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La baguette française vs le pain allemand

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On pouvait s’y attendre. Une des première choses que j’ai faites en rentrant en France après mon année berlinoise a été de me ruer sur la baguette. Histoire de vous faire comprendre, pendant trois jours entiers, je n’ai mangé que du pain : matin, midi et soir. Que de la baguette à chaque repas, avec un yaourt ou un fruit pour compléter tout au plus. Passée cette phase de « baguettophilie », me voici revenue à un régime alimentaire un peu plus équilibré… néanmoins, tout cela m’a fourni l’idée pour un petit article grâce auquel mettre en miroir le pain allemand et français.

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

Car en lisant les premières lignes de ce billet, on pourrait croire que je n’ai pas apprécié le pain allemand – alors qu’en fait j’ai adoré aussi ! A Berlin, il y a l'embarras du choix : on trouve du pain avec toutes sortes de céréales, du pavot ou encore des raisins secs, des graines de courge, des noix... On le vend soit en petits pains individuels, soit en gros blocs que l’on tranche par la suite. Bref, on se régale vraiment. Mais il existe malheureusement quelques petits inconvénients :

  • Le pain en Allemagne est rarement produit sur place dans la boulangerie où vous l’achetez. Oui j’avoue avoir vu une fois un mitron à 5h du matin dans une boulangerie bio, mais je peux vous garantir qu’il s’agissait là d’une exception. Tous les Allemands que je connais m’ont confirmé que 90% du pain qu’on achète à Berlin est livré surgelé.

  • Le pain en Allemagne est plus « massif » que la baguette française. J’aime cette consistance plus dense – ne serait-ce que car elle permet de mieux étaler du fromage frais. Mais du coup, une tranche de pain allemand pèse davantage qu’une tranche de pain français, à la mie plus aérée et plus légère. Que signifie tout cela ? Que comme la tranche de pain allemand est plus lourde, il en découle qu’elle est aussi plus calorique.. Dites-vous qu’une tranche de pain aux céréales allemand possède environ  150 kcal… En en mangeant deux on atteint déjà 300 kcal – auquel il faut encore ajouter l’apport calorique de ce qu’on mettra par dessus (fromage, confiture…). A cet égard, le pain français est plus facile à doser.

  • Le pain en Allemagne (ou du moins à Berlin) est en revanche nettement moins cher que son homologue français. Un pain allemand d’un demi kilo coûte environ 1. 20 euros (et s’il est du jour d’avant, on le paye encore moins cher). Certes, en France, une baguette au pain complet coûte à peu près la même chose.. mais n’oubliez pas que le poids moyen d’une baguette oscille entre 200g et 250g !

Encore une fois, je suis une grande amatrice de pain : j’entre avec plaisir aussi bien dans les boulangeries allemandes que dans celles françaises. Si j’aimais la saveur caractéristique du pain noir bon marché que je m’achetais à Berlin, il est vrai que je retrouve aussi avec plaisir la croûte croquante qui enrobe la légère mie de la baguette à la française.

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau au yaourt ... salé !

Publié le par Messergaster

Mes colocs ont la fâcheuse tendance à acheter des trucs qu’ils oublient par la suite… comme ce gros pot de yaourt que j’ai fini par retrouver aujourd’hui, caché derrière quelques bouteilles de sauces traînant elles aussi dans le frigo depuis perpette. La date de péremption dudit yaourt était déjà passée, mais nous savons tous que ces dates ne sont là qu’à titre indicatif. Et quoi qu’il en soit, voici que j’avais là un excellent prétexte pour réaliser un gâteau au yaourt. Sauf que cette fois-ci j’ai eu envie d’innover et de le faire en version salée. Pour ce faire, j’ai pris comme recette de base celle proposée par Christel sur le blog C secrets gourmands (cliquez ici pour voir la recette originale) que j’ai ensuite adaptée en fonction des ingrédients que j’avais sous la main.

SDC14028.png

Voici donc la recette pour environ 6-8 portions :

- 1 pot de yaourt nature (lavez ensuite ce pot et utilisez-le comme verre mesureur)
- 3 œufs
-1/2 pot de yaourt rempli d’huile de tournesol
- 3 pots de farine
- 1 sachet de levure chimique
- quelques feuilles de basilic
- 1 cuillère à soupe d’ail pilé
- 1 pot de parmesan râpé

Commencez par préchauffer votre four à 180°C.
Dans un saladier, mélangez le yaourt et les œufs. Ajoutez les 3 pots de farine tamisée avec la levure et mélangez bien. Salez, poivrez et ajoutez l’huile : mélangez de façon à obtenir une pâte homogène. Ajoutez le sel (n'exagérez pas : il y a aussi le parmesan à incorporer), le poivre, l’ail, le fromage et les feuilles de basilic coupées en tous petits morceaux. Versez la pâte dans votre moule et s’il vous reste du parmesan, saupoudrez la surface du gâteau avec.
Faites cuire environ 30 minutes (en surveillant ! chacun connaît son propre four et, de plus, les temps de cuisson varient selon que vous choisissez un moule à cake ou des moules individuels ou encore un moule à bords bas..).

Notes :

- Voici un gâteau qui s’apprécie très bien en été : la saveur du parmesan et du basilic nous transportent au bord de la Méditerranée en quelques bouchées.
- On peut remplacer le basilic par du romarin. De même, optez pour la féta ou un autre fromage si vous n’avez pas de parmesan chez vous.
- Le grand point fort de ce gâteau ? Il se réalise en un éclair ! En moins d’une heure de préparation, vous pouvez déjà vous régaler !

