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5 pommes célèbres

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je me suis faite une réflexion étrange. C’est quand même fou, toutes ces pommes qui apparaissent dans les mythes, dans les contes et plus largement dans les œuvres de fiction… Les pommes sont vraiment le fruit par excellence, on dirait. Même l’histoire des mots le confirme puisqu’en latin « pomum » signifiait « fruit » en général. Ce n’est que par la suite qu’il servit uniquement à désigner le fruit du pommier.

Du coup, voici aujourd’hui un article très court… histoire d’évoquer les pommes les plus célèbres !

Et voici les pommes qui vont me servir à préparer des tartelettes... Anonymes, peut-être, mais bien délicieuses !

Et voici les pommes qui vont me servir à préparer des tartelettes... Anonymes, peut-être, mais bien délicieuses !

La pomme d’Adam et Eve

Le fruit au centre de ce récit biblique en a fait couler de l’encre ! En effet, certains théologiens et autres spécialistes soutiennent fermement que le fruit interdit n’était pas une pomme mais une figue. Sans entrer dans ces débats houleux, nous nous contenterons de la mentionner dans notre liste telle une source d’inspiration pour de nombreux peintres : Dürer, Cranach, Michelange… Sans la pomme, plein de tableaux n’auraient jamais vu le jour !

Les pommes du jardin des Hespérides

L’un des douze travaux d’Héraclès consiste à aller voler les pommes dorées poussant dans le Jardin des Hespérides. Les fruits sont gardés par un dragon et le héros demande au géant Atlas d’aller les lui chercher : en échange, il soutiendra quelques temps la voûte céleste à sa place. A nouveau, les opinions des spécialistes divergent au point que pour certains ces pommes dorées seraient des oranges. Dans le fond, le Jardin des Hespérides semble se situer près du détroit de Gibraltar et des colonnes d’Hercule… pas loin du Maroc donc,  c’est-à-dire une région où les agrumes poussent très bien.

La pomme de Blanche-Neige

On a tous grandi avec les images du film de Walt Disney où la méchante belle-mère se transformait en horrible vieille offrant une pomme empoisonnée à l’héroïne. Heureusement que son prince charmant était là pour la sauver ! A noter : dans la version originale des Frères Grimm, la jeune fille ne se réveille pas grâce au baiser du prince… mais à cause d’un valet qui trébuche en transportant son cercueil ! Le choc produit une telle secousse que le morceau de pomme bloqué dans la gorge de Blanche-Neige est expulsé.

La pomme de Guillaume Tell

Guillaume Tell est une figure emblématique de l’indépendance suisse. L’histoire dit que le bailli impérial avait imposé à tous les habitants d’un canton de saluer comme si c’était lui-même un simple bâton coiffé de son chapeau. Cette façon arrogante d’assoir son pouvoir ne plaisait guère à Guillaume Tell qui refusa de se plier à la nouvelle coutume. Pour le punir, le bailli l’obligea à centrer avec une flèche de son arbalète une pomme placée sur la tête de son propre fils.

La pomme de Newton

D’accord, d’accord… il ne s’agit pas d’une histoire, d’ un conte ou d’un mythe comme les autres. Disons qu’on peut la considérer comme une jolie anecdote, un peu réarrangée par Newton ? Admettons donc que c’est en voyant tomber une pomme d’un arbre que Newton eut l’intuition de la loi de la gravité. Et ne dites pas que cette pomme n’est pas digne de figurer dans cette top 5 des pommes célèbres car, pour compléter ma liste, c’était soit elle… soit la pomme « apple » de Steve Jobs, ihihih !

Plus sérieusement : vous connaissez d’autres pommes célèbres ?

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Et pour tous ceux qui auraient envie de reproduire la tartelette qui apparaît dans la photo, il suffit de cliquer ici.

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Clafoutis au raisin

Publié le par Messergaster

Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents : Messer Gaster a déménagé en septembre et vit désormais toute seule après 5 ans de colocation. Eh bien, je dois dire que malgré mes doutes et peurs initiales, je suis ravie d’avoir mon petit studio à moi. De plus, j’ai une proprio absolument adorable qui, de temps en temps, vient partager les fruits et les légumes qu’une voisine lui apporte directement de son potager. L’autre jour, j’ai ainsi eu droit à un gros sac rempli de raisin blanc.
Chers lecteurs : jamais je n’ai mangé un fruit aussi bon. Et je n’exagère pas. Quel goût suave !
Les grains étaient malheureusement un peu abimés et tout ça pour moi seule, ça faisait beaucoup. J’ai donc décidé de faire un clafoutis avec… Et wow, j’ai dû me contrôler pour pas le finir d’un coup !

Voici donc la recette :

- 3 œufs
- 150g de sucre
- un sachet de sucre vanillé
- 190g de farine fluide
- 30 cl de lait (entier de préférence)
- du raisin (j’ai pris du blanc car celui qu'on m'avait donné était ultra parfumé.. mais je pense que si vous l’achetez, il vaut mieux opter pour le raisin rouge, plus sucré)
- une pincée de sel

Commencez par égrener le raisin. C’est très important vraiment. Autant je tiens à ce que mon clafoutis traditionnel aient des cerises qui ont conservé leur noyau, autant j’ai gâté ce clafoutis au raisin en ne voulant pas retirer les pépins. Ne faites pas mon erreur !
Ensuite recouvrez entièrement votre moule beurré (ou en silicone) avec les grains de raisin.
A part, dans un saladier, mélangez les œufs, le sucre et le sucre vanillé.
Ajoutez le lait.
Intégrez la farine petit à petit en mélangeant bien à chaque fois. Terminez en ajoutant le sel. Versez la pâte dans le moule.
Faites cuire 1h à 160°c en surveillant régulièrement votre four.

Ouf, voici une part où on voit pas trop ces pépins que j'ai eu la mauvaise idée de laisser. La prochaine fois, je les retire - c'est sûr !

