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Petits carrés au citron

Publié le par Messergaster

Je vais partir une dizaine de jours en vacances (ce qui signifie que pendant ce temps, vous n’aurez pas d’articles). Or il me restait 125g de beurre au frigo, "périmé" depuis hier, et que je n’allais certes pas consommer dans l'immédiat puisque je ne serai pas chez moi… Du coup, je me suis dite qu’on pouvait faire d’une pierre deux coups en préparant une petite friandise pour le goûter :

  • j’écoule ainsi le beurre
  • je publie un dernier article.

La recette, je la tire du blog de BabaKitchen (ici), qui elle-même la reprend au blog Mon showcolat mes gourmandises (ici). Je flâne régulièrement sur le blog de Barbara : elle propose toujours des idées super appétissantes, souvent rapides et  accessibles en plus. Le blog qui publia cette recette en premier, par contre, je ne le connaissais pas. Mais il me semble riche en recettes à tester aussi : j’y retournerai certainement !

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Bref voici la recette (avec ces proportions, vous obtenez une vingtaine de carrés. Je vous conseille de les doubler.. ces petits trucs ont tendance à partir très vite !) : 

-125g de beurre pommade 
-35g de sucre glace
-100g + 50g de farine
-1 sachet de sucre vanillé 
-2 oeufs
-150g sucre en poudre
- zeste d'un citron (pas mis)
-2 citrons (la prochaine fois j’en mettrai 3)

Biscuit (base): Préparez la pâte en mélangeant le beurre, le sucre glace, le sucre vanillé. Ajouter les 100g de farine. Etendre la pâte dans un moule et faire cuire 15 minutes à 180°C (le biscuit doit être légèrement doré).

Garniture : en attendant, battez les œufs avec le sucre. Ajoutez le reste de la farine et les jus de citron (et le zeste si vos citrons sont bio). Versez cette préparation sur le biscuit et remettez au four pendant 20 minutes.
Une fois refroidi, vous pouvez saupoudrer de sucre glace.

Notes :

- Ces petits biscuits ressemblent à une tarte au citron, mais ce n'est pas tout à fait ça non plus. J’aime beaucoup la consistance très friable de la pâte, même si je me dis que tant qu'à faire, on peut prendre directement une pâte brisée.
- Question citron, j’en mettrai davantage la prochaine fois.
- Cet après-midi, j'ai grignotté quelques carrés en sirotant une petite camomille… parfait.
- Absolument à refaire (mes colocs ont adoré), la prochaine fois avec de l’orange peut-être. 

Publié dans Recettes sucrées

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Cuisine et photo

Publié le par Messergaster

Cuisine et photo

Hier, j’ai assisté à une conférence super intéressante intitulée « La cuisine est-elle un art ? » qui se tenait à la fac et qui "donnait un avant-goût" de la « semaine du goût » qui va se tenir de mercredi à dimanche.
Je ne vais pas ici tout vous relater (peut-être qu’il y a moyen de la retrouver sur internet ?), mais j’en profite du coup pour faire un article sur les liens entre la cuisine et la photo où je vais mélanger certains des propos tenus hier avec des réflexions personnelles que je m'étais faites depuis quelques temps.

1. En effet, nous qui tenons un blog culinaire, nous sommes particulièrement sensibles à cet aspect, non ? A défaut de pouvoir faire goûter les délicieux petits plats que nous préparons (car comme on a dit à la conférence, la cuisine est le seul art qui ne peut être reproduisible à distance : ainsi, on ne peut pas l’enregistrer, comme un concert ou un ballet, par exemple), on se rabat alors en insérant des photos les plus appétissantes possibles pour bien faire comprendre au lecteur que la recette est délicieuse. La disposition des plats, le choix de la vaisselle, la lumière… beau rime avec bon, la vue remplace le goût.

