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Cafés berlinois vs cafés parisiens

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Après un an à Berlin, j'ai enfin remis pied sur le sol français ; première étape : Paris. Hier, je devais voir une amie pour un café pas trop loin de Saint-Lazare.
J’ai toujours aimé Paris. Cependant, cette fois-ci, je dois reconnaître qu’en revoyant les bistrots et les cafés à la française, j’ai vraiment senti la différence avec ceux de la capitale allemande. Du coup, voici un petit article à ce sujet.
Je ne vais pas vous décrire des heures les cafés parisiens : les serveurs en uniforme, les prix incroyablement chers (2.50€ pour un expresso ? mais où est-on ? pour ce prix je m'achète paye un paquet de café moulu de 250g !), la petite terrasse. Bref, finalement ce qu’on paye c’est moins le café en soi que tout le service, tout le « tralala ».
En quoi un café berlinois diffère-t-il du café à la française ? Dans les cafés berlinois de base (style ceux de Neukölln), vous trouverez des murs super abimés, des chaises récupérées à l’équivalent allemand du « Bon Coin », une carte qui consiste en un vieux morceau de carton (sur lequel on aura inscrit au feutre la liste des boissons disponibles). Il y aura aussi une bougie à chaque table… moins pour faire « ambiance », que pour faire des économies d’électricité quand le jour tombe. Il peut aussi très bien arriver que quelqu’un fume quelque lattes de cigarette : la loi interdisant de fumer dans les lieux public existe en Allemagne aussi, mais à Berlin on la respecte moyennement.

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Il peut aussi arriver qu'il y ait  un poele à charbon (au lieu du chauffage au gaz) dans les cafés de l'ex Berlin Est...

Certains pourraient être tentés de s'exclamer : « Ah les cafés à la française ne sont qu’une mascarade bonne à attirer les touristes ! Ah regardez-moi les cafés berlinois, au contraire ! : eux, ils sont authentiques au moins ! ». Hum : vous croyez vraiment ? ce n’est pas si simple : car les gérants des cafés berlinois ont très bien conscience du fait que ce côté « alternatif » et « délaissé » attire aussi une abondante clientèle. Ainsi, finalement, c’est souvent un « laisser-aller » tout à fait calculé voire franchement affecté
Pour mieux vous faire comprendre, faisons un parallèle. La différence entre les cafés à la française et à la « berlinoise » est identique à celle qu’il y a entre une femme qui s’habille et se maquille de façon féminine et une qui sort de chez soi sans prendre vraiment le temps de penser à sa toilette. On pourra dire que la première est très futile… mais elle séduit à coup sûr. A l'inverse, la deuxième aura certes raison de dire que ne pas s'épiler est plus « naturel » - il n'en reste pas moins que je trouve qu'il y a aussi souvent une grosse part de mise en scène derrière ce côté "alternatif". (Bien entendu, je généralise : je sais très bien que les motivations qui peuvent pousser des femmes à ne pas s'épiler peuvent être plus profondes et très sérieuses..).
Pour revenir aux cafés, je dois dire que, personnellement, je trouve que les deux types d’établissement aient leur charme – il y en a juste un qui est économiquement beaucoup plus abordable que l’autre – hélas..

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau à l'orange léger

Publié le par Messergaster

Pour mon dernier jour de travail dans mon café berlinois, j’avais décidé de cuisiner un gâteau pour mes collègues. J’ai vraiment passé 9 mois très agréables dans ce lieu et je ne cacherais pas que -  malgré la paye très modeste – je regrette parfois d’avoir donné mes démissions. Mais loin de moi la nostalgie : le souvenir de cette expérience reste vivant dans ma mémoire et c’est cela ce qui compte.
Pour l’occasion, j'avais choisi d’apporter un gâteau à l’orange. J’avais puisé l’inspiration sur un blog italien : La cucina imperfetta (recette consultable ici).

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(Le gâteau que nous avons mangé
en guise de petit-déjeuner à 6.30 du matin avec une de mes collègues)

Voici donc la recette :

- 250g de farine
- 180g de jus d’orange pressé (cela équivaut au jus d'environ 3-4 oranges)
- 150g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 100g de beurre fondu
- 3 œufs
- 1 sachet de levure chimique
- facultatif : un peu de sucre glace pour décorer

Commencez par battre les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine tamisée avec la levure : votre pâte aura l’air très « dense » et vous aurez un peu de mal à mélanger : pas de panique.
Ajoutez le beurre fondu et diluez-le soigneusement dans la pâte. Terminez en versant le jus d’orange : mélangez bien.
Faites cuire entre 45 et 60 minutes à 180°C (mais surtout en surveillant selon vos goûts et votre four !).
Une fois froid, si vous en avez, saupoudrez le gâteau avec du sucre glace.

