sauce n’aura pas eu le temps de coller aux assiettes et on les lavera donc beaucoup plus vite. Mes parents (fervents adeptes du "je lave les assiettes demain") répliqueraient en suggérant de laisser tremper les assiettes dans l’eau chaude pour mieux détacher ce qui aura eu le temps de « se fixer » pendant la nuit. Oui, très juste. Mais combien sont les étudiants qui ont le luxe d’avoir un évier avec deux bacs, l’un pour faire tremper les assiettes et l’autre pour les rincer ? Pas moi en tout cas. Du coup, je préfère laver mon plat à gratin le soir même, avant que la béchamel ne se solidifie dessus.
  • Et je ne parle pas des odeurs qui peuvent attirer les mouches …
  • Dans une colocation, il est encore plus important de faire sa vaisselle dès que possible car il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir besoin d’une poêle, de la chercher partout et de la trouver (enfin !) dans l’évier, toute sale car le dernier qui s’en est servi ne l’a pas lavée - et on est alors obligé de tout interrompre pour la nettoyer.

2. Protéger ses mains. Oui, ça sent la réflexion « fille », mais comme les filles font plus souvent la vaisselle que les hommes... (c’est triste mais c'est comme ça). Avoir les mains sèches et les ongles cassants, après la vaisselle, c’est désagréable. Perso, je ne suis pas fan des liquides vaisselle style "Palmolive" qui sont censés protéger les mains : j’ai l’impression que le produit est un peu moins efficace et, surtout, je fais ma radine : j’aime mieux prendre la marque premier prix. Par contre, j’ai appris à me servir des gants en caoutchouc…et ça a changé ma vie ! Non seulement ça protège les mains, mais en plus ça permet de laver à l’eau très chaude. Mais on doit s'habituer à la désagréable odeur de plastique qui reste sur les mains…

3. Ecouter de la musique. Laver les assiettes avec un petit accompagnement musical, c'est autre chose.

4. Convaincre quelqu’un d’essuyer au fur et à mesure les assiettes que nous sommes en train de laver. Sérieux : n’est-ce pas insupportable lorsqu’on a presque terminé de tout laver mais qu’il n’y a plus de place sur l’égouttoir ? On est obligé de tout arrêter pour prendre un torchon et essuyer des trucs afin de poser le plat à gratin qui (hélas !) reste à nettoyer. Or, comme je déteste les contretemps, je joue à "tetris" et j’empile, et j’empile, et j’empile... jusqu’au moment où il y en vraiment a trop sur ce pauvre égouttoir et que quelque chose se casse (le nombre de verres et d'assiettes que j'ai cassés dans ma vie...)

5. Faire des économies (ou gagner au loto) pour acheter un lave-vaisselle. Toutefois, le lave-vaisselle c’est un truc qui finalement, ne me manque pas plus que ça. De ce que j’ai pu comprendre (corrigez-moi si je me trompe), pour être vraiment rentable, il faut bien le remplir : l’idéal serait donc de le mettre en marche une fois par jour uniquement (voire tous les deux jours, si on peut). Mais cela présuppose que chez nous il y a assiettes, couverts et casseroles à foison… D’autre part, je trouve que le cycle de lavage prend vraiment beaucoup de temps : lorsque je fais la vaisselle chez mes parents – nous sommes une famille de quatre personnes où chacun mange différemment – je mets un quart d’heure au maximum pour tout laver… alors que les lave-vaisselles qu'ont les parents de certains de mes amis, y mettent un siècle ! Et en plus, à la longue, il y a une odeur désagréable qui sort à chaque fois qu’on l’ouvre.

Bref voilà, faire la vaisselle est donc le prix à payer pour un bon petit plat. Un prix assez modique, à mon avis : je préfère mille fois laver les assiettes que balayer et nettoyer par terre…

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Chanson à manger (Paul Scarron)

Publié le par Messergaster

Voici le portrait le plus célèbre (resté anonyme) de Scarron.

Voici le portrait le plus célèbre (resté anonyme) de Scarron.