Ouf, voici une part où on voit pas trop ces pépins que j'ai eu la mauvaise idée de laisser. La prochaine fois, je les retire - c'est sûr !

Notes :

- Je me permets de le redire ! Egrenez votre raisin, vraiment ! Car sinon vous allez tomber sur quelque chose de désagréablement croquant (et un peu amer) à chaque bouchée. Et c’est franchement dommage !
- J’ai donné une part du clafoutis à ma proprio qi n’aime pas le raisin (voilà pourquoi elle m’avait fait cadeau du sachet de sa voisine, ihih). Eh bien, elle a été obligé d’admettre que ce gâteau était bon !
- Accompagnez le clafoutis d’une tasse de thé vert. Evitez le café.

Publié dans Recettes sucrées

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Le moulin à légumes, l'objet vintage du jour !

Publié le par Messergaster

Ce qu’il y a de bien, quand on vit avec une personne âgée, c’est qu’on redécouvre certains objets "vintage" dans ses placards. Ma grand-mère a cédé son ancien moulin à café à ma tante (je vous en parlais ici), mais elle se sert toujours de son moulin à légumes quand elle veut faire une soupe ou une purée.

En quoi cet objet se distingue-t-il du moderne mixer ?

Voici le moulin à légumes de ma grand-mère... avec encore un reste de purée collé aux parois.

Voici le moulin à légumes de ma grand-mère... avec encore un reste de purée collé aux parois.

Efficacité de broyage

Un mixer vous permet de broyer sans problème même des denrées un peu dures comme les carottes crues. Le moulin à légumes, lui, vous oblige à toujours cuire vos aliments au préalable. De même, le mixer vous permettra de broyer sans mal l’ail ou le persil, chose que ne peut pas faire le moulin à légumes à cause de l’espace trop large qui se trouve entre la meule et la petite grille.

Eviter la perte de nourriture

De ce côté, les deux systèmes se valent à peu près. Comme vous pouvez démonter aussi bien le mixer que le moulin, il y a moyen  de récupérer toute votre purée de légumes sur les parois… même s’il faut reconnaître qu’il en reste peut-être un peu plus dans les trous de la grille du moulin à légumes que dans le récipient où vous avez mixé.

Effort

Les électroménagers servent à nous épargner un effort… il suffit d’appuyer sur un bouton pour mixer ! A l'inverse, il faut mettre un peu plus de force et de patience pour mouliner ses légumes à la main.

Durée de vie

Sans aucun doute, le moulin à légumes a la vie longue alors qu’un mixer est sujet à des pannes, à des faux contacts…

Lavage

Une fois démonté, le moulin à légumes se lave très rapidement. Même discours pour le mixer, mais il est vrai qu’on n’a pas toujours le réflexe de passer aussi un coup de chiffon sur la partie électrique de l’appareil : à la longue, les boutons risquent de devenir poisseux voire carrément sales.

Et vous ? Tout le monde s’est converti ou bien il y en a encore qui, comme ma grand-mère, préfèrent se servir de leur moulin à légumes ? Ou alors vous utilisez les deux, mais pour des choses différentes ?

Publié dans Focus alimentaires

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L'art et la manière de bien porter un plateau

Publié le par Messergaster

Dans une autre vie, j’ai été serveuse dans un restaurant haut de gamme. C’est une expérience qui n’a duré que quelques semaines et dont je garde un bon souvenir… même si je dois avouer que je préférais de loin servir les assiettes plutôt qu'apporter les verres de vin aux clients.
En effet, lorsqu’on est client, on ne réalise pas forcément que ce métier (comme c’est le cas pour n’importe quelle autre profession) demande
une série de réflexes bien spécifiques.

Avec quelle aisance ce serveur porte son plateau rempli de verres !

Avec quelle aisance ce serveur porte son plateau rempli de verres !

Ne pas "tenir" le plateau

Au début de ma formation, mes supérieurs avaient toléré que je tienne le plateau rempli de verres avec les deux mains… cependant j’ai bien vite dû me débarrasser de cette mauvaise habitude. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je ne devais pas tenir le plateau entre mes doigts, mais le poser, à plat, sur la paume de ma main largement ouverte. En gros, il faut considérer le plateau non pas comme un objet, mais comme un véritablement prolongement de la main permettant d’en augmenter la taille.

Bien distribuer le poids

Etant donné que vous devez considérer votre plateau comme votre propre main, il en découle que vous devez véritablement « sentir » le poids des objets que vous soutenez. Il est donc crucial de poser la bouteille (plus lourde) plutôt au centre (au niveau de votre paume donc) alors que vous pourrez vous permettre de mettre les verres (un peu plus légers) tout autour.

Utiliser la bonne main

Le premier jour, j’avais utilisé ma main droite pour tenir le plateau. Grosse erreur. En effet, quand on est droitier, il vaut beaucoup mieux porter le plateau avec sa main gauche de sorte que la main droite puisse rester libre pour saisir et servir les verres aux clients.

Sourire et regarder droit dans les yeux le client

Impossible d’être serveur quand on est timide. En effet, le serveur est l’interlocuteur privilégié du client et, pour cette raison, il doit donner l’impression d’une parfaite maîtrise de la situation. Un serveur qui passerait son temps les yeux bas, rivés sur les verres qu’il transporte n’inspirerait pas du tout confiance, par exemple. Voilà pourquoi on commence par enseigner à une nouvelle recrue comment avoir confiance en soi : le nouvel arrivé a reçu une formation, on lui a expliqué que tout n’est qu’une question d’équilibre… alors pourquoi avoir peur ?

Voilà, j’espère qu’après lecture de cet article vous ferez preuve de clémence si un jour un garçon ou une serveuse renverse une boisson sur vous. Cela m’est arrivé une fois avec une flûte de crémant que je servais à une cliente… et je pense que je n’ai jamais été aussi désolée et mortifiée de toute ma vie !