2. Mais les points d’affinités ne s’arrêtent pas là. A la conférence on a rappelé un mot de Bourdieu qui considérait la photographie comme un « art moyen », c’est-à-dire un art à la portée de tous : il suffit d’avoir un appareil photo, un brin de bon sens pour ne pas avoir le soleil dans les yeux et le tour est joué. Certes, on ne rivalisera pas avec Doisneau ou Cartier-Besson, mais on aura malgré tout une photo à peu près décente entre les mains. Or, les intervenants remarquaient qu’il en allait de même pour la cuisine : entre la cuisine express et la haute cuisine, un fossé s’étend… mais tout aliment doit un tant soit peu être apprêté pour être consommé : même faire bouillir tout simplement l’eau pour les pâtes est déjà un geste culinaire.

3. Dernier point de contact que l’on a rappelé à la conférence. Le chef de cuisine ne perçoit pas de droits d’auteurs sur sa création (mais il peut en déposer la forme) . Il peut faire publier sa recette dans un recueil et percevra ainsi des droits si quelqu’un la reprend telle quelle - mais il suffit de changer 5g et on considérera que c’est une autre recette. En réalité, tout ce que la loi peut protéger c’est le texte en tant que tel… ainsi que les photos. Un peu comme lorsque nous qui tenons un blog, nous faisons en sorte de bien mettre nos signatures dans nos photos pour qu’on ne les emploie pas n’importe où.

Voilà, donc un petit échantillon de cette conférence… qui s’est terminée à 20h, ce qui m’a permis de préparer un petit risotto pour mes colocs en rentrant (et en écrivant mes lignes, je viens de me dire que, malediction, je n’ai pas pensé à le prendre en photo alors que ça pouvait me faire un article !) 

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Les 20 aphorismes de Brillat-Savarin

Publié le par Messergaster

Aujourd’hui une très rapide article où je laisse parler les 20 Aphorismes du « professeur » Brillat-Savarin :

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Les premiers aphorismes tiennent un discours à portée universelle afin de donner plus de dignité à l’acte de se nourir :

I : L’univers n’est rien que par la vie, et tout ce qui vit se nourrit.

II les animaux se repaissent ; l’homme mange ; seul l’homme d’esprit sait manger.

III La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.

(dans ce dernier aphorisme, l’auteur fait allusion à tous les repas qui précèdent la signature d’important traités).

IV Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es.

V Le Créateur, en obligeant l’homme à manger pour vivre, l’y invite aussi par l’appétit, et le récompense par le plaisir.

(ainsi malgré l’idée d’ « obligation » - c'est-à-dire quelque chose de pénible - émerge la gentillesse de celui qu'on pourrait appeler le Créateur.)
A partir de là Brillat-Savarin essaie de montrer la suprématie des jouissances provenant du sens du goût sur celles provenant d’autres sens.

VI La gourmandise est un acte de notre jugement, par lequel nous accordons la préférence aux choses qui sont agréable au goût sur celles qui n’ont pas cette qualité.

VII Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours ; il peut s’associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier pour nous consoler de leur perte.

VIII La table est le seul endroit où l’on ne s’ennuie jamais pendant la première heure.

IX La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile.

A partir de là, l’auteur nous délivre un mode d’emploi pour rendre le plaisir de manger encore plus agréable :

X Ceux qui s’indigèrent ou qui s’énivrent ne savent ni boire ni manger.

XI L’ordre des comestibles est des plus substantiels aux plus légers.

XII L’ordre des boissons est des plus tempérées aux plus fumeuses et aux plus parfumées.

XIII Prétendre qu’il ne faut pas changer de vins est une hérésie ; la langue se sature ; et, après le troisième verre, le meilleur vin n’éveille plus qu’une sensation obtuse.

XIV Un dessert sans fromage est une belle à laquelle il manque un œil.

XV On devient cuisinier mais on naît rôtisseur.

(car la cuisine s’apprend, mais réussir à cuire à point la viande est un don rare).
Enfin, Brillat-Savarin s’intéresse à la personne invitée à dîner :

XVI La qualité la plus indispensable du cuisiner est l’exactitude : elle doit être aussi celle du convié.

XVII Attendre trop longtemps un convive retardataire est un manque d’égards pour tous ceux qui sont présents.

XVIII Celui qui reçoit ses amis et ne donne aucun soin personnel au repas qui leur est préparé n’est pas digne d’avoir des amis.

XIX La maîtresse de la maison doit toujours s’assurer que le café est excellent et le maître que les liqueurs sont de premier choix.