Je propose aujourd'hui un poème de Scarron, auteur du XVIIe siècle, qui a écrit, par exemple, Le Virgile travesti (où il reprend sur le mode comique l'Enéide) et Le roman comique.
Mais moi je vous mets sa "Chanson à manger", parodie de toutes les "chansons à boire" traditionnelles.
(Comme il s'agit d'un français un peu vieilli, et que pas tout le monde fait des études de lettres, j'ajoute une rapide transcription en français moderne du poème, juste après. Et j'y insère quelques notes, pendant que j'y suis...) :

Quand j'ay bien faim et que je mange
Et que j'ay bien dequoy choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'en grattant ce qui me demange.
Cher Amy, tu m'y faits songer :
Chacun fait des Chansons à boire,
Et moy, qui n'ay plus rien de bon que la machoire,
Je n'en veux faire qu'à manger.

Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si nostre corps en est charmé,
Nostre ame l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tromper la femme premiere,
N'alla pas luy monstrer du vin ou de la biere,
Mais dequoy branler le menton.

Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t'on vidé mille tonneaux,
On n'a beu que la mesme chose,
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la doze
De mille differans morceaux.

Quel plaisir lors qu'avec furie,
Apres la bisque et le rosty,
D'un entremets bien assorty
Vient reveiller la mangerie !
Quand on devore un bon melon
Trouve-t'on liqueur qui le vaille ?
Ô cher Amy Potel ! je suis pour la mangeaille :
Il n'est rien tel qu'estre glouton.

Transcription en français moderne :

TEXTE NOTES

Quand j’ai bien faim et que je mange
Et quand, en plus, j’ai un large choix
1,
Je ressens autant de plaisir
Qu’en grattant ce qui me démange.
Cher ami, tu m’y fais penser :
Tout le monde fait des chansons à boire,
Et moi, qui n’ai plus rien de bon à part la mâchoire,
Je ne veux rien faire d’autre que manger
2.

[1Le plaisir de manger est donc à la fois quantitatif (il fait cesser la faim) mais aussi qualitatif (on choisit ce qui titille le plus notre appétit).
2Scarron était très malade et presque complètement paralysé à la fin de sa vie (il fut néanmoins le 1er mari de Mme de Maintenon...).]

Si on se régale d’un potage3 
Succulent comme un consommé4,
 
Notre corps en est charmé,
Mais notre âme l’est encore plus.
Aussi Satan, le faux glouton5

Pour tromper la première femme6
, 
Ne lui offrit pas du vin ou de la bière,
Mais de quoi agiter son menton.

[3Au XVIIe siècle, « potage » commence à être utilisé comme synonyme de « soupe » à la cour.
4Le consommé était, comme de nos jours, un bouillon clarifié.
5Ici « faux glouton » signifie le « goinfre trompeur ».
6C’est Ève : Scarron, pour donner plus de poids à ses paroles, fait référence à la Bible.]

L’homme motivé peut manger à volonté
Quatre fois dans une journée ;
Au contraire, boire de trop peut rendre folle 
La personne la plus sage.
On a beau vider mille tonneaux,
On boira toujours la même chose,
Alors qu’au cours d’un repas, on peut doubler la dose
De mille morceaux différents7.

[7Une strophe où les maths servent d’outil pour prouver qu’il vaut mieux bien manger plutôt que bien boire.]

Quel plaisir que c’est
Lorsqu’après la bisque8 et le rôti,
La mangeaille recommence
Grâce à un entremets9 bien choisi !
Si on dévore un bon melon,
Peut-on trouver une liqueur à sa hauteur ?
O cher ami Potel10 ! Je suis un partisan de la mangeaille.
Il n’y a rien de plus beau qu’être glouton.

[8Soupe à base de crustacées.
9Au XVIIe siècle, les entremets sont (comme l'indiqu le nom lui-même, « entre-mets ») des plats légers qui sont servis après le rôti. Souvent ce sont des légumes, chauds ou froids. 
10"Mélanie A." (cliquez ici pour voir son blog) m'a fait découvrir que Potel était un ami de jeunesse de Scarron. Pour plus d'infos, allez lire les commentaires de cet article. Et encore un grand merci, Mélanie!]

 

Voilà, j'espère ne pas vous avoir ennuyés : je trouvais dommage de ne pas partager un poème aussi gourmand...

[7. Une strophe où les maths servent d’outil pour prouver qu’il vaut mieux bien manger plutôt que bien boire]

Publié dans Lectures gourmandes

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"Comme un cheveu sur la soupe"...

Publié le par Messergaster

Cela doit faire cinq ans que le moulin à légumes de ma mère s’est cassé et ce n’est que depuis une petite semaine qu’elle s’est enfin décidée à acheter un mixer. Désormais elle pourra recommencer à se faire de bonnes petites soupes… qu’elle mangera toute seule car les hommes de la maison font toujours la tête lorsqu’on leur inflige un potage.