Notes :

- La prochaine fois que je ferai ce gâteau, je rajouterais peut-être 25g de sucre supplémentaires (mais il est vrai que j'ai mangé le gâteau après avoir bu un jus d'orange  : il se peut que mon goût ait été faussé. Dans le fond, tous les collègues qui y ont goûté par la suite m'ont garanti qu'ils trouvaient la quantité de sucre tout à fait satisfaisante...).
- Les plus gourmands pourront aussi recouvrir ce gâteau avec un beau glaçage : lorsque vous ferez chauffer votre sucre glace dans la casserole, vous n’aurez qu’à ajouter une ou deux cuillères de liqueur à l’orange (Cointreau, Grand Marnier..) ou bien, si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez aussi incorporer un autre jus d’orange à la place.

Publié dans Recettes sucrées

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La créatine : c'est quoi ce truc ?

Publié le par Messergaster

Je n’ai jamais vu autant d'hommes musclés comme ici à Berlin - à croire que les Allemands vont chaque après-midi courir ou faire des altères ! Or s’il est vrai que globalement parlant, j’ai l’impression que beaucoup de jeunes vont régulièrement faire du sport après le travail, j’ai aussi rapidement découvert que, dans tout ça, il y avait aussi une partie de « gonflette ». En effet, pour obtenir plus rapidement des résultats, plusieurs personnes se tournent vers les intégrateurs alimentaires - telle la créatine, par exemple.
L’autre jour, par ailleurs, j’ai vu le copain de ma colocataire en diluer un peu dans un verre au moment du petit-déjeuner.

Mais de quoi s’agit-il ?

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Pour développer leur muscles, certains prennent de la créatine, d'autres des épinards.. chacun son truc !

C'est grâce à la créatine si l'on peut endurer l'effort physique et entretenir sa masse musculaire. Il s'agit d'une substance produite par le foie, le pancréas  et les reins à partir de trois acides aminés. Mais cette base ne couvre que 50% des besoins de notre organisme : le reste est tiré de l’alimentation et notamment de la viande et du poisson. Du coup, si la créatine connaît un tel succès en tant qu’intégrateur alimentaire cela s'explique entre autres car beaucoup de végétariens effectuant aussi une activité sportive finissent par présenter des carences en créatine... Cependant ce déficit -  à moins de faire du sport à haut niveau – n’est pas un drame, étant donné qu’il ne s’agit pas là d’un acide aminé essentiel.
La créatine en tant qu’intégrateur est quant à elle disponible en différents formats : en comprimés, en poudre… A savoir aussi que des études récentes montreraient que l’organisme absorbe mieux cette substance si on y joint en même temps des glucides à indice glycémique élevé.
En effet, pas de mystère, j’ai envie de dire : le premier pas pour être en bonne santé consiste dans le fait de se nourrir de façon équilibrée en mangeant des repas réunissant protides, glucides et lipides. Ainsi, souvent, c’est moins la substance alimentaire en soi qui compte que plutôt la façon dont elle est associée aux autres éléments nutrititifs du repas.

Publié dans Focus alimentaires

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A propos du "frozen yogurt"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une des capitales européennes où le frozen yogurt (c’est-à-dire le yaourt glacé) fait le plus fureur. Dans le fond, les Allemands sont tellement préoccupés par le manger « sain » que la chose n’a guère de quoi surprendre – surtout que plusieurs enseignes n’hésitent pas à mettre en avant le fait que le lait employé est « bio » ou que le pourcentage de lipides ne dépasse pas les 2% (à la différence d’une glace classique qui - préparée avec de la crème - se révèle plus calorique).

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A Berlin, il n'y a pas que des vendeurs ambulants de glaces, mais aussi de frozen yogurt ! (photo prise devant les halles de Kreuzberg).

Historiquement parlant, le frozen yogurt (comme le nom anglais pouvait le laisser entendre) naît aux Etats-Unis dans les années 1970. Mais il n’avait ni le goût ni la texture qui le caractérise de nos jours – c’est pourquoi le succès de ce nouveau produit fut au départ très mitigé : on lui reprochait notamment un goût trop acide.
On rajouta donc du sucre grâce à quoi la consistance du yaourt s’en trouva améliorée aussi. Par la suite, on pensa aussi à rajouter de la gélatine pour stabiliser la composition : on évitait ainsi que le produit ne fonde ou ne coagule trop facilement.
Tout cela explique le succès croissant que connaît depuis les années 1980 cette alternative à la glace traditionnelle. Les différents « toppings » que l’on peut ajouter (fruits, perles de chocolat, biscuits, sauces…) customisent le yaourt en fonction des goûts de chacun - au point quils s’adaptent même au pays où il est commercialisé. Ainsi en Allemagne, vous pourrez garnir votre yaourt avec du « Kalter Hund » (gâteau à base de chocolat et biscuits secs), alors que vous aurez droit aux éclats de caramel d’Isigny dans certaines adresses françaises. 
On se doute que ce sont ces « toppings » qui font finalement monter le prix du yaourt acheté à 3, 4, 5 euros… mais il est vrai aussi qu’y renoncer (sous prétexte d’épargner quelques centimes ou de penser à l’aiguille de la balance) dénue brusquement ce produit d’intérêt : une simple masse blanche au goût un peu acide et désaltérant. Car en effet, je dirais que le charme du frozen yogurt réside dans le contraste de textures qui le caractérise : au fondant du yaourt de base, viennent s’ajouter le croquant des éclats de biscuit, le juteux des morceaux de fraise, le granuleux du riz au lait… Pour une expérience qui en plus de mobiliser le sens du goût, met en jeu celui du toucher.

