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Les chocolats du S-Bahn

Publié le par Messergaster

Aujourd'hui, je me suis réveillé très tôt de façon à pouvoir me rendre au Centre des impôts le plus proche dès 8h du matin. Les yeux encore gonflés de sommeil et le nez pris à cause du premier rhume que je viens d'attraper, la journée ne semblait pas débuter de la meilleure façon possible. Néanmoins, malgré toutes ces désagréments (auxquels on pourrait encore ajouter la pluie et le froid), une agréable surprise : en arrivant à une station du S-Bahn (il s'agit grosso modo de l'équivalent du "RER" parisien), certains membres du personnel du réseau de transport distribuaient des calendriers de l'Avent gratuits ! Voici la photo que j'ai prise :

 SDC13263.JPG
(Oui... je n'ai pas résisté : j'ai déjà entamé mon calendrier même si novembre n'est pas encore terminé!)

On me fera remarquer que tout en n'ayant pas dépensé d'argent pour ce calendrier, je l'ai toutefois indirectement payé : en achetant mon titre de transport mois après mois, il est fort probable qu'une petite partie ait servi à l'élaboration de cette initiative - simple opération commerciale, bien sûr. Néanmoins, je dois dire que j'ai vraiment apprécié ce geste : je payais des chiffres astronomiques du temps que j'achetais ma Carte Orange pour Paris.. mais jamais la RATP ne m'a offert quoi que ce soit à manger !

Publié dans Saveurs du monde

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En quoi consiste le travail du plongeur

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On pourrait croire qu’être plongeur ne demande aucune habilité spécifique, si ce n’est la patience. Eh bien détrompez-vous : comme pour n’importe quelle profession liée au monde de la restauration, il s’agit d’un métier pour lequel la précision est absolument cruciale :

lavastoviglie.png
(Oh qu'il est beau de pouvoir utiliser un lave-vaisselle au lieu de faire ça à la main !)

  • Par exemple, là où chez soi, on lave parfois les assiettes à la-vite, voici que quand on travaille dans un restaurant, il faut bien veiller à laver tous les côtés de l’assiette (la face de derrière y compris). C’est pourquoi souvent la première chose que fait un chef de restaurant lorsqu’il va manger dehors c’est de vérifier que l’assiette qu'on vient de lui apporter ne soit pas sale ou collante en dessous : il sait parfaitement que les serveurs érigent des piles de plats sales à la plonge après avoir débarrassé les clients.. c’est pourquoi les assiettes sont non seulement grasses là où la nourriture a été servie, mais aussi au dos.
     
  • De même, un plongeur doit apprendre à disposer les assiettes dans l’égouttoir de la meilleure façon possible : les poêles à droite, les grands plats de profil à gauche, les assiettes à la suite en commençant toujours du même côté pour effectuer des gestes plus mécaniques… En faisant ainsi, on s’épargne de tout devoir essuyer immédiatement et on rentabilise bien comme il faut l’espace à disposition.
     
  • Mais quoi qu’il en soit, le plongeur se retrouvera tout de même à devoir essuyer des choses – notamment des couverts. Or j’ai travaillé un soir dans un restaurant qui tenait à ce que je fasse cela de façon très minutieuse : non seulement, je devais veiller à ne pas oublier de passer le torchon sur le manche des différents couverts (chez moi, je ne m’en soucie jamais !), mais aussi à essuyer les différents ustensiles sans laisser d’empreintes digitales (pour ce faire, je devais bien envelopper mes deux mains dans le tissu du torchon - ma peau ne devant jamais entrer en contact avec le métal).

Bref : moi qui croyait qu’il y avait une méthodologie à acquérir uniquement dans le monde universitaire pour rédiger une dissertation dans les règles de l’art, j’ai donc dû changer d’avis. Se doter de bonnes habitudes est de première importance aussi pour un « humble » métier comme celui de plongeur.

Publié dans Focus alimentaires

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Moelleux au chocolat sans beurre

Publié le par Messergaster

Je ne sais pas si cela est dû au temps gris (et super froid) qu'il y a ici, mais en ce moment j'ai une perpetuelle envie de chocolat. C’est pourquoi, il y a quelques temps, je suis partie à la recherche d’une recette de gâteau gourmand et rapide à réaliser. J’en ai profité pour regarder aussi ce qu’il fallait finir dans les placards et mon regard est tombé sur un vieux pot de compote de pomme qu’aucun de mes colocataires ne semblait vouloir terminer. Je me suis donc enfin décidée à faire le fameux gâteau au chocolat où le beurre est remplacé par la compote. Pour ce faire, j’ai suivi la recette du blog « Ma cuisine du placard » (cliquez ici pour voir la recette sur son blog).

