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Spanakopita à ma façon

Publié le par Messergaster

J'adore les épinards et, de retour de mes vacances en Grèce, j'ai désespéremment tenté de reproduire les spanakopitas mangés là-bas. J'ai vaguement essayé de réaliser une base pouvant s'approcher de la pâte filo que l'on emploie là-bas... mais je sais parfaitement que ma recette n'a quasiment rien à voir avec la recette traditionnelle,malheureusement.

Picture0021-copie-1.jpg

Voici la recette :

- 600g de farine
- 200g de feta (la ricotta, ça le fait aussi)
- 500g d’épinards (frais ou surgelés, mais pas en boîte)
- un demi oignon
- 2 œufs (ou 1 gros)
- Quelques branches de persil ou 2 cuillérées de persil séché
- Noix de muscade
- Un peu d’huile d’olive

La farce :

Mélanger dans un saladier les épinards, le fromage, les œufs, le persil, la noix de muscade. Salez et poivrez.

La pâte « filo » :

Pétrir la farine avec un peu de sel, de l’eau bien chaude et deux-trois cuillérées d’huile d’olive. La pâte doit être bien élastique. Partagez-la alors en 12 boules égales et laissez reposer au moins une heure.
Prendre alors le rouleau à pâtisserie et étendre une boule afin d'obtenir une feuilles très fine (le plus rectangulaires possible c’est mieux).  Avec un pinceau, enduisez la feuille avec un peu d’huile. Prenez une autre boule, étendez à nouveau la pâte et déposez-la sur la feuille précédente (aidez-vous avec le rouleau à pâtisserie pour ne pas la casser).
Recommencez l’opération. Vous devez obtenir 6 « pseudos rectangles » composés de 2 feuilles.

L’assemblage :

A l'aide d'un verre, découpez dans chaque « pseudo rectangle » des disques de pâte. Déposez un peu de farce au centre de chacun et repliez le tout de façon à obtenir plusieurs demi-lunes, comme dans la photo ci-dessus.

Cuisson :

20- 30 minutes à 200°C. Les triangles doivent être dorés. 

Notes:

- Il s'agit d'une recette née d'un mix d'autres recettes trouvées sur internet... et je n'arrive toujours pas à égaler ceux mangés en Grèce ! grrr ! Je trouve que  les miens sont loin d'être parfaits (mais bon, ça se mange toujours).
- Pour voir les recettes dont je me suis inspirée, il suffit de cliquer ici, ici et ici.
- Pour essayer de retrouver le goût des mets mangés en Grèce, j'ai aussi réalisé ma version personnelle des Kourabiedes, biscuits sablés dont vous trouverez la recette ici.

Publié dans Recettes salées

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Un mal pour un bien (ou recette de gâteau au chocolat sans jaunes d'oeuf)

Publié le par Messergaster

Aujourd’hui j’étais partie pour faire une glace au café. Je prépare mes ingrédients, je mets le tout dans une casserole, je fais bien attention à ce que ça ne cuise pas trop fort… mais, une erreur fatale : je m’éloigne 10 secondes top chrono, la casserole restant livrée à elle-même. Elle avait beau cuire à feu très très doux, le tout était à jeter car il était parvenu à ébullition. Malédiction !

D’autant plus que du coup, je n’avais pas vraiment envie de recommencer puisque je venais d’utiliser 4 jaunes d’œufs et que, si je me lançais à nouveau, j’aurais dû conserver alors 8 blancs d’œufs au frigo… C’est ainsi que je me suis dite qu’il fallait changer de plan et faire un gâteau à partir de mes 4 blancs d’œuf.

Un petit tour sur internet et je tombe sur une recette de gâteau moelleux au chocolat sans jaunes d’œufs … génial pour mon frère qui se lamentait qu’en ce moment je ne préparais que des gâteaux qu’il n’aimait pas !

dolce-choco.png
(Le gâteau au chocolat préparé uniquement à partir de blancs d'oeuf, avec une bonne tasse de café italien en accompagnement)

Cependant, j’ai un peu modifié la recette, c’est pourquoi je la partage avec vous :

Pour un moule à cake :

-4 blancs d’œuf
-120g de beurre, de sucre et de chocolat noir
-100g de farine
-un quart de sachet de levure chimique
-1 café bien fort (disons l’équivalent de 5 cuillères à soupe)

Préparez le café puis, une fois prêt, le verser dans une petite casserole . Ajoutez le chocolat et faites-le fondre avec le café.
D’autre part, dans un saladier, mélangez le sucre et le beurre. Ajoutez le chocolat fondu. Ajoutez alors la farine et la levure.
Enfin, montez les blancs en neige et incorporez-les délicatement à la préparation.
Versez le tout dans un moule à cake avec du papier sulfurisé (ou moule en silicone) et faites cuire à 160°C pendant une bonne heure, voire une heure et demi.