XX Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit.

Jolie phrase, n’est-ce pas ?
                                            
NB : si vous voulez un aperçu de la préface de ce livre, écrite par Jean-François Revel, cliquez ici.

Publié dans Lectures gourmandes

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Miss Catastrophe en cuisine...

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Les gens qui ont vécu avec moi le savent : si le livre des records mentionnait le nombre d’assiettes et de verres cassés par an, je gagnerais haut la main (bon, j’exagère un peu, quand même).
Je suis une calamité : je peux casser des verres en faisant la vaisselle, faire tomber une assiette en voulant la ranger ou encore laisser une passoire en plastique sur une plaque électrique encore chaude

Il y a quelques temps, j’ai encore accompli un exploit. En fait, je devais héberger une amie qui était censée débarquer dans l’après-midi, mais je devais passer avant  à la fac pour des questions administratives. Résultat : je devais manger rapidement à midi afin de terminer la paperasse le plus vite possible. J’ai donc commencé à vouloir faire mille choses à la fois et très vite : sur le gaz à droite, je fais griller les aubergines ; sur un feu à gauche , je mets à bouillir l’eau pour les pâtes ; sur un 3e feu, je laisse mijoter une petite sauce tomate. J’abaisse ce dernier feu et je vais dans ma chambre pour répondre à un mail.
De retour dans la cuisine, je sens une odeur de brûlé et je pense « Malédiction, les aubergines doivent avoir cramé.. ». Mais hélas, non ! C’était la spatule en plastique qui fondait, l’ayant laissée trop près du grand gaz ! Je me précipite pour l’enlever, je me brûle le majeur (j’ai une belle cloque sur le doigt) et je commence à gratter la cuisinière pour ôter le plastique noir qui s’est collé. On veut faire vite, et on obtient l’extrême inverse.

(Ceci n'est pas la spatule dont je vous parlais ci-dessus, mais une autre dont j'ai abimé le manche à un autre moment)

(Ceci n'est pas la spatule dont je vous parlais ci-dessus, mais une autre dont j'ai abimé le manche à un autre moment)

Mais comme si cela ne suffisait pas, j’en ai encore fait une des miennes au moment de la vaisselle. J’avais utilisé un couvercle en verre/plexiglas et ne trouvant pas d’espace pour le poser, je me suis dite que j’allais le laver tout de suite. Pour ce faire, le couvercle devait être froid et je le passe donc sous l’eau. Ne l’eussé-je jamais fait ! Le couvercle s’est véritablement effrité !
Après avoir épuisé mon stock de gros mots et avoir tout nettoyé, j’ai enfin réussi à m’asseoir et à manger mon plat de pâtes encore un peu tiède.
(pour la petite histoire, j’ai finalement fait tout très vite à la fac et j’ai pu accueillir mon amie sans problèmes).
Le soir, mon coloc’ constate la « dévastation » et on rigole tous les deux. Mais tout à coup, à la fin du dîner, au moment de ranger la cuisine, il ne trouve plus la « caraffe » de sa cafetière américaine. Il se tourne vers moi d’un regard accusateur et paniqué… mais j’ai un alibi : je suis italienne, je ne jure que par ma cafetière moka ! Jamais je n’aurais touché à la sienne. Et mieux encore, je lui ai trouvé la partie manquante qu’il cherchait, cachée sous un torchon.

La voilà une belle réputation, n’est-ce pas ? On a des « précédents » et vous considère tout de suite comme coupable ! 

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Bricks aux pommes et au pain d'épices

Publié le par Messergaster

A la fin de l’été, j’avais répondu à la question que posait La nonna sur son blog (ici). Quelques temps après - j’avais complètement oublié d’avoir participé à ce petit jeu et avec le déménagement j’étais rarement sur internet - elle m'a laissé un commentaire sur mon blog pour me demander mon adresse afin qu’elle puisse m’envoyer mon cadeau. Au début, je ne voyais pas à quoi elle faisait référence, mais une fois compris, je lui ai vite envoyé mes coordonnées, toute enthousiaste.
Chaque jour j’ouvrais ma boîte à lettres, curieuse de découvrir ce que je pouvais bien avoir gagné… et finalement, je trouve une enveloppe contenant un livre avec plein de recettes avec les feuilles de brick et la pâte filo. J’étais trop contente !! Je te remercie encore une fois, La Nonna !!!

