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Scones au lait ribot

Publié le par Messergaster

Et on continue avec les recettes à base de lait ribot ! Etant donné que, ces derniers temps, j’ai eu un peu plus de temps pour cuisiner, je me suis dit que préparer des scones pour le petit déjeuner du lendemain pouvait être sympa.
J’ai suivi la recette du site Wonderful Breizh à la lettre…et je n’ai pas été déçue : c’est ultra rapide à préparer et bien agréable à déguster ! Au choix, vous pouvez manger vos scones avec du miel, de la confiture ou du nutella.

Que du bonheur au moment du petit déjeuner !

Que du bonheur au moment du petit déjeuner !

Voici donc la recette (pour 6-8 scones) :

-    250g de farine
-    1 cuillère à café de sucre
-    40g de beurre pommade
-    1 cuillère à café de levure chimique
-    150mL de lait ribot

Dans un saladier, réunissez tous les ingrédients secs (farine, levure et sucre). Ajoutez le  beurre mou en essayant de l’intégrer le mieux possible à la pâte : vous devriez obtenir quelque chose de légèrement « sableux ». Versez le lait ribot et pétrissez 5 minutes jusqu’à obtenir une pâte lisse.
Etalez votre pâte de façon à ce que qu’elle fasse 3cm d'épaisseur. A l’aide d’un emporte-pièce rond (un verre à moutarde fera aussi l’affaire) découpez vos scones. Faites cuire environ 15 minutes à 210°C (surveillez la cuisson en l’adaptant à votre propre four). Les scones sont prêts dès qu’ils commencent à être légèrement dorés.

Notes :
-    Dans une boîte hermétique en aluminium, ces scones se conservent sans mal plusieurs jours de suite.
-    Si vous voulez, vous pouvez ajouter un peu de sel dans la pâte et manger ainsi vos scones avec des œufs sur le plat… La texture que l’on obtient grâce à cette recette me rappelle, en effet, celle des muffins anglais !

Publié dans Recettes sucrées

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Prendre soin de ses cheveux avec des produits alimentaires

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai fait pour la première fois un “bain d’huile”. Un « what » ? Késako ? Plait-il ?
Alors, pour ceux et celles qui ne verraient pas de quoi il est question : il s’agit d’une technique qui consiste à enduire légèrement d’huile les cheveux afin de les rendre plus souples et soyeux. Ceux qui m’ont vue « dans la vraie vie », savent que Messer Gaster a une tignasse bien bouclée… et qui dit cheveux bouclés dit cheveux à tendance sèche, hélas !
Oui, mais quel est le lien avec la nourriture et la gastronomie ? J’y viens.
A partir de cette expérience, je me suis dit qu’un petit article consacré aux aliments que l’on peut utiliser pour chouchouter nos cheveux pouvait avoir son intérêt. Parfois, il n’y a vraiment pas besoin de dépenser une fortune en produits coûteux pour être au top !
NB  : je ne parlerai que des ingrédients à appliquer sur les longueurs… et non des aliments à manger pour rendre les cheveux beaux « de l’intérieur ».

Voici par exemple l'huile d'amande que j'ai appliquée pour hydrater mes cheveux.

Voici par exemple l'huile d'amande que j'ai appliquée pour hydrater mes cheveux.

Les huiles qui nourrissent le cheveu

Revenons donc à cette histoire de bain d’huile. Si vous allez vous balader sur les blogs beauté, vous verrez que l’on vous suggère la plupart du temps des huiles qui ne sont pas vraiment alimentaires : huile de jojoba, huile d’argan…. Certains sites vous signaleront cependant des huiles qui se trouvent peut-être déjà sur vos étagères de cuisine : l’huile de noix et l’huile de coco, par exemple. Bien entendu, si vous voulez de vrais bienfaits sur vos cheveux, il faut prendre une huile pressée à froid, bio de préférence… Mais bon, allez faire un tour sur Aromazone et vous verrez que, pour l’huile de coco, on vous précise bien que vous pouvez cuisiner avec !
Certains évoqueront aussi l’huile d’olive.. Jamais testé en ce qui me concerne : à vous de me dire si ça marche.

Les vinaigres qui font briller les cheveux

Cela fait depuis presque deux ans que je suis devenue adepte du rinçage au vinaigre : vinaigre de vin, de cidre… Eh oui, il ne faut pas oublier que les shampoings restent des produits assez agressifs pour le cuir chevelu – au point d’en changer le pH. Pour restaurer donc ce pH à ses valeurs légèrement acides d’origine, un petit rinçage au vinaigre est un véritable bonheur pour vos cheveux. Les effets sont très rapidement visibles : diminution drastique des pellicules (essayer pour croire) et une chevelure plus brillante.
Pas d’inquiétude : l’odeur du vinaigre disparaitra dès que les cheveux auront séché.

Les aliments qui agissent sur la couleur

Alors, on ne va pas rêver : ce n’est pas avec quelques ingrédients de cuisine que l’on obtient une coloration digne de ce nom. Toutefois, bah… Il existe des petits trucs à savoir :
-    Si vous êtes adepte du henné et que vous voulez en booster l’effet pour obtenir des effets plus rouges, plusieurs choix s’offrent à vous. Ajouter un peu de cannelle moulue au mélange à répartir sur les cheveux, par exemple, va non seulement diminuer l’odeur très particulière de la poudre mais aussi intensifier les reflets apportés par la coloration. Sinon, autre solution, vous pouvez faire infuser de l’hibiscus (ou karkadé) et utiliser cette eau couleur « rouge intense » pour préparer la pâte.
-    Quant aux blondes (je parle là plutôt par ouï-dire, étant moi-même une brunette !), il semblerait qu’appliquer de la camomille sur les cheveux, permettrait d’obtenir progressivement des mèches plus claires ou, du moins, plus brillantes. A tester pour celles qui peuvent ! Certains vous vanteront aussi les vertus du citron pour éclaircir le cheveux mais personnellement, je ne les écouterais pas : cela ne risque-t-il pas d’abîmer la fibre capillaire ?

Pour conclure

Je n’ai pas parlé d’autres ingrédients qui peuvent avoir une action sur les cheveux. Les adeptes du no-poo, , vous parleront de la farine de légumes secs à utiliser en guise de shampoing sec par exemple. Idem, si vous écoutez une de mes collègues, rien n’égalera jamais un bon masque à l’œuf pour hydrater la chevelure. Bref, si vous voulez en apprendre davantage, il y a foison de blogs beauté qui pourront vous renseigner bien mieux que je ne le fais dans cet article.

Et vous ? Avez-vous d’autres aliments à me conseiller pour ma routine beauté ?

Publié dans Focus alimentaires

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Gâteau à la semoule, lait ribot et fleur d'oranger

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai utilisé pour la première fois de ma vie du lait ribot. Ce fut une belle découverte : c’est un ingrédient qui donne réellement du moelleux aux préparations ! Le truc, c’est que, une fois ma recette terminée, il me restait encore une demi-bouteille à écouler. Que faire avec ?
C’est à ce moment-là que je suis tombé sur une recette parue sur le blog de Hum, ça sent bon… Si la recette avait été publiée par Manue, alors je pouvais être sûre que le gâteau allait me plaire (bon, et autre chose qui m’a séduite, je l’avoue : j’avais un fond de semoule fine dont je voulais me débarrasser).

Voici le gâteau, à peine sorti du four. C'est la star de la cuisine ! (Bon, je sors).

