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Le bêta-carotène

Publié le par Messergaster

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

Nous avons tous vu des pubs à la télé ou bien des documentaires qui font l’éloge de cette molécule pour obtenir un bronzage de rêve. Mais, en vrai, c’est quoi le bêta-carotène ?
Partons du plus simple. Le corps humain a besoin de
vitamine A pour remplir ses fonctions. Il s’agit d’une vitamine liposoluble dont la carence peut causer des problèmes au niveau des os ou de la vue.
En nature, la vitamine A se trouve sous deux formes : celle animale (on parle alors de « 
rétinol » : il s’agit d’une molécule directement utilisable par l’organisme) et celle végétale (il s’agit de la catégorie des carotènes dont le « bêta-carotène » en est la version la plus célèbre).
Le bêta-carotène, plus spécifiquement, est un précurseur de la vitamine A qui peut être stocké dans le foie. Il joue un rôle important dans la lutte contre les radicaux libres, mais il ne faut pas se gaver de carottes et de fruits jaunes pour autant car un excès de bêta-carotène peut provoquer un léger jaunissement de la peau (surtout au niveau de la paume des mains et des pieds).
D’ailleurs, parmi les différents colorants alimentaires répertoriés, on peut rappeler que le
colorant E160a (de couleur jaune-orange) correspond précisément au bêta-carotène. Il est présent dans certains beurres ou margarines, dans certains fromages ou encore dans certaines sauces ou dans certains produits de boulangerie (pour plus d’infos sur les colorants alimentaires, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en cliquant ici). Dans la même série, il faut savoir aussi que certains éleveurs nourrissent leurs poules avec des aliments traités au bêta-carotène de façon à obtenir des œufs au jaune bien coloré.
Bref, pour en revenir aux sources naturelles : que ce soit en hiver avec les soupes à base de carotte et de citrouille ou en été avec les salades de tomates,
l’être humain a toujours une source de bêta-carotène disponible pour ses repas : pourquoi s’en priver alors ?

Publié dans Focus alimentaires

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Les aires d'autoroute

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Les aires d'autoroute... parlons-en. Elles servent avant tout pour se décrocher du volant, pour se dégourdir les pattes, pour aller aux toilettes... mais aussi pour manger un petit quelque chose ou boire un café. Les prix sont très élevés car non seulement les propriétaires doivent payer de fortes taxes sur ces endroits, mais aussi parce que, tout simplement, il n'y a pas de vraie concurrence : les entreprises peuvent donc faire leur loi.

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(Voici la dernière aire d'autoroute où j'ai été : c'était en Italie)

De façon plus générale, il existe toutes sortes d'aires d'autoroute : certaines sont très basiques alors que d'autres sont de véritables supermarchés miniature vendant même des spécialités régionales. Pour le café aussi, il y a de quoi faire, niveau choix : soit payer un peu cher mais avoir la satisfaction de boire un cappuccino digne de ce nom, soit se contenter d'une sorte d'ersatz bizarre au distributeur automatique (pas forcément donné non plus, soit dit au passage). Heureusement qu'il existe les « formules » qui permettent parfois de coupler une boisson et un petit truc à grignoter pour un prix un peu plus intéressant.
Il m'arrive souvent de voyager en autocar : régulièrement, le chauffeur nous fait faire une pause dans une aire d'autoroute, dans le cœur de la nuit, style à 4h du matin. C'est de là qu'est née cette idée d'article. En effet, à chaque fois, je regarde avec une sorte de tendresse l'employé qui doit faire les heures nocturnes : il est seul, sans personne avec qui discuter pour se distraire... J'imagine qu'il doit être content quand arrivent enfin des chauffeurs de camion en quête d'un café ou des voyageurs en autocar comme moi. Alors certes, à ce moment-là descendent au moins 30 personnes du bus et il ne doit pas être facile pour lui de jongler entre encaissement des commandes, préparation des boissons etc. Mais au moins, voici pour lui l'occasion pour d'échanger deux mots avec des « humanoïdes » et de lutter contre l'ennui.