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Focaccia au fromage

Publié le par Messergaster

Récemment, j’ai eu moyen de participer à un super atelier de cuisine. Cette occasion m’a non seulement permis de faire la rencontre d’autres personnes ayant la même passion que moi, mais aussi de récupérer des denrées à ramener à la maison ! Par exemple, j’ai eu droit à un fromage de chèvre "Pouligny Saint Pierre" (vous savez, ces fromages en forme de pyramide).
Comme ça faisait un peu beaucoup pour moi toute seule, je me suis dit que j’allais préparer
une focaccia au fromage pour une soirée d’anniversaire prévue le weekend suivant. Eh bien, tout le monde a trouvé ça très bon !

La focaccia  : avant et après !

La focaccia : avant et après !

Voici donc la recette (pour 10 portions) :

- 500g de farine
- 50g d’huile (d’olive c’est mieux)
- un peu d’eau tiède (environ ½ verre à moutarde)
- 250 g de fromage au choix (fromage de chèvre pour moi, donc)
- un peu de sel

Pâte :

Faites un puits avec la farine et mettez au centre l’huile et le demi-verre d’eau tiède. Pétrissez la pâte pendant un bon quart d’heure : votre pâte doit être lisse et élastique. N’hésitez pas à rajouter de l’eau si elle est trop sèche.
Faites reposer 1h.

Montage de la tarte :

Séparez votre pâte en 2 parties égales.
Prenez votre rouleau à pâtisserie et étalez une moitié de pâte jusqu’à ce que son épaisseur soit inférieure à 1mm. Déposez la pâte dans un moule à tarte et recouvrez-la de tranches de fromage bien épaisses : toute la surface doit être remplie.
Etalez la deuxième moitié de pâte aussi finement que la première. Posez-la au dessus de votre moule et rabattez les bords de façon à ce que la focaccia soit bien « fermée ».
Badigeonnez avec un peu d’huile sa surface.

Cuisson :

Selon ma recette, il faut faire cuire la focaccia 8-10 minutes à 230-270°C… Personnellement, j’ai eu besoin de prolonger jusqu’à 20 minutes : surveillez donc régulièrement votre four !

Notes :

- Pour cette recette, je me suis inspirée de la recette de la focaccia di Recco une spécialité italienne (de Ligurie). La recette originale ne se prépare pas avec du fromage de chèvre, mais sachez que cette variante plus "française" s'apprécie bien aussi !
- Pour moi, cette focaccia donne le meilleur d’elle-même avec une bière blonde bien fraîche.. Mais je suis sûre que vous l’aimerez même si vous êtes au vin. Bien sûr, vous pouvez boire aussi de l’eau avec !
- Facilement transportable, la focaccia peut être servie pour un apéro dînatoire ou pour un pique-nique en forêt.

Publié dans Recettes salées

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On a testé... mon poulet rôti !

Publié le par Messergaster

Hier, juste après avoir pris mon petit-déjeuner, en train de me préparer pour aller au boulot, j’ai eu une agréable surprise : Sandrine du blog Dîne avec Sandrine m’a envoyé un gentil message m’informant qu’elle avait réalisé ma recette de poulet rôti!

Flattée, je suis allée voir le résultat… ah mais quelle bonne idée d’avoir ajouté aussi des bâtonnets de carotte dans les légumes !

Voici le poulet de Sandrine

Voici le poulet de Sandrine

Bref, je remercie encore Sandrine pour avoir posté ces photos grâce auxquelles je peux voir le rendu de ma recette chez elle. Et j’exhorte toutes les personnes qui me lisent à aller visiter son blog : une mine d’idée gourmandes !

Vous voulez réaliser la recette, vous aussi ?

- Cliquez ici pour lire la recette originale sur mon blog
- Cliquez ici pour lire la recette sur le blog "Dîne avec Sandrine"

Publié dans Inclassables

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Gâteau moelleux aux poires

Publié le par Messergaster

Dimanche dernier, c’était l’anniversaire de ma grand-mère : 91 ans !!! Pour l’occasion, je suis allée lui rendre visite en apportant un gâteau à la poire réalisé dans un moule en forme d’étoile, histoire de faire plus festif.

Ma grand-mère a dit :

Il est bon car il est bien moelleux et qu’il n’est pas du tout bourratif !

Mon gâteau sous toutes ses facettes !

Mon gâteau sous toutes ses facettes !

Voici donc la recette (en fait, j’ai pris la base du gâteau au yaourt) :

(Les doses sont pour un petit moule ou pour un moule à cake) :

- 1 pot de yaourt (125g) (mettez de côté ce pot et lavez-le : il vous permettra de doser les autres ingrédients)
- 2 pots de sucre
- 2 pots de farine
- 1 demi-pot d'huile
- 1 demi-sachet de levure
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 2 ou 3 poires mûres

- 2 cuillères à soupe de Cointreau

Dans un saladier, mélangez le yaourt avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine tamisée avec la levure. Intégrez l’huile et mélangez bien pour obtenir une pâte lisse. Ajoutez les œufs et mélangez à nouveau. Terminez en incorporant le cointreau.
A part, épluchez les poires et coupez-les en dés que vous disposerez au fond de votre moule : toute la surface du récipient doit être recouverte de morceaux de fruits. Versez la pâte au-dessus.
Faites cuire 45 minutes à 180°C (mais vérifiez bien en fonction de votre four).

Notes :

- On ne sent quasiment pas le goût du Cointreau dans le gâteau. Quoi qu’il en soit, si vous ne voulez pas ajouter cet ingrédient à la pâte, vous pouvez toujours remplacer par le jus d’un citron bien mûr.
- Une autre idée encore plus gourmande serait de saupoudrer le gâteau de cassonade 5-10 minutes avant la fin de la cuisson. Ainsi, au moment où le gâteau retourne cuire, le sucre pourrait caraméliser !
- En accompagnement, ma grand-mère et moi avons bu du café pas fort… Mais je pense que le plus approprié serait une belle infusion ou une tisane.

