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Gâteau recouvert de pâte à sucre

Publié le par Messergaster

Après l’article de la semaine dernière où je vous parlais de mes premières impressions en manipulant la pâte à sucre, je me suis dit qu’il fallait quand même que je vous donne la recette de ce gâteau rose bonbon que j'ai ramené au travail : je peux vous assurer qu’en moins de deux heures, il a été dévoré !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Gâteau à peine sorti du four, gâteau recouvert de pâte à sucre et, pour finir, l'intérieur du gâteau !

Voici donc la recette (les doses sont pour un petit moule à manqué : adaptez les proportions à 4 œufs si vous utilisez un grand moule) :

- 1 pot de yaourt (125g)
- 2 pots de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 oeufs
- 2 pots de farine
- ½ sachet de levure chimique
- ½ pot d’huile de tournesol
- 150g de pâte à sucre rose (personnellement, je l’ai achetée toute faite : marque "Vahiné")
- 100g de confiture de fraises

Dans un saladier, versez le yaourt : lavez le pot et essuyez-le pour doser tous les autres ingrédients.
Ajoutez le sucre et le sucre vanillé, puis les œufs, en mélangeant soigneusement entre chaque ajout. Incorporez ensuite la farine tamisée avec la levure et terminez en intégrant l’huile.
Faites cuire 40-45 minutes à 180°C (surveillez et adaptez le temps de cuisson à votre propre four !).
Faites refroidir et réservez. Une fois le gâteau complètement froid, badigeonnez-le de confiture : il faut que toute la surface du gâteau soit recouverte.
A part, étalez la pâte à sucre : si vous avez peur qu’elle colle trop à votre rouleau à pâtisserie, vous pouvez saupoudrer votre plan de travail avec du sucre glace. En ce qui me concerne, j’aime bien que les couches décoratives restent assez fines pour ne pas voler la vedette au gâteau en tant que tel : c’est pour ça que je n’ai pas utilisé la totalité du paquet de pâte à sucre. Cependant, libre à vous d’utiliser tout le contenu du paquet (230g) et, dans ce cas, votre couche de pâte à sucre sera plus épaisse. Peu importe, ai-je envie de dire : tout ce qui compte, c’est que vous confériez à cette pâte une forme ronde.
Terminez en disposant la pâte à sucre sur le gâteau de sorte à le recouvrir entièrement (vous pouvez vous aider du rouleau à pâtisserie). Coupez tout ce qui dépasse et veillez à bien faire adhérer la pâte : si vous disposez d'un lissoir, utilisez-le.

Notes :
-    Comme vous pouvez le voir, il ne s’agit en fait que d’un simple gâteau au yaourt revisité : rien de bien sorcier donc.
-    Avis de mes collègues sur ce gâteau : « Très moelleux et pas du tout bourratif, on apprécie que la couche de pâte à sucre ne soit pas trop massive ». Un assistant à ajouté : « Je trouve que ça aurait été bien d’imbiber ce gâteau avec un peu de liqueur »… A vous de voir !

Publié dans Recettes sucrées

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La pâte à sucre

Publié le par Messergaster

La semaine dernière, je me suis servie pour la première fois de pâte à sucre en pâtisserie : j’avais acheté un bloc de pâte marque « Vahiné ». Voici donc un petit article pour vous faire part de mes impressions.

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Voici le gâteau que j'ai ramené jeudi dernier au travail...

Côtes positifs

  • L’offre disponible dans le commerce est plutôt vaste : on trouve des paquets contenant des pâtes à sucre de toutes les couleurs. On peut ainsi obtenir un gâteau fort joli : votre gâteau peut se doter d'une belle couche d’une teinte uniforme et se recouvrir même de jolis petits sujets que vous aurez vous même modelés.
  • Autre aspect positif : utiliser la pâte à sucre, ça simplifie vraiment la vie pour transporter un gâteau à ramener quelque part : en plus de l’emballage en papier d’aluminium et/ou film plastique, vous disposez d’une couche de pâte à sucre qui protège encore davantage le moelleux de votre gâteau !
  • Enfin, rien à dire, pour étaler et poser la pâte sur un gâteau, c’est simple comme bonjour : on utilise le rouleau à pâtisserie pour donner à la pâte l’épaisseur souhaitée, on applique sur le dessert, on fait adhérer (on peut, le cas échéant, s’aider d’un lissoir)… et le tour est joué !

Côtés négatifs :

  • Avec la pâte à sucre, le plaisir visuel (qui est intimement lié à l’acte de se nourrir) est décuplé : les gâteaux sont super jolis, c'est un fait. En revanche, en ce qui concerne le plaisir gustatif… ce n’est pas ça : la pâte à sucre a beau être vanillée, je continue de la trouver fade. Je préfère nettement un vrai glaçage de ce côté-là.
  • Autre problème : la texture. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça ressemble à du chewing-gum (pas assez flexible et étirable)… mais ça ressemble tout de même à une sorte de pâte à modeler à la consistance de gomme à effacer. Bref, je n’apprécie pas vraiment.
  • Enfin, la liste des ingrédients nous signale que cette pâte est principalement composée de sucre… et de matière grasse (logique : il faut bien pouvoir l’étaler, cette pâte…) : eh bah, manger un gâteau à l’apport calorique prodigieux juste histoire d’avoir une jolie tranche toute colorée... Je vois moyennement l’intérêt.

Verdict

Pou savoir si vous voulez utiliser cet ingrédient, il faut que vous vous positionniez par rapport à la question suivante : faut-il donner la priorité au sens de la vue ou au sens du goût? La pâte à sucre est votre alliée si vous voulez produire un beau gâteau : les enfants seront tout particulièrement enthousiastes. Cependant, si c’est au goût que vous tenez avant tout, vous pouvez vous épargner d’en mettre….

PS : je continue de trouver magnifiques les gâteaux-sculptures à base de pâte à sucre que les blogueurs et les blogueuses culinaires postent sur leurs sites ! Je suis à chaque fois époustouflée : bravo ! C’est juste que, moi, je pense que je préfère rester simple.

Publié dans Focus alimentaires

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Les gastronomes du Père-Lachaise

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je suis retournée au cimetière du Père-Lachaise : cela faisait au moins 7 ans que je n’y avais pas remis les pieds. La journée était magnifique : un beau dimanche d’automne, agréablement ensoleillé.
A la base, c’était pour rendre visite à des écrivains que j’y allais : revoir la tombe de Nerval, faire un petit coucou à Eluard… et, pendant que j’y étais, je comptais aussi admirer quelques tombes de musiciens mythiques (Chopin, Morrison…). Au cours de cette flânerie, cependant, j’ai eu l’inspiration pour un nouvel article de blog : eh oui, car certaines gens qui ont joué un rôle important dans la gastronomie reposent au Père Lachaise !

Crédit photo : Wikipedia

Crédit photo : Wikipedia

A. Brillat-Savarin, le philosophe - gastronome

Quelle surprise de le voir dans ce cimetière ! J'ignorais qu'il avait été enterré là ! Je me souviens encore qu’à 23 ans je dévorais son ouvrage Physiologie du goût …. D’ailleurs, son volume trône toujours dans une des petites étagères remplies de livres qui décorent ma chambre.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage et qui ne l’associeraient donc qu’au fromage du même nom : Brillat-Savarin fut élu député à l’Assemblée Constituante en 1789 et fut aussi conseiller de la Cour de Cassation. Il s’enfuit en Suisse pendant la Terreur et ne revint en France que pendant le Directoire. Il publia Physiologie du goût en 1825 : ce fut un succès immédiat.
Si jamais vous voulez en savoir plus sur cette œuvre, vous pouvez vous reporter à ces deux articles :
- Les 20 aphorismes de Brillat-Savarin
- Les préjugés sur la bonne cuisine (préface de J.F Revel au livre de Brillat-Savarin)

A. Parmentier et la lutte contre la famine

Eh oui ! Parce que, pas si loin de Brillat-Savarin, repose Antoine Parmentier, l’homme à qui l’on doit de manger des frites et de la purée, lol ! L’histoire est assez célèbre mais je prends tout de même le temps de la raconter rapidement.
Parmentier avait publié en 1771 un traité faisant la liste de tous les aliments utiles pour lutter contre les famines – pomme de terre y compris. Toutefois, les paysans restaient encore très méfiants : les tubercules, c’était ce qu’on donnait à manger au bétail ! Parmentier eut alors une idée géniale : faire garder par des soldats les champs de pommes de terre. Progressivement, les paysans finirent par se convaincre qu’il s’agissait d’aliments précieux : ils commencèrent à voler les patates et à s’en nourrir.