Publié dans Recettes salées

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Le kalter Hund

Publié le par Messergaster

Dans ma coloc allemande, nous avions une boîte en métal de la marque « Oma Hartmanns » qui avait contenu jadis du « Kalter Hund » du commerce : c'était la « tire-lire » dans laquelle chacun de nous versait 20 euros tous les mois pour couvrir les frais de base.
Quelques mois plus tard, j’ai enfin essayé cette spécialité. J'ai bien aimé. En fait, le gâteau consiste essentiellement en des rangées de biscuits secs séparées par d’épaisses couches de chocolat (oh que c’est light tout ça !), c'est pourquoi le goût se rapproche de celui des Petits Ecoliers : difficile de ne pas aimer !

                                                Kalter-Hund.png

Historiquement parlant, cette recette a vu le jour après de la Seconde Guerre Mondiale : après les lourdes privations endurées pendants la guerre, les ménagères étaient à la recherche d’un dessert simple et bon marché. Si à l’époque, on préparait ce gâteau en utilisant surtout des biscuits de la fabrique allemande « Bahlsen », progressivement on recourut aussi à d’autres types de biscuits. Et de même, de nos jours, on trouve toutes sortes de variantes comme le Kalter Hund préparé avec du chocolat blanc ou le Kalter Igel (« Herisson Froid ») parsemé d’amandes effilées etc etc…
Car oui, il faut aussi consacrer quelques mots à la dénomination de ce dessert. En  effet, « kalter Hund » signifie « chien froid »… mais pourquoi donc appeler un gâteau de la sorte ? Une rapide recherche sur le net me confirme à différentes reprises qu’il s’agirait en fait d’une déformation du terme « Hunt » propre au dialecte montagnard pour désigner les chariots (« förderwagen ») utilisés dans les mines. Le moule nécessaire pour confectionner cette recette étant carré et métallique, on pouvait y voir une certaine ressemblance avec ce type de petit wagon.
Toutefois, l’image du « chien » avait marqué les esprits ; c’est pourquoi, il n’est pas rare de trouver aussi le nom « Kalter Schnauze » (« museau froid ») pour désigner cette recette. Le Kalter Hund doit en effet passer quelques heures au frigo pour que tous les ingrédients « se fixent » correctement : la surface de ce gâteau résulte donc humide… comme la truffe d’un chien !
Bref, si vous passez en Allemagne et qu’on vous le propose dans un café, commandez-en une part : ce ne sera probablement pas la plus grande expérience gastronomique de votre vie, mais vous aurez mordu dans un morceau d’histoire allemande - liée aux fêtes d’anniversaire des enfants des années 1950.

Publié dans Saveurs du monde

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Cafés berlinois vs cafés parisiens

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Après un an à Berlin, j'ai enfin remis pied sur le sol français ; première étape : Paris. Hier, je devais voir une amie pour un café pas trop loin de Saint-Lazare.
J’ai toujours aimé Paris. Cependant, cette fois-ci, je dois reconnaître qu’en revoyant les bistrots et les cafés à la française, j’ai vraiment senti la différence avec ceux de la capitale allemande. Du coup, voici un petit article à ce sujet.
Je ne vais pas vous décrire des heures les cafés parisiens : les serveurs en uniforme, les prix incroyablement chers (2.50€ pour un expresso ? mais où est-on ? pour ce prix je m'achète paye un paquet de café moulu de 250g !), la petite terrasse. Bref, finalement ce qu’on paye c’est moins le café en soi que tout le service, tout le « tralala ».
En quoi un café berlinois diffère-t-il du café à la française ? Dans les cafés berlinois de base (style ceux de Neukölln), vous trouverez des murs super abimés, des chaises récupérées à l’équivalent allemand du « Bon Coin », une carte qui consiste en un vieux morceau de carton (sur lequel on aura inscrit au feutre la liste des boissons disponibles). Il y aura aussi une bougie à chaque table… moins pour faire « ambiance », que pour faire des économies d’électricité quand le jour tombe. Il peut aussi très bien arriver que quelqu’un fume quelque lattes de cigarette : la loi interdisant de fumer dans les lieux public existe en Allemagne aussi, mais à Berlin on la respecte moyennement.

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Il peut aussi arriver qu'il y ait  un poele à charbon (au lieu du chauffage au gaz) dans les cafés de l'ex Berlin Est...

Certains pourraient être tentés de s'exclamer : « Ah les cafés à la française ne sont qu’une mascarade bonne à attirer les touristes ! Ah regardez-moi les cafés berlinois, au contraire ! : eux, ils sont authentiques au moins ! ». Hum : vous croyez vraiment ? ce n’est pas si simple : car les gérants des cafés berlinois ont très bien conscience du fait que ce côté « alternatif » et « délaissé » attire aussi une abondante clientèle. Ainsi, finalement, c’est souvent un « laisser-aller » tout à fait calculé voire franchement affecté
Pour mieux vous faire comprendre, faisons un parallèle. La différence entre les cafés à la française et à la « berlinoise » est identique à celle qu’il y a entre une femme qui s’habille et se maquille de façon féminine et une qui sort de chez soi sans prendre vraiment le temps de penser à sa toilette. On pourra dire que la première est très futile… mais elle séduit à coup sûr. A l'inverse, la deuxième aura certes raison de dire que ne pas s'épiler est plus « naturel » - il n'en reste pas moins que je trouve qu'il y a aussi souvent une grosse part de mise en scène derrière ce côté "alternatif". (Bien entendu, je généralise : je sais très bien que les motivations qui peuvent pousser des femmes à ne pas s'épiler peuvent être plus profondes et très sérieuses..).
Pour revenir aux cafés, je dois dire que, personnellement, je trouve que les deux types d’établissement aient leur charme – il y en a juste un qui est économiquement beaucoup plus abordable que l’autre – hélas..

Publié dans Saveurs du monde

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