Notes :

- Vous obtiendrez ainsi non pas un moelleux au chocolat, mais un gâteau au cœur tendre sans être pour autant coulant. En réalité, la recette originale indiquait de le faire cuire 50 minutes à 180°C : je pense que si on suit ce conseil, on obtient effectivement un cœur plus liquide. Mais il faut dire que personnellement je préfère quelque chose qui se tient davatange (oui, je me rends compte que je dois bien être la seule personne au monde à ne pas être très fan du moelleux au chocolat...).
Le gâteau est délicieux (il a un goût qui me rappelle presque les "Chocos" de la marque Kellog’s..) et mon frère en a déjà mangé la moitié !
- Comme quoi finalement cette histoire de glace ratée, c’était un mal pour un bien ! 

Publié dans Recettes sucrées

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Personne ne sait résister à une bonne glace

Publié le par Messergaster

Aujourd’hui, je flânais en librairie et je suis tombée sur un livre intitulé L’Italia del gelato, publié par le Touring club italien et paru le 20 mars 2010. Deux pages ont particulièrement attiré mon attention, deux pages où étaient énumérés différents personnages historiques et leur passion pour la glace.

Ainsi, il semblerait qu' Alexandre le Grand en Inde et Néron dégustaient déjà avec plaisir ce qu’on pourrait appeler l’ « ancêtre » des glaces, une sorte de dessert froid, à base de fruits. Toutefois, les véritables glaces naissent plus tard et notamment en Italie… ce qui explique que ce soit Marie de Médicis qui les fait découvrir aux Français (comme une infinité d’autres sucreries, par ailleurs). Plus tard - en particulier au cours de la première moitié du XVIIe siècle - au Procope, l’habitude s'impose de s’asseoir à table pour manger sa glace… et plus tard, même Napoléon devint un habitué du célèbre café.

Du côté de la littérature, on peut mentionner Dickens qui écrivait, à propos des Italiens, qu’ils semblaient « téter » leur glace. Quant aux poètes, se distingue Leopardi, célèbre non seulement pour ses poésies, mais aussi  pour sa laideur et sa petite taille. Il ironisait, à la fin de sa vie, en écrivant que les montagnes de glace qu’il avalait étaient plus hautes que lui. Et encore Carducci ou D’Annunzio étaient de grands amateurs.

Enfin, signalons aussi la princesse Sissi qui, malgré son extrême attention pour la ligne, se concédait ce petit péché mignon. Il nous reste, d’ailleurs, sa recette personnelle de glace à la violette.

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(Vous vous rappelez de la pub pour le Magnum "Temptation" où on avait contacté Eva Longoria pour promouvoir le produit ? Voici l'exemple d'une campagne publicitaire qui exploite le nom d'une personne célèbre pour vendre davantage).

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A propos du croissant chaud du matin...

Publié le par Messergaster

Après avoir préparé ma première pâte feuilletée maison, plein de questions ont commencé à m’envahir l’esprit. Comment est-ce possible qu’un jour, il y a des siècles, quelqu’un se soit levé le matin et se soit dit :

« Tiens, aujourd’hui je vais préparer une première pâte avec très peu de matière grasse, puis je vais incorporer du beurre, et enfin je vais replier plusieurs fois cette pâte sur elle-même pour obtenir des sortes de feuilles… »

Moi, jamais je n’y aurais pensé ! Pourtant, il semblerait que l’invention de la pâte feuilletée remonte à loin : déjà les hommes de l’Antiquité devaient connaître cette pâte.

En tout cas (encore une fois !) c’est Antonin Carême qui a perfectionné la pâte feuilletée pour la rendre telle que nous la connaissons aujourd'hui.