F. Potin, le génie du marketing

Avec Félix Potin, nous ne sommes ni du côté de l’intellectuel gourmet ni du côté de l’agronome écrivant des traités pour lutter contre la famine : avec Potin, on est dans le concret ! Il s’agit en effet d’un épicier qui, dans le seconde moitié du XIXème siècle, a révolutionné le monde des épiceries et de la grande distribution. Il a été l’un des premiers à réduire ses marges de bénéfices (par exemple en vendant à perte des denrées de première nécessité et en compensant avec ce qu’il gagnait sur des produits de luxe comme le cacao).
De même, ce fut aussi un des premiers épiciers à travailler en binôme avec une industrie (il avait lui-même fondé la sienne à la Villette). Résultat : moins d’intermédiaires, emballages mentionnant la marque du commerçant…
Enfin, Potin prit aussi soin de placer toujours ces boutiques dans des rues et des quartiers fréquentés : il se garantissait ainsi une clientèle abondante et fidèle.

Bref, voilà pour le petit tour… N’hésitez pas à passer près de ces tombes la prochaine fois que vous vous baladez dans l'Est de Paris !

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Manger sur le lieu de travail

Publié le par Messergaster

Ne me lancez pas sur le thème du monde du travail : mes positions seraient sans doute beaucoup trop teintées de cynisme pour vous… Cependant, sans aller dans des considérations aussi extrêmes, je dois dire que s’il y a un truc qui me gêne quand on est dans la vie active, c’est bien le fait de devoir manger hors de chez soi. Du temps qu’on était étudiant, on n’avait pas cours tous les jours et, finalement, les séances à la cantine restaient donc assez limitées. Rien à voir avec aujourd’hui où notre lieu de travail est le plus souvent situé bien trop loin de notre domicile pour pouvoir rentrer chez soi à midi.

Mais pourquoi est-ce que je mange à contrecœur sur mon lieu de travail ?

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

Déjà, mon panier-repas n'est pas aussi généreux...

La question du récipient

Depuis que j’ai eu quelques soucis à la tyroïde (rien de grave, mais bon), je me méfie de tout ce qui est « perturbateur endocrinien ». Il est notamment prouvé que mettre une boîte hermétique en plastique dans un four à micro-ondes libère toute une série de substances qui altèrent nos hormones. J’essaie donc autant que possible de remplacer ce type de petite boîte (pourtant ô combien pratique) par des bocaux en verre dont je verse ensuite le contenu dans une véritable assiette.
Conséquence ? Bah je me retrouve à trimballer sur mon lieu de travail une bonne partie de matériel de cuisine : l’assiette, tout comme les différents bocaux, prennent une place non négligeable dans mon sac. Et ne parlons pas de l’épineux problème de la vaisselle. Bref, voici déjà un premier point qui a le don de m’agacer.

Je ramène quoi ?

Quand j’ai la possibilité de manger chez moi à midi (ex : le weekend), je me fais généralement des pâtes avec une garniture appétissante : sauce faite maison, par exemple. Vous me direz que rien ne m’empêche d’amener des pâtes déjà assaisonnées au boulot et de faire réchauffer ensuite cela au micro-ondes. Oui certes… sauf que, du fait de mes origines italiennes, je n’arrive pas à manger des pâtes trop cuites et à la texture mo-molle. Je me retrouve donc à amener plutôt des plats à base de protéines (boulettes de viande, poisson….) avec des légumes ou du riz blanc. Ce n’est pas exactement aussi gourmand.

Et si j’allais à la cantine ?

Vous êtes sans doute en train de penser : « Elle est un peu bête, quand même, Messer Gaster : pourquoi elle ne va pas manger à la cantine ? Elle aurait un plat chaud, plutôt savoureux, avec une entrée et un dessert ». Le raisonnement est en effet très sensé, sauf que…. Je n’ai pas envie de dépenser 4 euros pour un repas. J’assume ma « radinerie » mais, très sincèrement, payer cette somme pour un repas dont je ne connais même pas vraiment l’origine des produits… et bah, ça me gêne. A la limite, une fois par mois, pourquoi pas : ça change et cela peut être sympathique. Cependant, faire ça tout le temps : non.
(Il fut un temps où j’avais des tickets resto… à cette époque, j’aimais bien aller au restaurant, quand l'occasion se présentait, j’avoue !).
Bref, tout cela pour dire que je préfère préparer mon panier-repas moi-même aussi bien en ce qui concerne le prix que le choix des ingrédients. En revanche, bien sûr, je m’arrange souvent pour manger ma gamelle en m’asseyant à une table située dans les locaux de la cantine… histoire de partager un moment de convivialité avec mes collègues.

Et vous ?  Vous n’en avez jamais marre d’être condamné à manger votre repas de midi hors de chez vous ?

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Coup de gueule : les pubs sexistes

Publié le par Messergaster

Messer Gaster doit avoir été mordue par une féministe radioactive, il y a genre deux ans en arrière. Je ne vois pas d’autre explication, sinon ! J’ai passé tellement d’années à vivre sans me rendre de tout le discours environnant qui attribuait à la femme un rôle TRES problématique…
Je ne vais pas résumer les positions des féministes actuelles : tout d’abord parce qu’il y a différents types de féminisme et ensuite car, de toute façon, je ne me définirais pas comme une féministe militante super engagée. Pour le moment, juste, je constate : disons que j’ouvre enfin les yeux.

Bref, pourquoi cet article qui, à première vue, n’a rien à voir avec la nourriture ? Je vous explique : comme tous les utilisateurs d’overblog qui ne payent pas d’abonnement spécial, j’ai des publicités qui s’affichent dans certains coins de mon blog. Je n’en ai jamais été très enthousiaste mais, comme je sais que la plupart d’entre nous a des navigateurs avec adblock, j’ai accepté la chose. Or, récemment, j’ai dû visualiser mon blog en mode « normal » en passant par un autre navigateur.

Je jette un œil aux pubs présentes… Et une sorte de pub-gif de la marque Darty m’a vraiment choquée. La voici :

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

Voici la deuxième diapo de la gif (je vous décris la première diapo dans le paragraphe qui suit).

En clair, dans la première image de la gif, l’aspirateur est vu avec le tuyau dirigé vers le bas alors que, dans la deuxième image (celle que vous avez dans la photo), on voit ce même tuyau tendu vers le haut. Je ne vais pas plus loin dans l’explication, mais je pense que vous avez compris à quoi on fait allusion.

Voici ma réaction : « Possible qu’on en soit encore là au XXIème siècle ? Comme quoi, aspirateur = objet de plaisir ? Sur un fond rose-fuchsia par-dessus le marché, comme pour insinuer que le ménage, c'est réservé aux femmes ? »

Bref, oui, je m’écarte un peu du thème alimentaire… mais étant donné que cette pub hyper sexiste est apparue sur MON blog, j’ai voulu consacrer un petit billet à ce sujet.
Non mais…

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Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Publié le par Messergaster

Comment aimait-on manger les oeufs à la Renaissance ?

Depuis quelques temps, les articles un peu plus culturels et historiques manquaient sur mon blog. Voici donc un petit come back à propos d’un texte tiré d’Histoire de la nature des oiseaux de Pierre Belon (1517-1564). Cet ouvrage se présente en fait comme un livre de zoologie décrivant toutes sortes d’oiseaux : rapaces, oiseaux aquatiques… et même quelques allusions à des animaux plus « étonnants » comme la chauve-souris (!) ou le phénix.

Le premier livre parle des oiseaux en général et, surprise, au milieu de considérations sur l’anatomie et sur les habitudes des volatiles, on trouve aussi quelques lignes consacrées à la cuisine ! Nous apprenons ainsi quels oiseaux il convient de manger si on veut se régaler. On a même tout un chapitre consacré aux œufs… qui nous permet d’en apprendre plus sur les habitudes culinaires de nos anciens.