Voici le gâteau, à peine sorti du four. C'est la star de la cuisine ! (Bon, je sors).

Bref, voici donc la recette (j’ai divisé les proportions par deux : j’avais ainsi de quoi remplir mon moule étoile mais – sachez-le – il s’agit d’un moule à petit diamètre, prévu pour 3-4 personnes maximum. Pensez donc à adapter les proportions) :

- 70g de beurre
-85g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé (ajout personnel)
- 1 œuf
-120g de semoule fine
-75g de farine
- ½ sachet de levure chimique
- 90g de lait ribot (ou lait fermenté)
- 1 cuillère à café de miel (miel de montagne pour moi)
- 1 bonne cuillère à soupe de fleur d’oranger

Commencez par faire fondre le beurre.
A part, dans un saladier, réunissez tous les ingrédients secs : la semoule, la farine tamisée avec la levure, le sucre et le sucre vanillé. Faites un puits, ajoutez les œufs entiers et le lait ribot : mélangez bien entre chaque ajout.  Intégrez le beurre fondu, le miel et l’eau de fleur d’oranger.
Versez la pâte dans le moule et faites cuire une bonne demi-heure à 180°C (surveillez : chaque four est différent et les temps de cuisson peuvent donc varier).

Notes :

-  Le goût de la fleur d’oranger m’a toujours charmée. Si, en plus, il est relevé par une touche de miel, je ne peux que succomber. Quant à la texture « semouleuse » qui, jadis, me gênait dans les recettes sucrées, je constate que je commence à m'y faire.
- Que boire en accompagnement ? Je dirais un petit thé… ou une flûte de vin pétillant !

Publié dans Recettes sucrées

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La béchamel en hiver

Publié le par Messergaster

Voici un article dont le sujet me trotte dans la tête depuis un mois. Je profite donc de mes vacances pour le rédiger enfin.
Je ne sais pas vous, mais moi, en hiver, j’adore manger des plats garnis de béchamel… Sans doute le côté « je dois allumer le four pour faire gratiner la sauce » doit y être pour quelque chose (#touscontrelefroid)… mais y a-t-il que cela ? Comment rester insensible à cette onctuosité parfaite ou à ce léger goût de muscade ? Bref, je ne sais pas pourquoi… mais c’est une de mes sauces favorites en hiver en tout cas.
Du coup, je me suis dit qu’un petit top 3 des plats à base de béchamel qui égayent mes papilles pendant les mois les plus froids de l’année pouvait avoir son intérêt. N’hésitez pas à compléter la liste : je serai ravie de tester d’autres recettes !

Miam miam...

Miam miam...

Les endives au jambon

Voici un des plats que je mange vraiment régulièrement entre novembre et février. Il faut reconnaître que c’est simple comme bonjour à réaliser : il faut faire bouillir les endives, les enrouler dans une tranche de jambon, les recouvrir de béchamel et laisser gratiner. Si jamais vous avez un trou de mémoire, vous retrouvez la recette ici. Et, si vous voulez innover un peu, testez donc ma recette d'endives au bacon.
Bref, c’est simple, c’est bon… et ça aide à atteindre le quota de 5 fruits et légumes par jour : que du bonheur, non ?

Le croque-monsieur

Voici un mets que je me fais beaucoup trop rarement. Il faut dire que je n’achète pas volontiers du pain de mie (j’en parlais ici)… Cela vous explique pourquoi, quand je me cuisine un croque-monsieur, c’est une véritable fête dans mon palais. Tout me ravit : le pain croustillant, le petit goût salé du jambon et la touche crémeuse de cette béchamel irrésistible. Bonheur !

Les lasagnes

Oui, oui, je vous vois venir : la recette traditionnelle ne comporte pas de béchamel, un point c’est tout. I know ! Et du fait de mes origines italiennes, je ne le sais que trop bien !
Cependant, un grand nombre de familles italiennes préparent leur lasagnes avec cet ingrédient merveilleux, alors pourquoi se priver, si c’est bon ? Après à vous de voir si vous préférez garnir vos feuilles de lasagne avec un mélange sauce tomate+béchamel alterné avec une couche de sauce bolognaise ou bien si vous préférez faire une véritable couche de béchamel (à alterner toujours avec l’étage à la sauce bolognaise). Bref, j’adore !!
Je vous invite aussi à tester des lasagnes revisitées : celles au pesto sont une tuerie !!!

Et vous ? La béchamel, vous en préparez souvent ?

Publié dans Focus alimentaires

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Gâteau au citron et au pavot

Publié le par Messergaster

En guise de dessert de Noël, nous ne voulions pas de bûche. En effet, sinon, c’est toujours la même histoire : on se gave pendant tout le repas et, au moment du gâteau, on se force pour avaler quelques bouchées. Non, non… nous voulions faire soft. Ainsi, après avoir réfléchi à quelques idées de recettes encore non testées, je me suis souvenue d’un cake au citron et au pavot paru sur le blog de Pascale Weeks (une valeur sûre !) qui avait jadis retenu mon attention.
Ni une ni deux, ce gâteau était pour nous !

Et voilà une petite part !

Et voilà une petite part !

Voici la recette (les proportions sont pour un moule de 25cm maximum):

125 g de beurre demi-sel en pommade
150 g de sucre de canne
1 sachet de sucre vanillé
2 œufs
180 g de farine
½ sachet de levure chimique
18 cl de lait ribot
25 g de poudre d’amandes
2 cuillères à soupe bombées de graines de pavot
Le jus de 2 citrons bio + zeste

Dans un saladier, mélangez le beurre avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez les deux œufs et mélangez bien.  Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure en alternant avec le lait ribot. Intégrez l’amande en poudre, le pavot, le zeste et le jus de citron.
Versez la pâte dans le moule et faites cuire une bonne demi-heure à 180°C (surveillez : les temps de cuisson varient pour chaque four).

Notes :

- Ce gâteau m’a beaucoup rappelé ma recette de petits gâteaux au fromage blanc. On retrouve la même texture un peu liquide de la pâte crue ainsi que ce bon goût acidulé. Cependant, une fois le gâteau cuit, nous nous trouvons bien devant un dessert différent.
- N’exagérez pas avec le pavot : les graines sont là pour apporter essentiellement du croquant. Si vous en abusez, vous risquez de ne sentir plus que le goût des graines et non le parfum du citron.  

Publié dans Recettes sucrées

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Le musée Choco-Story de Paris

Publié le par Messergaster

Quoi de mieux qu’aller visiter un musée consacré au chocolat, juste une semaine avant Noël ? C’est, en tout cas, ce que j’ai fait dimanche dernier en compagnie de deux amies.

Un mur bien décoré.

Un mur bien décoré.

Présentation du musée

Le musée s’inspire de celui qui existait déjà à Bruges. Il est organisé sur 3 niveaux : le premier étage est consacré au chocolat avant l’époque moderne, l’étage supérieur nous montre sa diffusion en Europe au XVIIIème, XIX et XXème siècles et l’étage inférieur se présente comme un grand atelier.
J’ai bien aimé la partie montrant l’importance du cacao auprès des populations maya et aztèque : on laisse momentanément de côté la raison pour laquelle on était venu (manger plein de chocolat) et on s'oublie devant toutes ces vitrines nous racontant des détails inconnus sur ces civilisations.
Bien sûr, les dégustations de bouchées au chocolat en bas du bâtiment m’ont tout de même fait plaisir, hein !

Une statue représentant une déesse du cacao.