Bricks aux pommes et au pain d'épices

Du coup, je teste aujourd’hui une recette. En réalité, il fallait plier la feuille de brick de façon à avoir une aumônière, mais je n'avais pas de fil pour le lier et j'ai donc opté pour les cigares. Or j'aurais mieux fait de sortir acheter du fil car mes cigares sont bons... mais trop "mous mous" et l'aumonière était sûrement mieux. Grrr ! Et de même, j’ai modifié quelques petites choses.

Pour 9 gros cigares (donc vraisemblablement pour 18-20 petits) :

-5 tranches de pain d’épices
-8 pommes
-3 yaourts nature
-50g de beurre
-2 cuillères de rhum
-5 bonnes cuillères de cassonade
-1/2 cuillère à café de cannelle moulue
-9 feuilles de brick 

Faites macérer le pain d’épices avec le yaourt et le rhum une petite demi-heure.
Eplucher et couper les pommes en petits dés. Puis faites-les caraméliser dans une poêle avec le beurre et la cassonade. Saupoudrez de cannelle et faites revenir 5 minutes. Laissez refroidir.
Versez les pommes dans le saladier avec les tranches de pain d’épices ramollies et mélanger bien le tout.
Prenez votre feuille de brick et déposez dessus un peu de mélange pain d’épices/yaourt/pommes (j'en ai mis trois grosses cuillères : peut-être que si j'en avais mis moins, le résultat aurait été meilleur...) . Pliez ensuite votre feuille de telle sorte à obtenir un cigare et faites cuire 8 minutes à 180°C.

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(On dirait des endives au jambon.. mais non, c'est mes cigares aux pommes !)

Notes:

- Le livre conseille de les manger encore chauds avec un peu de glace  à la vanille ou un peu de chantilly.
- Idem, le livre utilisait la crème fraîche à la place du yaourt... donc n'hésitez pas à utiliser la crème fraîche si vous aimez mieux.
- En général je ne raffole pas du pain d'épices et pourtant là c'est parfait. Ces feuilletés sont très bons et ils sont l'idéal par ce temps humide et grisounet. Avec un tasse de bon thé chaud, voilà le bonheur.
- Mais je le dis et je le répète en aumônière en mettant un morceau de pain d'épices au fond, comme prévu par la recette de base, ça devait être meilleur. Je le saurai pour la prochaine fois !

Publié dans Recettes sucrées

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Soleil Vert ("Soylent Green")

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...J’ai des amis qui ont vu récemment pour la première fois Soylent Green (Soleil vert, en Français). C’est un film que j’ai toujours beaucoup aimé et je me dis que cela mérite un petit article. Et puis, lorsqu’on tient un blog gastronomique, voici un film qu’on se doit absolument de citer.

L’intrigue, on la connaît : suite à l’évolution technique des êtres humains, la terre est complètement dévastée. Règne une canicule permanente et aussi bien la faune que la flore ont été détruites. Ajoutez à ce cadre effrayant, une surpopulation impressionnante, ce qui pose un réel défi aux gouvernements : comment nourrir tout le monde ?

Désormais, donc, on mange des tablettes produites par le groupe « Soylent » qui existe en version « rouge », « jaune » et « vert » : trucs sans véritable saveur ni odeur et qui sont créées à partir de plancton… ou pas. Mais je ne veux pas vous dévoiler la fin du film – et puis peut-être la connaissez-vous déjà (et si tel n’est pas le cas, vite regardez ce film !).

Bref, je vous propose une scène très célèbre : celle où Charlton Heston a réussi à se procurer de vrais aliments (haricots, fruits et légumes, une bouteille de whisky et même un morceau de viande !) et les mange donc avec son « coloc », un vieux monsieur qui est particulièrement nostalgique de la nourriture d’antan. On observe donc un net décalage entre un vieillard qui retrouve les goûts de son enfance et un homme adulte qui découvre cela pour la première fois. Autre décalage : des aliments en très chiche quantité et très « humbles » mais qui donnent aux personnages l’impression de faire un véritable festin : on comprend combien la situation alimentaire de cette nouvelle société soit dramatique.

