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Les videos culinaires

Publié le par Messergaster

Si vous avez vu l’article de la semaine dernière, vous avez donc pu voir que j’ai testé moi aussi la vidéo culinaire. Je ne pense pas que je vais me transformer en une youtubeuse (trop de travail de montage etc) mais il faut reconnaître que la vidéo est un support intéressant.
De façon générale, en ce moment, mon fil d’actualité FB ne me propose pratiquement plus d’articles culinaires en format « texte »… mais uniquement des recettes en format video : tous les sites culinaires célèbres s’y sont mis.

Tout cela m’a fait cogiter… Voici quelques une des mes pistes de réflexion :

Les videos culinaires

L’article de Slate qu’une amie m’avait fait lire

Tout est parti de cet article-ci.
Le titre un peu trop dramatique ("La recette de cuisine est-elle en voie de disparition ?") ne pouvait que m’obliger à cliquer : ils sont forts quand même, ces community managers.
Après, si on lit l’article, on peut tirer un petit soupir de soulagement : ah on n’évoque pas la France, ah on parle surtout d’un retour à l’improvisation… Mais bon, tout cela a suffi à déclencher la réflexion du paragraphe suivant chez moi.

Le rapport à l’écrit

Que voulez-vous : quand on donne des cours de français, on finit par penser « boulot » même dans la vie de tous les jours. Quand je vois tous ces posts FB bourrés de fautes, par exemple, je comprends mieux pourquoi les lycéens sont aussi fâchés avec l’orthographe.
Car oui, la vidéo se généralise : Facebook, de toute façon, a dit clairement qu’il compte mettre en avant les vidéos au détriment des articles de type « texte ». Bref, à cause de ça, les gens sont encore moins stimulés à lire et entretiennent une certaine paresse intellectuelle - tout ce qu’on aperçoit sur les vidéos culinaires des grands sites se réduisant aux doses d’ingrédients à incorporer. Je me demande parfois si, à l’avenir, les gens sauront encore écrire…

Le food porn

Cela semble une évidence mais, si on veut que les gens cliquent sur nos posts FB, alors il faut choisir des images qui donnent vraiment appétit à l’internaute : beaux gâteaux coulant de chocolat, croquettes, frites… Tout cela est poussé à son paroxysme avec les vidéos culinaires :

  • Regardez le choix des recettes : exclusivement des recettes super caloriques ! Je n’ai rien contre les recettes qui ne sont pas healthy (au contraire) mais, sérieux, parfois je remarque une certaine monotonie au niveau des modes de cuisson ou des ingrédients proposés : nutella, friture, fromage coulant… C'est toujours pareil.
  • La vidéo exerce un pouvoir hypnotique : moi-même, j'en suis touchée ! Souvent, je ne like même pas le site culinaire en question mais Facebook m’envoie un post sponsorisé avec une vidéo : c’est plus fort que moi, je suis curieuse et je regarde : je DOIS voir en quoi va consister la recette proposée. C’est ça, le pouvoir de la vidéo : nous clouer devant un écran, fascinés. Avec une recette culinaire sous forme de texte, cela ne se produit pas du tout de la même façon : on garde la faculté, la liberté, de choisir si lire la recette ou pas.

Pour conclure :

Ne me prenez pas pour une grosse réac’ en lisant cet article, s’il vous plait. Moi-même, il m’arrive de faire à manger avec une recette youtube. Bien sûr que la vidéo est un outil magnifique pour cuisiner : en un coup d’œil on peut s’assurer qu’on reproduit fidèlement le tour de main de la personne sur la vidéo ou que notre pâte à gâteau ressemble bien à celle sur l’écran. Tout cela est un grand progrès ! Toutefois… cette omniprésence de l’image continue à beaucoup me questionner.

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Pump my cake

Publié le par Messergaster

Ceux qui me suivent sur Facebook sont déjà au courant. Pour les autres, voici l’article.

Au mois d’octobre dernier, Tata Nat (du blog Bière, Berlin et Rock and Roll) et moi avions décidé d’entreprendre un projet en commun. Nous nous étions lancées un véritable défi : réaliser un motif arc-en-ciel sur une pâte à sucre sans utiliser un aérographe classique… mais une pompe à peinture industrielle !
Le résultat…. Est un peu décevant, on ne va pas vous mentir : on aurait aimé que les couleurs coulent moins et tiennent mieux (en fait, le réservoir étant prévu pour contenir beaucoup de liquide, nous avons été obligées de beaucoup diluer nos colorants : erreur). Cependant, ce fut un moment fort amusant… que j’ai donc envie de partager tout de même avec vous.

Cerise sur le gâteau : vous pouvez voir à quoi ressemble Messer Gaster dans la vraie vie !