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Onigiri à ma façon

Publié le par Messergaster

A Berlin, j’avais fait connaissance avec une artiste japonaise dans une soirée où on avait prévu de cuisiner tous ensemble avant de regarder le film Les ailes du désir de Wim Wenders. Je lui avais décrit mon goût pour les onigiris, c’est-à-dire ces boulettes de riz entourées d’un peu d’algue nori séchée que l’on voit manger par les étudiants dans tous les mangas. On avait décidé qu’un jour elle m’apprendrait à en faire.. mais hélas, nous n’avons jamais réussi à nous organiser, et entre temps je suis rentrée en France.

Néanmoins, comme l’autre jour une de mes colocs a déménagé en nous laissant - entre autres - un paquet d’algue nori dans un placard, je me suis dit que je pouvais essayer de réaliser cette recette toute seule. Alors le résultat visuel n’est pas super réussi (un peu comme mes premiers sushis, cliquez ici pour voir) et je suis parfaitement consciente du fait que ma recette est loin d’être conforme à la tradition japonaise. Quoi qu'il en soit, ces simples boulettes de riz  se mangent très volontiers.

Les onigiris du commerce ont souvent une forme pyramidale : je m'en suis donc inspirée.

Les onigiris du commerce ont souvent une forme pyramidale : je m'en suis donc inspirée.

Voici donc la recette (pour 4 onigiri) :

- 50 x 4 = 200g de riz (j’ai pris du riz à sushi)
- 2 feuilles d’algue nori, chacune coupée en deux, de façon à obtenir quatre feuilles de taille égale
- une tranche de thon frais ou surgelé (si vous n’avez pas, vous pouvez vous rabattre sur le thon en boîte.. mais ce sera un peu moins bon)
- 3-4 cuillères à soupe de sauce soja.

Commencez par faire cuire le thon une dizaine de minutes dans l’eau bouillante.  Dans une autre casserole, faites cuire votre riz : une fois prêt, laissez-le refroidir.
Posez sur votre plan de travail un petit bol rempli d’eau.
Quand le riz ne sera plus brûlant, ajoutez la sauce de soja et tournez bien pour qu’elle soit absorbée par tous les grains. Ensuite, divisez le  riz en 4 petits « tas » de taille égale. Prenez alors un de ces tas dans vos mains et façonnez-le de façon à obtenir une petite pyramide (pour cette opération, humectez-vous les mains dans un petit bol rempli d'eau : ce sera plus simple comme ça). Faites alors un trou au centre et insérez un petit morceau de thon, puis refermez le triangle en recouvrant du mieux que vous pouvez le poisson avec le riz. Rincez-vous les mains dans le petit bol rempli d’eau.
Enfin, enveloppez la boule de riz avec la feuille d’algue découpée (vous pouvez légèrement humidifier les bords de l’algue pour bien sceller le tout).
Répétez l’opération pour les 3 autres « tas ».

Notes :

- Les onigiris peuvent se farcir avec toutes sortes de choses : avec du thon, du saumon... mais aussi de la viande, voire des fruits (comme des pruneaux).
- Vous pouvez choisir de mettre du vinaigre de riz à la place de la sauce de soja.
Vin blanc ou thé vert... accompagnez ces petites boules de la boisson qui vous dit le plus.

Publié dans Recettes salées

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Les verres à moutarde

Publié le par Messergaster

L'autre jour, j'ai dû expliquer à ma grand-mère qui m'héberge actuellement que si j'avais mis mon petit pot de nutella vide dans l'évier, c'était pour qu'on le lave – car spontanément elle l'aurait jeté, ne croyant pas qu'il était fait pour qu'on y boive. D'un côté, je peux la comprendre : pour elle, les seuls verres à récupérer sont ceux décorés avec des petits dessins... or le verre en question était tout transparent.
Quoi qu'il en soit, tout cela m'a fourni une belle idée d'article :

Quels sont les avantages et les désavantages que l'on rencontre en voulant récupérer un verre à moutarde (ou à pâte à tartiner) ?