  • Œufs crus : il semblerait que certains nobles étaient persuadés que les œufs crus avaient des propriétés aphrodisiaques (comparables à celles qu’on prêtait à l’époque à l’artichaut…).
  • Œufs mollets : forts appréciés aussi bien au niveau du goût que pour des raisons médicales. Selon la théorie des humeurs, les œufs mollets pouvaient aider à retrouver un certain équilibre dans l’organisme.
  • Œufs à la coque : plus difficiles à digérer : on les considérait comme légèrement laxatifs ou favorisant les crises de vomissement.
  •  Œufs durs : idem, on estimait qu’ils pesaient lourd sur l’estomac  et qu’ils étaient « trop nourrissants » - tout comme les œufs frits.
  • Œufs pochés : bons au goût et bons pour la santé

Bref, il ne s’agit que d’un bref aperçu sur les convictions culinaires et médicales de l’époque. Et vous, vous les préférez comment vos œufs ? Moi, c’est soit à la coque soit sur le plat…

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Ce qu’on nous sert à grignoter avec les bières

Publié le par Messergaster

Au cours de cette année 2016, il m’est arrivée à quelques reprises d’aller boire des bières dans des endroits qui ne servaient pas de petits gâteaux salés mais des sortes de petits légumes assaisonnés avec les boissons. La chose m’a assez perturbée pour qu’elle mérite un petit article.
Commençons par une petite liste de ce que l’on nous amène à grignoter au moment de l’happy hour :

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Moi, quand on me sert ce type de légumes bizarres avec ma bière...

Les cacahuètes

Certains vous diront qu’il ne faut surtout pas piocher dans le petit bol rempli de cacahuètes : on ignore si les mains qui les ont placées là étaient vraiment propres. Vérité ou fiction, il m’arrive d'en manger : les cacahuètes ont beau ne pas être ce que je préfère (j’en parlais dans un autre article), ça cale.
Et puis, cela me permet de placer cette citation, ô combien profonde, de JC Van Damme.

"J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes, c'est doux et salé, fort et tendre,comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme".

Rien de moins !

Les chips et les petits bretzels salés

Ce sont probablement les petits trucs que je préfère : ils croustillent, ils ont un petit goût salé… Cependant, ils sont pleins de mauvaises graisses pour l’organisme, on le sait. C’est pourquoi, on essaye donc de rester raisonnable.

Les légumes

Et on arrive donc au sujet de l’article. On va commencer par une anecdote : c’était le jour de Pâques 2016 et j'étais assise à la terrasse d'un bar. Je me souviens parfaitement d’avoir aperçu de loin le serveur sur le point d'apporter un petit bol rempli de quelque chose qui ne ressemblait pas aux petits gâteaux apéro habituels. Je me suis dit : « Mais c’est génial ! Comme c’est Pâques, il ne nous apporte pas des trucs salés mais des petits œufs au chocolat ! ». Quelle ne fut ma déception quand je vis que je m’étais trompée : dans le petit bol, il y avait des mini bouts de carotte et de chou-fleur. J’étais dégoûtée.
(Heureusement, la personne qui était avec moi ce jour-là comprit mon état d’esprit… et me proposa, juste après, d’aller acheter des petits œufs dans une chocolaterie).
Sur le moment,  j’avais pris cela pour un phénomène isolé. Que nenni ! Au mois d’août, je retourne boire une bière, dans le 11ème arrondissement. En accompagnement, on nous sert des rondelles de carottes bouillies avec quelques paillette de coco par-dessus.
Mais que se passe-t-il ? La mode hipster atteindrait-elle même le happy hour ? Les obsédés du « pour votre santé,  ne mangez pas trop gras, trop salé, trop sucré »  auraient-il triomphé ? Bien sûr manger de façon équilibrée est important… mais cela me semble paradoxal quand on s’apprête à boire de l’alcool, de toute façon. A la rigueur, les légumes seraient servis crus, je pourrais dire « pourquoi pas » : on retrouverait au moins le côté croustillant des trucs salés qui m’est cher… Mais là, ces machins tout mous et fades, je dois vraiment me forcer pour les manger.

On se moquait tant de JC Van Damme et de sa théorie de la cacahuète… En même temps, c’est sûr que proposer des cacahuètes, quand on est gérant d’un bar, répond à une certaine logique : on sait que le client assoiffé commandera encore à boire. Or, avec ces légumes sans intérêt, la soif n’est pas stimulée et force est de constater que, pour le client, une bière s’avère parfaitement suffisante. C’est sans doute un bien pour la santé… mais je pense que cela se fait aux dépens de la convivialité.

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Tarte au citron meringuée

Publié le par Messergaster

En général, je fais une tarte au citron une fois par an. C'est un dessert que j'aime beaucoup et qui fait toujours son effet auprès des invités. La version que je préfère est celle avec la meringue par-dessus... mais rien ne vous empêche de vous épargner cette phase et de manger votre tarte sans.

Mea maxima culpa : la photo n'est pas vraiment appétissante... Mais j'ai perdu celle qui l'était vraiment !

Mea maxima culpa : la photo n'est pas vraiment appétissante... Mais j'ai perdu celle qui l'était vraiment !

Voici donc la recette :

Pour la pâte sablée :
-125g de beurre salé mou
-250g de farine
-½ verre d'eau tiède

Pour la garniture :
-1 oeuf + 1 jaune
-125g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-3 citrons (de préférence non traités)
-60g de beurre

Pour la meringue :
-2 blancs d'oeuf
-60g de sucre en poudre


Pâte brisée : Faites un puits, ajoutez le beurre mou en petits morceaux, puis le demi verre d'eau: pétrissez rapidement la pâte et laissez reposer 1 heure.
Garniture : Dans un saladier mélangez le sucre, le sucre vanillé, l'oeuf et le jaune d'oeuf. Ajoutez les jus de citron (et le zeste râpé si vos citrons sont bio). Terrminez en incorporant le beurre fondu.
Montage de la tarte : étalez la pâte brisée et piquez-la avec la fourchette en quelques endroits (faites en sorte qu'e la pâte soit plus ou moins partout de la même épaisseur). Versez par dessus la garniture. Faites cuire une trentaine de minutes à 200°C (mais surveillez en fonction de votre propre four).
Meringue : Montez les oeufs en neige avec une pincée de sel et le sucre. Répartissez cette mixture blanche sur la tarte sortie du four (si elle a un peu refroidi entre temps, c'est mieux) et refaites cuire à feu doux jusqu'à ce que la meringue soit dorée.


Notes :
- Vous pouvez ajouter quelques cuillérées de liqueur dans la garniture : cointreau ou limoncello, ce que vous préférez.
- Oui, c'est une tarte assez calorique... Mais bon, si vous mangez léger avant, je pense que vous pourrez vous concéder ce genre de douceur.

Publié dans Recettes sucrées

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Escargots briochés au chocolat noir et à la crème pâtissière

Publié le par Messergaster

Après avoir préparé mes escargots au romarin (recette ici), il me restait encore de la levure de boulanger et du lait. J’ai donc décidé de me remettre à la boulange en passant, cette fois-ci, à une recette sucrée. L’idée de base avait été de faire un chinois mais, remarquant que je risquais de ne pas avoir assez de lait, j’ai opté pour de simples brioches roulées à la crème pâtissière et au chocolat.
Je me suis donc mise à tout préparer quand, soudain, je me suis rendue compte qu’il ne me restait plus de pépites de chocolat. Malédiction ! Heureusement, j’avais encore une tablette entière de chocolat noir : je l’ai réduite en tout petits morceaux à l’aide d’un couteau et…. Abracadabra, j’ai obtenu des briochettes succulentes !

Voici les briochettes à peines sorties du four.

Voici les briochettes à peines sorties du four.

