Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Gâteau recouvert de pâte à sucre

Publié le par Messergaster

Après l’article de la semaine dernière où je vous parlais de mes premières impressions en manipulant la pâte à sucre, je me suis dit qu’il fallait quand même que je vous donne la recette de ce gâteau rose bonbon que j'ai ramené au travail : je peux vous assurer qu’en moins de deux heures, il a été dévoré !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Voici donc la recette (les doses sont pour un petit moule à manqué : adaptez les proportions à 4 œufs si vous utilisez un grand moule) :

- 1 pot de yaourt (125g)
- 2 pots de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 2 pots de farine
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol
- 150g de pâte à sucre rose (personnellement, je l’ai achetée toute faite : marque "Vahiné")
- 100g de confiture de fraises

Dans un saladier, versez le yaourt : lavez le pot et essuyez-le pour doser tous les autres ingrédients.
Ajoutez le sucre et le sucre vanillé, puis les œufs, en mélangeant soigneusement entre chaque ajout. Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure et terminez en intégrant l’huile.
Faites cuire 40-45 minutes à 180°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson à votre propre four !).
Faites refroidir et réservez. Une fois le gâteau complètement froid, badigeonnez-le de confiture : il faut que toute la surface du gâteau soit recouverte.
A part, étalez la pâte à sucre : si vous avez peur qu’elle colle trop à votre rouleau à pâtisserie, vous pouvez saupoudrer votre plan de travail avec du sucre glace. En ce qui me concerne, j’aime bien que les couches décoratives restent assez fines pour ne pas voler la vedette au gâteau en tant que tel : c’est pour ça que je n’ai pas utilisé la totalité du paquet de pâte à sucre. Cependant, libre à vous d’utiliser tout le contenu du paquet (230g) et, dans ce cas, votre couche de pâte à sucre sera plus épaisse. Peu importe, ai-je envie de dire : tout ce qui compte, c’est que vous confériez à cette pâte une forme ronde.
Terminez en disposant la pâte à sucre sur le gâteau de sorte à le recouvrir entièrement (vous pouvez vous aider du rouleau à pâtisserie). Coupez tout ce qui dépasse et veillez à bien faire adhérer la pâte : si vous disposez d'un lissoir, utilisez-le.

Notes :
-    Comme vous pouvez le voir, il ne s’agit en fait que d’un simple gâteau au yaourt revisité : rien de bien sorcier donc.
-    Avis de mes collègues sur ce gâteau : « Très moelleux et pas du tout bourratif, on apprécie que la couche de pâte à sucre ne soit pas trop massive ». Un assistant à ajouté : « Je trouve que ça aurait été bien d’imbiber ce gâteau avec un peu de liqueur »… A vous de voir !

Publié dans Recettes sucrées

Partager cet article

Repost 0

La pâte à sucre

Publié le par Messergaster

La semaine dernière, je me suis servie pour la première fois de pâte à sucre en pâtisserie : j’avais acheté un bloc de pâte marque « Vahiné ». Voici donc un petit article pour vous faire part de mes impressions.

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Côtes positifs

  • L’offre disponible dans le commerce est plutôt vaste : on trouve des paquets contenant des pâtes à sucre de toutes les couleurs. On peut ainsi obtenir un gâteau fort joli : votre gâteau peut se doter d'une belle couche d’une teinte uniforme et se recouvrir même de jolis petits sujets que vous aurez vous même modelés.
  • Autre aspect positif : utiliser la pâte à sucre, ça simplifie vraiment la vie pour transporter un gâteau à ramener quelque part : en plus de l’emballage en papier d’aluminium et/ou film plastique, vous disposez d’une couche de pâte à sucre qui protège encore davantage le moelleux de votre gâteau !
  • Enfin, rien à dire, pour étaler et poser la pâte sur un gâteau, c’est simple comme bonjour : on utilise le rouleau à pâtisserie pour donner à la pâte l’épaisseur souhaitée, on applique sur le dessert, on fait adhérer (on peut, le cas échéant, s’aider d’un lissoir)… et le tour est joué !