Publié dans Focus alimentaires

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Tarte aux prunes

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Messer Gaster est un peu tendue en ce moment… et comme toujours,  pour essayer de contenir le stress, je me mets aux fourneaux. Depuis quelques temps déjà, je songeais à réaliser une tarte aux prunes comme celle que ma mère fait tous les étés - et rien de mieux que pétrir des ingrédients pour tenir les mains (et la tête) occupées.

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(La tarte à peine sortie du four éclairée par un rayon de soleil provenant de la fenêtre à gauche)

Voici donc la recette :

- 125g de beurre en pommade
- 1 œuf
- 125g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 250g de farine
- 10 -15 prunes (tout dépend de leur diamètre)
- un peu de sucre de canne

Préparation de la pâte sablée :
Dans un saladier, battez l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de sorte à obtenir un ensemble « sableux ». Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et pétrissez jusqu’à obtenir une pâte à la texture bien lisse. Laissez reposer une heure.

Montage de la tarte :
Commencez par préchauffer votre four à 200°C. Etalez la pâte dans votre moule à tarte.
Coupez les prunes en deux et ôtez le noyau. Posez les fruits sur votre pâte sablée de façon à en recouvrir toute la surface. Terminez en saupoudrant les prunes avec un peu de sucre canne.
Faites cuire une demi-heure environ (mais surveillez car cela dépend, comme toujours, du four de chacun).

Notes :

- En fait, quand ma mère fait sa tarte, au moment de garnir la pâte sablée, elle saupoudre aussi les fruits avec un peu de semoule et de cannelle. La semoule permet en effet d’ « éponger » le jus qui sort des fruits lors de la cuisson (s'ils sont bien mûrs) et la cannelle de tempérer le goût vaguement acide des prunes cuites.
- Vous pouvez choisir de réaliser cette tarte avec une pâte brisée à la place de la pâte sablée. Et de même, n’hésitez pas à utiliser du beurre salé pour mettre en valeur la saveur des fruits.

Publié dans Recettes sucrées

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Markthalle neun – Kreuzberg : Street Food Thursday

Publié le par Messergaster

Markthalle Neun est un vieux marché couvert de Berlin remontant à la fin du XIXe siècle. En soi, rien de spectaculaire, si ce n’est qu’il s’agit d’une adresse que les foodistas vivant dans la capitale allemande vont visiter de temps en temps en raison de différents événements qui y sont organisés… comme le Street Food Thursday où des commerçants venus des quatre coins du monde présentent au public la cuisine de leur pays d'origine.

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(L'entrée du marché)

Le nom de l’événement annonce que les aliments vendus seront pour la plupart des mets simples que l’on peut manger à la main ou à l’aide d’une simple fourchette en plastique : charcuterie italienne, galettes bretonnes, tapas… et même le cheesecake du café « Five Elephants » (le cheesecake le plus célèbre de tout Berlin).  En déambulant dans cet espace, on se croirait vraiment dans une petite cantine : une fois sa commande payée, on va prendre place sur un des bancs pour déguster son repas sur une des tables en bois.
Je croyais au départ qu’il s’agissait d’une adresse surtout connue des Berlinois bobos/hipsters… mais en me rendant sur place, j’ai réalisé que cet événement s'adressait probablement moins aux clients allemands qu'aux nombreux expatriés qui ont décidé de s’installer à Berlin  - et qui regrettent, entre autres, la nourriture de chez eux. A côté de l’envie de goûter à un plat coréen ou mexicain, le besoin de s’arrêter au stand de produits de chez soi est forte. Et entendre le commerçant parler son idiome maternel n’est pas sans éveiller un brin de nostalgie.
Il n’en reste pas moins que j’ai trouvé les prix relativement élevés pour Berlin… mais il est sûr que s’acheter une empanada là-bas revient toujours moins cher que se procurer le billet d’avion nécessaire pour partir en Amérique du Sud…