 

Couverts : le vieillard sort non pas l’argenterie, mais de simples couverts en inox qui sont tout aussi précieux dans un monde où l’on se sert rarement de la fourchette et du couteau et où l’on se contente très bien du plastique. Pour l’occasion spéciale que constitue ce repas avec de vrais aliments, se joint tout un art de la table, nouveau lui aussi. (ainsi, le vieillard garde les couverts en plastique et cède ceux en inox à son compagnon : cette courtoisie est un moyen de faire honneur à son ami et de mieux lui faire savourer ce moment exceptionnel).

Salade : dommage juste que, lorsque le vieillard demande par un sourire à son compagnon s’il apprécie la feuille de salade, Charlton Heston lui répond par une moue peu convaincue !

Haricots : Cette fois-ci  ils sont au goût de Charlton Heston, mais c’est très amusant de voir qu’il se brûle en les mangeant, ce qui n’est guère surprenant puisque les tablettes Soylent se mangent à température ambiante et qu’il n’y a donc pas à faire attention à la température pour les avaler. Idem, on voit qu’il a du mal à tenir sa fourchette, sans doute car les tablettes Soylent se mangent facilement avec les mains. En 2022 donc, on n’ignore pas que le concept de « goût » (entendu au sens large et comprenant aussi l’aspect tactile avec la température des mets et l'aspect olfactif puisque Charlton Heston découvre que les haricots sentent bon) mais aussi les règles de base du repas pris en commun, impliquant accessoires spécifiques (les couverts) et rites codifiés comme celui de trinquer avec son compagnon.

Pomme : pendant ce temps, nous avons pu observer que le vieillard est au 7e ciel. On comprend très bien qu’il retrouve les saveurs de sa jeunesse.. et d’ailleurs voici une belle variation sur la « madeleine de Proust ». Toutefois, cette douce illusion a une limite et le personnage s’en rend compte lorsqu’il veut croquer sa pomme comme un gamin et que ses dents ne le lui permettent plus. Résigné, il s’arme d’un couteau… alors que de l’autre côté nous avons la preuve ultime que Charlton Heston mange une pomme pour la première fois de sa vie : il est incapable de faire la part des choses entre le fruit qu’il faut manger et le trognon que l’on jette.

Enfin, il est important de remarquer comment les seuls sons de cette scène se limitent à la musique en arrière-fond, le bruit des couverts et les vagues bruits que font les convives. Pour faire bref : les personnages ne parlent pas. Cela pourrait paraître surprenant, à première vue, puisque un bon repas va souvent de pair avec une agréable conversation et on aurait pu imaginer que les deux personnages commenteraient ce qu’ils avaient dans leurs assiettes. Au contraire, le metteur en scène a opté pour un échange de regards et de sourires, mais non pas de mots : la bouche, cet organe servant aussi bien à parler qu’à manger, est déjà bien occupée à savourer ces aliments et discuter avec l’autre ne pourrait que gâcher ce moment privilégié.

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Tous de blanc vêtus...

Publié le par Messergaster

Le cuisinier tel qu’on se l’imagine traditionnellement est tout de blanc vêtu, avec une petite toque sur la tête. De même, au self du crous, les étudiants peuvent constater chaque jour que les personnes qui servent les plats portent tous la même tenue blanche avec un couvre-chef ou un filet pour les cheveux.

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(Même le personnage principal du film Ratatouille est tout habillé en blanc) 

Mais pourquoi cette uniforme ?

S’il est assez intuitif de répondre, par exemple, que le filet est là pour des raisons hygiéniques afin d’empêcher que des cheveux ne tombent dans les sauces, l’explication est peut-être moins évidente pour le reste de l’uniforme.

Par exemple, comment expliquer la grande majorité de tenues blanches et non pas d’autres couleurs ?