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L’histoire du croissant donne une origine au terme « viennoiserie ». Ainsi ce serait à Vienne, lorsque les Ottomans assiégeaient la ville, à la fin du XVIIe siècle, que cette pâtisserie aurait été inventée. En effet, la nuit, les soldats ennemis avaient fait du bruit, mais comme tout le monde dormait, personne n’entendait quoi que ce soit… excepté les mitrons et les boulangers qui à 3h du matin s’étaient déjà mis à la besogne. Ces derniers donnèrent alors l’alarme, ce qui permit aux Viennois d'intervenir contre l’attaque de l’ennemi. Ce gâteau individuel fut donc une façon d’immortaliser le rôle de cette catégorie professionnelle et c’est pourquoi on lui donna une forme de demi-lune, le symbole présent sur les étendards ottomans.

Détail important : à ce qu’il semble, les premiers croissants n’étaient pas feuilletés, mais plutôt briochés et c’est précisément en France que l’on commence à les préparer avec de la pâte feuilletée, notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Cela explique pourquoi ils ont fini par devenir l’un des symboles de la gastronomie française et non pas de celle viennoise ou arabe.

Les imitations ne se comptent plus et chaque pays produit ses croissants un peu à sa façon. Perso, je connais bien ceux italiens que l’on appelle « cornetto », c’est-à-dire « petite corne » : ils sont très parfumés car ils sentent la fleur d’oranger et sont plus sucrés. Par contre, on les prépare quasiment toujours à partir de margarine et le goût - comme la texture - en ressent... Souvent on les coupe en deux dans le sens de la longueur et on introduit à l’intérieur une tranche de jambon ou du fromage. Pour un en-cas sucré-salé, c'est vraiment savoureux.

D’autre part, en Lorraine, je me souviens d’avoir mangé des croissants avec du glaçage dessus.. un délice ! Et, si un jour vous allez à Berlin, n'hésitez pas à goûter au "laugencroissant" (une sorte de bretzel brioché).

Ahhh le croissant ! Si je m'écoutais et si ce n'était pas si calorique, je pourrais en manger tous les jours au petit-déjeuner, au goûter... 

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Ma première pâte feuilletée maison ! ahah!

Publié le par Messergaster

Une satisfaction infinie. J'ai réussi ma première pâte feuilletée maison... et levée, s'il vous plaît ! J'ai toujours cru qu'elle était impossible à faire à chez soi mais finalement, quoique ce soit long et un peu délicat, c'est faisable. Je continuerai à acheter mes pains au chocolat chez le boulanger... mais désormais, la galette des rois je me la ferai moi-même !!

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(Bon, dans cette photo, on ne voit pas vraiment les différentes "feuilles"...)

Je reproduis ici lrecette que j'ai suivie (elle donne 15-20 croissants) :

-500g de farine
-20g de levure de bière
-25g de beurre ramolli + 250g pour les "tours"
-30 cuillères à soupe d’eau tiède
-60g de sucre (je me demande si on pourrait pas monter jusqu'à 80g...)
-1 cuillère à café de sel
-un jaune d’œuf pour la décoration

La "détrempe" : Dans un bol, versez l’eau tiède, le sucre, le sel, la levure. Dans un saladier, verser la farine et faire un puits : ajouter le contenu du bol que l’on vient de préparer+les 25g de beurre. Pétrir pendant 15 minutes, le but étant d’obtenir une pâte homogène, élastique et qui ne colle pas aux doigts. Faire reposer la pâte au moins 1h au frigo en la recouvrant d’un film transparent ou en enfilant le saladier dans un sac plastique.

"Abaisser" le beurre : Pendant ce temps, sortez les 250g de beurre. Découpez une grande feuille de papier sulfurisé, pliez-la en deux et mettez le beurre à l’intérieur. Commencez à abaisser le beurre, le but étant d’arriver à une sorte de carré d’une épaisseur de 0,5cm (ça fond très très vite…). Une fois terminé mettez le beurre au frigo, toujours enveloppé de son papier sulfurisé pendant 1h.

Incorporer le beurre à la détrempe : Cette heure écoulée sortez votre pâte (perso j’ai préféré laisser la pâte 2h au frigo). Avec un rouleau à pâtisserie commencez à étendre la pâte pour obtenir un carré plus grand que celui que l’on vient de faire pour le beurre - mieux encore si vous arrivez à faire une sorte d’étoile à quatre branches. L’important, en tout cas, est de faire le centre plus épais. (en étendant la pâte, des gaz dus à la fermentation s’exhaleront+sachez que la pâte a tendance à se rétracter). Retournez la pâte afin d’enlever l’excédent de farine (moi j’utilise un pinceau).
Sortez alors votre beurre, placez-le au centre et rabattez chaque angle du carré (ou chaque pointe de l’étoile) vers le centre afin d’ « emprisonner » le beurre.