Une statue représentant une déesse du cacao.

Un musée pour les enfants ?

C’est la question que l’on peut se poser. Il est sûr que le musée a vraiment mis le paquet pour faire en sorte que l’attention des enfants soit constamment stimulée : on trouve des vitrines avec des Playmobils représentant des scènes liées au chocolat, on nous propose un cahier avec des énigmes à remplir à l’entrée et, de toute façon, j’ai appris que des professeurs amènent leurs classes à cette adresse.
Toutefois, force est de constater que j’ai vu, moi, un enfant se plaindre quand même : "Quand est-ce qu’on bouge ?" ; "On y va ?".  C’était rigolo à voir (et un peu agaçant aussi, j’avoue).
Parfois, ce sont les parents qui m’ont tapé sur les nerfs. Comme cette mère qui a repris son fils lors de la dégustation : "Eh, mais combien de chocolats as-tu avalé ? N’oublie pas qu’à midi, tu as déjà mangé !". En la regardant, je pensais : "Oui, bon enfin, si c’est pour rester raisonnable, je ne vois pas trop l’intérêt de venir ici"

Les dégustations

Elles sont concentrées en fin de visite. Nous avons pu goûter du chocolat issu de différents coins du monde : celui provenant du Venezuela m’a charmée ! Après quoi, on a mangé quelques bouchées pralinées et, enfin, on a bu un chocolat chaud. Et c’est là que le bât baisse, si je puis dire. Je veux dire : les bouchées au praliné étaient excellentes (ni trop sucrées ni écœurantes : top !) mais, pour le chocolat chaud, je reste mitigée. Je n’ai rien à redire sur la qualité du chocolat utilisé pour la boisson ni sur l’offre effectivement très vaste (on pouvait parfumer le lait avec du chocolat à la noisette, du chocolat aux épices, du chocolat noir…). Ce qui ne m’a pas plu est en fait un détail qui n’a rien à voir avec le chocolat – à savoir le lait. Je ne sais pas du tout s’il s’agissait de lait en poudre (j’ai néanmoins ma petite idée là-dessus) ou si, juste, la température à laquelle il était servi était trop élevée (pourtant, je suis fan des températures bien chaudes… Les baristas qui me servent au Starbucks peuvent confirmer) mais, en tout cas, quelque chose dans le lait m’a gênée. J’ajouterais que proposer la boisson plutôt en début de visite (c’est-à-dire alors qu’on vient de quitter le froid glacial qu’il fait dehors) déclencherait plus de sentiments de reconnaissance envers les conservateurs du musée. Au contraire, on nous l'offre à la fin de la visite, une fois que l’on s’est déjà bien réchauffé : le chocolat perd alors un peu de son "utilité", je trouve.

Une bouchée au praliné (le rouge sur mon doigt, c'est un peu de rouge à lèvres qui est parti!).

Une bouchée au praliné (le rouge sur mon doigt, c'est un peu de rouge à lèvres qui est parti!).

Pour conclure

Il s’agit d’un musée agréable grâce auquel j’ai pu me mettre dans l’ambiance « fêtes ». Mention spéciale pour les poubelles en forme de cabosse : belle trouvaille !

Les poubelles-cabosses!

Les poubelles-cabosses!

Publié dans Saveurs du monde

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Quels fromages mettre dans la soupe ?

Publié le par Messergaster

Je ne sais pas vous, mais moi, en hiver, c’est soupe à gogo. D’ailleurs, connaissez-vous la différence qui existe, étymologiquement, entre la soupe et le potage ? J'en parlais ici : ce fut un de mes tout premiers articles : il date de 2011.
Dans mes soupes, en général, j’aime toujours rajouter des trucs : des croûtons, des pâtes, du riz... et surtout du fromage ! Comme je ne pense pas être la seule dans ce cas, je me suis dit que ça pouvait être sympa de réunir nos conseils culinaires. Je vous mets ici un top 3 de mes fromages préférés à rajouter dans la soupe… sentez-vous libre d’ajouter vos suggestions en commentaire !

Une fois n'est pas coutume : j'ai retouché la photo avec un filtre. Du coup, ça lui donne un côté très vintage !

Une fois n'est pas coutume : j'ai retouché la photo avec un filtre. Du coup, ça lui donne un côté très vintage !

3ème place : Kiri, Vache qui rit et autres fromages crémeux

Certains rétorqueront sans doute qu’il ne s’agit pas de véritables fromages mais plutôt de produits de l’industrie agroalimentaire à la composition on ne peut plus douteuse. Ok, ok… ce n’est pas faux. Néanmoins, il faut bien l’avouer, pour rendre une soupe plus onctueuse, ils remplacent merveilleusement bien la crème fraîche – tout en rajoutant un bon petit goût supplémentaire.

2ème place : les fromages type « bleu »

Le gorgonzola ou le Saint-Agur sont des fromages particulièrement crémeux : est-ce pour ça qu’ils se prêtent si bien à garnir une soupe ? Cela explique sans doute, en partie, pourquoi j’en suis tellement fan mais, en plus de cela, il faut mentionner que ce type de fromage possède aussi un goût bien prononcé. C’est idéal pour redonner du pep’s à un velouté ! Essayer pour croire : ajoutez quelques morceaux de roquefort dans une soupe aux courgettes et racontez-moi ce que ça donne.

1ère place : le parmesan

Dans sa 14ème méditation intitulée « Du plaisir de la table » in Physiologie du goût (livre I), Brillat-Savarin raconte une anecdote concernant sa façon de recevoir deux hôtes (un capitaine et un docteur)  vivant à proximité de son domicile. Dans son texte, l’auteur nous décrit minutieusement les dispositions prises pour offrir un excellent repas (voire deux) aux amis. Ce qui m’intéresse se trouve vers la fin de la méditation où on peut lire : « Ils éprouvèrent deux surprises auxquelles je n’avais pas moi-même pensé ; car je leur fis servir du parmesan avec leur potage, et leur offris après, un verre de Madère sec ». Et bah voilà ! Nous sommes au XIXème siècle et, pourtant, mettre du parmesan sur sa soupe était encore considéré comme quelque chose d’exotique… rien à voir avec moi ! En effet, en ce qui me concerne, ajouter râper un peu de ce fromage avant de manger mon velouté est devenu un véritable automatisme… J’adore ça !!

Bref, voici donc mon Top 3. Est-ce qu’il correspond au vôtre ? Vous remarquerez que je n’ai pas parlé du fromage de chèvre : je trouve qu’il rajoute un goût un peu trop acide à la soupe.

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Pourquoi il ne faut pas ramener de vin quand on est invité chez une amie

Publié le par Messergaster

L’article du jour se veut un peu plus autobiographique que d’autres. En effet, au cours de l’année 2016, j’ai fait deux fois la même gaffe : je me suis donc dit que cela était digne de devenir un article de blog.

Cette photo date de fin 2011... A l'époque, ramener du vin à une amie était moins risqué !

Cette photo date de fin 2011... A l'époque, ramener du vin à une amie était moins risqué !