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Hey, j’utilise ces deux mots comme si c’était des synonymes.. pourtant à la base la "soupe" et le "potage" ne sont pas la même chose :

  • le potage désignait de façon générale tout ce qui avait cuit dans le « pot » 
  • alors que la soupe était au Moyen-âge une tranche de pain sur laquelle on versait du bouillon (en général un bouillon à base de légumes, mais pas forcément). Progressivement ce bouillon a pu être enrichi non seulement en y ajoutant du pain mais aussi en y mettant des pâtes, du riz, des haricots et plus tard encore des pommes de terrre.

De façon plus générale, le bouillon a été la base de l’alimentation pendant des siècles. La mère de famille mettait une belle marmite d’eau sur le feu, y jetait quelques herbes et quelques racines pour la parfumer et y faisait cuire un pied de cochon ou un bel os à moelle pendant des heures. Ces morceaux étaient particulièrement bon marché mais ils permettaient d’obtenir un bouillon somme toute assez nourrissant, surtout si on y ajoutait du pain. De plus, il n’y avait que les familles les plus pauvres qui en étaient réduites à faire bouillir les os : en général, on utilisait de la véritable viande, comme la langue de bœuf. Enfin, lors des jours de fête, on mangeait le bouilli obtenu en faisant cuire dans l’eau un morceau plus coûteux.
Il faut aussi garder en tête que les casseroles étaient particulièrement grandes et que difficilement on finissait de manger tout le bouilli au cours d’un seul et unique repas. C’est de là que sont nés des plats comme les boulettes de viande ou certaines omelettes : l’objectif était de « recycler » les restes en les accommodant d’une façon nouvelle et appétissante.

A présent, rares sont ceux qui font leur propre bouillon de poule chez eux. Les gens préfèrent souvent utiliser les bouillons-cubes ou le bouillon déshydraté en sachet :

  • On doit cette invention au baron allemand Von Liebig qui découvrit le moyen d’obtenir un extrait de viande à longue conservation à la fin du XIXe siècle
  • Toutefois, ce produit n’était pas encore commercialisé tel que nous le connaissons et il faut attendre Julius Maggi, un Suisse, pour l’avoir sous cette forme de cube si pratique

Parmi les ingrédients du bouillon-cube se distinguent le glutamate et le sel. C’est que Von Liebig créa ce bouillon afin d’obtenir un substitut de la viande nourrissant et bon marché. A présent on pourrait donc se passer de ce produit : grâce au congélateur, c’est un jeu d’enfant de mettre un peu de bouillon fait maison de côté pour le ressortir lorsqu’on en a besoin. Mais son excellente conservation et sa facilité d’utilisation expliquent la persistance du bouillon-cube dans les foyers au fil de toutes ces années… d’autant plus que les multinationales modifient actuellement leur recettes pour offrir un produit moins riche en sel et de meilleure qualité.

Ce qu’on observe, en tout cas, c’est que la soupe, plat pauvre par excellence, a fini par devenir un plat proposé même dans les restaurant les plus luxueux : on est désormais disposé à payer une somme non négligeable pour un velouté de poireaux préparé bien comme il faut…

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Gâteau marbré

Publié le par Messergaster

Aujourd'hui je propose un grand classique qui permet d'offrir un délicieux goûter, sans prendre de risques. D'ailleurs, je me rappelle encore celui que j'avais fait il y a quelques mois : je le sors du four à 14h, je vais en cours, je rentre à 18h et je découvre qu'il n'en reste presque plus ! En effet, mes colocs' avaient bien apprécié...

(Dommage, voici une tranche où le "marbrage" laisse un peu à désirer...)

(Dommage, voici une tranche où le "marbrage" laisse un peu à désirer...)

Voici la recette:

-3 œufs
-125g de beurre
-150g de farine
-150g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
- 1/2 verre de lait (entier c'est mieux)
-60g de chocolat noir pâtissier

Dans un saladier, mélangez le beurre, le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les jaunes d’œuf un à un. Ajoutez ensuite la farine tamisée avec la levure, puis le demi verre de lait. Incorporez enfin les blancs montés en neige.
Mettez alors un tiers de la pâte dans un autre saladier. Faites  fondre le chocolat noir au bain marie et versez-le dans le saladier qui contient le tiers de pâte. Mélangez bien.
Une fois fait cela, versez dans un moule à cake d’abord la pâte à la vanille, puis celle au chocolat. Plantez-y une fourchette et faites un rapide mouvement de « zig-zag » de la gauche vers la droite pour créer des dessins.
Laissez cuire pendant 1h, 1h15 à 160°C.