Les "tours simples : Reprenez votre rouleau à pâtisserie et essayez de faire un rectangle (tant pis s’il n’est pas parfait) en veillant bien à ce qu’il soit 3 fois plus long que large. Rabattez alors le tiers inférieur vers le centre, puis le tiers supérieur.

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(Schéma du tour simple)

Tournez de 90° (vous devez avoir la pliure à droite et l'ouverture à gauche), et à nouveau étendez rapidement un rectangle 3 fois plus long que large et rabattez vers le centre d’abord la partie inférieure, puis celle supérieure. (cette fois-ci, le rectangle s’obtient plus facilement).
Hop, au frigo pendant une autre demi-heure.
Ensuite, on recommence en ayant bien soin de placer à nouveau le rectangle de pâte en ayant la pliure à droite et l’ouverture à gauche (si vous avez bien tourné votre pâte de 90°, c'est déjà le cas). Pour la deuxième fois, on plie d’abord la moitié inférieure, puis celle supérieure et on tourne de 90°.
Et on remet la pâte au frigo une demi-heure… et on recommence une dernière fois, toujours en faisant en sorte d’avoir la pliure à droite et l’ouverture à gauche.

La préparation des viennoiseries : Ensuite, on étend la pâte en essayant d’obtenir un long rectangle de 0,5cm d’épaisseur que l’on coupe en deux dans le sens de la longueur.
Pour faire les croissants, on découpe des triangles isocèles et on fait une petite coupe au milieu pour mieux enrouler la pâte.

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(Voici comment découper la pâte pour les croissants)

Pour les pains au chocolat, on fait des rectangles que l’on replie deux fois avec du chocolat noir à l’intérieur.
Ensuite on laisse lever 2h. Puis, à l'aide d'un pinceau, on distribue le jaune d'oeuf sur les viennoiseries pour leur conférer une jolie couleur blond-doré (moi j'ai dilué avec un peu de rhum).
(Enfin) On fait cuire 10 minutes au four  à 220°C, puis encore 10 minutes à 180°C (mais surveillez tout de même !).

Et voici le résultat :

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(Ils sont un peu pâles car j'ai dilué le jaune d'oeuf avec la liqueur...)

Très important : mes sources, c'est-à-dire les sites que j'ai consultés pour aboutir à mes viennoiseries (à chaque fois que je me lance dans une recette, je ne regarde pas 1 site, mais au moins 3 et j'essaie de fusionner ce qui me semble le plus "pertinent"): 
-pour les ingrédients et les proportions: cliquez ici.
-pour la technique et le "vocabulaire"cliquez ici et ici.

Un grand merci à tous les 3 sans lesquels, je n'aurais jamais réussi !

Publié dans Recettes sucrées

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Miko, c'est fini !

Publié le par Messergaster

Je l’ai enfin testée : hourrah ! Enfin j’ai actionné pour la première fois la sorbetière que je viens d’acheter. 
Ah, j’ai fini de donner de l’argent à Miko et à Nestlé ! Enfin, je croyais.. car là je me trouve en Italie et je comptais ramener la sorbetière en France - mais la boîte est assez encombrante et l’appareil est plutôt lourd, donc je ne sais pas si cela sera possible. 
Pour mon 1er essai, je me suis lancée dans la glace au yaourt, l’un de mes goûts préférés que je ne manque jamais de prendre lorsque je me rends dans une « gelateria » italienne. Ah son petit goût acide.. comment y résister ? 

Miko, c'est fini !