  • Déjà, elles permettent de montrer au client les conditions d’hygiène du restaurant : un tablier qui est resté propre signifie d’une part que le cuisinier ne cuisine pas trop salement (il est donc particulièrement habile et maîtrise tout à fait son art) et d'autre part qu’on change régulièrement sa tenue de travail. Or si le gérant du restaurant tient à la propreté pour le vêtement du cuisinier, il y a des chances que cela soit le cas aussi au niveau de la cuisine toute entière. Le client peut donc déguster son plat sans craindre d'attraper une bactérie.
  • Ensuite, il faut savoir que lorsqu’on cuisine, on a beau y mettre toute la bonne volonté du monde, il reste malgré tout difficile de ne jamais se tacher. Ainsi, très très fréquemment, on doit laver ces vêtements et de plus, il faut le faire à très forte température : un blanc sobre et résistant se prête donc mieux à un bleu cobalt ou un rouge grenat risquant de perdre très vite leur éclat.
  • Enfin, comme je le disais en guise d’introduction, l’image archétypale du cuisinier nous le présente tout habillé en blanc. Du coup, lorsque le gérant choisit de faire porter à son dépendant  une tenue blanche, il le fait aussi afin d’évoquer dans ses clients des réminiscences culturelles bien précises.

Mais les blouses des cuisiniers sont indispensables aussi pour d’autres raisons. Si elles protègent des taches, c’est surtout pour conjurer les brûlures et les éclaboussures qu’elles ont été créées. Elles doivent donc être particulièrement résistantes… sans êtres trop rigides non plus car elles doivent permettre au cuisinier d’effectuer aisément tous les gestes prévus.

De même, un aspect auquel on songe moins spontanément : lorsqu’on travaille dans un restaurant, on doit souvent faire des aller-retours de la cuisine (très chaude) à la pièce où l’on conserve la viande, par exemple, et qui est particulièrement froide. La blouse du cuisinier doit alors absolument s’adapter à ces brusques écarts thermiques.

Comme la blouse de l’infirmière ou le bleu de travail pours les maçons, la tenue du cuisinier a été conçue en vue de fonctions bien précises. Si au fil des temps apparaissent de nouvelles matières ou de nouvelles coupes, ce vêtement garde malgré tout sa vocation originaire : celle de protéger le cuisinier à l’œuvre.

Publié dans Focus alimentaires

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André Kupp, « montreuse dresseuse de légumes »

Publié le par Messergaster

C’est toujours comme ça : c’est pile au moment où on se dit que l’on ne va pas prendre son sac à main pour aller se ballader en ville, qu’on tombe sur quelque chose d’intéressant qui, par exemple, méritait d’etre pris en photo avec le portable. C’est ce qui m’est arrivé l’autre jour en tombant sur le spectacle d’André Kupp, « montreuse dresseuse de légumes ».
De quoi s’agit-il ? D’un
spectacle de marionnettes ayant les légumes pour protagonistes.
Je me trouve une petite place et je me mets à regarder le spectacle - qui commençait tout juste – avec l’intention de rester cinq minutes et reprendre ma promenade… mais, finalement je suis restée jusqu’à la fin !

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(Le prospectus que j'ai récupéré à la fin du spectacle)

C’est déjà que ce spectacle s’adresse en premier lieu aux enfants, certes, mais contient aussi des clins d’œil que seuls les adultes pourront décrypter (je ne suis pas certaine qu’un enfant de 4 ans soit à même de comprendre une blague sur les légumes transgéniques, par exemple).

Mais que raconte la « pièce ? ». Pour faire simple, une paysanne à l’accent italien nous montre les numéros de ses légumes, un peu comme un dompteur présenterait ceux des animaux du cirque. Mais à chaque fois, quelque chose ne va pas comme prévu dans les numéros des différents légumes : ils s’enfuient (comme le cornichon qui « n’est pas dans son assiette »), ils tournent en ridicule les paroles de la paysanne etc etc. N’oublions pas aussi la présence des animaux du potager : le chien, les chenilles et surtout les taupes qui proposent un numéro de rap absolument génialissime.

Car oui, j’oubliais d’insister sur l’aspect très musical du spectacle qui oscille entre musique de cancan, romances, musiques enjouées… pour terminer par « Nous on aime le fumier – yé yé yé » que tous les enfants (et les adultes) chantent en chœur.