Notes :

- Si vous voulez une pâte plus "compacte" (ce qui vous permettrait d'obtenir des dessins marbrés plus facilement), supprimez le lait. Sachez par contre qu'ainsi la texture du gâteau sera légérement moins moelleuse.
J’insiste : prenez une tablette de chocolat noir pâtissier et non pas du cacao en poudre car ainsi la partie au chocolat est bien plus savoureuse.
- Pour une version revisitée de ce gâteau, vous pouvez cliquez ici et découvrir ainsi ma recette de
"gâteau marbré à l'orange".

Publié dans Recettes sucrées

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Que donner à manger à Félix et à Médor ?

Publié le par Messergaster

L’autre jour j’étais au supermarché avec ma mère et, comme d’habitude, nous avons passé un siècle au rayon des boîtes pour chats. Elle disait :
- Tiens, il y a une marque en promotion… ah, mais c’est au poisson, ils n'aiment pas trop.
Puis en apercevant un nouveau type de boîte, jamais vu auparavant :
- Ah, c’est nouveau ça. Ah ça existe au poulet et au bœuf. Mhh.. j’hésite, laquelle je leur prends ? 
Et moi pendant ce temps, je levais les yeux au ciel en pensant : « N’importe : de toute façon c’est tout aussi mauvais ! ».

Oui, car les articles sur la bonne bouffe se multiplient un peu partout… mais ils semblent se préoccuper uniquement des aliments destinés aux humains en oubliant qu’on donne à nos amis à quatre pattes des trucs à la qualité parfois douteuse.

Bon, ne généralisons pas non plus : il faut faire des distinctions selon les budgets. Lisons les étiquettes des boîtes pour chat (je présente mes excuses à tous ceux qui ont des chiens, mais n’ayant toujours eu que des chats, je connais mieux ces marques-ci. Cependant, je pense qu’il n’y guère de différence entre la composition des boîtes pour chats et celles des boîtes pour chiens) :

La marque premier prix affiche en général : « Viande et sous-produits de viande » (dont 4% minimum de bœuf, si la boîte est censée être au bœuf ou 4% de canard si la boîte est censée être au canard etc etc), « poisson et sous-produits de poisson », des céréales, des extraits de protéines végétales, du sucre, des minéraux, des colorants… Bref, vous conviendrez avec moi que la part de viande véritable est bien réduite
Mettons un peu plus d’argent et montons vers de véritables marques genre Friskies et Whiskas : Sur un boîte de terrine marque Whiskas, par exemple, on trouve des « viandes et sous-produits animaux » (dont 4% minimum de bœuf ou de volaille, comme toujours selon le parfum choisi + 4% de « viandes fraîches »), souvent des céréales, des vitamines et des minéraux ainsi que des additifs dont des colorants. C’est un petit peu mieux.

Montons vers les marques les plus chères : Gourmet (la version luxe de Friskies puisque ces deux marques dépendent du groupe Purina) et Sheba :

Par exemple, on peut lire derrière l’un de petits sachets marque Sheba (je me réfère aux sachets pesant 85g) qu’ils contient « viande et sous-produits d’origine animale » (dont 4% de poulet et 4% de filet minimum si le sachet est censé être au poulet), des céréales et des minéraux. Donc pour une fois, il n’y a ni poisson ni colorants, ni sucre non plus…

 

 

 

--> J’invite chacun à vérifier l’exactitude de ces informations sur l’étiquette des boîtes pour animaux qu’il a l’habitude d’acheter.

Précision : je ne reporte pas la composition des croquettes qui est sensiblement identique. Celles-ci contiennent juste un peu plus d’huiles et de graisses.