Les anecdotes

Juillet 2016 : une amie (qui fut même une de mes première colocs – ce qui ne me rajeunit pas) et moi sommes invitées en Normandie chez une autre copine (qui fit partie, elle aussi, de la même colocation). Pour fêter ces belles retrouvailles, nous voulions toutes les deux marquer le coup en ramenant quelques cadeaux ainsi que deux bouteilles de bonne bière belge.
Octobre 2016 : je monte dans l’avion pour retourner (enfin !) à Berlin. Tata Nat’ ne pouvant pas m’héberger tout de suite, c’est à une autre amie que j’ai demandé le gîte. A nouveau, cela va de soi, j’avais rempli ma valise de nourriture française à offrir en guise de cadeau (pour savoir quels sont les mets français que je ramène quand je voyage à l’étranger, il suffit de cliquer ici). Pour cette amie, j’avais donc choisi une petite boîte de gâteaux, du cantal « Salers » et une bouteille de vin.

Bilan

Dans les deux cas, j’ai été bien attrapée ! En effet, en juillet 2016, mon amie normande n’a pas bu une seule goutte de la bière que mon amie et moi lui avions achetée. Nous étions assez étonnées : l’amie qui nous hébergeait avait pourtant toujours été fan des bonnes bouteilles…
De même, mon amie berlinoise, en voyant ma bouteille, a dit : « Ah bah, merci pour tout ! C’est trop gentil ! Par contre, pour le vin, ça va être mon copain qui va essentiellement le boire ! ». Et moi de dire : « Oh non ! Mais, attends, tu n’aimes pas le vin ? Je savais pas du tout ! J’aurais dû te ramener autre chose alors ! ». Et c’est alors que mon amie a répondu : « Ihihi, ne t’inquiète pas : cela va être le cas uniquement pendant 7 mois ! ».

J’ai alors soudain compris : mon amie de Berlin était enceinte ! Tout comme mon amie normande qui nous avait donné, d'ailleurs, la clé du mystère au mois d’août (elle attend même deux jumeaux !).

Morale de la fable

Ne pas ramener de bouteille d’alcool si on est invité chez une ancienne amie. Vous éviterez ainsi à la femme qui vous accueille de devoir faire des pieds et des mains pour trouver une raison plausible pour expliquer son refus de boire (car oui, on n’est pas obligé de dévoiler tout de suite qu’on attend un enfant, non ?). Quant à vous, vous vous épargnerez de faire une belle gaffe !

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Cake salé au pavot et aux lardons

Publié le par Messergaster

Récemment - c'était un samedi - j’ai été invité à un apéro chez une amie. Comme j’étais revenue depuis peu de mon voyage en Allemagne et que j’avais donc un paquet de pavot à tester, je me suis dit que le moment était venu de l'inaugurer. C’est ainsi qu’est née cette idée de cake salé.

Vue aérienne du cake avec, à côté, un verre de Spritz.

Vue aérienne du cake avec, à côté, un verre de Spritz.

Voici la recette :

-    3oeufs
-    100 mL de lait
-    200g de farine
-    ½ sachet de levure chimique
-    Un peu de sel et de poivre
-    100g d’huile de tournesol
-    200g de lardons fumés
-    Du pavot (je n’ai pas pesé… mais mettez-en assez pour que la pâte en soit bien garnie).

Commencez par faire rissoler les lardons dans une poêle et, pendant que cela cuit, occupez vous de la pâte.
Pour cela, vous devez tout d’abord battre les œufs en omelette. Ajoutez le sel et le poivre (ayez la main légère sur le sel à cause des lardons qui vont suivre). Intégrez l’huile et mélangez soigneusement. Ajoutez ensuite lentement le lait et, à nouveau mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure.
A ce moment, il ne restera plus qu’à ajouter les lardons et le pavot à la pâte.
Versez le tout dans un moule à cake et faites cuire pendant une quarantaine de minutes à 180°C (mais vérifiez régulièrement la cuisson, chaque four étant différent).

Notes :
-    Ce cake a été très apprécié et se mange très bien avec les mains : il est tout moelleux et bien dosé en goût.
-    Si vous aimez, vous pouvez ajouter un peu d'aneth ou de persil pour parfumer encore plus la pâte.

Publié dans Recettes salées

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Fastfood à Berlin : je commande quoi ?

Publié le par Messergaster

On continue avec la série des articles récapitulatifs concernant ce qu’il faut manger dans la capitale allemande. Je me demande vraiment comment ça se fait que je n’avais jamais pensé à rédiger de tels articles plus tôt !

Les kebabs et cie

On commence toute de suite par le plus évident. Tous ceux qui me suivent depuis quelques temps savent que je voue un amour profond au döner ainsi qu’au falafel im brot. Et quand l’envie me prend, je n’hésite pas à prendre plutôt un durüm, histoire de changer. Bref, je ne m’étends pas trop longtemps sur la question : vous savez à quel point j’aime ce bon sandwich. Si vous voulez plus d’infos à ce sujet, n’hésitez pas à (re)lire les articles suivants : Histoire du kebab  - Kebab berlinois vs kebab français.

 

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

La Curry Wurst

De ce type d’en-cas, j’ai déjà parlé aussi dans le passé (ici). Que dire à part que, même après toutes ces années, je ne comprends toujours pas l’engouement pour cette saucisse servie avec du curry et de la sauce tomate ? Le seul intérêt de ce plat réside à mon avis dans les pommes frites qui sont servies en garniture !

Les fastfood asiatiques

Voici une solution qui ne sera pas super healthy mais à laquelle je cède régulièrement. Au-delà du mythique sushi que j’achète à Alexanderplatz pour 2.50€ (je me demande vraiment ce qu’ils mettent dedans pour que cela soit aussi peu cher), j’aime bien commander une boîte de nouilles sautées, de temps en temps. Oui, c’est gras ; oui, on ne sait pas trop le type de viande qu’ils mettent dedans… Mais, ah, boh : moi j’aime bien !

Les burgers

Bien entendu, je ne parle ni des burgers de Mc Do ni des sandwiches de Burger King. Je vous parle de vrais burgers dont certains vendeurs sont mêmes cités sur les guides touristiques (genre le Burgermeister de Kreuzberg, un restaurant implanté dans d’anciennes toilettes publiques). Ce n’est pas le type de restaurant où je pense spontanément à manger… mais j’avoue que c’est sympa d’y aller avec des amis (et ça change de la nourriture végane, pour une fois !).

Bref, avec cela, vous devriez pouvoir varier vos repas si jamais vous décidez de manger sur le pouce. Et bien sûr, même si je n’en ai pas parlé, il y a aussi des pizzas à emporter ou encore de bonne pides à déguster quand on est unterwegs !

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau marbré arc-en-ciel

Publié le par Messergaster

Je continue dans la série des ingrédients que je teste pour la première fois. Récemment, ça a été le tour des colorants alimentaires. Mon premier essai a eu lieu à Berlin avec des colorants en poudre (je vous en reparlerai en temps et en heure…) et mon deuxième essai, en région parisienne, avec des colorants liquides de la marque "Vahiné". J’étais en effet invitée à une soirée "crémaillère" : ramener un petit gâteau marbré en version « arc-en-ciel » m’a paru une idée sympa.
Pour la recette, je ne me suis pas cassée la tête : il ne s’agit que d’un simple gâteau au yaourt. J’ai divisé la pâte en cinq parties en attribuant à chacune une couleur différente (bon, je savais que le violet allait être tout riquiqui : c’est pourquoi on ne le voit pas vraiment sur la tranche de cake qui se trouve dans la photo à la fin de l’article).

On dirait des pots de peinture, n'est-ce pas ? Et bah non ! Ce sont les cinq pâtes qui ont servi à la préparation du gâteau arc-en-ciel !

On dirait des pots de peinture, n'est-ce pas ? Et bah non ! Ce sont les cinq pâtes qui ont servi à la préparation du gâteau arc-en-ciel !