Voici donc la recette (pour une douzaine de brioches) :

Pour la pâte à brioche :
- 280g de farine

- ½ cube de levure de boulanger (12,5g)
- 30g de sucre
-1 bonne pincé de sel
- 1 œuf
-50g de beurre pommade
-150mL de lait entier (tiède)

Pour la garniture :
- 250 mL  de lait entier

- 50g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 30g de farine
- 1 œuf +1 jaune
- 100g de tablette de chocolat noir
- facultatif : 2 cuillères de rhum

Préparation de la pâte à brioche

Commencez par préparer le levain en émiettant la levure de boulanger dans un petit bol : ajoutez deux cuillères d’eau tiède et une cuillère à café de sucre. Laissez reposer une petite demi-heure : le levain doit avoir doublé de volume.
Une fois ce laps de temps écoulé, réunissez tous les ingrédients secs dans un saladier : sucre, farine, sel. Ajoutez le beurre, puis le lait tiède et l’œuf. Terminez en incorporant le levain. Pétrissez la pâte pendant une bonne quinzaine de minutes (vous pouvez faire ça à la MAP ou à la main) jusqu’à obtenir une pâte lisse et élastique. Si la pâte est trop collante, vous pouvez ajouter un peu de farine pour mieux la pétrir.
Faites reposer la pâte recouverte d’un torchon dans un endroit bien chaud. Vous pouvez aussi la laisser dans le four éteint avec un petit bol rempli d’eau posé à côté. La pâte doit doubler de volume (personnellement, je l’ai préparée la veille).

Montage des brioches

1.  Posez votre tablette de chocolat noir sur une planche en bois et, à l’aide d’un couteau, découpez de petits morceaux de chocolat (les morceaux doivent être grands à peu près comme un grain de maïs). Réservez.

2. Dégazez votre pâte à brioche et étalez-la en un grand rectangle d’environ 30x40cm.

3. Préparez la crème pâtissière. Pour cela, commencez par faire chauffer le lait : celui-ci doit être chaud mais non brûlant. A part, battez l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé : réservez. Incorporez la farine dans la casserole contenant le lait (la casserole doit toujours se trouver sur le feu) et mélangez bien à l’aide d’un fouet pour éviter les grumeaux. Terminez en ajoutant le mélange œuf+sucre. Retirez la crème du feu aux premiers bouillons.

4. Tartinez la pâte à brioche de crème pâtissière.  Ajoutez les petits bouts de chocolat noir en essayant de les répartir de façon uniforme sur la crème.

5. Enroulez la pâte sur elle-même de façon à obtenir un gros boudin. Ensuite, à l’aide d’un couteau tranchant, coupez des rondelles d’au moins 2cm de largeur.

6. Posez les spirales à plat sur une plaque à four. Dorez les brioches avec un mélange jaune d’œuf+rhum (vous n’êtes pas obligés de mettre le rhum si vous n’aimez pas : le simple jaune d’œuf suffira). Laissez reposer encore 30/60min pour faire gonfler les briochettes (en alternative, vous pouvez les mettre une petite demi-heure dans un four à moins de 50°C).

7. Faites cuire 30 minutes à 180°C.

Gros plan sur une briochette pendant que je vais me chercher un petit café.

Gros plan sur une briochette pendant que je vais me chercher un petit café.

Notes :

- Si vous aimez, vous pouvez servir ces briochettes avec un peu de sucre glace par-dessus.
- Ces petits escargots sont parfaits avec un petit café !!
- Si vous voulez faire plus élaboré : vous pouvez préparer une crème pâtissière à la pistache.

Publié dans Recettes sucrées

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La doggy bag : pourquoi on s'y met

Publié le par Messergaster

Dans les pays anglo-saxons, une très grand nombre de restaurants proposent la possibilité d’une doggy bag  à leurs clients. De quoi s’agit-il ? Bah, tout simplement, les différents établissements proposent aux clients qui n’ont plus faim de ramener les restes de leur repas chez eux : les gens ont ainsi la possibilité de manger cela à un moment où ils ont plus d’appétit. Et surtout, pas de gâchis ! (j’ai travaillé dans un resto, je sais ce dont je parle… voici un article sur le gaspillage dans le monde de la gastronomie à lire).
Depuis quelques années, les autorités ont essayé de développer l’usage de la doggy bag en France aussi. Depuis 2015, on « recommande » ainsi aux différents restaurant de proposer cette possibilité aux clients (ce qui signifie que les gérants ne sont pas dans l’obligation d’organiser ce service pour autant).

De mon côté : j’avoue n’avoir jamais eu à demander une doggy bag. En général, j’arrive toujours au restaurant avec un bel appétit et je crois que je ne me suis que très rarement forcée à terminer mon repas. Pourtant, au mois de juillet dernier, après avoir déjà pris un apéro assez copieux, je me suis retrouvée à avoir du mal à terminer mon plat de biryani d’agneau au resto indien. Ce fut alors le moment où je tentai l’expérience de la doggy bag.

Voici le fameux biryani d'agneau (oui, il n'y a plus beaucoup de morceaux de viande...).

Voici le fameux biryani d'agneau (oui, il n'y a plus beaucoup de morceaux de viande...).

Et mon retour ne peut être que positif, voici pourquoi :

Une façon de ne pas gaspiller de l’argent

Eh oui, car laisser moitié de son assiette pleine à la fin du repas équivaut à avoir mal géré non seulement son appétit mais aussi son argent. Pensons-y : vous auriez pris un billet de 10 euros et vous l’auriez jeté à la poubelle (exactement comme ce serveur qui s’apprête à jeter ce qui reste de votre steak-frites), ça aurait été pareil, non ?
Alors, avec la doggy bag, vous êtes sûr de ne pas gaspiller votre argent : ce que vous n’avez pas eu la force de terminer le soir-même, vous le dégusterez le lendemain, plus calmement. Cerise sur le gâteau : on gagne un tupperware gratos ! (oui, j’assume ma radinerie).

La possibilité de se laisser aller à la flemmardise

Pas toujours, mais souvent, on considère le restaurant comme un simple prélude à toute une soirée : véritable repas en amoureux, sortie en boîte etc etc. Le lendemain, quand on se réveille (en général, c’est un dimanche), on est un peu tout « flagada » : c’est avec peu de motivation qu’on grignote quelque chose pour le petit déjeuner et c’est avec encore moins d’enthousiasme qu’on se pose la question du repas du midi. Avec la doggybag, fini ce problème ! Il suffit de sortir ses restes du resto de la veille, de faire chauffer une ou deux minutes au micro-ondes et, hop, le tour est joué ! Associez-y un café ou un jus d'orange et vous aurez peut-être même de quoi faire un brunch (mais oui, un peu d’andouillette à la moutarde et de gratin dauphinois en guise de brunch, pourquoi pas, hein ?).

Un rendez-vous avec le goût

Du temps que les doggy bags n’existaient pas en France, il y en avait qui se forçaient tout de même pour terminer leur repas au restaurant coûte que coûte. C’était très louable au sens qu’ils avaient vraiment en tête qu’on ne gaspille pas la nourriture. Cependant, avouons-le, quand on mange alors qu’on n’a vraiment plus faim, on a beau avoir devant soi le meilleur repas gastronomique du monde, il est impossible de se régaler. Avec la doggy bag, au contraire, nous est offerte la possibilité de différer le plaisir : en mangeant le lendemain le repas avec un estomac vide et dispo, on peut réellement en profiter. Peu importe si les deux minutes passées au micro-ondes ont légèrement asséché les mets : en général, tout le monde s’accorde pour dire que « le lendemain, c’est toujours meilleur ! ».

Voilà, au-delà du fait de savoir que l’on fait un beau geste pour la planète, la doggy bag présente de nombreux avantages. Et vous, avez-vous déjà testé ? Votre ressenti à ce sujet ?

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Escargots briochés au romarin

Publié le par Messergaster

J’adore la boulange... même si je dois reconnaître que j’ai souvent la flemme de préparer mon pain et mes brioches moi-même. En effet, il y a à chaque fois des temps d’attente à respecter - ce qui est assez pénible pour l’impatiente que je suis.
Là j’ai profité du fait d'avoir un peu plus de temps libre pour tester une recette que j’avais vue sur le blog de Pounchki (ici). Cependant, étant donné que je n’avais pas envie de sortir exprès au supermarché pour acheter les ingrédients nécessaires à la garniture, j’ai décidé de parfumer ces petits escargots avec du romarin.