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(Voici plusieurs verres à moutarde décorés, dans un rayon de supermarché)

  • Le côté économique : deux écoles s'affrontent à ce sujet : certains considèrent qu'il est plus intéressant de remplir son buffet de verres à moutarde, puisque cela revient moins cher qu'acheter un pack de 6 verres dans un vrai magasin. D'autres répondront au contraire qu'opter pour la moutarde ou la pâte à tartiner en petit verre coûte plus cher qu'acheter un gros pot format famille de 750g. En effet, ce dernier ne peut pas être réutilisé en tant que verre, mais il faut reconnâitre que son prix revient moins cher au kilo.

  • Le côté esthétique : là aussi, tout le monde n'est pas d'accord et comme tous les goûts sont dans la nature... En schématisant, on peut considérer peut-être que les enfants ont tendance à préférer les verres à moutarde décorés avec les héros des dessins animés qu'ils regardent à la télé plutôt que les anonymes verres transparents achetés par les parents à Ikea.

  • Le côté individuel : si l'on suit cette logique, il apparaît que le verre à petit dessins est utile quand on veut reconnaître au 1er coup d'oeil “son propre” verre sur la table. En effet, souvent une famille ne possède pas deux verres à moutarde décorés de la même façon... et, ainsi, si quelqu'un est enrhummé et que donc il vaut mieux ne pas poser les lèvres là où il a bu pour ne pas tomber malade aussi, le verre à petits dessins peut être utile.

  • Le côté paresse : boire dans un verre qui aurait gardé son étiquette “Nutella” ou “Amora” dessus, n'enchante personne. Mais il faut reconnaître que les colles que les industriels emploient pour fixer ces étiquettes ne sont pas toujours faciles à enlever. Ainsi, il faut parfois au petit verre plusieurs bains dans l'eau chaude avant de redevenir tout “nu”.

  • Le côté affectif : c'est bizzarre mais on finit par s'attacher aux verres à moutarde. Ainsi, comme pour tout autre verre, il peut arriver qu'après des années d'utilisation, il se casse... Et c'est à ce moment-là que les parents se souviennent brusquement que ce verre décoré avec des images du Roi Lion, par exemple, était entré dans leur foyer au moment où leur enfant avait appris à faire du vélo ou à lire. Bref, comme tout autre objet, un verre finit par être associé à un souvenir particulier, souvent lié à l'enfance.

Et vous alors ? Vous préférez acheter vos verres dans des magasins spécialisés ou récupérer les verres à moutarde ? Et dans ce cernier cas, vous préférez ceux neutres et transparents ou ceux décorés avec des petits dessins ?

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Un texte de Walter Benjamin

Publié le par Messergaster

Un texte de Walter Benjamin

L’autre jour je relisais quelques pages de Sens unique de Walter Benjamin, intellectuel allemand qui vécut quelques années à Paris après avoir fui le nazisme. On doit à ce penseur de nombreuses réflexions sur la reproductibilité de l’œuvre d’art au XXe siècle, de belles lignes sur le charme des « passages parisiens » et d’intelligentes considérations sur l’opéra baroque allemand. Le livre Sens unique, lui, se caractérise par des textes très très courts dans lesquels Benjamin aborde tous types de sujet, nourriture comprise. Je me permets donc de partager avec vous le texte intitulé « "Augias" restaurant libre service » :

Ceci est la plus forte objection à la vie que mène un vieux garçon : il prend ses repas en solitaire. Manger seul rend facilement dur et sauvage. Celui qui a l’habitude de le faire doit vivre en spartiate pour ne pas tomber en déchéance. Les ermites, ne serait-ce que pour cette raison, ont eu une alimentation frugale. Car c’est seulement en communauté qu’on rend justice à la nourriture ; elle veut être partagée et distribuée, si elle doit profiter. Peu importe qui la reçoit : un mendiant à table enrichissait jadis chaque repas. Tout ce qui importe, c’est le partage et le don, et non la conversation mondaine en société. Mais il est étonnant, à l’inverse, de constater que la sociabilité devient instable sans la nourriture. L’offre d’un repas aplanit et réunit. Le comte de Saint-Germain restait à jeun devant des tables pleines et demeurait déjà de cette manière maître de la conversation. Mais là où chacun s’en va le ventre creux, arrivent les rivalités avec leur conflit.

Et vous ? Vous en pensez quoi de la dimension sociale des repas ?

Publié dans Lectures gourmandes

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