Voici donc la recette (pour 1 moule à cake) :

- 1 pot de yaourt (125g) (vous n’êtes pas obligés de prendre un yaourt nature : testez le yaourt à l’abricot ou à la pêche : ça vous évitera de rajouter du sucre vanillé ou d’autres arômes). Pensez à garder le pot : ce sera votre verre mesureur pour la suite de la recette.
- 2 pots de sucre
- 2 pots de farine
- 3 œufs
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol ou de colza
- 3 fioles de colorants : bleu, rouge et jaune (en général, les doses  pour obtenir les autres couleurs sont marquées sur les emballages des flacons et dépendent de la marque que vous achetez : c’est pourquoi je ne les recopie pas ici)

Dans un saladier, battez les œufs avec yaourt et le sucre. Ajoutez la farine tamisée avec la levure et mélangez bien. Terminez en incorporant l’huile.
Séparez votre pâte et répartissez-la dans cinq bols différents. Mettez dans chaque bol le nombre de gouttes nécessaire pour obtenir la couleur souhaitée en vous reportant sur les instructions imprimées sur l’emballage des colorants que vous avez achetés. Exemple : pour les colorants marque « Vahiné » que j’ai utilisés, j’ai dû mettre 5 gouttes de jaune et 3 gouttes de bleu pour obtenir le vert).

Versez les différentes pâtes dans le moule à cake en les superposant.
Faites cuire pendant environ 45 minutes à 180°C (mais vérifiez car chaque four est différent !).

Le violet est quasi invisible car j'avais gardé très peu de pâte pour cette couleur...

Le violet est quasi invisible car j'avais gardé très peu de pâte pour cette couleur...

Notes :
- Après réflexion, je me suis rendue compte que j’aurais mieux fait de répartir les différentes teintes de façon à obtenir un dégradé (en suivant donc l'ordre suivant : violet, bleu, vert, jaune, rouge). Or, quand j’ai réalisé la recette, j'ai préféré miser sur de gros contrastes pour obtenir plus de marbrures. Après coup, je pense qu’en réalisant un véritable arc-en-ciel avec changement de couleurs progressif, j’aurais obtenu un résultat plus joli.

- J’ai eu la flemme de sortir acheter du sucre glace mais, autrement, je vous conseille de recouvrir votre cake d’un glaçage au chocolat. Grâce à cela, vos invités croiront manger un gâteau au cacao tout simple… et seront ensuite bien étonnés en découvrant l’intérieur du dessert !

Publié dans Recettes sucrées

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Les pâtisseries à tester absolument à Berlin

Publié le par Messergaster

En reparcourant mon blog, je me suis rendue compte que j’ai souvent rédigé des articles parlant des pâtisseries que je mangeais en vacances (exemple : Les pâtisseries roumaines) mais que je n’avais jamais posté un semblable récapitulatif pour les douceurs berlinoises.
Il n’est pas trop tard pour remédier !

Les schnecken, les chaussons et les autres brioches

Quelles soient roulées ou sous une autre forme, il y a toutes sortes de bonnes brioches à déguster. Les mohnschnecken (escargots au pavot) sont très répandus, par exemple. Perso, j’adore… même si je sais que la plupart des enseignes ne produisent pas cela elles-mêmes. En effet, il y a très peu de « vraies » boulangeries à Berlin – les viennoiseries et les petits pains étant le plus souvent issus du surgelé. Il existe cependant quelques exceptions à la règle comme l’adresse Zeit für Brot à Mitte : là, vous trouvez des schnecken pétries sur place et garnies de toutes sortes de choses : chocolat, cannelle, pavot… Délice.
Parmi les autres douceurs de ce type, on ne se privera pas de déguster un frantzbrötchen (sorte de viennoiserie à la cannelle et au sucre) ou un quarktaschen (chausson garni de fromage blanc : trop miam !).

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Les pfannkuchen

J’en ai parlé déjà dans plusieurs articles (ici et ici, par exemple). Ces beignets sont un pur délice et, le plus souvent, j’adore en manger quand je suis en train de déambuler dans la ville, en plein dans la rue. En général, les pfannkuchen sont fourrés avec une confiture aux fruits rouges mais, cependant, au fur et à mesure qu’on s’approche de l’hiver, on trouve d’autres parfums : chocolat, abricot, eierlikör (mes préférés !!)… Le dernier que j’ai mangé contenait de la confiture de prune : je me suis régalée.

Les pâtisseries véganes

Eh oui ! A Berlin, les cafés végans sont très répandus : rien de plus simple pour se régaler avec un part de cheesecake ou de tiramisu au tofu. Bien sûr, il y a moyen de s’asseoir à une table et de commander un cappuccino au lait de soja. Bref, c’est sympa, ça change et c’est honnêtement très bon (chose qu’il ne m’a pas toujours été donné de vivre quand j’ai mangé des pâtisseries végétaliennes en France).

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Les gâteaux à ne pas commander (car pas bons !!)

Une fois n’est pas coutume : je vais évoquer aussi quelques petites pâtisseries dont je ne raffole vraiment pas. Les éclairs qu’on trouve à Berlin, par exemple, sont absolument ignobles : la pâte à chou présente un goût étrange (presque de frit) et la crème à l’intérieur n’est pas du tout gourmande : beurk.
Ensuite, le Forêt Noire : celui-ci, rien à faire, j’ai jamais réussi à l’aimer – même quand il est fait maison. Il faut dire que je n’ai jamais été fan des cerises confites…

Enfin, j’ai encore regoûté au donauwelle pendant ces dernières vacances : ça ne me plait toujours pas. Je n’aime pas cette texture presque « gluante » ni ce goût qui est trop sucré. Il faut dire qu’il contient deux ingrédients que je déteste :  non seulement ces maudites cerises confites mais aussi une écœurante crème au beurre.

Bref, voilà de quoi vous donner des idées si jamais vous passez à Berlin. D’ailleurs la liste est loin d’être complète : il manque les délicieux nuss-nougat croissants et le mythique käsekuchen, par exemple !

Publié dans Saveurs du monde

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Bilan : Berlin quatre ans après

Publié le par Messergaster

Me voici de retour de vacances. Pendant ces congés, c’est à Berlin que je suis revenue. Passer du temps là-bas est toujours aussi agréable mais, néanmoins, je remarque des petits changements culinaires par rapport au temps où j’y vivais.

Les prix

Au-delà du prix des loyers qui a flambé (what ? payer plus de 400 euros pour un appart’ à Wedding ? Mais on est sérieux ?), je remarque que même certains petits trucs que j’achetais avec plaisir ont augmenté. Ainsi, du temps que je vivais à Berlin, je payais mon döner kebab 2.80€… Maintenant, ça atteint facile les 3.30€. Vous me direz que 50 centimes c’est rien – oui, certes… mais quand même.
De même si on quitte la nourriture pour aller vers la boisson, quelques petites augmentations au niveau des bières que l’on achète dans les bars sont perceptibles. Et ne parlons pas de certains clubs qui, jadis, étaient gratos… et qui sont désormais devenus légèrement payants (ex Crack Bellmer si on y va le samedi soir).