J'ai oublié de badigeonner cette fournée avec l'huile d'olive. Les escargots sont donc un peu pâles.

J'ai oublié de badigeonner cette fournée avec l'huile d'olive. Les escargots sont donc un peu pâles.

Voici donc la recette (pour une dizaine d’escargots) :

- 250g de farine
- 1 pincée de sucre et une bonne pincée de sel

- 12g de levure de boulanger
-1 œuf
-45g de beurre salé mou
- 115g de lait tiède (+2 cuillères supplémentaires)
- 200g de fromage à tartiner (Saint-Môret ou même simple kiri)
- quelques branches de romarin
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

Pâte

Commencez par émietter la levure dans un bol. Ajoutez 2 cuillères de lait tiède et une pincée de sucre. Faites reposer une trentaine de minutes : le levain doit avoir doublé de volume.
Dans un saladier, mélangez la farine et le sel. Ajoutez l’œuf, puis le beurre. Terminez en incorporant le levain et, pour finir, le lait tiède. Pétrissez bien le tout pendant 15 minutes (j’ai fait ça à la main mais, bien entendu, n’hésitez pas à utiliser votre MAP si vous en avez une).
Couvrez d’un torchon et laissez reposer 1 bonne heure et demi dans un endroit chaud.

Préparation des escargots

Une fois ce laps de temps écoulé, dégazez la pâte. Ensuite, étalez la pâte de façon à obtenir un grand rectangle de dimensions 30/40cm. Tartinez la pâte avec le fromage et ajoutez ensuite le romarin. Enroulez la pâte sur elle-même de façon à obtenir un gros boudin. A l’aide d’un couteau bien tranchant, coupez des disques d’au moins 1,5cm de d’épaisseur.
Disposez les petites spirales en horizontal sur un plat à four (en mettant du papier sulfurisé avant !) et faites gonfler encore une petite demi-heure. Juste avant de les enfourner, badigeonnez-les d’huile d’olive pour qu’elles soient bien brillantes une fois cuites.

Faites cuire 30 minutes à 180°C (mais surveillez en fonction de votre four : j'avais un petit four électrique de rien du tout sous la main et j’ai donc eu besoin d’augmenter le temps de cuisson…).

Notes :

- Si vous voulez des escargots plus savoureux, optez pour un fromage au goût plus prononcé. C’est ce que faisait Pounchki dans sa recette en utilisant du gorgonzola uni à un peu de crème.
- N’hésitez pas à ajouter quelques tranches de jambon ou de saumon fumé pour obtenir un petit pain plus riche. Quelqu’un m’a carrément suggéré de rajouter un ou deux anchois : bonne idée !

Publié dans Recettes salées

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Quelles pâtisseries manger en Roumanie?

Publié le par Messergaster

Et voici le dernier article au sujet de mes vacances en Roumanie. Après avoir parlé des plats typiques en général (ici) et de la streetfood (ici), je me suis dit que consacrer quelques lignes aux douceurs locales pouvait être intéressant aussi.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici donc les incontournables :

Brioches roulées en forme d'escargot

Quand dans un article précédent (ici), j'ai parlé du fait que certaines pâtisseries locales m’ont évoqué certaines choses que je mangeais du temps que je vivais à Berlin, j’avais notamment cela à l’esprit (vous pouvez voir ces escargots briochés dans la photo ci-dessus, en bas à droite). En Roumanie, on garnit ces briochettes surtout avec des noix ou alors avec du pavot. Je dois d’ailleurs reconnaître que la version roumaine dépasse largement celle allemande (peut-être car il y a très peu de « vraies boulangeries » à Berlin et que la plupart des gâteaux sont du surgelé à la base ?) : la brioche roulée au pavot que j’ai achetée à Brașov était non seulement moelleuse à souhait mais aussi imbibée d’une sorte de sirop au rhum très léger : je me suis régalée !

NB : les Roumains ont tendance à mettre la saveur « rhum » un peu partout. Il existe d’ailleurs une marque de sucreries industrielles qui s’appelle « Rom » (ici le site web : http://www.romautentic.ro/ ). Il m'est arrivé d'acheter une glace au chocolat de cette marque. Et surprise ! Un goût de rhum dans ma bouche ! En soi,  j’aime bien cette saveur… mais, ce n’est pas le cas de tout le monde. En auberge de jeunesse, par exemple, j’ai fait la connaissance de deux filles : ensemble, on est allé s’acheter des trucs en boulangerie. Elles s’apprêtaient  à manger leur part de gâteau au chocolat quand soudain une des deux filles a dit : « It tastes like gasoline ! »… et moi, curieuse par nature, ça m’a donné envie de goûter : en vrai, le gâteau sentait non l’essence, mais le rhum  (explication : il y avait des raisins secs imbibés de liqueur bien dissimulés dans la pâte). Bref, en tout cas, mes deux acolytes n’avaient plus envie du gâteau en question… et c’est donc moi qui l’ai terminé.

Feuilletés

N’empêche, cette présence inattendue de raisins secs s’est avérée gênante pour moi aussi à une reprise : j’avais acheté une sorte de chausson au fromage blanc (poale-n brâu ou brânzoaice : dans la photo de l'article, c'est en bas à gauche), pensant me retrouver avec une viennoiserie ressemblant au quarktasche allemand. Ce fut presque le cas - à l’exception de la présence de ces fameux raisins secs. Pfff...
Parmi les gâteaux appartenant à la catégorie des feuilletés, il faut citer aussi les différents types de plăcintă : il y en a au chocolat,  aux pommes, au fromage blanc (plăcintă cu branză dulce). A chaque fois on peut décrire cette spécialité comme une sorte de feuilleté fourré de plein de bonnes choses.

Question feuilletés, il y aussi, bien sûr, le strudel aux pommes.

Gâteaux à partager

Un des gâteaux les plus typiques de la Roumanie est le cozonac. Il se consomme en période de fêtes et il en existe différentes versions – quoique, si j’ai bien compris, le plus typique reste celui aux raisins secs. Certains le comparent un peu au panettone italien mais, question forme, ça n’a rien à voir (le cozonac, se présente comme un gâteau allongé). Personnellement, j'ai vu surtout des versions qui me faisaient davantage penser à un gâteau marbré vanille/chocolat… Faudra que je revienne dans ce pays pour goûter cela.
Autre gâteau que l’on peut difficilement manger en entier tout seul (quoique…) : le kürtőskalács. Même si l’imaginaire collectif l’associe plutôt à la Hongrie, il faut savoir que des vendeurs ambulants le proposent volontiers dans les rues des villes de Transylvanie aussi. Pour ceux qui ne connaissent pas : il s’agit d’une sorte de gros rouleau de pâte briochée cuite à la broche et saupoudré de sucre à la cannelle. Un délice.

Beignets

J’ai hésité plusieurs fois à en acheter et puis j’ai laissé tomber... même si maintenant je regrette un peu. Pourtant, il existe un certain nombre de beignets typiques.
Les papanaşi sont des beignets avec du fromage blanc, généralement servis avec de la confiture (mais j’en ai vu aussi avec des prunes - à moins que je confonde avec les gogoși?).
Les gogoși, eux, seraient l’équivalent roumain des krapfens autrichiens, des Pfannkuchen berlinois (appelés « Berliner », dans le reste de l’Allemagne, j’ai parlé de ce thème dans cet article-ci) ou encore des « bomboloni » italiens. Bref, pour ceux qui ne voient pas : il s’agit de grosses boules de pâte frite contenant des garnitures à la confiture, au chocolat ou encore à la crème…

Bref, voilà pour le petit aperçu culinaire. Comme toujours, ceci est loin d’être exhaustif : je n’ai pas parlé du gâteau en forme de saucisson au chocolat ni du halva, par exemple.

Publié dans Saveurs du monde

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Streetfood roumaine : on mange quoi sur le pouce ?

Publié le par Messergaster

Deuxième article consacré à mes vacances en Roumanie. Cette fois-ci, on parle d’un sujet qui me tient à cœur : la streetfood. Quand on voyage, ce serait dommage de s’en priver  car :
- en vacances, notre temps est compté : manger sur le pouce, permet de continuer son tourisme sans problèmes.
- en vacances, on a souvent un budget à respecter : la streetfood permet de faire des économies !
- en vacances, on veut goûter la gastronomie locale : la streetfood fait carrément partie de la culture culinaire d’un pays !