Côtés négatifs :

  • Avec la pâte à sucre, le plaisir visuel (qui est intimement lié à l’acte de se nourrir) est décuplé : les gâteaux sont super jolis, c'est un fait. En revanche, en ce qui concerne le plaisir gustatif… ce n’est pas ça : la pâte à sucre a beau être vanillée, je continue de la trouver fade. Je préfère nettement un vrai glaçage de ce côté-là.
  • Autre problème : la texture. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça ressemble à du chewing-gum (pas assez flexible et étirable)… mais ça ressemble tout de même à une sorte de pâte à modeler à la consistance de gomme à effacer. Bref, je n’apprécie pas vraiment.
  • Enfin, la liste des ingrédients nous signale que cette pâte est principalement composée de sucre… et de matière grasse (logique : il faut bien pouvoir l’étaler, cette pâte…) : eh bah, manger un gâteau à l’apport calorique prodigieux juste histoire d’avoir une jolie tranche toute colorée... Je vois moyennement l’intérêt.

Verdict

Pou savoir si vous voulez utiliser cet ingrédient, il faut que vous vous positionniez par rapport à la question suivante : faut-il donner la priorité au sens de la vue ou au sens du goût? La pâte à sucre est votre alliée si vous voulez produire un beau gâteau : les enfants seront tout particulièrement enthousiastes. Cependant, si c’est au goût que vous tenez avant tout, vous pouvez vous épargner d’en mettre….

PS : je continue de trouver magnifiques les gâteaux-sculptures à base de pâte à sucre que les blogueurs et les blogueuses culinaires postent sur leurs sites ! Je suis à chaque fois époustouflée : bravo ! C’est juste que, moi, je pense que je préfère rester simple.

Publié dans Focus alimentaires

Partager cet article

Repost 0

Les gastronomes du Père-Lachaise

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je suis retournée au cimetière du Père-Lachaise : cela faisait au moins 7 ans que je n’y avais pas remis les pieds. La journée était magnifique : un beau dimanche d’automne, agréablement ensoleillé.
A la base, c’était pour rendre visite à des écrivains que j’y allais : revoir la tombe de Nerval, faire un petit coucou à Eluard… et, pendant que j’y étais, je comptais aussi admirer quelques tombes de musiciens mythiques (Chopin, Morrison…). Au cours de cette flânerie, cependant, j’ai eu l’inspiration pour un nouvel article de blog : eh oui, car certaines gens qui ont joué un rôle important dans la gastronomie reposent au Père Lachaise !

Crédit photo : Wikipedia

Crédit photo : Wikipedia

A. Brillat-Savarin, le philosophe - gastronome

Quelle surprise de le voir dans ce cimetière ! J'ignorais qu'il avait été enterré là ! Je me souviens encore qu’à 23 ans je dévorais son ouvrage Physiologie du goût …. D’ailleurs, son volume trône toujours dans une des petites étagères remplies de livres qui décorent ma chambre.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage et qui ne l’associeraient donc qu’au fromage du même nom : Brillat-Savarin fut élu député à l’Assemblée Constituante en 1789 et fut aussi conseiller de la Cour de Cassation. Il s’enfuit en Suisse pendant la Terreur et ne revint en France que pendant le Directoire. Il publia Physiologie du goût en 1825 : ce fut un succès immédiat.
Si jamais vous voulez en savoir plus sur cette œuvre, vous pouvez vous reporter à ces deux articles :
- Les 20 aphorismes de Brillat-Savarin
- Les préjugés sur la bonne cuisine (préface de J.F Revel au livre de Brillat-Savarin)

A. Parmentier et la lutte contre la famine

Eh oui ! Parce que, pas si loin de Brillat-Savarin, repose Antoine Parmentier, l’homme à qui l’on doit de manger des frites et de la purée, lol ! L’histoire est assez célèbre mais je prends tout de même le temps de la raconter rapidement.
Parmentier avait publié en 1771 un traité faisant la liste de tous les aliments utiles pour lutter contre les famines – pomme de terre y compris. Toutefois, les paysans restaient encore très méfiants : les tubercules, c’était ce qu’on donnait à manger au bétail ! Parmentier eut alors une idée géniale : faire garder par des soldats les champs de pommes de terre. Progressivement, les paysans finirent par se convaincre qu’il s’agissait d’aliments précieux : ils commencèrent à voler les patates et à s’en nourrir.