Les bouteilles vides

Dans la série des choses qui m'ont étonnée, il y a aussi les bouteilles vides. En effet, du temps que je vivais à Berlin, je me souviens que les rues berlinoises se recouvraient de bouteilles que tout le monde laissait sur le bord de la route avant d'aller en boîte. J'avais même consacré un article à ce sujet.
Au contraire, cette fois-ci, j'ai vu très peu de bouteilles vides les soirs de weekend. J'en ai parlé avec un ami qui vit à Berlin depuis onze ans : pour lui, ce n'est pas les gens qui sont devenus moins généreux, mais le nombre de sans-abris qui récupèrent les bouteilles pour gagner quelques sous qui a vertigineusement augménté.

Les pfannkuchen

Dans les archives 2012 de ce blog, il y a un article consacré aux pfannkuchen berlinois (article ici). Ceux qui sont le plus répandus sont fourrés à la confiture de fruits rouges. Je les ai toujours beaucoup appréciés car ces beignets étaient recouverts d’un glaçage blanc et non d’une couche de sucre toute simple. Pourtant, lors de mon dernier séjour, j’ai été étonnée : les pfannkuchen recouverts de glaçage sont encore présents, mais – incroyable mais vrai – j’ai dû un peu les chercher. J’ai l’impression que certaines enseignes ne les produisent plus comme je les aimais…

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

Moi-même

Peut-être que la plus grande révolution culinaire que j’ai pu observer lors de ces dix derniers jours a été la mienne. En effet, les fois précédentes, je me gavais de kebabs et de bière bon marché. Cette fois-ci, j’ai été étonnamment sage. Ne nous méprenons pas : j’ai quand même mangé un burger et d’autres petites choses de fast food (comme mon bien-aimé sushi d’Alexanderplatz qui ne coûte que 2.50€) mais, néanmoins, j’ai laissé passer plus d’une semaine avant de manger un döner kebab !! Quand j’ai dit ça à mes amies berlinoises, elles n’ont pas cru à leurs oreilles.
Et que dire de Tata Nat qui m’écoutait incrédule pendant que je lui racontais que je n'avais pas bu une seule Sternburg (la bière la moins chère du marché) au cours de mon séjour ?!

Qui sait : peut-être mes goûts changent-ils au fur et à mesure que je grandis/vieillis ?

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau recouvert de pâte à sucre

Publié le par Messergaster

Après l’article de la semaine dernière où je vous parlais de mes premières impressions en manipulant la pâte à sucre, je me suis dit qu’il fallait quand même que je vous donne la recette de ce gâteau rose bonbon que j'ai ramené au travail : je peux vous assurer qu’en moins de deux heures, il a été dévoré !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Voici donc la recette (les doses sont pour un petit moule à manqué : adaptez les proportions à 4 œufs si vous utilisez un grand moule) :

- 1 pot de yaourt (125g)
- 2 pots de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 2 pots de farine
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol
- 150g de pâte à sucre rose (personnellement, je l’ai achetée toute faite : marque "Vahiné")
- 100g de confiture de fraises

Dans un saladier, versez le yaourt : lavez le pot et essuyez-le pour doser tous les autres ingrédients.
Ajoutez le sucre et le sucre vanillé, puis les œufs, en mélangeant soigneusement entre chaque ajout. Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure et terminez en intégrant l’huile.
Faites cuire 40-45 minutes à 180°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson à votre propre four !).
Faites refroidir et réservez. Une fois le gâteau complètement froid, badigeonnez-le de confiture : il faut que toute la surface du gâteau soit recouverte.
A part, étalez la pâte à sucre : si vous avez peur qu’elle colle trop à votre rouleau à pâtisserie, vous pouvez saupoudrer votre plan de travail avec du sucre glace. En ce qui me concerne, j’aime bien que les couches décoratives restent assez fines pour ne pas voler la vedette au gâteau en tant que tel : c’est pour ça que je n’ai pas utilisé la totalité du paquet de pâte à sucre. Cependant, libre à vous d’utiliser tout le contenu du paquet (230g) et, dans ce cas, votre couche de pâte à sucre sera plus épaisse. Peu importe, ai-je envie de dire : tout ce qui compte, c’est que vous confériez à cette pâte une forme ronde.
Terminez en disposant la pâte à sucre sur le gâteau de sorte à le recouvrir entièrement (vous pouvez vous aider du rouleau à pâtisserie). Coupez tout ce qui dépasse et veillez à bien faire adhérer la pâte : si vous disposez d'un lissoir, utilisez-le.

Notes :
-    Comme vous pouvez le voir, il ne s’agit en fait que d’un simple gâteau au yaourt revisité : rien de bien sorcier donc.
-    Avis de mes collègues sur ce gâteau : « Très moelleux et pas du tout bourratif, on apprécie que la couche de pâte à sucre ne soit pas trop massive ». Un assistant à ajouté : « Je trouve que ça aurait été bien d’imbiber ce gâteau avec un peu de liqueur »… A vous de voir !

Publié dans Recettes sucrées

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La pâte à sucre

Publié le par Messergaster

La semaine dernière, je me suis servie pour la première fois de pâte à sucre en pâtisserie : j’avais acheté un bloc de pâte marque « Vahiné ». Voici donc un petit article pour vous faire part de mes impressions.

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Côtes positifs

  • L’offre disponible dans le commerce est plutôt vaste : on trouve des paquets contenant des pâtes à sucre de toutes les couleurs. On peut ainsi obtenir un gâteau fort joli : votre gâteau peut se doter d'une belle couche d’une teinte uniforme et se recouvrir même de jolis petits sujets que vous aurez vous même modelés.
  • Autre aspect positif : utiliser la pâte à sucre, ça simplifie vraiment la vie pour transporter un gâteau à ramener quelque part : en plus de l’emballage en papier d’aluminium et/ou film plastique, vous disposez d’une couche de pâte à sucre qui protège encore davantage le moelleux de votre gâteau !
  • Enfin, rien à dire, pour étaler et poser la pâte sur un gâteau, c’est simple comme bonjour : on utilise le rouleau à pâtisserie pour donner à la pâte l’épaisseur souhaitée, on applique sur le dessert, on fait adhérer (on peut, le cas échéant, s’aider d’un lissoir)… et le tour est joué !

Côtés négatifs :

  • Avec la pâte à sucre, le plaisir visuel (qui est intimement lié à l’acte de se nourrir) est décuplé : les gâteaux sont super jolis, c'est un fait. En revanche, en ce qui concerne le plaisir gustatif… ce n’est pas ça : la pâte à sucre a beau être vanillée, je continue de la trouver fade. Je préfère nettement un vrai glaçage de ce côté-là.
  • Autre problème : la texture. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça ressemble à du chewing-gum (pas assez flexible et étirable)… mais ça ressemble tout de même à une sorte de pâte à modeler à la consistance de gomme à effacer. Bref, je n’apprécie pas vraiment.
  • Enfin, la liste des ingrédients nous signale que cette pâte est principalement composée de sucre… et de matière grasse (logique : il faut bien pouvoir l’étaler, cette pâte…) : eh bah, manger un gâteau à l’apport calorique prodigieux juste histoire d’avoir une jolie tranche toute colorée... Je vois moyennement l’intérêt.

Verdict

Pou savoir si vous voulez utiliser cet ingrédient, il faut que vous vous positionniez par rapport à la question suivante : faut-il donner la priorité au sens de la vue ou au sens du goût? La pâte à sucre est votre alliée si vous voulez produire un beau gâteau : les enfants seront tout particulièrement enthousiastes. Cependant, si c’est au goût que vous tenez avant tout, vous pouvez vous épargner d’en mettre….