BILAN :

  • Les producteurs ne se cassent pas la tête pour trouver de nouveaux parfums alléchants parce qu’ils désirent rendre le chat plus heureux en lui proposant une gamme de menus très variée. En effet, la proportion de viande « réelle » dans le produit fini est infime : le chat fait-il vraiment la différence entre la "boîte poulet" et la "boîte boeuf" ? Finalement, lorsque les producteurs inventent un nouveau parfum, c’est donc aux maîtres des animaux qu’ils s’adressent. La véritable cible n’est pas l’animal domestique mais bel et bien l’humain auquel il appartient.
  • Il vaut mieux acheter des boîtes qui ne soient pas marque 1er prix car ainsi on achète quelque chose de meilleure qualité. Nous aimons que nos enfants ne mangent pas trop de graisses hydrogénées et c’est pourquoi, quand on en a les moyens, on leur achète des biscuits de marque. De la même façon, pour nos chats, il faudrait peut-être dépenser un peu plus pour leur garantir une meilleure santé.
  • Mais surtout, de même que souvent nous préférons préparer nous.mêmes des gâteaux à nos enfants puisqu'ainsi nous en maîtrisons la composition, il vaudrait peut être mieux donner à nos animaux de vrais morceaux de viande. Nous avons fait un poulet rôti pour la famille ? Alors pourquoi, ne pas donner à Félix ou à Médor un peu de filet ?
  • Car comme le dit souvent ma grand-mère, comment faisait-on du temps que la boîte de conserve n’existait pas encore ? (la boîte de conserve ne s’impose dans les foyers européens qu’à partir de fin de  la deuxième guerre mondiale). Auparavant, les animaux mangeaient la même chose que les autres membres de la famille : si la famille était aisée ils avaient droit à leur morceau de viande aussi… et sinon bah il mangeait de la soupe enrichie d’un peu de riz, comme les autres.
  • Car oui, toujours comme le répète ma grand-mère, finalement acheter des boîtes pour chat revient peut-être plus cher que leur donner quelques morceaux de poulet mélangés à un peu de pois-chiches..

Terminons sur une note humoristique avec les Nuls nous vantant les qualités des boîtes pour chats marque "Kwiskas"...

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Un parfum de légende s'exhale de ma tasse de café...

Publié le par Messergaster

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Ah le parfum du café le matin ! En mode zombie, les cheveux ébouriffés, sentir cet arôme céleste redonne tout de suite le sourire.. Mais mieux encore que le café "moka", il y a le rituel du "cappuccino" avec la "brioche" (le pseudo croissant local) que de nombreux Italiens prennent au bar avant d'aller travailler. Ah les plaisirs simples de la vie !

Or, tout récemment, je suis tombée sur un article1 sur la légende du « cappucino » (qui tire son nom du « capucin », comme les moines de cet ordre). Un petit tour sur internet m’a confirmé que cette légende ne semble guère très fiable étant donné qu’elle fait naître la boisson au XVIIe siècle, alors que les « cappucino » ne sont vendus en Italie qu’à partir du XXe siècle… Néanmoins, comme elle prolonge l’histoire du « croissant » (cliquez ici, si vous avez raté cet épisode), j’ai trouvé que c’était une bonne idée de la partager.

Alors, nous sommes de nouveau à Vienne, toujours assiégée par les Turcs, en 1683.
Après avoir été battus, les Turcs ont laissé de nombreux sacs de café dans la ville. Ces grains sentent bon, en croquer un n’est pas déplaisant, et, du coup, on essaye d’en extraire une boisson se rapprochant de celle que les Viennois voyaient siroter par l'ennnemi. Or, un moine capucin, Marco d’Aviano, s’était distingué lors de la bataille contre les Turcs : celui-ci, particulièrement curieux de savoir quel goût pouvait bien avoir la boisson que l’on avait extraite à partir de ces grains marrons, décide d'en boire quelques gorgées. Hélas, ce goût amer ne l’enchante guère et il propose donc de rajouter du lait pour l’adoucir. Désormais le café n’est plus noir mais couleur marron clair, exactement comme la tunique du moine capucin… d’où le nom donné à ce type de café.

Mais bon, encore une fois, ça sent vraiment la légende inventée de toutes pièces pour donner de nobles origines à ce type de café.