Publié dans Recettes sucrées

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Les spécialités tchèques à goûter absolument

Publié le par Messergaster

Au mois de février, Messer Gaster a passé 4 jours à Prague : ça faisait 10 ans que je n’y avais plus mis les pieds !  La ville est toujours aussi belle :  façades magnifiques, clairs de lune envoûtants et jolis monuments. Question gastronomie, voici ce qu’on peut retenir :

Le salé

La première fois que j’étais allée à Prague, j’avais 17 ans. A l’époque, je me souviens de m’être nourrie essentiellement de pain et de bière : régime super équilibré, hein ?

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Dix ans après, c’est avec un peu plus de maturité que je me suis approchée de la cuisine tchèque. Bon, à vrai dire, vu mes moyens économiques du moment, c’est surtout à la street food qu’est allé mon dévolu : hot dog, sandwich au fromage pané (oui, c’est possible !) etc. J’ai tout de même réussi à me faire une vraie soirée au restaurant – histoire de regoûter à un bon goulash. Celui-ci était d’ailleurs servi avec un type d’accompagnement très populaire là-bas, quelque chose à mi-chemin entre les gnocchi et les quenelles et que l’on coupe en rondelles : les knedlíky. Une belle découverte.
Question fromages, je n’ai pas vu grand-chose de spectaculaire : on peut toutefois signaler l’hermelin, sorte de brie. Mieux vaut se tourner vers la charcuterie et goûter un peu de jambon de Prague !

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

Enfin, il y a toute une série de choses que je n’ai pas eu moyen de goûter :

  • Le poisson : il paraît que les carpes sont savamment préparées et que d’autres poissons valent le détour aussi. Hélas, ce sera pour une prochaine fois !
  • D’autres plats typiques, souvent agrémentés de chou ou d’autres légumes.
  • Les restos végétariens : et là, ça mérite une diversion. Alors que la République tchèque est réputée pour avoir une cuisine traditionnelle plutôt axée sur la viande, j’ai eu non un mais deux amis qui ont insisté pour me recommander tel ou tel restaurant végétarien qu’ils avaient testé ! C’était très gentil de leur part… mais je n’ai eu ni le temps (ni les moyens) de finalement y manger. Ce sera pour une autre fois. Lux Anima m’a notamment fait une tête comme ça (lol) pour que j’aille à Etnovest : il paraît que c’est vraiment l’expérience gastronomique du siècle, alors, si vous êtes de passage à Prague et que vous ne mangez pas de viande, vous savez où aller.

Le sucré

Question sucré, je n’ai pas trouvé mon bonheur à Prague, je vais être très franche. Les crêpes (palačinky) sont bonnes mais je ne les ai pas trouvées très bon marché – ce qui m’a refroidi. Si on lit les guides, il semblerait que l’on trouve sans mal des parts de strudel ou autres gâteaux d’inspiration autrichienne… moi je n’ai quasiment rien vu de semblable. J’ai toutefois réussi à apercevoir du pain d’épice et à manger une sorte de beignet fourré au fromage blanc qui m’a rappelé une des pâtisseries que j’aime bien acheter à Berlin.
En revanche, le trdelniky est omniprésent. Il s’agit du nom local que l’on donne au kurtoskalacs hongrois : vous savez, il s’agit de ce rouleau de pâte briochée que l’on fait rôtir sur une broche et que l’on sert saupoudré de sucre parfumé à la cannelle. C’est très bon et on le décline sous toutes les formes… mais j’avoue m’en lasser finalement assez vite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

La bière

C’est peut-être ce que j’ai apprécié le plus. Les Tchèques sont très fiers de leur bière… et ils ont bien raison : ils emploient des ingrédients de qualité pour la produire et se servent d’eau pure. Le résultat est une bière que l’on boit avec grand plaisir. Si de nombreuses marques se trouvent sans mal ailleurs en Europe (à Berlin, par exemple, je commande souvent de la Pilsner Urquell), il y a en revanche d'autres qui sont plus facilement disponibles sur place. Par exemple, la Kozel, avec sa jolie petite étiquette, je ne l’avais encore jamais goûtée !

Petit assortiment de bières.

Petit assortiment de bières.

Bilan

La cuisine tchèque est riche et ce serait vraiment dommage de passer à côté. Je dois cependant reconnaître que je me lasse assez vite. Me connaissant, les prix doivent sûrement avoir eu un certain impact sur mon jugement : je trouve que, de façon générale, les choses ne sont pas données à Prague. D’accord, je suis peut-être trop restée dans des endroits touristiques… mais bon, tout de même, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un peu l’impression de me faire avoir – économiquement parlant. Discours à part pour la bière : celle-ci coûte parfois moins cher que l’eau !
Bref, il ne me reste plus qu’à terminer de relire L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera pour prolonger la magie de ce beau séjour.

Publié dans Saveurs du monde

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