Voici la recette (pour 4 personnes, c’est-à-dire un demi bac à glace) :

-250g de yaourt (évitez la version allégée, ou alors ajoutez un peu plus de crème fraîche)
-1oeuf entier (gros)
-125g de crème  fraîche
-100g de sucre

Mélanger dans un saladier le sucre et l’œuf. Cuire ensuite « à la rose », c’est-à-dire porter la préparation à 80-85°C (à feu très doux, quoi : le but est de bien dissoudre le sucre et de rendre la crème plus dense, mais en évitant de la faire bouillir). Ensuite on laisse refroidir en mélangeant de temps en temps (j’ai laissé refroidir 1h à température ambiante, puis une demi-heure au frigo dans la partie la plus froide). Puis, on assemble la sorbetière et on verse progressivement la préparation. On laisse tourner l’appareil pendant une petite demi-heure, on met au congélo pendant au moins une heure et enfin on se régale ! (en mangeant ma glace je me disais que comme accompagnement pour un gâteau au chocolat ce serait juste extra).

Notes :

- Moment autobiographique, j’ai fait une grosse bêtise : j’ai mis d’un coup la préparation dans le bol de la sorbetière. Résultat : la glace s’est figée tout de suite sur les parois et n’a pas eu vraiment le temps de tourner dans la machine. Je me suis néanmoins armée de patience (et d’un couteau) pour décoller la glace et la faire tourner tout de même une dizaine de minutes pour lui donner la consistance voulue. En tout cas, désormais je me rappellerai de verser au fur et à mesure les ingrédients dans l’appareil à partir de l’ouverture sur le couvercle. 
- A
u passage, est-ce que quelqu’un connait un b-movie nommé Ice cream man de Paul Norman ? C’est un film d’horreur où un marchand de glaces prépare ses spécialités en  utilisant les enfants comme ingrédients principaux. A la place des bonbons, des grains de café ou des morceaux de pain d’épices, c’est un œil qui vient agrémenter le cornet… A prendre au second degré, c’est marrant.

Publié dans Recettes sucrées

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Le cuisinier pittoresque d'Antonin Carême

Publié le par Messergaster

Suite à la signalation qui apparaissait sur le blog « Du sacré au sucré, un blog de bon goût », blog que je conseille très chaudement de visiter, l’envie m’a prise de commander Le patissier pittoresque d’Antonin Carême. J’avais choisi l’édition économique, celle à un peu plus de 3 euros et ne proposant que quelques extraits.

Careme.jpg

Que dire ? Je suis prodigieusement déçue. Plus que d’un livre de cuisine, il s’agit d’un livre d’architecture avec planches et proportions. Je savais que ceci était justement ce qui avait fait la renommée de Carême : ses pièces montées fascinaient tous les convives. D’ailleurs, cela devait être assez frustrant de passer des heures à construire ces petites merveilles et de les voir ensuite démolies par les coups de dents des commensaux affamés, non ?

Bon, il n’y a pas que de l’architecture non plus : on y trouve aussi quelques infos de cuisine, notamment comment préparer la pâte d’amande. Toutefois, à nouveau, ce qui prime est l’aspect chromatique des gâteaux préparés.  On découvre par exemple comment dorer telle ou telle partie de la pièce montée, ou quels ingrédient utiliser pour obtenir du mauve ou du rouge. L’auteur insiste aussi sur le fait qu’il faut des couleurs tendres pour un résultat satisfaisant.

Je "reste donc un peu sur ma faim" (vive les jeux de mots), d’autant plus que finalement je n’ai pas dépensé 3 euros mais 9. Je vous explique. J’attendais mon envoi avec hâte mais une semaine après, je n’avais toujours rien reçu : c’est qu’il n’était pas en stock et que je ne m’en étais pas aperçue au moment de la commande. Malheureusement, devant déménager, j’ai dû me connecter à nouveau sur mon compte Amazon afin de changer l’adresse de livraison: opération qui a démultiplié les frais de livraison…

Je ne sais pas si la version non expurgée mérite qu’on s’y penche, mais à moins d’avoir un intérêt profond pour Carême et la pâtisserie du XIXe siècle, il s’agit d’un investissement dont on peut se passer. Se sauvent les pages 34 à 39 où Carême nous raconte les longues heures passées en bibliothèque pour apprendre l’architecture et où il nous fait part de sa gratitude pour Monsieur Bailly chez lequel il travaillait à l’âge de 18 ans. Enfin, un agréable plaidoyer pour le « vouloir est pouvoir » puisqu’on décèle, en filigrane, une critique de ceux qui rêvent du succès, qui ont un indéniable talent… mais qui finalement, à cause de la paresse, n’entreprennent rien du tout.