J’en profite pour faire un petit "rangement conceptuel", même si je me doute bien que vous connaissez tout ça aussi  bien que moi :

  • Dans le cappuccino, il n’y a pas de chantilly ou de crème fouettée (on se rapproche davantage du café viennois si tel est le cas)
  • Un petit tour sur internet me révèle d'ailleurs qu'on attribue au café viennois quasiment la même origine qu’au cappuccino. Lors du siège de Vienne, un certain Kolschitzky réussit à tirer parti de ces grains noirs abandonnés par les Turcs en obtenant une boisson bien parfumée. Mais à nouveau, certains trouvent la préparation trop amère : c’est pourquoi Kolschitzky décide de la rendre plus sucrée et d’y ajouter un peu de lait. Ce Polonais ouvre alors son premier café, le "Zur blauen Flaschen" ("A la bouteille bleue") quelques temps plus tard. Mais encore une fois méfiance : selon le livre intitulé "The world of caffeine : the science and culture of the world's most popular drug"2 de Bennet Alan Weinberg et Bonnie K. Bealer, derrière cette belle légende se cachent toutes les difficultés administratives que dut dépasser Kolschitzky pour démarrer son activité.
  • Caffè macchiato et le latte macchiato : dans le 1er cas on n'a qu’une “tache” de lait dans la tasse, c’est le goût du café qui prime, alors que dans le 2e cas, il s’agit d’une boisson lactée dans laquelle on a versé l’équivalent d’un expresso.
  • Mocaccino : très proche du cappucino, mais souvent plus riche en crème et surtout comprenant une partie de chocolat chaud… toutefois, en Italie je n'ai pas l’impression que ce nom soit si diffusé et je crois bien qu’à Milan ils appellent cela un « Marocchino » (« Maroquin »), quoiqu’en dise Wikipedia à ce sujet..

Et je passe sur les caffelatte, les cafés frappés, les cafés turcs, les cafés décaféinés etc etc…

                                            
1 Tele 7, semaine du 14 au 23 août 2011 (oh oui, de la grande littérature !)
2The world of caffeine : the science and culture of the world's most popular drug de Bennett Alan Weinberg et Bonnie K. Bealer (2001) n'a pas encore été traduit en Français, j'ai l'impression...

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THE gâteau aux pommes

Publié le par Messergaster

Voici la recette d’un gâteau que j’ai trouvée sur internet (ici), le jour où une amie qui devait déménager m’avait laissé un énorme paquet de pommes golden qu’il me fallait donc écouler. Je vous laisse donc la recette à laquelle j'ai apporté juste quelques mini modifications.

foto4.png
(Voici ce qui restait du gâteau à 17h de l'après-midi)

Pour un moule à manqué :

-125g de beurre
-125g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-3 œufs
-250g de farine
-3-4 grosses pommes (golden de préférence)
-1 citron
-150mL de lait
-1/2 sachet de levure
- un peu de cassonade

1. Dans un saladier, mélangez le beurre, le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les jaunes un à un, puis le jus du citron. Ajoutez ensuite la farine et la levure, en alternant avec le lait.
Incorporez les blancs montés en neige et versez la pâte dans un moule à manqué.

2. Epluchez les pommes et coupez-les en lamelles plutôt épaisses. Placez-les dans la pâte, un peu comme s’il s’agissait des rayons du soleil (vous devriez obtenir un double cercle de rayons, un extérieur et un intérieur) : le but est d’arriver à insérer le plus de lamelles possibles dans la pâte. Je vous mets cette photo, issue du site d'origine, pour que ce soit plus clair :

Immagine-copie-2
(Source : GialloZafferano, cliquez ici pour la revoir dans son contexte)

3. Saupoudrez d’un peu de sucre de canne et faites cuire à 160°C pendant une bonne heure (même 1h15) (comme toujours cela dépend des fours...).

foto2
(Le gâteau vu d'en haut)

Notes :

- Perso, je conseille les pommes golden. En effet j'ai essayé aussi bien avec les golden qu'avec les fuji et je penche nettement pour la première version car, ainsi, les pommes "se fondent" vraiment dans la pâte, alors qu'on fait encore la différence entre la texture croquante du fruit et la pâte moelleuse du gâteau, si on opte pour les fuji. Mais tout dépend de l'effet recherché. 
- Avec un bon café, c'est un délice.
- Même tout seul, il est difficile de résister à une 2e part !

Publié dans Recettes sucrées

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Tous dans le même moule ?

Publié le par Messergaster

En versant ma pâte dans le moule en forme de couronne pour mon gâteau d’hier (j’étais en train de mettre la pâte partout - dans le trou, hors de parois - sauf dans le moule !), je me faisais la réflexion suivante 

Pourquoi choisir un moule plutôt qu’un autre ? 

De là l’idée d’écrire cet article qui, en réalité, trottait déjà depuis longtemps dans ma tête.