Et je dois dire que c’est à ce moment-là que j’ai eu ma confirmation au sujet d’un doute qui me turlupinait l’esprit depuis longtemps : quelqu’un avait sûrement une formation de littéraire dans le lot. En effet, le spectacle contient une miriade de jeux de mots : la pomme de terre qui « n’a pas la frite », la paysanne qui exorte à « avoir la pêche » ou qui, excédée, hurle que c’est « la fin des haricots » etc etc. D'autre part, j’ai été très suprise en découvrant que les différentes pancartes que tenait la paysanne pour indiquer aux enfants les syllabes à reprendre pour la chanson « Nous on aime le fumier – yé yé yé » affichaient non seulement la transcription graphique des sons (« patate, at- at-at, par exemple) mais aussi leur transcription phonétique ce qui donne, par exemple, pour le son correspondant au graphème « yé », la transcription [jƐ], écrite en bas à droite de la pancarte. Je ne m'y attendais pas et à mon avis, à l’exception de la « troupe dramatique » et des gens du public ayant quelques reminescences d’un éventuel cours de littérature ou de langue étrangère, beaucoup doivent s’être demandés pourquoi cette transcription était là.

Et après coup donc, j’ai découvert qu’André Kupp et ses légumes sont originaires d’Alsace mais parcourent toute la France en proposant leur petit spectacle un peu partout, et en particulier aux salons du livre

Bref, tout cela pour dire que je vous invite à faire découvrir ce spectacle à vos enfants, si vous en avez la possibilité : beaucoup de jolies chansons, de numéros comiques ("aquatiques" aussi parfois) et de moments touchants. Je trouve le concept super original, en plus : un pastiche du cirque traditionnel avec des marionnettes (à la place des des animaux maltraités !) essayant de communiquer aux enfants (et de rappeler aux adultes) l’importance des légumes aussi bien dans nos assiettes que dans notre culture.

Je vous laisse le lien, si vous voulez en savoir davantage : http://www.leszanimos.com/
(après avoir cliqué sur l'onglet "spectacle", vous pourrez choisir la dernière icône du menu à droite et visionner une vidéo du spectacle pour vous en faire une idée).

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J'ai testé... des smoothies aux légumes "Pierre Martinet"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Aujourd’hui je me balladais en ville avec une amie. Soudain, je vois des jeunes qui distribuent des boissons. Je comprends bien vite qu’en fait c'est une opération commerciale ayant pour but de nous faire découvrir un nouveau produit. Comme j’adore tout ce qui est gratuit, je me précipite pour voir de plus près de quoi il s’agit. Sur l’étiquette de la petite bouteille on peut lire « smoothie » à base de légumes.

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Je connais les gâteaux à la carotte, absolument délicieux, ou encore les chips de betterave que j'adore et je me disais donc « tiens, ça peut être bon ! ». Je me réjouissais donc de pouvoir goûter mon smoothie à la betterave et celui à la carotte. De plus, les boissons étaient fraîches, parfait avec la chaleur qu’il faisait.
J’ouvre donc la bouteille et bois une gorgée du smoothie. Quelle déception ! C’était absolument ignoble ! Le smoothie à la betterave sentait vraiment la betterave (que déjà j’aime pas trop, si ce n'est en chips, justement) et j’ai jetté direct la bouteille.
Du coup, je pense : « Bah normal : tu n’aimes pas la betterave, tu vas voir que celui à la carotte va être meilleur ». Je dévisse donc une autre bouteille et je bois un peu de boisson à la carotte. Mais rien à faire, c’était tout aussi mauvais, et acide en plus.

Bref, voici donc un rapide article pour vous dissuader d’acheter ces smoothies aux légumes. Franchement, je ne vois pas qui pourrait vouloir acheter ça… Si au moins, ça avait un goût de soupe et que c’était donc « salé », mais en fait non ! Bon, dans le fond, peut-être que ça peut plaire à certaines personnes ("du goûts et des couleurs" on ne discute pas, je sais) mais personnellement je n’ai vraiment pas été emballée : on pourra bien me reproposer un échantillon gratuit, il sera hors de question que je l'accepte.

Publié dans Inclassables

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