Alors, dans l’ordre, que faudrait-il goûter en Roumanie ?

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Hot dogs et covrigi

Comme j’ai vite compris qu’il valait mieux laisser de côté les kebabs (voir dernier paragraphe de cet article), je me suis dépêchée de découvrir ces deux spécialités.
Les hot dogs se trouvent facilement dans d'autres pays d'Europe de l’Est aussi. Par exemple, quand j’avais visité Prague, je n’avais pratiquement mangé que ça - histoire d’économiser mon argent et m’acheter ainsi davantage de bière (oui, j’en suis pas très fière mais soyez cléments : j’avais 17 ans… et, comme dirait Rimbaud, « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »). Les hot dogs roumains sont préparés avec du pain bien moelleux que le vendeur place une petite minute au micro-ondes pour le réchauffer : j’adore !
Quant aux covrigi, on peut dire qu’il s’agit un peu des « bretzels » roumains : ils ont en effet une forme assez similaire. Il en existe de tout simples qui ne coûtent qu’un leu (25 centimes d’euro) ou d’autres plus élaborés avec  du fromage, du sésame…

Feuilletés roumains

Que ce soit de la pâte feuilletée ou une sorte de pâte filo, il y a l’embarras du choix. On trouve par exemple sans mal des petites saucisses entourées de pâte feuilletée ou d’autres types de cylindres de pâte fourrés avec du jambon et du fromage.
Ce que j’ai préféré, personnellement, c’est la plăcinta : une sorte de feuilleté qui existe aussi bien en sucré qu’en salé. En salé, voici les deux que j’ai préféré : ceux au fromage (plăcinta cu brânză) et ceux au chou (plăcinta cu vârză). Désolée, je n'ai pas pris de photo de ces bonnes petites choses.

Kebab, shaorma et cie

Comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de ce type de restauration rapide et le nombre d'allusions que je fais aux kebabs ne se comptent même plus sur ce blog (je vous ferai un petit récapitulatif à la fin de l’article). Pourtant, je dois dire que, sur ce point, je n’ai pas trouvé mon bonheur en Roumanie :

  • Kebab : je me demande quel est le moins pire : kebab français ou kebab roumain ? Belle question. Le kebab roumain a au moins l’avantage d’avoir du pain grillé (détail important) mais, niveau sauce et garniture,  c’est celui français qui l’emporte. Détail à signaler : en Roumanie, on agrémente le kebab de quelques rondelles de cornichon.
  • Shaorma : c’est l’équivalent du « shawarma ». J’espérais tomber sur un en-cas plus appétissant : en général, j’aime bien quand mes sandwiches sont en forme de rouleau fourré. Cependant, là aussi, j’ai été déçue au niveau du goût. Et ne parlons pas de l’emballage approximatif de certains vendeurs : le « shaorma » est parfois placé entre deux petits sachets de plastique transparent et puis c'est tout. C’est pas pratique au possible. L’aluminium, c’est tellement mieux !
  • Falafels : nettement moins présent que les deux précédents, le sandwich aux falafels se trouve quand même dans les grandes villes. A Bucarest, j’en ai mangé deux fois en guise de dîner. Un seul reproche peut-être à faire : pas de sauce blanche parmi celles proposées (du moins là où j’allais)… je me suis rabattue sur la mayonnaise parfumée à l’origan.
Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Bref, voilà un petit aperçu… C’est bon, c’est typique et c’est pas cher, alors quoi de mieux que la streetfood ?

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Et pour ceux qui auraient raté les articles consacrés au kebab berlinois et au kebab grecs, c'est par ici :
- kebab berlinois : article 1 - article 2
- kebab grec : article

Publié dans Saveurs du monde

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Les spécialités roumaines à tester absolument

Publié le par Messergaster

Chers tous,

Cette fois-ci mon silence radio se justifie pour des raisons un peu plus funky que le travail ou d’autres prises de tête : eh oui… car, cette fois-ci, la cause, c’était mon départ en vacances ! En effet, après avoir flâné ça et là en France pour revoir des amis, voici que, mi-juillet, j’ai pris l’avion pour passer une dizaine de jours en Roumanie.

Avant de passer au contenu de l’article du jour (les spécialités roumaines à tester absolument), j’aimerais dire quelques lignes sur ce voyage. Les médias décrivent souvent la Roumanie comme un pays très pauvre, avec de gros problèmes de corruption et à la sécurité vacillante. Eh bah moi, je ne peux, au contraire, que vous conseiller de visiter ce pays : je suis partie en mode « femme seule », à l’aventure, et tout s’est très bien passé !! Il y a plein de petites villes fortifiées, en Transylvanie (Braşov, Sibiu, Sighişoara), qui méritent vraiment un coup d’œil.  Les amateurs de la nature seront satisfaits aussi : les possibilités de randonnées en montagne sont infinies et, pour ceux qui préfèrent la plage, il y a toute la Mer Noire à découvrir. Quant aux amateurs des grandes capitales (dont je crois que je fais définitivement partie ?), une visite de deux jours minimum à Bucarest s’impose.

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Mais passons à la nourriture !

Du fait de sa position géographique et de son histoire, la cuisine roumaine est influencée surtout par deux cultures : celle hongroise et celle allemande. Par exemple, au niveau de la pâtisserie (j’y reviendrai dans un article à venir, stay tuned), j’ai retrouvé en Transylvanie beaucoup de choses que je mangeais à Berlin. Idem, on trouve des kürtőskalács (vous savez, ces rouleaux de pâte enroulés sur une broche et qui sentent bon la cannelle) aussi bien en Roumanie qu’en Hongrie.

Question salé, les soupes (« ciorbă ») sont nombreuses et variées. J’en ai mangé deux fois mais, ce que j’ai préféré, ce sont les « sarmale » (petites paupiettes de viande recouvertes de chou…. ça m’a rappelé les « kohlenrouladen » allemandes, en plus fin): miam ! Il y a aussi l’embarras du choix pour découvrir des plats de viande plus élaborés. C’est le cas d’un plat appelé « tochitură », par exemple : il s’agit de viande et d’abats coupés en petits morceaux et qui sont faits longtemps mijoter dans une sauce à la tomate avec des épices. Une sorte de ragoût sans pommes de terre… étant donné que l’accompagnement traditionnel de ce plat est la « mămăligă » (polenta). J’en ai pris un jour dans un restaurant : la viande était tendre à souhait !

Tochitură

Tochitură

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Niveau streetfood : je n'en dis pas plus étant donné que je compte consacrer un véritable article à ce sujet prochainement.

Bref, je me suis bien régalée au cours de ces dix jours et j’espère vous avoir mis en appétit avec ce petit article. Il ne s’agit là que d’un échantillon et, si jamais vous allez en Roumanie, il va falloir penser aussi à goûter le saucisson local, le vin, la bière

PS : si vous allez en Transylvanie, attendez-vous à voir partout du marketing basé sur le personnage de Dracula... Près du château de Bran, par exemple, on peut manger la "traditionnal Dracula's pizza"!!!!

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

Publié dans Saveurs du monde

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Clafoutis au porto

Publié le par Messergaster

L’avantage de vivre en banlieue consiste dans le fait que je peux tranquillement aller faire mon marché tous les dimanches.  J’adore aller faire mes courses au marché de Saint Denis : c’est une explosion de couleurs et de parfums… le tout, pour un prix très abordable. D’ailleurs, l’autre jour, j’ai réussi à m’acheter une livre de cerises pour 1.5 euros ! J’en ai direct profité pour préparer un clafoutis que nous avons mangé avec ma mère et ma grand-mère au moment du goûter.

Voici le gâteau... dans mon moule en forme d'étoile.

Voici le gâteau... dans mon moule en forme d'étoile.