 SDC11257.JPG

Première différence  : LA FORME

Moule à manqué ou moule à cake ? Sans oublier les moules en forme de  cœur, d’ourson, de couronne … Perso, j’ai une nette préférence pour le moule à cake : déjà, j’aime bien le côté « gonflé » propre aux gâteaux qui ont cuit dans ce genre de moule, mais de plus, ce moule permet de couper des tranches plus fines et donc moins caloriques (oui, je fais ma "fille").

Deuxième différence (qui émane de la 1ère) : MOULE INDIVIDUEL OU GRAND MOULE ?

Il est vrai que certains desserts, tels les fondants ou les flans, sont plus adaptés aux moules individuels. Toutefois, j'opte pour le grand moule toutes les fois que je peux. Pourquoi ? Car j’estime cela plus convivial : j’aime bien l’esprit de partage (après avoir fait ma "fille", je me la joue "communiste" !). Non mais sérieusement, je trouve plus beau de couper en parts une grande tarte (ce qui permet en plus d'adapter chaque morceau aux différents appétits des convives) plutôt que de confectionner huit tartelettes.

Troisième différence : LA MATIERE

Il y a ceux qui ne jurent que par le silicone, ceux qui restent attachés au bon vieux pirex, et ceux qui gardent encore les vieux moules en aluminium de leur grand-mère.  
J’ai longtemps regardé avec circonspection les moules en silicone : je trouvais leur côté mou peu pratique car il était pour moi synonyme de « peu stable », ce qui n’est pas très bon quand on sort un gâteau du four. Cependant, j’ai changé d’avis depuis : le silicone c’est génialissime, surtout pour les moules individuels. Mais de façon générale, il a l’énorme avantage de permettre d’utiliser moins de matière grasse. Et en plus, on se brûle moins les doigts en le sortant du four.
Les moules tefal c’est pas mal aussi, mais ils présentent un gros problème quand même : on a beau répéter aux gens qui vivent avec nous de ne pas couper la tarte directement dans le plat afin de ne pas abimer la couche anti-adhérente, on a parfois l’impression de parler dans le vent.

Quatrième différence (qui émane de la précédente) : JETABLE OU PAS ?

Les supermarchés proposent souvent des moules en aluminium : on s’en sert une fois, puis on le jette à la poubelle. Soyons sincères : ça dépanne bien dans certaines situations… mais après ce n’est pas toujours l’idéal car non seulement c’est moyennement écologique, mais en plus, à la longue, acheter un vrai moule une bonne fois pour toutes revient moins cher.

Comme quoi, dis-moi quel moule tu choisis, je te dirais qui tu es...

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Pseudo quatre-quarts (sans balance)

Publié le par Messergaster

Ce gâteau n'est pas tout à fait un quatre-quarts traditionnel, mais il est délicieux ! Je l'ai fait hier et puis, en prenant les photos, je me suis dite : "quelle idiote ! j'aurais dû me servir du verre mesureur pour donner le véritable poids des ingrédients aux internautes sans devoir recourir aux tasses comme indiqué sur la recette..." Hélas c'était trop tard.
Mais ensuite j'ai réalisé que d'un mal pouvait naître un bien : les étudiants ont rarement une balance chez eux, mais ils peuvent avoir des petites tasses, parfaites pour préparer ce gâteau.

dolce3.png

Précision 1 : pour bien respecter les doses, tassez bien la farine et le sucre dans la tasse.
Précision 2 : avec ces proportions, choisissez plutôt un moule en couronne (mais je pense que pour un moule à cake ça pourrait aller aussi).
Précision 3 : si vos tasses sont vraiment petites, ajoutez-en une de plus.

Voici donc la recette :

-125g de beurre en pommade
-3 oeufs
-4 tasses à café de farine
-2 tasses à café de sucre
-2 cuillères à soupe d’huile de tournesol ou de mais
-½ verre de lait
-1 sachet de sucre vanillé
-½ paquet de levure chimique

Mélangez le beurre, le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les jaunes d’œufs un à un. Ajoutez les deux cuillères d’huile.
Ajoutez la farine en alternant avec le lait sans oublier la levure, vers la fin.
Montez les œufs en neige et incorporez-les à la pâte.
Faites chauffer le four à 160°C et pendant ce temps beurrez un moule en courrone. Faites cuire une petite heure.

C’est parfait pour le petit-déjeuner, avec un peu de confiture à base de fruits rouges et une bonne tasse de thé bien chaud.

Publié dans Recettes sucrées

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