F. Potin, le génie du marketing

Avec Félix Potin, nous ne sommes ni du côté de l’intellectuel gourmet ni du côté de l’agronome écrivant des traités pour lutter contre la famine : avec Potin, on est dans le concret ! Il s’agit en effet d’un épicier qui, dans le seconde moitié du XIXème siècle, a révolutionné le monde des épiceries et de la grande distribution. Il a été l’un des premiers à réduire ses marges de bénéfices (par exemple en vendant à perte des denrées de première nécessité et en compensant avec ce qu’il gagnait sur des produits de luxe comme le cacao).
De même, ce fut aussi un des premiers épiciers à travailler en binôme avec une industrie (il avait lui-même fondé la sienne à la Villette). Résultat : moins d’intermédiaires, emballages mentionnant la marque du commerçant…
Enfin, Potin prit aussi soin de placer toujours ces boutiques dans des rues et des quartiers fréquentés : il se garantissait ainsi une clientèle abondante et fidèle.

Bref, voilà pour le petit tour… N’hésitez pas à passer près de ces tombes la prochaine fois que vous vous baladez dans l'Est de Paris !

Partager cet article

Repost 0

Manger sur le lieu de travail

Publié le par Messergaster

Ne me lancez pas sur le thème du monde du travail : mes positions seraient sans doute beaucoup trop teintées de cynisme pour vous… Cependant, sans aller dans des considérations aussi extrêmes, je dois dire que s’il y a un truc qui me gêne quand on est dans la vie active, c’est bien le fait de devoir manger hors de chez soi. Du temps qu’on était étudiant, on n’avait pas cours tous les jours et, finalement, les séances à la cantine restaient donc assez limitées. Rien à voir avec aujourd’hui où notre lieu de travail est le plus souvent situé bien trop loin de notre domicile pour pouvoir rentrer chez soi à midi.

Mais pourquoi est-ce que je mange à contrecœur sur mon lieu de travail ?

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

La question du récipient

Depuis que j’ai eu quelques soucis à la tyroïde (rien de grave, mais bon), je me méfie de tout ce qui est « perturbateur endocrinien ». Il est notamment prouvé que mettre une boîte hermétique en plastique dans un four à micro-ondes libère toute une série de substances qui altèrent nos hormones. J’essaie donc autant que possible de remplacer ce type de petite boîte (pourtant ô combien pratique) par des bocaux en verre dont je verse ensuite le contenu dans une véritable assiette.
Conséquence ? Bah je me retrouve à trimballer sur mon lieu de travail une bonne partie de matériel de cuisine : l’assiette, tout comme les différents bocaux, prennent une place non négligeable dans mon sac. Et ne parlons pas de l’épineux problème de la vaisselle. Bref, voici déjà un premier point qui a le don de m’agacer.

Je ramène quoi ?

Quand j’ai la possibilité de manger chez moi à midi (ex : le weekend), je me fais généralement des pâtes avec une garniture appétissante : sauce faite maison, par exemple. Vous me direz que rien ne m’empêche d’amener des pâtes déjà assaisonnées au boulot et de faire réchauffer ensuite cela au micro-ondes. Oui certes… sauf que, du fait de mes origines italiennes, je n’arrive pas à manger des pâtes trop cuites et à la texture mo-molle. Je me retrouve donc à amener plutôt des plats à base de protéines (boulettes de viande, poisson….) avec des légumes ou du riz blanc. Ce n’est pas exactement aussi gourmand.

Et si j’allais à la cantine ?

Vous êtes sans doute en train de penser : « Elle est un peu bête, quand même, Messer Gaster : pourquoi elle ne va pas manger à la cantine ? Elle aurait un plat chaud, plutôt savoureux, avec une entrée et un dessert ». Le raisonnement est en effet très sensé, sauf que…. Je n’ai pas envie de dépenser 4 euros pour un repas. J’assume ma « radinerie » mais, très sincèrement, payer cette somme pour un repas dont je ne connais même pas vraiment l’origine des produits… et bah, ça me gêne. A la limite, une fois par mois, pourquoi pas : ça change et cela peut être sympathique. Cependant, faire ça tout le temps : non.
(Il fut un temps où j’avais des tickets resto… à cette époque, j’aimais bien aller au restaurant, quand l'occasion se présentait, j’avoue !).
Bref, tout cela pour dire que je préfère préparer mon panier-repas moi-même aussi bien en ce qui concerne le prix que le choix des ingrédients. En revanche, bien sûr, je m’arrange souvent pour manger ma gamelle en m’asseyant à une table située dans les locaux de la cantine… histoire de partager un moment de convivialité avec mes collègues.

Et vous ?  Vous n’en avez jamais marre d’être condamné à manger votre repas de midi hors de chez vous ?

Partager cet article

Repost 0