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Les acides aminés

Publié le par Messergaster

Il existe un grand nombre d’acides aminés, mais seulement une vingtaine d’entre eux participe à la formation de ces molécules que l’on appelle « protéines ».
C’est principalement à travers notre alimentation que nous pouvons fournir à notre organisme les acides aminés dont il a besoin... mais notre corps peut aussi en synthétiser quelques-uns par lui-même. Cependant, il faut garder en tête qu’il y en a 8 que notre organisme ne pourra jamais produire et qui doivent donc être absorbés quotidiennement lors de nos repas. Ces 8 acides aminés (qui sont dit "essentiels") s’appellent :

  • histidine
  • isoleucine
  • leucine
  • lysine
  • méthionine
  • phénylamine
  • thréonine
  • tryptophane

Les aliments d’origine animale (je ne parle pas que de la viande, mais aussi du lait et des œufs) possèdent la totalité de ces acides aminés. Les céréales et les légumineuses en possèdent une quantité non négligeable, mais ne peuvent pas se vanter de posséder à chaque fois les 8.

pois-chiches-copie-1.png
(Par exemple, il est bon d'accompagner un plat de pois-chiches avec du riz ou des pâtes pour compenser la carence de certains acides aminés)

Or il faut savoir que si même un seul de ces acides aminés essentiels manque dans l’alimentation, l’organisme aura beaucoup de mal à synthétiser tous les autres. Voilà pourquoi dans un régime végétarien, il est souvent important d’associer féculents ET légumineuses dans le cadre des différents repas de façon à obtenir un plat complet, capable d’apporter tous les acides aminés nécessaires à la création des protéines. Sachez aussi que lorsqu’un acide aminé manque à l’appel dans les aliments que l’on s’apprête à ingérer, notre corps sait aussi aller puiser dans les réserves de fer pour en créer. Mais, bien entendu, cela implique de ne pas avoir de tendances anémiques.

La morale de la fable reste donc toujours la même : manger de façon équilibrée est le moyen le plus sûr de rester en bonne santé.

Publié dans Focus alimentaires

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Comment mangent les personnes âgées

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je dinais chez mes parents. Pour une fois, nous étions tombées sur une série d’escalopes vraiment très très tendres. De là, je n'ai pas pu m’empêcher d’exclamer :
- Oh mamie pourrait manger cette viande sans mal ! Quel dommage qu’elle ne soit pas là !
En effet, il faut savoir que j’ai vécu deux ans chez ma grand-mère et que cette dernière m’a encore hébergée pendant tout le mois de juin. Voilà pourquoi je peux sortir ce genre de phrases à table : vivre avec une personne âgée change un peu votre perception des choses.
De là ce petit article qui se veut comme un petit témoignage de mon expérience avec ma grand-mère. Voici donc comment mangent les personnes âgées :

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

- Il faut déjà se dire que souvent, à partir d’un certain âge, on a du mal à se déplacer. Quand aller au supermarché du coin peut devenir quelque chose de trop ambitieux, il faut alors trouver des solutions alternatives. Ainsi ma tante commande parfois les courses online pour sa mère : quelques secondes après voici donc un employé qui vient sonner chez ma mamie pour lui livrer ses courses. C’est TRES pratique, mais hélas, souvent ce service n’est rentable que pour de grosses courses. Ainsi pour les petites emplettes (comme le pain ou les fruits), on préfère souvent demander à une dame serviable si elle veut bien ramener un ou deux trucs pour sa voisine de quatre-vingt-dix ans.

- Mais il reste encore l’épineux problème de la péremption des produits : le pain rassit vite, la viande doit être consommée rapidement aussi... C’est pourquoi je remercie de vivre au XXIème siècle où les moyens pour conserver les aliments sont très nombreux : congélateur, boîtes de conserves, lait uht… Certes, cela signifie que ma grand-mère mange moins de produits frais qu’avant… mais au moins nous savons que ses placards sont bien remplis.

- Mais concrètement : que met dans son assiette une personne âgée ? Pas grand-chose malheureusement. Les médecins ne cessent de dire qu’à partir d’un certain âge, on observe une nette baisse de l’appétit. Combien de fois j’ai vu vu ma grand-mère manger une demi-paupiette seulement en disant : « Oh je ne la finis pas : elle était trop grosse pour moi. Je terminerai de la manger demain ». En revanche, ma grand-mère s'arrange toujours pour trouver une petite place dans son estomac pour quelques gâteaux ou pour un carré de chocolat ! Plus généralement parlant, les seniors semblent raffoler de tous les aliments qui contiennent du sucre. Dans le fond, s’ils n’ont pas de diabète, ils ont peut-être raison à se faire ainsi plaisir : n’ayant plus beaucoup de dents, ils n’ont plus à se soucier des caries. Car oui, à partir d’un certain âge, même la plus têtue des personnes âgées doit se résigner à utiliser un dentier.

Bref, j’adore ma grand-mère… et je tenais à en faire la protagoniste d’au moins un des articles de ce blog.
Et vous ?
Avez-vous d’autres choses à raconter à propos des habitudes alimentaires des personnes âgées ?

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Gâteau au chocolat à base de fromage blanc

Publié le par Messergaster

Quelques jours avant de rentrer chez mes parents pour les vacances d'été (en juillet donc), j’ai eu une grosse envie de gâteau au chocolat. Malheureusement, comme je n'avais pas racheté de beurre à cause de mon départ imminent, la chose paraissait assez compromise. J’aurais bien fait un gâteau au yaourt, mais je n’avais plus de yaourt non plus. C’est alors que je me suis rappelée qu’il me restait tout de même du fromage blanc : je me suis dit que ça ferait l’affaire et (ouf) je ne me suis pas trompée puisque le gâteau a disparu en moins de 24h !

chocolat-fromage-blanc.png
(J'adore la texture de ce gâteau !)