SDC13171.JPG

Voici donc la recette (pour 6 personnes) :

- 250g de compote de pomme
- 3 oeufs
- 150g de chocolat noir
- 60g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé (ajout personnel)
- 90g de farine
- ½ sachet de levure

Commencez par battre les œufs, le sucre et le sucre vanillé. Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure. Ajoutez enfin le chocolat noir que vous aurez fait fondre au bain-marie au préalable. Terminez en ajoutant la compote de pommes au mélange.
Faites cuire environ 35 minutes à 180°C.

Notes :

- Mon gâteau était un peu raplapla car j’ai choisi un moule trop grand.. Néanmoins, je pense qu’il faut éviter de choisir un moule aux bords trop hauts (exemple : le moule à cake) puisque cela risque de compromettre la cuisson.
- On ne sent pas le goût de la pomme et effectivement la texture est parfaite. J’adore cette recette sans beurre !
- Le bémol, toutefois, c’est que du coup on n'hésite pas à se reservir : on ingurgite quand même beaucoup de calories, du coup !

Publié dans Recettes sucrées

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L'inexplicable succès du Starbucks

Publié le par Messergaster

L’autre jour j'ai pris un café avec une amie dans l’équivalent allemand du Starbucks : le « Balzac Coffee » (un expert de marketing devra m’expliquer en quoi donner le nom d’un écrivain français du XIXe siècle est gage de succès commercial). On se lamentait toutes les deux du prix des boissons, à quoi j’ajoutais qu’en plus celles-ci n’ont rien de transcendant – tout comme leur pâtisseries ou leurs en-cas salés qui ne sont pas produits sur place mais livrés.
Du coup, j’ai demandé :

« Mais alors pourquoi ce genre de café a autant de succès ? »

La réponse de mon amie, une fille newyorkaise, a été la suivante : aux USA, le café est essentiellement à emporter (« to go ») et Starbucks a été la première compagnie à s’inspirer des cafés à l’européenne pour proposer un endroit où boire un café en prenant tranquillement son temps et en étant assis. Pour ce faire, Starbucks a aussi apporté un grand soin au cadre : les tables basses et les petits fauteuils confèrent effectivement au café une atmosphère « così » et chaleureuse.

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Suite à la réponse de mon amie, je suis allée faire une rapide recherche sur internet pour trouver des compléments d’information. J’ai ainsi trouvé confirmation à sa théorie - en plus de quelques détails supplémentaires. Starbucks a donc vu le jour dans les années 1970 à Seattle et, à la base, c’était un simple petit magasin de café. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard (vers 1983) que l’administrateur de la chaîne, Howard Schulz, s’inspira des cafés vus à Milan pour les Starbucks américains. Grâce à cette idée brillante, l’entreprise connut un succès foudroyant.
Alors voici ma réaction : je comprends que le Starbucks fasse fureur au pays du « coffee to go », mais en Europe ? Dans un continent où la tradition des cafés est si bien ancrée, comment se fait-il que ce type de chaîne ait eu autant de succès ? Est-ce à cause du wifi mis à disposition gratuitement ? Du cheese cake (qui effectivement n’est pas mauvais) ? Du fait que le café vendu là-bas est équitable ? Bref, je ne comprends pas : si quelqu’un a une théorie à me suggérer, qu’il me laisse un commentaire.

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Histoire du Kebab

Publié le par Messergaster

Une des premières choses que je voulais faire à Berlin, c'était goûter mon 1er kebab allemand – chose que je rêvais de faire depuis longtemps puisque c’est à Berlin (dans le quartier de Kreuzberg pour être précis) que ce délicieux petit pain a vu le jour, il y a environ 50 ans (en 1971, paraît-il).
En effet, beaucoup de gens travaillant dans les chantiers étaient d'origine turque (la communauté turque est très importante ici) et ceux-ci étaient bien embêtés au moment de la pause-déjeuner - la plupart des sandwiches et des "snacks" vendus en Allemagne consistant en des saucisses à base de porc... C'est ainsi qu'un jour, un certain Mehmet Aygün eu la brillante idée de créer le premier «  döner  kebab » : un en-cas non réservé uniquement aux travailleurs turcs mais proposé aussi aux « Allemands pressés » (pour reprendre l’expression utilisée par le frère de Mehmet : Saim).
Grâce à cette formule gagnante, la famille Aygün a fait fortune. Désormais, elle possède 7 restaurants dans la ville. En voici une belle success story !

SDC12870.JPG
La photo de mon 1er kebab allemand (commandé près de la S-Bahn Station: "Wansee")

Bon, alors d’un point de vue nutritionnel, je ne vous apprends rien en vous disant que c’est pas forcément ce qu’il y a de meilleur pour la santé : trop gras, trop salé.. toutes les études menées à ce sujet ont banni le kebab d’un régime sain et équilibré… Néanmoins, il faut aussi savoir se faire plaisir de temps en temps : alors moi, si je dois me faire un fast food, je vais demander un kebab plutôt qu’un big mac (et sans hésiter une seule seconde !).