Publié dans Lectures gourmandes

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A propos du clafoutis

Publié le par Messergaster

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J'aimais bien le carnet de timbres qu'avait sorti La Poste l'an passé et qui offrait une petite sélection des spécialités gourmandes de la France. Pour le Limousin, le clafoutis avait été selectionné. Quel délice ce gâteau !
Je me rappelle avoir lu dans le passé un conte où il suffisait qu'une petite fille s'arrache un cheveu pour voir l'un de ses voeux exaucés. Bien entendu, la fillette finissait par abuser de ce pouvoir et devenait chauve. Or parmi ses voeux, elle demandait, entre autres, d'avoir la possibilité de manger du clafoutis tous les jours. (pour ceux qui seraient curieux de savoir comment se termine le conte : heureusement pour elle, la petite fille avait commencé par demander que sa soeur - malade ou tétraplégique, je ne me rappelle plus - recouvre la santé, c'est pourquoi la fée accepte de lui redonner sa chevelure à la fin).
Il faudra que je me relise ce conte.

De retour chez mes parents, sinon, j'ai demandé à ma mère de me faire un clafoutis. J'en avais fait un récemment pour mes colocs (qui ont appelé cela une "tarte", no comment), mais rien à faire, celui de ma mère reste le meilleur en absolu. Je crois que cela vient d'abord de la forme du plat et ensuite du temps de cuisson (ma recette disait de faire cuire à 200°C, mais ma mère préfère le mettre à 160°C).
J'ai découvert qu'il y a des gens qui perdent leur temps à dénoyauter les cerises : non seulement cela me semble inutile, mais en plus, je suis certaine que ça doit modifier le goût.
Les "flognardes", à savoir les clafoutis avec d'autres fruits (en particulier les pommes) sont très bonnes aussi. Pour la recette de celle que j'ai réalisée un jour, il suffit de cliquer ici.

Je vous laisse the recette de ma mère : régalez-vous !

A propos du clafoutis

- 3 oeufs
- 1 verre et demi de lait entier (ou 2 si les oeufs sont gros)
-150g de sucre+un sachet de sucre vanillé
- cerises
- 185g de farine

Mélangez les oeufs, le sucre et le sucre vanillé, puis le lait. Ajoutez ensuite lentement la farine en évitant les grumeaux. Vous aurez pendant ce temps beurré un moule et vous aurez disposé beaucoup de cerises sur sa surface. Versez-y la pâte et mettez au four à 160°C pendant une heure (mais surveillez car ça peut facilement demander 1h30 de cuisson aussi).

Publié dans Recettes sucrées

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Après la Sicile, la Grèce et ses Kourabiedes...

Publié le par Messergaster

Mon voyage en Grèce date de plus de six mois à présent. De retour de ce merveilleux périple au milieu de l'art, de la nature et de la bonne cuisine, je m'étais lancée dans mille projets pour prolonger mes souvenirs héllènes en me mettant à la terre cuite, en cuisinant, des spanakopita (cliquez ici pour voir le résultat), des tiropita et les kourabiedes. J'avais goûté ces derniers par pur hasard : des boules de biscuit sablé recouvertes de sucre glace que j'avais pris dans un premier temps (quelle ignorance !) pour une sorte de corne de gazelle... Mais rien à voir ! Les cornes de gazelles sont moelleuses et parfumées à la fleur d'oranger, alors que les kourabiedes sont de véritables sablés. A la base, il s'agit de gâteaux que l'on déguste pour les fêtes de Noel, mais il y a moyen, pour les touristes, d'en trouver des industriels au supermarché.

Par contre, un grand mystère : pourquoi ceux que j'ai goûtés, aussi bien industriels qu'artisanaux, étaient de simples sablés alors que, dans toutes les recettes que j'ai consultées sur internet, on conseillait soit d'ajouter de l'ouzo, soit de la fleur d'oranger, soit de l'eau de rose pour les parfumer ? Pourtant les biscuits que j'ai goûtés sentaient juste l'amande et le sucre glace...

A partir de toutes les recettes que j'ai lues, j'ai donc bâti ma version des kourabiedes que je parfume à l'eau de rose (vous trouverez l'eau de rose dans un rayon "produits exotiques" dans un supermarché un tant soit peu fourni ou alors dans un magasin vendant des produits turcs et maghrébins). Je n'ai nullement la prétention de proposer THE recette véritable, puisque je répète que les kourabiedes que j'ai mangés moi ne sentaient pas la rose... Il n'en reste pas moins que mes sablés sont simplement délicieux (je ne veux pas être modeste !!! ils sont trop bons !)