Voici donc la recette (pour un moule à cake) :

- 3 œufs
- une tasse à café remplie de fromage blanc (ce sera votre « verre doseur »)
- 2 tasse à café remplies de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 2 tasses à café remplies de farine
- ½ sachet de levure
- 1 grosse cuillère de cacao amer
- ½ tasse à café remplie d’huile

Dans un saladier battez les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez l’huile, le fromage blanc, la farine tamisée avec la levure et mélangez bien en vous aidant d’un fouet électrique.
Versez le tout dans un moule à cake et faites cuire une bonne heure à 150°C (mais surveillez en fonction de votre propre four : les temps de cuisson peuvent varier !)

Notes :

- Ceci n’est pas un gâteau très sucré : si vous voulez, vous pouvez ajouter un peu plus de sucre ou bien prendre directement du cacao sucré.
- A boire avec, je conseille soit un petit expresso soit un verre de lait.

Publié dans Recettes sucrées

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L'exposition "L'art fait ventre" au musée du Montparnasse

Publié le par Messergaster

Depuis une bonne dizaine de jours, je voulais aller à l’exposition "L’art fait ventre" organisée au Musée du Monparnasse à Paris (21, avenue du Maine… vous retrouverez toutes les informations pratiques ici). Toutefois, entre les questions administratives à régler et  les visites d’appartements (eh oui, je déménage à nouveau), je désespérais d’arriver à faire un tour dans ce musée. Heureusement, j'ai fini par réussir et voici donc un petit article pour vous présenter cet événement.

En fait, il s’agit d’une exposition très succinte. Il y a une petite salle de cinéma qui projette un film à propos d’une recette à base de truffes et de lait (le clip montre comment le cuisinier dispose lui aussi de sa propre « palette de couleurs »), une salle en bas et deux salles en haut - c'est tout.

Parmi les œuvres les plus intéressantes, je signalerais :

  • Ma soupière est ventriloque (de Brigitte de Malau).  En gros, il s’agit d’une soupière orange posée sur une table, reliée à quatre casques avec écouteurs : si vous en mettez un sur votre tête, vous pourrez entendre des poèmes de Senghor, de Cendrars ou encore des extraits du Repas de Valère Novarina. Voici une belle façon de nourrir son âme.
  • Les arrangements photographiques de Jean-Pierre Corbeau. Le fil conducteur de ces grandes images semble être « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ». C’est ainsi que dans une de ces photos, on peut trouver une interrogation sur le « genre » (thème dont on ne cesse de parler dans les journaux, à l’heure actuelle) : doit-on associer le chocolat aux femmes et les plateau-repas à réchauffer aux hommes ? Est-ce vraiment si simple ?
  • Nature morte vivante de légumes avec chrysalide (de Stéphane Soulié). Il s’agit d’une variation très intéressante sur les traditionnelles « natures mortes » d’antan : les légumes bougent tout doucement en vous obligeant ainsi à garder les yeux cloués sur l'image.
  • La recette du festin (de Giles Barbier). Cette fois-ci, il s’agit d’un dessin, mais l’artiste revisite lui aussi les natures mortes traditionnelles. Là où un Bartolomeo Bimbi répertoriait les mille variétés de citrons ou de cerises  dans ces tableaux, voici que Barbier fait de même… en énumérant les produits chimiques qui composent les mets représentés. Qu’y a-t-il donc dans la viande que l’on mange au XXIe siècle ? De la résine polyuréthane.

Car oui, je pense que l’intérêt de cette expo réside précisément dans ce questionnement commun à presque toutes les œuvres exposées : que signifie manger de nos jours ? Comment se nourrir sans polluer son organisme avec des pesticides, des hormones ou d’autres produits chimiques ? J’ai aussi beaucoup apprécie le « ton » de cette exposition. En effet, au lieu d’utiliser un registre polémique ou tragique pour critiquer notre alimentation actuelle, la plupart des artistes préfèrent utiliser la carte de l’humour. C’est comme s’ils avaient compris que le « rire » était la meilleure arme pour faire prendre conscience aux gens qu’une action est nécessaire dans le monde de l’industrie agroalimentaire pour manger mieux.

Bevis Martin et Charlie Youle nous proposent un squelette de pâtes en faïence.

Bevis Martin et Charlie Youle nous proposent un squelette de pâtes en faïence.

Dernier détail : l’événement prend fin le 20 septembre… Dépêchez-vous donc de vous y rendre si vous vivez en région parisienne. Certes, ce ne sera pas l’exposition qui « changera vos vies » mais néanmoins, elle vous permettra de vous distraire gentiment pendant une petite demi-heure, un après-midi. Et l’entrée est gratuite, alors pourquoi hésiter ?

Publié dans Inclassables

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Le chocolat à Lyon

Publié le par Messergaster

Comme certains d'entre vous savent, je ne porte pas Lyon particulièrement dans mon cœur, malgré le fait d’y avoir  vécu cinq ans. Néanmoins, maintenant que mon destin semble (enfin) me conduire ailleurs, je dois dire que parmi les quelques choses de cette ville que je vais regretter (car il y en a tout de même quelques unes), il y a la gastronomie locale. Car c’est un fait : à Lyon, on mange très bien. Ainsi, entre les andouillettes à la moutarde, les quenelles et les tartes à la praline, il y a vraiment l’embarras du choix… même si j’ai décidé de me concentrer sur le chocolat pour cet article.

Ainsi, si vous vous baladez dans les rues de Lyon, vous tomberez sur plusieurs boutiques avec « Voisin » marqué sur l’enseigne. En effet, c’est en 1897 que Léon Voisin fonda son premier établissement pour la production de chocolat dans la ville. Le succès arriva rapidement, ce qui amena à l’ouverture d’autres boutiques et à la création de spécialités qui sont particulièrement renommées encore aujourd'hui.

Parlons des « coussins » de Lyon par exemple. Il s’agit de petits carrés de pâte d’amande parfumée au curaçao (d’où leur couleur verte) qui renferment un cœur fondant à base de ganache au chocolat : un vrai délice que j’offrais souvent à ma mère pour Noël.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

A ce qu’il semble, l’inventeur de cette douceur aurait choisi cette forme afin de commémorer la piété dont firent preuve les Lyonnais au cours d’une terrible épidémie de peste qui toucha la ville au XVIIe siècle. En effet, c’était sur un coussin en soie amené en procession jusqu’à la cathédrale de Fourvière que les habitants de la ville avaient déposé un gros cierge pour implorer la Vierge d’épargner la ville contre la maladie qui sévissait.
De nos jours, en tout cas, on trouve aussi des coussins à d’autres parfums (myrtille ou framboise, par exemple).