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire les articles suivants :
- kebab allemand vs kebab français
- le kebab grec

 

Publié dans Saveurs du monde

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Un chocolat chaud dense et onctueux

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Les feuilles tombent, le froid commence et, depuis qu'on a changé l'heure, la nuit tombe plus tôt. Oui, l'arrivée de l'hiver est toujours assez traumatisante. Cependant cette saison a aussi du bon... car quoi de mieux que siroter une bonne tasse de chocolat chaud alors que dehors soufle un vent glacial ?

Voici donc ma recette pour un  chocolat chaud dense et onctueux :
Pour 1 tasse :

- 250 mL de lait (entier c'est mieux)
- 1 carré de chocolat noir
- 1 bonne cuillère à soupe de cacao amer en poudre
- 1 bonne cuillère à soupe de farine ou de maizena
- sucre (facultatif).

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Commencez par faire chauffer le lait à feu doux avec le cacao, le chocolat noir et la farine (tamisez-la de préférence). Tournez assez régulièrement jusqu'à ce que le lait arrive à ébullition. Faites mijotter ainsi quelques minutes (sans arrêter de tourner !), puis éteignez le gaz.
Au moment de verser le chocolat dans votre tasse, munissez vous d'une passette pour ôter les éventuels grumeaux de farine qui ne se seraient pas dissous dans le lait.
Il ne vous reste plus qu'à ajoutez um morceau de sucre et à déguster.

Notes :

- Vous pouvez aussi ajouter d'autres arômes comme la cannelle, la vanille et, pourquoi pas, même du piment... Vous obtiendrez ainsi un chocolat chaud bien épicé.
- Les plus gourmands, pourront ajouter aussi un peu de crême fraîche pour rendre leur tasse de chocolat encore plus irrésistible
- Mon petit péché mignon à moi : couper des petit morceaux de pain, les jetter dans ma tasse de chocolat et les sapoudrer de sucre. Ensuite je pars les récupérer à l'aide de ma cuillère : un goûter campagnard qui est là pour rappeler que les choses les plus simples sont souvent les meilleures.

Publié dans Recettes sucrées

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Le vademecum du parfait client de restaurant

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Après avoir travaillé dans la gastronomie, on ne va plus manger au restaurant comme avant. Bien plus : on a désormais acquis certains petits reflexes afin de rendre la vie plus légère au personnel. 

(Vincent Van Gogh, Intérieur du restaurant Carrel à Arles, 1888, huile sur toile)

(Vincent Van Gogh, Intérieur du restaurant Carrel à Arles, 1888, huile sur toile)

Voici donc une petite liste des choses que tout aspirant « client modèle » devrait apprendre par cœur :

- ne jamais arriver au restaurant un quart d'heure avant la fermeture obligeant ainsi cuisine et serveurs à tout remobiliser... alors que le personnel rêvait déjà de rentrer tranquillement à la maison.
- ne jamais jouer avec les bougies : la cire coule et il faut donc changer la nappe même si elle n'était pas sale à la base...
- ne jamais rester des heures sans consommer
- toujours laisser un pourboire (maintenant que je sais combien travailler dans la restauration est dur, j’en laisserai toujours !)

- simplifier la vie au serveur en posant les couverts sur l'assiette une fois le plat terminé
- et surtout : être aimable avec le personnel :un sourire ça ne coûte rien !

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De quoi devenir végétarien !

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...(âmes sensibles, passez votre chemin !)

L’autre jour, je me promenais dans un quartier au Nord de Berlin. Je marche, je marche et tout à coup j’aperçois une chèvre et un mouton enfermés dans un petit grillage, situé sur le côté droit d’un bâtiment. Apercevoir des animaux en plein milieu urbain est un phénomène assez étrange pour m'obliger à faire une halte. Je m’approche, j’essaye de leur faire une caresse.. Puis je lève les yeux sur l’enseigne de l’édifice : il s’agissait d’un restaurant spécialisé en plats à base de viande ! (le nom "Steakhaus" ainsi que le logo choisi ne laissant aucune place au doute...)
Stupéfaite, j’ai pas pu m’empêcher de prendre une photo, la voici :

SDC13059---Copia.JPG

J’ai demandé aux gens qui travaillaient au restaurant s’ils étaient ensuite censés cuisiner ces pauvres animaux après : ils m’ont répondu en riant que non, que les animaux étaient là seulement en guise d’attraction (il y avait en effet un père de famille qui incitait son gamin à caresser la chèvre). Mais n'est-ce pas un peu glauque de placer ces animaux juste là ? j'ai beau manger de la viande, je dois reconnaître que cette trouvaille m'a paru d'un goût douteux.
Bref, c'est vraiment étrange de tomber sur ce spectacle ici à Berlin  où tant de personnes sont végétariennes (je n'ai jamais mangé autant de tofu de ma vie...)...

Publié dans Inclassables

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