Alors voici ma recette personnelle, pour 50-60 biscuits :

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-500g de farine
-250g de beurre en pommade (le beurre salé, c'est encore mieux)
-100g de sucre de canne + 1 sachet de sucre vanillé
-du sucre glace
-2 jaunes d'oeuf
-150g d'amandes en poudre (l'idéal : acheter des amandes éffilées grillées style Vahiné et les passer au mixer pour obtenir une poudre grossière. Sinon prenez directement les amandes en poudre... mais ce sera légèrement moins parfumé)
- de l'eau de rose
-un sachet de levure chimique

1. Mélangez le beurre, le sucre de canne et le sucre vanillé. Ajoutez les jaunes d'oeuf, les amandes, une cuillérée d'eau de rose. Ajoutez lentement la farine que vous tamiserez à la fin avec la levure. Pétrissez le tout, le but étant d'obtenir une pâte ayant à peu près la consistance de la pâte à modeler (si trop liquide, ajoutez de la farine ; si trop solide, ajoutez du lait). Faites des petits croissants (oui, je sais, les biscuits qui apparaissent sur la photo n'ont pas vraiment une forme de demi-lune...) et faites-les cuire 20 minutes à 160°C.

2. Ensuite mettez un peu d'eau de rose dans une assiette creuse et un peu de sucre glace dans une autre : passez chaque biscuit (encore chaud) d'abord dans l'eau de rose (en général, je ne fais tremper qu'un côté du biscuit pour qu'il ne soit pas trop empreigné non plus), puis dans le sucre glace (il faut cette fois ci que le biscuit en soit recouvert). A la fin de l'opération vous aurez les mains très collantes.

3. Une fois terminé, placez les biscuits dans une boîte en fer et ne les mangez pas avant 24h (moi je les laisse reposer au moins 2 jours dans leur boîte afin que les parfums se mélangent bien comme il faut).

Bon appétit ! (ou "kali orexè !" en grec) [au passage, on remarquera donc que le terme "an-orexie" signifie "sans appétit"] .

Publié dans Recettes sucrées

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Les cannoli siciliens

Publié le par Messergaster

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De retour dans mon Italie natale, mon père m'a acheté plusieurs pâtisseries dont des "cannoli" ("petites cannes", "petits tubes"), spécialité sicilienne. Il s'agit de pâte frite que l'on appelle "scorza", c'est-à-dire "écorce" (un peu style "bugne" lyonnaise) remplie de crème à base de ricotta (de brebis). Ayant longtemps cru à tort que, dans la farce, il y avait toujours des fruits confits (dont je ne rafole pas) j'ai été longue avant de découvrir ce type de dessert. Le jour où j'ai découvert que cela n'était pas automatique voire qu'il pouvait y avoir à la place des pépites de chocolat, ma vie a changé !

Hélas, le drame c'est que je ne peux pas me mettre derrière les fourneaux pour les préparer de mes propres mains. Non seulement mon père m'a prévenue que la préparation est particulièrement longue mais, de plus, pour frire la pâte des "cannoli", il faut des tubes en métal autour desquels enrouler la pâte. Or je n'en possède pas.

A défaut de vous fournir donc la recette (que vous trouverez sûrement sur d'autres sites) je vous relate un peu de légendes autour de cette pâtisserie qui à la base se préparait au moment du Carnaval. Selon certaines traditions la forme du gâteau renvoie au fait que pour le Carnaval les fontaines déversaient non pas de l'eau mais de la crème... Ceci pour la version soft. Mais comme toujours, bonne chère et sexe vont de pair et ainsi les légendes plus coquines ne manquent pas. En effet, ce gâteau serait originaire de Caltanisetta, ville qui hospita différents harems sarrasins : les femmes s'ennuyant de l'absence de leur homme, elles s'occupaient en confectionnant ces gâteaux. Autre version : celle qui considère que (comme c'est le cas pour une infinité d'autres sucreries) les "cannoli" seraient nés dans un monastère, toujours à Caltanisetta : les nonnes qui avaien fait voeu de chasteté se consolaient en préparant ce gâteau à la forme suggestive...

Publié dans Saveurs du monde

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