PS : je continue de trouver magnifiques les gâteaux-sculptures à base de pâte à sucre que les blogueurs et les blogueuses culinaires postent sur leurs sites ! Je suis à chaque fois époustouflée : bravo ! C’est juste que, moi, je pense que je préfère rester simple.

Publié dans Focus alimentaires

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Les gastronomes du Père-Lachaise

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je suis retournée au cimetière du Père-Lachaise : cela faisait au moins 7 ans que je n’y avais pas remis les pieds. La journée était magnifique : un beau dimanche d’automne, agréablement ensoleillé.
A la base, c’était pour rendre visite à des écrivains que j’y allais : revoir la tombe de Nerval, faire un petit coucou à Eluard… et, pendant que j’y étais, je comptais aussi admirer quelques tombes de musiciens mythiques (Chopin, Morrison…). Au cours de cette flânerie, cependant, j’ai eu l’inspiration pour un nouvel article de blog : eh oui, car certaines gens qui ont joué un rôle important dans la gastronomie reposent au Père Lachaise !

Crédit photo : Wikipedia

Crédit photo : Wikipedia

A. Brillat-Savarin, le philosophe - gastronome

Quelle surprise de le voir dans ce cimetière ! J'ignorais qu'il avait été enterré là ! Je me souviens encore qu’à 23 ans je dévorais son ouvrage Physiologie du goût …. D’ailleurs, son volume trône toujours dans une des petites étagères remplies de livres qui décorent ma chambre.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage et qui ne l’associeraient donc qu’au fromage du même nom : Brillat-Savarin fut élu député à l’Assemblée Constituante en 1789 et fut aussi conseiller de la Cour de Cassation. Il s’enfuit en Suisse pendant la Terreur et ne revint en France que pendant le Directoire. Il publia Physiologie du goût en 1825 : ce fut un succès immédiat.
Si jamais vous voulez en savoir plus sur cette œuvre, vous pouvez vous reporter à ces deux articles :
- Les 20 aphorismes de Brillat-Savarin
- Les préjugés sur la bonne cuisine (préface de J.F Revel au livre de Brillat-Savarin)

A. Parmentier et la lutte contre la famine

Eh oui ! Parce que, pas si loin de Brillat-Savarin, repose Antoine Parmentier, l’homme à qui l’on doit de manger des frites et de la purée, lol ! L’histoire est assez célèbre mais je prends tout de même le temps de la raconter rapidement.
Parmentier avait publié en 1771 un traité faisant la liste de tous les aliments utiles pour lutter contre les famines – pomme de terre y compris. Toutefois, les paysans restaient encore très méfiants : les tubercules, c’était ce qu’on donnait à manger au bétail ! Parmentier eut alors une idée géniale : faire garder par des soldats les champs de pommes de terre. Progressivement, les paysans finirent par se convaincre qu’il s’agissait d’aliments précieux : ils commencèrent à voler les patates et à s’en nourrir.

F. Potin, le génie du marketing

Avec Félix Potin, nous ne sommes ni du côté de l’intellectuel gourmet ni du côté de l’agronome écrivant des traités pour lutter contre la famine : avec Potin, on est dans le concret ! Il s’agit en effet d’un épicier qui, dans le seconde moitié du XIXème siècle, a révolutionné le monde des épiceries et de la grande distribution. Il a été l’un des premiers à réduire ses marges de bénéfices (par exemple en vendant à perte des denrées de première nécessité et en compensant avec ce qu’il gagnait sur des produits de luxe comme le cacao).
De même, ce fut aussi un des premiers épiciers à travailler en binôme avec une industrie (il avait lui-même fondé la sienne à la Villette). Résultat : moins d’intermédiaires, emballages mentionnant la marque du commerçant…
Enfin, Potin prit aussi soin de placer toujours ces boutiques dans des rues et des quartiers fréquentés : il se garantissait ainsi une clientèle abondante et fidèle.

Bref, voilà pour le petit tour… N’hésitez pas à passer près de ces tombes la prochaine fois que vous vous baladez dans l'Est de Paris !

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Manger sur le lieu de travail

Publié le par Messergaster

Ne me lancez pas sur le thème du monde du travail : mes positions seraient sans doute beaucoup trop teintées de cynisme pour vous… Cependant, sans aller dans des considérations aussi extrêmes, je dois dire que s’il y a un truc qui me gêne quand on est dans la vie active, c’est bien le fait de devoir manger hors de chez soi. Du temps qu’on était étudiant, on n’avait pas cours tous les jours et, finalement, les séances à la cantine restaient donc assez limitées. Rien à voir avec aujourd’hui où notre lieu de travail est le plus souvent situé bien trop loin de notre domicile pour pouvoir rentrer chez soi à midi.

Mais pourquoi est-ce que je mange à contrecœur sur mon lieu de travail ?

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

La question du récipient

Depuis que j’ai eu quelques soucis à la tyroïde (rien de grave, mais bon), je me méfie de tout ce qui est « perturbateur endocrinien ». Il est notamment prouvé que mettre une boîte hermétique en plastique dans un four à micro-ondes libère toute une série de substances qui altèrent nos hormones. J’essaie donc autant que possible de remplacer ce type de petite boîte (pourtant ô combien pratique) par des bocaux en verre dont je verse ensuite le contenu dans une véritable assiette.
Conséquence ? Bah je me retrouve à trimballer sur mon lieu de travail une bonne partie de matériel de cuisine : l’assiette, tout comme les différents bocaux, prennent une place non négligeable dans mon sac. Et ne parlons pas de l’épineux problème de la vaisselle. Bref, voici déjà un premier point qui a le don de m’agacer.

Je ramène quoi ?

Quand j’ai la possibilité de manger chez moi à midi (ex : le weekend), je me fais généralement des pâtes avec une garniture appétissante : sauce faite maison, par exemple. Vous me direz que rien ne m’empêche d’amener des pâtes déjà assaisonnées au boulot et de faire réchauffer ensuite cela au micro-ondes. Oui certes… sauf que, du fait de mes origines italiennes, je n’arrive pas à manger des pâtes trop cuites et à la texture mo-molle. Je me retrouve donc à amener plutôt des plats à base de protéines (boulettes de viande, poisson….) avec des légumes ou du riz blanc. Ce n’est pas exactement aussi gourmand.

Et si j’allais à la cantine ?

Vous êtes sans doute en train de penser : « Elle est un peu bête, quand même, Messer Gaster : pourquoi elle ne va pas manger à la cantine ? Elle aurait un plat chaud, plutôt savoureux, avec une entrée et un dessert ». Le raisonnement est en effet très sensé, sauf que…. Je n’ai pas envie de dépenser 4 euros pour un repas. J’assume ma « radinerie » mais, très sincèrement, payer cette somme pour un repas dont je ne connais même pas vraiment l’origine des produits… et bah, ça me gêne. A la limite, une fois par mois, pourquoi pas : ça change et cela peut être sympathique. Cependant, faire ça tout le temps : non.
(Il fut un temps où j’avais des tickets resto… à cette époque, j’aimais bien aller au restaurant, quand l'occasion se présentait, j’avoue !).
Bref, tout cela pour dire que je préfère préparer mon panier-repas moi-même aussi bien en ce qui concerne le prix que le choix des ingrédients. En revanche, bien sûr, je m’arrange souvent pour manger ma gamelle en m’asseyant à une table située dans les locaux de la cantine… histoire de partager un moment de convivialité avec mes collègues.

Et vous ?  Vous n’en avez jamais marre d’être condamné à manger votre repas de midi hors de chez vous ?