De façon plus générale, dans les chocolateries lyonnaises, vous trouverez d’autres spécialités locales comme les « quenelles » (dont la forme imite, en miniature, celle des quenelles de poisson), les « cocons » (qui rappellent la chrysalide des vers à soie puisque Lyon a été très renommée dans l’histoire pour sa production de soie) ou encore les « sarments du Beaujolais » (il s’agit de chocolats à la liqueur, cette fois-ci).

Bref voilà : j’espère que ce petit article pourra vous rendre utile si vous passez un jour par cette ville.

Publié dans Saveurs du monde

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Faire ses confitures soi-même

Publié le par Messergaster

Avant de rentrer chez mes parents pour les vacances d'été, j'ai aidé ma grand-mère à cueillir les prunes sur son arbre pour qu'elle puisse faire ses confitures. De là l'idée de cet article :

Quels sont les avantages de faire ses confitures soi-même ?

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

Voici les prunes du jardin de ma grand-mère encore sur l'arbre (photo prise en juin quand les fruits n'étaient pas encore mûrs).

  • LE GOUT : c'est le critère le plus évident. Je ne nie pas qu'il y ait d’excellentes confitures dans le commerce mais c'est vrai que les confitures faites à la maison présentent souvent un goût de fruit plus marqué... sans compter qu'on peut y joindre une multitude d'arômes allant de la vanille à la cannelle.

  • LE PRIX : si vous utilisez les fruits de votre propre jardin, vous ferez des économies puisque vous n'aurez que le prix d'1kg de sucre (et éventuellement d'un sachet de pectine si vous en mettez) à payer. Bien entendu, la situation n'est pas tout à fait la même si vous achetez vos fruits dans le commerce.

  • L'ASPECT CONVIVIAL: quand on cueille les fruits sur les arbres de son propre jardin, alors on s'y met souvent à plusieurs. Tous ces préparatifs deviennent alors l'occasion de discuter, de rigoler... De même quand on regarde sa grand-mère ou sa mère tourner les fruits et le sucre dans la casserole : quel plaisir que de demander des renseignements, des conseils ! De cette sorte, préparer des confitures devient carrément un pont permettant aux différentes générations de communiquer.

  • L'ASPECT THERAPEUTIQUE : récemment, j'étais un peu triste et tendue. C'est pour ça que j'avais proposé à ma mamie qu'on se mette à tout préparer pour faire des confitures. Et quel bonheur quand enfin je me suis mise juste à cueillir les prunes, les unes après les autres ! J'ai enfin mis mes soucis entre parenthèses pendant quelques temps.

  • LE PLAISIR D'OFFRIR : offrir un pot de confiture marque Bonne maman ne présente pas un grand intérêt, alors que donner à quelqu'un un pot de confiture ou de gelée qu'on a préparée soi-même devient un geste attentionné grâce auquel on peut dire au destinataire combien on l'apprécie. Ainsi, tous les matins au moment du petit déjeuner, la personne qui utilisera la confiture pour garnir ses tartines pensera à nous... un peu comme moi qui remercie intérieurement ma grand-mère à chaque fois que je mange sa confiture de prune.

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Gâteau au miel

Publié le par Messergaster

Comme je l'ai déjà dit ailleurs (vous pouvez jeter un oeil ici, par exemple), l'un des avantages de vivre en coloc' consiste dans le fait que quand l'un des habitants quitte le logement, on récupère toutes les denrées qu'il n'a pas eu le temps de consommer avant son départ. Ainsi, lorsque ma colocataire russe est rentrée dans son pays, elle nous a laissé un gros pot de miel. J'en ai alors profité pour confectionner un gâteau d'anniversaire avec.

Pour l'idée, j'ai adapté une recette trouvé sur le blog de Gourmand'Iz (cliquez ici si vous voulez voir l'original... car j'ai un peu adapté la recette).

gateau-miel.png
(Voici le peu qu'il restait du gâteau, une heure après l'avoir entamé !)

Voici donc la recette (pour un moule à cake) :

- 3 oeufs
- 150 g de miel
- 125g de farine fluide
- 1/2 sachet de levure chimique
- 10 cl d'huile

Battez les oeufs entiers avec le miel. Ajoutez la farine tamisée avec la levure. Incorporez l'huile et mélangez bien.  Faites cuire entre 40 et 60 minutes à 180°C selon votre four et vos goûts personnels.

Notes :

- La recette originale préconisait de faire infuser quelques branches de romarin dans le miel chaud pour l'aromatiser. Je vous renvoie au blog de Gourmand'Iz pour plus de détails.
- Selon le miel que vous choisirez, le gâteau présentera un goût différent : avec du miel d'acacia, il sera plus doux qu'avec du miel de châtaignier, par exemple.
- Dur dur de se limiter à une seule tranche... on a envie de manger tout le gâteau d'un seul coup, tellement il est parfumé et moelleux !

Publié dans Recettes sucrées

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La chocolatine

Publié le par Messergaster

Elle est bien "dodue" et bien dorée ma viennoiserie !

Elle est bien "dodue" et bien dorée ma viennoiserie !