Voici donc la recette (pour 3 personnes, cad : un petit moule) :

-125g de farine
-2 dl de lait entier

-100g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-2 œufs
-3 cuillères de porto
-400g de cerises

Commencez par beurrer votre moule et par le recouvrir de cerises : idéalement, il faut qu’elles recouvrent toute la surface.
Battez le sucre et le sucre vanillé avec les œufs entiers. Ajoutez le lait et mélanger soigneusement. Incorporez délicatement la farine et mélangez bien pour éviter les grumeaux. Terminez en ajoutant le porto et versez ce mélange dans le moule.

Faites cuire une petite heure à 160°C (surveillez quand même : le gâteau a toujours tendance à légèrement brûler en bas).

Notes :

-Prenez un moule à bords pas trop hauts : ainsi votre centre sera cuit mais le fond du gâteau non brûlé
-Vous pouvez remplacer le porto par du rhum ou du kirsch ou, au contraire, le supprimer.
-N’hésitez pas à faire ce gâteau avec d’autres fruits : pêches, prunes, pommes…

Publié dans Recettes sucrées

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La nouvelle campagne publicitaire d'adopteunmec

Publié le par Messergaster

Première chose : toutes mes excuses pour ce long silence radio. J’espère qu’avec la fin du mois de juin, je vais pouvoir reprendre un rythme de publication digne de ce nom…. Et visiter vos blogs bien plus régulièrement que je ne le fais actuellement.

L’article d’aujourd’hui m’a été inspiré par un trajet en métro. Un peu distraite, j'ai tourné la tête et… je suis tombée sur la nouvelle campagne publicitaire d’adopteunmec. Ai-je besoin de présenter le site en question ? Il s’agit bien sûr d’un des sites de rencontre les plus célèbres de France. Et comme les nouvelles pubs « adopte » montrent des aliments sucrés au centre de l’image, si je parle de ces affiches, je reste en plein thème de mon blog, non ?
Les deux publicités sont construites de la même façon : une main féminine située dans l’angle en haut à droite (le vernis à ongles diffère légèrement d’une affiche à l’autre), des sucreries disposées sur une table (muffins, bonbons) et un homme en format « mini » qui s’empresse de rendre service à la belle dame (en mettant la cerise sur la gâteau ou en s’apprêtant  à lancer un bonbon dans la main de la femme), tel un gentil petit esclave.

 

Voici la première pub.

Voici la première pub.

Voici la deuxième pub (oui, un peu de travers.. le métro reprenait sa course).

Voici la deuxième pub (oui, un peu de travers.. le métro reprenait sa course).

Dans ces deux pubs, on retrouve tous les différents ingrédients qui ont fait le succès d’adopteunmec, à savoir les couleurs à tendance girly (comme le rose, presque omniprésent sur le site)  et l’inversion des rôles. Pour traduire le fait que, sur le site, les femmes sont reines, voici que le bonhomme masculin a la taille d’un lilliputien alors que la femme paraît une géante ! Si nous ne parlions pas d’un site trivial comme adopteunmec, j’aurais presque osé un rapprochement avec un poème de Baudelaire… si ce n’est que, comme j’ai l’esprit mal tourné, c’est plutôt à une nouvelle de Bukowski que j’ai pensé tout d’abord.
De façon plus générale, cette pub rappelle que,de tous temps, les plaisirs de la séduction et de la nourriture sont allés de pair.
On en arrive presque à se demander si la femme de la photo ne serait pas une cannibale. On dirait qu'elle hésite entre dévorer le petit personnage ou la friandise !
Voilà pourquoi, finalement, je me retrouve à trouver cette nouvelle campagne publicitaire plutôt intéressante :
ça change de la vieille affiche à fond noir qui évoquait tout simplement le nombre des inscrits atteints. Elle brillait certes pour sa sobriété... mais bon, je la trouvais un peu tristounette quand même. Et puis, de toute façon, les affiches ont beau être toutes nouvelles, on retrouve encore le traditionnel logo où la femme met le produit masculin de son choix dans son caddie.

Au-delà de la question "pour ou contre les sites de rencontres", que pensez-vous tout simplement de cette pub ? Réactions ?

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Gâteau au yaourt : saveur cacao - Ricoré

Publié le par Messergaster

Il y a environ deux semaines, j’ai eu le dernier jour d’une formation que je suivais depuis un bon bout de temps. Pour fêter ça, on a organisé un petit pique-nique (en y repensant: ce temps pluvieux venait tout juste de commencer mais, heureusement, ce mercredi matin-là, on avait eu une éclaircie nous permettant de manger tout de même dehors).

Moi, j’avais ramené un gâteau au yaourt que j’avais un peu customisé pour l’occasion.

La photo a été prise vite fait : elle n'est pas super "pro"... mais bon, elle vous permet d'imaginer à quoi ressemble le gâteau.

La photo a été prise vite fait : elle n'est pas super "pro"... mais bon, elle vous permet d'imaginer à quoi ressemble le gâteau.

Voici la recette :

-1 pot de yaourt nature (à ne pas jeter : le pot servira de verre mesureur)
-2 pots de sucre de canne
-3 œufs
-1 sachet de sucre vanillé
-½ pot d’huile
-2 pots de farine
-½ sachet de levure
-3 bonnes cuillères à soupe de cacao amer
-2 bonnes cuillères de Ricoré

Commencez par verser le contenu du pot de yaourt dans un saladier. Lavez le pot et essuyez-le bien pour l’utiliser tel un verre doseur.
Dans ce même saladier, ajoutez les oeufs, le sucre et le sucre vanillé : mélangez bien.
Ajoutez ensuite le demi-pot d’huile : à nouveau, mélangez soigneusement.
Incorporez la farine tamisée avec la levure.Terminez en ajoutant le cacao amer et la Ricoré.
Faites cuire à peu près 45 minutes à 180°C (j’insiste : surveillez votre four… chaque four est différent et les temps de cuisson peuvent varier !).

Notes :

- Je recommande vraiment d’utiliser du sucre de canne pour cette recette. En effet, le sucre blanc aurait tendance à donner un goût sucré trop prononcé pour cette recette… Cela pourrait poser problème puisqu’il y a déjà le petit goût caramélisé de la Ricoré
- Bien sûr, on peut remplacer la Ricoré par de la chicorée classique (et probablement plus naturelle..).
- Le résultat, c’est un gâteau pas du tout bourratif et plutôt moelleux. Il n’a pas fait long feu !

Publié dans Recettes sucrées

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Les buffets à volonté : pour ou contre ?

Publié le par Messergaster

Parmi les choses qui caractérisent au mieux Messergaster, il y a probablement son côté « économe » voire franchement « radin ». C’est pour ça qu’en général, les rares fois où on me propose d’aller à un buffet « all you can eat », j’accepte avec enthousiasme : pouvoir se faire éclater la panse sans dépenser une fortune, n’est-ce pas le rêve de tout le monde ?
Pourtant, la dernière fois que j’ai fait ça, j’ai été moins convaincue par ce type de formule. Au-delà du côté « défi » que je continue d’apprécier (combien de mets vais-je réussir à goûter pour rentabiliser au mieux le prix que je vais payer à la fin ? vais-je réussir à tout faire tenir sur ma petite assiette ?), je commence à me rendre compte qu’il y a des choses qui ne me plaisent pas trop de ce système.

Ce que j'ai mis sur mon assiette dans le dernier restaurant "buffet à volonté" où je suis allée (il s'agit ici de la première fois où je me suis servie).

Ce que j'ai mis sur mon assiette dans le dernier restaurant "buffet à volonté" où je suis allée (il s'agit ici de la première fois où je me suis servie).

1er bémol : on mange plus que nécessaire

Commençons tout d’abord par rebondir sur cette notion de « défi » : c’est génial de pouvoir découvrir toutes les spécialités du restaurant… mais, à la fin, on se retrouve plus à « engloutir » des aliments qu’à les « déguster ». Je me suis déjà retrouvée à me resservir alors que je n’avais plus faim… uniquement car je ne voulais pas partir sans avoir mangé une bouchée d’au moins tous les plats de la carte. Assez idiot, non ? Aller au restaurant devrait rester une superbe expérience gastronomique, un moment de plaisir… et non une circonstance qui fait qu’on en ressort avec le ventre tout barbouillé.