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Coup de gueule : les pubs sexistes

Publié le par Messergaster

Messer Gaster doit avoir été mordue par une féministe radioactive, il y a genre deux ans en arrière. Je ne vois pas d’autre explication, sinon ! J’ai passé tellement d’années à vivre sans me rendre de tout le discours environnant qui attribuait à la femme un rôle TRES problématique…
Je ne vais pas résumer les positions des féministes actuelles : tout d’abord parce qu’il y a différents types de féminisme et ensuite car, de toute façon, je ne me définirais pas comme une féministe militante super engagée. Pour le moment, juste, je constate : disons que j’ouvre enfin les yeux.

Bref, pourquoi cet article qui, à première vue, n’a rien à voir avec la nourriture ? Je vous explique : comme tous les utilisateurs d’overblog qui ne payent pas d’abonnement spécial, j’ai des publicités qui s’affichent dans certains coins de mon blog. Je n’en ai jamais été très enthousiaste mais, comme je sais que la plupart d’entre nous a des navigateurs avec adblock, j’ai accepté la chose. Or, récemment, j’ai dû visualiser mon blog en mode « normal » en passant par un autre navigateur.

Je jette un œil aux pubs présentes… Et une sorte de pub-gif de la marque Darty m’a vraiment choquée. La voici :

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

En clair, dans la première image de la gif, l’aspirateur est vu avec le tuyau dirigé vers le bas alors que, dans la deuxième image (celle que vous avez dans la photo), on voit ce même tuyau tendu vers le haut. Je ne vais pas plus loin dans l’explication, mais je pense que vous avez compris à quoi on fait allusion.

Voici ma réaction : « Possible qu’on en soit encore là au XXIème siècle ? Comme quoi, aspirateur = objet de plaisir ? Sur un fond rose-fuchsia par-dessus le marché, comme pour insinuer que le ménage, c'est réservé aux femmes ? »

Bref, oui, je m’écarte un peu du thème alimentaire… mais étant donné que cette pub hyper sexiste est apparue sur MON blog, j’ai voulu consacrer un petit billet à ce sujet.
Non mais…

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Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Publié le par Messergaster

Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Depuis quelques temps, les articles un peu plus culturels et historiques manquaient sur mon blog. Voici donc un petit come back à propos d’un texte tiré d’Histoire de la nature des oiseaux de Pierre Belon (1517-1564). Cet ouvrage se présente en fait comme un livre de zoologie décrivant toutes sortes d’oiseaux : rapaces, oiseaux aquatiques… et même quelques allusions à des animaux plus « étonnants » comme la chauve-souris (!) ou le phénix.

Le premier livre parle des oiseaux en général et, surprise, au milieu de considérations sur l’anatomie et sur les habitudes des volatiles, on trouve aussi quelques lignes consacrées à la cuisine ! Nous apprenons ainsi quels oiseaux il convient de manger si on veut se régaler. On a même tout un chapitre consacré aux œufs… qui nous permet d’en apprendre plus sur les habitudes culinaires de nos anciens.

  • Œufs crus : il semblerait que certains nobles étaient persuadés que les œufs crus avaient des propriétés aphrodisiaques (comparables à celles qu’on prêtait à l’époque à l’artichaut…).
  • Œufs mollets : forts appréciés aussi bien au niveau du goût que pour des raisons médicales. Selon la théorie des humeurs, les œufs mollets pouvaient aider à retrouver un certain équilibre dans l’organisme.
  • Œufs à la coque : plus difficiles à digérer : on les considérait comme légèrement laxatifs ou favorisant les crises de vomissement.
  •  Œufs durs : idem, on estimait qu’ils pesaient lourd sur l’estomac  et qu’ils étaient « trop nourrissants » - tout comme les œufs frits.
  • Œufs pochés : bons au goût et bons pour la santé

Bref, il ne s’agit que d’un bref aperçu sur les convictions culinaires et médicales de l’époque. Et vous, vous les préférez comment vos œufs ? Moi, c’est soit à la coque soit sur le plat…

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Ce qu’on nous sert à grignoter avec les bières

Publié le par Messergaster

Au cours de cette année 2016, il m’est arrivée à quelques reprises d’aller boire des bières dans des endroits qui ne servaient pas de petits gâteaux salés mais des sortes de petits légumes assaisonnés avec les boissons. La chose m’a assez perturbée pour qu’elle mérite un petit article.
Commençons par une petite liste de ce que l’on nous amène à grignoter au moment de l’happy hour :

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Les cacahuètes

Certains vous diront qu’il ne faut surtout pas piocher dans le petit bol rempli de cacahuètes : on ignore si les mains qui les ont placées là étaient vraiment propres. Vérité ou fiction, il m’arrive d'en manger : les cacahuètes ont beau ne pas être ce que je préfère (j’en parlais dans un autre article), ça cale.
Et puis, cela me permet de placer cette citation, ô combien profonde, de JC Van Damme.

"J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes, c'est doux et salé, fort et tendre,comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme".

Rien de moins !

Les chips et les petits bretzels salés

Ce sont probablement les petits trucs que je préfère : ils croustillent, ils ont un petit goût salé… Cependant, ils sont pleins de mauvaises graisses pour l’organisme, on le sait. C’est pourquoi, on essaye donc de rester raisonnable.

Les légumes

Et on arrive donc au sujet de l’article. On va commencer par une anecdote : c’était le jour de Pâques 2016 et j'étais assise à la terrasse d'un bar. Je me souviens parfaitement d’avoir aperçu de loin le serveur sur le point d'apporter un petit bol rempli de quelque chose qui ne ressemblait pas aux petits gâteaux apéro habituels. Je me suis dit : « Mais c’est génial ! Comme c’est Pâques, il ne nous apporte pas des trucs salés mais des petits œufs au chocolat ! ». Quelle ne fut ma déception quand je vis que je m’étais trompée : dans le petit bol, il y avait des mini bouts de carotte et de chou-fleur. J’étais dégoûtée.
(Heureusement, la personne qui était avec moi ce jour-là comprit mon état d’esprit… et me proposa, juste après, d’aller acheter des petits œufs dans une chocolaterie).
Sur le moment,  j’avais pris cela pour un phénomène isolé. Que nenni ! Au mois d’août, je retourne boire une bière, dans le 11ème arrondissement. En accompagnement, on nous sert des rondelles de carottes bouillies avec quelques paillette de coco par-dessus.
Mais que se passe-t-il ? La mode hipster atteindrait-elle même le happy hour ? Les obsédés du « pour votre santé,  ne mangez pas trop gras, trop salé, trop sucré »  auraient-il triomphé ? Bien sûr manger de façon équilibrée est important… mais cela me semble paradoxal quand on s’apprête à boire de l’alcool, de toute façon. A la rigueur, les légumes seraient servis crus, je pourrais dire « pourquoi pas » : on retrouverait au moins le côté croustillant des trucs salés qui m’est cher… Mais là, ces machins tout mous et fades, je dois vraiment me forcer pour les manger.

On se moquait tant de JC Van Damme et de sa théorie de la cacahuète… En même temps, c’est sûr que proposer des cacahuètes, quand on est gérant d’un bar, répond à une certaine logique : on sait que le client assoiffé commandera encore à boire. Or, avec ces légumes sans intérêt, la soif n’est pas stimulée et force est de constater que, pour le client, une bière s’avère parfaitement suffisante. C’est sans doute un bien pour la santé… mais je pense que cela se fait aux dépens de la convivialité.

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