Même si la plupart de mes amis lyonnais parlent de « pain au chocolat », je connais une boulangerie dans cette ville dont le nom est « La chocolatine ». Ce qui est attesté en tout cas, c’est que dans le sud-ouest de la France ainsi que dans d’autres régions francophones du monde, on n’utilise que le mot « chocolatine » pour désigner cette viennoiserie – un « pain au chocolat » se réduisant alors à un bout de baguette avec un carré ou deux de chocolat.
A partir de là, j’ai commencé à faire quelques recherches et quelques sondages. Mes amis du sud-ouest  de la France m’ont confirmé qu’ils ne connaissent, eux, que les « chocolatines ». Au contraire, à Paris, je n’ai jamais rencontré personne appelant cette délicieuse viennoiserie par ce nom.
Wikipédia m’ayant signalé que le mot « chocolatine » apparaît dans Le Petit Robert depuis 2007, je suis allée voir la définition que ce dictionnaire me proposait. La voici :
 

(Source : Le Grand Robert en ligne)

(Source : Le Grand Robert en ligne)

 

A force de recherches sur le net, j’ai découvert que « chocolatine » a aussi été le nom d’un bonbon qui a vu le jour au XIXe siècle, inventé par un certain Eugène-Pierre Perron. Si les premières pastilles étaient avant tout produites pour satisfaire les palais des gourmands, on commença aussi à produire un nouveau type de « chocolatine » au début du XXe siècle. Cette nouvelle version contenait de la quinine – c’est-à-dire un médicament qui permet de lutter contre le paludisme (maladie qui, à l’époque, sévissait encore dans de nombreuses régions d'Europe). Pour plus d’informations, je vous renvoie à une web qui m’a énormément appris (cliquez ici).

Mais revenons à la « chocolatine », entendue comme variante régionale de « pain au chocolat ». Si on tape « chocolatine » sur internet (google ou facebook, n’importe), on remarque qu’il existe de véritables débats pour savoir lequel des deux termes est le plus approprié. On se croirait dans une de ces grandes querelles langagières qui animaient les grammairiens du XVIIe siècle.
Je trouve ça intéressant. Car là, où le régionalisme aurait pu prendre des formes violentes et insultantes en choisissant un sujet de dispute beaucoup plus grave en lien avec la religion ou la politique, voici que ce type de diatribe langagière va chercher la viennoiserie que nous préférions TOUS en étant enfants. Finalement, il s’agit donc moins d’un débat sur le nom… que d’une occasion de mettre en commun les souvenirs que nous évoque cette douceur.

Publié dans Focus alimentaires

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Glace artisanale ou industrielle : quelle différence ?

Publié le par Messergaster

Nous sommes au mois d’août et au moment où j’écris cet article, il fait une chaleur étouffante : je suis allée ouvrir le congélateur pour me prendre quelques cuillérées de glace. C'est ce qui m'a donné l’idée de cet article. De nos jours, on peut acheter soit des glaces industrielles soit des glaces artisanales :

Quels en sont les points forts et les points faibles respectifs ?

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

- GOUT : tous les goûts sont dans la nature… mais la plupart des gens a tendance à préférer une glace à la fraise qui sent vraiment la fraise achetée chez un glacier plutôt qu’une glace industrielle soi disant au même parfum. Et quant à la texture crémeuse qui fait tout le délice d’une bonne coupe, la version artisanale gagne haut la main !

- VARIETE : pour ce qui concerne le nombre de parfums disponible, je pense que les deux types de glace  s’équivalent. Par contre, il faut reconnaître que les producteurs de glace industrielle ont une plus large palette de formats à nous proposer : cônes, petits pots, esquimaux, boule de glace fourrées à toutes sortes de choses..

- DISPONIBILITE : la glace industrielle, vous pouvez l’acheter au supermarché et la stocker au congélateur : vous la ressortirez plus tard, quand vous en aurez envie. En revanche, si vous tenez à déguster une glace artisanale, il faudra absolument sortir de chez vous… et aller l’acheter avant la fermeture des commerces.

- PRIX : 500g de glace industrielle coûtent souvent autant qu’un petit cône de glace artisanale : c'est donc plus intéressant niveau prix.

- NOMBRE DE CALORIES : ce n’est pas facile de donner des chiffres exacts étant donné que tout dépend des ingrédients de départ. Ainsi, les producteurs de glace industrielle prennent en général du lait écrémé auxquels ils rajoutent des graisses pour aboutir à une texture onctueuse, alors que les glaciers traditionnels utilisent plutôt de la crème fraîche. Toutefois, il serait erroné de croire que ces derniers se privent de rajouter eux aussi des huiles végétales (plus économiques) dans le but d'attirer le client.

Et vous ? Quel type de glace vous préférez ?

                                                                                                                        
Et pour lire un autre article que j'avais consacré à la glace, vous pouvez cliquer ici.

Publié dans Focus alimentaires

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Madeleleines

Publié le par Messergaster

Cette année, pour les vacances d'été, je suis restée un mois entier chez mes parents. L’envie de me mettre derrière les fourneaux pour leur faire goûter certaines de mes recettes a été forte… mais finalement, je dois avouer que j’ai préféré laisser ma mère et mon père me cuisiner leurs spécialités, étant donné que je n'ai plus l'occasion de les déguster si souvent.
J’avais demandé à pouvoir remanger des madeleines maison… et youppy, j’y ai eu droit la dernière semaine de séjour.

Ma mère utilise encore ses moules à madeleines traditionnels...

Ma mère utilise encore ses moules à madeleines traditionnels...

Voici donc la recette (pour 40 madeleines environ) :

- 2 gros œufs
- 150 de farine

- 150 de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 125g de beurre
- 2 citrons bien juteux (et leur zeste s’ils sont bio)

Travaillez les œufs, le sucre et le sucre vanillé dans un saladier. Faites fondre le beurre et ajoutez-le à la pâte en mélangeant bien. Incorporez délicatement la farine et enfin le jus de citron.
Remplissez vos empreintes aux  ¾ seulement(sinon votre pâte risque de déborder). Faites cuire à 160°C jusqu’à ce que vos madeleines soient dorées (ne les faites pas devenir trop foncées car autrement elles risquent de devenir dures en refroidissant).