2ème bémol : on mange trop vite

Autre problème : l’heure à laquelle sont proposés ces buffet « all you can eat ». Je connais des restaurants « wok » qui proposent des formules « à volonté » le soir mais, cependant, la plupart limitent tout de même ce menu au midi. Normal : le but est d’attirer la clientèle qui travaille à côté pendant la pause déjeuner…. Mais c’est aussi cela qui provoque justement cette sensation de « ohlàlàlà, j’ai vraiment trop mangé » : la pause déj’ dure une heure au maximum et, bref, le temps de sortir du bureau, d’aller au resto, de s’asseoir, de choisir… il ne reste plus qu’une demi-heure pour manger. Or il s’agit d’un temps beaucoup trop court pour absorber correctement la nourriture. Résultat : on est incité à manger très vite et donc à avaler sans mâcher. Autre motif qui fait qu’on se lève de table, l’estomac lourd.

3ème bémol : le côté "cantine"

Enfin, un petit détail… mais qui mérite d’être signalé quand même. En effet, alors que dans les restaurants version « classique », on est servi alors qu’on reste assis à table, voici que dans les formules « all you can eat », on se lève pour aller remplir son assiette. C’est une chance incroyable pour les impatients qui, comme moi, détestent attendre des heures qu’on leur apporte à manger mais, néanmoins, cela peut favoriser certains petits désagréments. A qui ce n’est pas arrivé de voir que, dans la partie consacrée aux pommes de terre au four, quelqu’un avait fait tomber quelques haricots verts qui n’avaient strictement rien à faire là ? A qui ce n’est pas arrivé de voir que la cuillère qui aurait dû servir à servir les aubergines marinées est finie dans le secteur « riz blanc » ? Bien sûr, ce n’est rien de dramatique mais, néanmoins, si vous appréciez moyennement que les sauces se mélangent comme moi, voici quelque chose qui peut être agaçant.

Bien sûr, malgré ces petits côtés négatifs, je continuerai d’aller dans ce type de restaurant, si on me le propose… il est vrai cependant que, à mon extrême surprise, je me retrouve à me demander si je ne préfère pas finalement payer un peu plus pour aller dans un établissement qui ressemble « moins à une cantine » et « plus à un restaurant ».

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Comment faire une bonne chantilly maison ?

Publié le par Messergaster

La crème chantilly, on adore tous ça. Que ce soit en garniture dans les gâteaux (voir par exemple ma dernière recette de roulé aux fraises) ou en tant que décoration pour sublimer un bon chocolat chaud, il y a toujours de bonnes raisons pour en manger. Bien sûr, dans le commerce, on trouve des bombes de crème fouettées qui sont très bonnes et bien pratiques. Cependant… bah… la crème fouettée maison est et restera toujours une tuerie !

La crème chantilly : l'accompagnement parfait pour déguster les fraises !

La crème chantilly : l'accompagnement parfait pour déguster les fraises !

Voici donc la recette (pour un saladier bien rempli de crème) :

-500mL de crème fraîche liquide à 35% de matière grasse
- environ 100g de sucre en poudre

- 1 sachet de sucre vanillé

Commencez par mettre la crème au congélateur pendant une trentaine de minutes afin qu’elle soit bien froide.
Ce laps de temps écoulé, versez la crème fraîche liquide dans un saladier. Ajoutez le sucre et le sucre vanillé et, à l’aide d’un batteur électrique, montez la crème jusqu’à ce qu’elle soit bien « gonflée ».

Notes :

- Vous me direz que cette recette est d’une simplicité consternante. Oui, c’est vrai… mais les choses les plus simples ne sont-elles pas précisément les meilleures ?
- Vous n’êtes pas obligé(e)s de mettre le sachet de sucre vanillé : si vous préférez que le goût de la crème reste le plus « pur » possible, il vaut peut-être mieux éviter.
- Quant à la dose de sucre : j’ai indiqué 100g dans la recette mais, bien entendu, si vous craignez d’obtenir une crème trop fade/trop sucrée avec ces proportions, n’hésitez pas à modifier le nombre de grammes de sucre !

Publié dans Recettes sucrées

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Quels ingrédients choisir pour cuisiner de bonnes boulettes ?

Publié le par Messergaster

Les gens qui me connaissent savent que parmi les choses que j’aime ramener à midi, sur le lieu de travail, il y a les boulettes. En effet quand j'en fais, je m’arrange toujours pour en cuisiner en assez grande quantité : je peux ainsi en ramener deux ou trois fois au boulot.
Quand on parle de boulettes de viande, on a souvent tendance à imaginer un mets tout simple et sans grand intérêt. Pourtant, le choix de ingrédients est non seulement crucial au niveau du goût… mais aussi au niveau de la texture.
Voici donc un petit article à ce sujet.

Voici les dernières boulettes que j'ai préparées....

Voici les dernières boulettes que j'ai préparées....

Comment bien choisir la viande ?

Pour faire de bonnes boulettes, je choisis de préférence de la viande maigre. En général, si je vais chez le boucher, je lui demande du steak haché et, si jamais je suis obligée d’acheter ma viande au supermarché, alors je m’assure que sur l’étiquette il y ait marqué « 5% de matière grasse ». Non, ce n’est pas un délire de fifille qui fait attention à sa ligne : j’ai déjà essayé de préparer des boulettes avec une viande plus grasse. Le résultat ? De la graisse qui sortait de la viande pendant la cuisson… ce qui débouchait sur une viande beaucoup plus pâteuse.

Pain rassis, chapelure, farine, polenta ou semoule ?

Quand on fait des boulettes de viande, on est confronté au problème de l’ingrédient qui va donner de la consistance aux boulettes : pour bien « façonner » la viande, il faut en effet quelque chose qui lui donne un peu plus de « solidité »,  pour ainsi dire.
Tous les ingrédients mentionnés dans le titre se prêtent bien à cette utilisation. Ils présentent néanmoins des différences. Par exemple, la farine permet d’obtenir un bon résultat final mais oblige, pendant la préparation des boulettes, à avoir les mains toutes empâtées : la farine unie à la viande crée une sorte de colle qu’on ne retire pas si facilement des mains. Au contraire, la semoule ou la polenta (encore à l’état de poudre, hein) facilitent grandement le « façonnage » en absorbant bien le liquide présent dans la viande.

Oignon ou ail ?

Les avis divergeront selon les goûts… d’autant plus que rien n’empêche d’utiliser les deux, bien sûr. On retient cependant qu’il vaut mieux ne pas exagérer avec l’oignon : si vous avez l’habitude de réduire beaucoup d'oignons en purée comme moi, vous vous retrouvez à ajouter indirectement un élément liquide à votre préparation (l’oignon contenant une partie d’eau) : il faut alors compenser en ajoutant plus de chapelure, de pain rassis, de semoule…

Quid des épices ?

A nouveau, chacun de nous doit se laisser guider par ses propres goûts. Il y a ceux qui adorent le goût du cumin dans la viande hachée alors que d’autres se limiteront à ajouter tout simplement une touche de poivre. Quant à moi, j’ai découvert, il y a plusieurs années maintenant, que la cannelle en poudre permet de sublimer le goût du steak haché : essayer pour croire.

Et les herbes aromatiques ?

L’idéal est bien sûr d’utiliser des herbes fraîches… mais on n’a pas toujours des herbes aromatiques qui poussent sur le balcon. Dans ce cas, on se rabattra bien sûr sur la version lyophilisée.
Parmi les herbes qui se prêtent le mieux à ce type de préparation, je signalerai le persil et le laurier.

Les autres ingrédients

Ce qu’il y a de bien avec les boulettes, c’est qu’on peut les customiser à l’infini. Certains choisiront par exemple de ne pas utiliser l’œuf comme liant alors que d’autres ajouteront du fromage râpé pour booster le goût. Il y a aussi le club des gens qui ajoutent un peu de riz déjà cuit à l’intérieur ou encore ceux qui recyclent un reste d’épinards en l’introduisant dans une recette de boulettes. Et je ne parle pas de toutes les variantes végétariennes voire véganes de ce plat : on peut bien sûr remplacer la viande hachée par toutes sortes d’autres ingrédients non issus des animaux !

Et vous ? Quels sont vos secrets pour préparer de bonnes boulettes ?

Publié dans Focus alimentaires

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