Notes :

- Je précise d’emblée qu’avec cette recette, on obtient de belles madeleines... mais si vous vous attendez au même degré de moelleux que celles du commerce, vous risquez d’être déçus : elles ne sont pas « dures » comme des biscuits, mais elles n’ont pas la texture aérienne de celles que l’on achète toutes emballées non plus.
- Les madeleines que je préfère sont celles au citron, mais libre à vous de les parfumer à autre chose : ma mère en faisait à la fleur d’oranger, quand j’étais petite, par exemple.
- J’avais cité le texte de la madeleine de Proust dans l’article où j’étudiais les motivations qui peuvent pousser quelqu’un à tremper son gâteau dans un liquide (chaud ou pas). Si vous voulez le relire, il suffit de cliquer ici.

Publié dans Recettes sucrées

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Que faire avec de la mozzarella?

Publié le par Messergaster

En été, on a envie de fraîcheur : voilà pourquoi on se rue tous sur les salades. Chacun compose la sienne comme il l'entend, mais il est vrai que nous sommes nombreux à rajouter des petits dés de fromage – des dés de mozzarella, par exemple - pour en rehausser le goût.

La mozzarella est un fromage italien à pâte filée. Dans le commerce, il en existe de différents types : celle à base de lait de bufflonne (un pur délice), celle à base de lait de vache, celle bas de gamme qui se présente comme un gros « tas compact » dont on se sert souvent pour garnir les pizzas ou les sandwiches dans le commerce, celle sous forme de « bocconcini » (« petites bouchées »), celle sous forme de tresse...

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Le nom « mozzarella » dérive du verbe « mozzare » qui, en italien, signifie « couper ». En effet, lors de la production, on obtient une grosse masse blanche qu'il s'agit ensuite de découper en morceaux plus petits pour obtenir les "boules" qui seront ensuite vendues. Cela explique en partie la pluralité des formes de mozzarella que l'on trouve dans le commerce.

Question calories, il s'agit d'un fromage qui peut être compatible avec un régime puisque, pour 100g de produit, il n'apporte « que » 250-300 kcal – ce qui reste, somme toute modéré, à condition de ne pas en manger trop souvent. De même, on ne peut pas reprocher à ce fromage d'être trop salé ou trop riche en choléstérol.

En cuisine, la mozzarella brille par sa versatilité : crue, elle sublime toutes les salades ; cuite, elle permet de faire « filer » les plats ; frite, elle offre un cœur fondant absolument irrésistible.. mais la mozzarella est avant tout la protagoniste de la « pizza margherita ».

Et vous ? Est-ce que vous en achetez souvent ? Et comment vous la mangez ?

Publié dans Focus alimentaires

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Chair / Char et ses dérivés

Publié le par Messergaster

Je continue la série d'articles consacrés à l’histoire des mots : combien de termes de la vie de tous les jours se rattachent au monde de la gastronomie et de la nourriture !
Récemment, je suis tombée sur l’histoire du terme "char" ("chair" en français moderne), substantif féminin qui était utilisé au moyen-âge pour désigner la viande. Je me suis ainsi rendue compte que ce  mot a généré beaucoup d’autres termes que nous utilisons encore aujourd’hui - même si avec un sens différent :

  • CHARNEL : en plus du sens actuel qui en fait un antonyme de « spirituel », l’un des sens propres à l’ancien français était celui de désigner la période pendant laquelle l’Eglise autorisait à manger de la viande : on parlait ainsi de  « jour charnel » par opposition au Carême.
  • CARNAGE (« charnage » en ancien français) : avant de signifier « massacre », ce terme désignait un festin pendant lequel on mangeait beaucoup de viande (et on pouvait utiliser ce mot aussi pour dire la « période pendant laquelle l’Eglise autorise à manger de la viande », exactement comme pour le mot cité juste avant).
  • ACHARNER : c’est un verbe référant au monde de la chasse et qui signifie « donner le goût de la viande » aux chiens ou aux faucons. La forme réflexive du verbe (« s’acharner » dont le sens est « s’attacher violemment ») est plus récente et date du XVIIe siècle.
  • DECHARNER : dégarnir de sa chair.

ancien-francais.png
(Ma pile de cahiers et de livres pour apprendre mon ancien français : pour cet article, j'ai eu recours aux lexiques de Nelly Andrieux-Reix et de Roland Guillot)

Et pour lire les autres articles « étymologiques » que j’avais écrits, il suffit de cliquer ici ou ici.

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Cake sablé

Publié le par Messergaster

Après une année universitaire qui m’a demandé une montagne de boulot, je suis venue passer une partie des vacances d’été chez mes parents. Du coup, étant donné que toute la famille était réunie, ma mère a préparé un petit gâteau - comme du temps où mon frère et moi étions enfants. Cela signifie que la recette que je vous propose là ne vient pas de moi… mais, comme tout le monde sait, les recettes « de maman » sont toujours les meilleures, non ?

Voici donc la recette (qui à la base provenait d’un recueil Ancel) :

Qui veut une belle tranche de ce cake ?

Qui veut une belle tranche de ce cake ?

Pour un moule à cake:

- 200g de beurre en pommade
- 150g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 œufs
- 1 petit verre de rhum (l’équivalent d’un verre à liqueur, disons)
- 1 bonne pincée de sel
- 100g de farine
- 100g de fécule
- ½ sachet de levure chimique

Travaillez le beurre avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les œufs un à un, le verre de rhum et le sel. Incorporez la fécule et farine tamisée avec la levure petit à petit.
Versez la pâte dans le moule à cake et faites cuire pendant une bonne heure à four moyen.

Notes :

- Le goût du rhum est plus que discret. Si vous voulez davantage en sentir le goût, il faudra augmenter la quantité.
- Si vous ne buvez pas d’alcool ou si vous destinez ce gâteau aux enfants, vous pouvez remplacer le rhum par un petit verre de lait ou un petit verre de jus d’orange pressé.
- Ma mère adore badigeonner sa tranche de cake de confiture… Mon père et moi, en revanche, on aime le déguster nature. A vous de voir, comment vous le préférez.

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Et pour voir ce que ça donne sur le blog de Cooking Julia (qui a testé ma recette), il suffit de cliquer ici.

Publié dans Recettes sucrées

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