Publié dans Saveurs du monde

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L’artichaut : gens pressés s’abstenir

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...J’ai longtemps été convaincue que les artichauts n’avaient pas bon goût. Et de surcroît, je ne comprenais guère l’intérêt d’un légume dont on jette finalement la majeure partie à la poubelle. Mais – heureusement – j’ai découvert il y a un an que ce légume en forme de fleur pouvait se prêter à toute une série de recettes les unes meilleures que les autres.
Historiquement parlant, l’artichaut commence à être vraiment en vogue au XVIe siècle - notamment avec Catherine de Medicis qui l’imposa à la cour de France. Souvent représenté dans les tableaux, il devient le protagoniste des tables françaises.

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De mon côté, je crois que l’un des aspects qui me fascinent le plus dans ce légume réside dans la capacité qu’il a à éprouver ma patience. En effet, je déteste attendre ; or voici qu’effeuiller un simple artichaut m’oblige à ralentir et à « prendre mon temps ». Un légume thérapeutique, pourrait-on dire.

Je précise ma pensée :

  • Il y a déjà l’attente liée au temps de cuisson. Si vous possédez un autocuiseur, vous faites partie des heureux élus qui peuvent manger un artichaut sans attendre un bail. Autrement, comme tout étudiant qui se respecte, vous prenez votre basique casserole dans laquelle vous faites cuire votre ingrédient à l’eau pendant 45 interminables minutes.
     
  • Mais une fois l’artichaut cuit, voici que vous ne pouvez pas encore le manger tout de suite : tout juste sorti de la marmite, il est encore brûlant. Certes vous êtes malins : pour ne pas retarder l’heure du repas (votre estomac commence déjà à grogner) vous le passez sous l’eau froide en espérant ainsi accélérer les choses. Erreur : car les feuilles extérieures ont beau être ainsi devenues tièdes, il n’en reste pas moins que celles intérieures continuent d’être brûlantes et que vous ne pouvez donc les manger –  sous peine de courir le risque de vous brûler les doigts ou la langue.
     
  • Et il y a enfin cette longue progression vers le cœur de l’artichaut. En voici un bel art de l’attente : on commence par manger les feuilles du début où il n’y a presque rien pour ensuite aller toujours plus en avant, toujours plus en avant, jusqu’à atteindre enfin la partie la plus goûteuse du légume. Que de préliminaires avant d'atteindre le but convoité !

Mais ça en vaut bien le coup : avec une bonne vinaigrette, pour accompagner pâtes ou riz, ou encore farci avec de la viande ou de la chapelure.. c’est toujours un régal. Et surtout profitez de l’artichaut pendant la si brève période où il apparaît sur les étals : vous l’avez attendu tellement longtemps et il disparaît si vite!

Publié dans Focus alimentaires

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Clafoutis aux cerises et au lait d'amande

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Une amie qui m'avait invitée à une "soirée pizza" chez elle m'avait demandé si je pouvais ramener quelque chose à boire. J'ai d'abord répondu affirmativement... puis je lui ai envoyé le message suivant : 

- Si tu veux, je peux même te ramener quelque chose à manger, un gâteau par exemple.
- Je t'avoue qu'à part les pizzas, il n'y a pas autre chose de prévu... Mais je ne veux pas que tu passes ton temps à cuisiner ou que tu dépenses de l'argent exprès...
- Tu rigoles? ai-je répondu. Je tiens un blog culinaire : toute occasion est bonne pour me mettre derrière les fourneaux et rédiger ainsi un nouvel article !
- C'est vrai ? Bah alors : éclate-toi !

Et j'ai donc décidé de revisiter le clafoutis aux cerises en y intégrant un peu d'amande.

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(Voici le clafoutis, à peine sorti du four)

Voici donc la recette (pour environ 6 personnes) :

- un saladier de dimensions moyennes rempli de cerises
- 3 oeufs
- un verre à moutarde et demi rempli de lait d'amande
- 60g de beurre fondu
- 125g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 185g de farine
- quelques gouttes d'essence "amande amère"

Commencez par recouvrir votre moule de papier sulfurisé et parsemez-le de cerises : les fruits doivent complètement recouvrir le fond du moule. Faites chauffer votre four à 160°C.
A part, dans un saladier, battez les oeufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez le beurre fondu, le lait et l'arôme amande amère : mélangez bien. Incorporez délicatement la farine en évitant de former des grumeaux.
Versez cette pâte dans le moule et faites cuire une bonne heure au four (comme toujours, surveillez : cela dèpend de votre four, de vos goûts personnels..).

Notes :

- si vous êtes "amande addicted", je pense qu'il doit bien y avoir moyen de remplacer aussi une partie de la farine de blé par des amandes en poudre... Mais n'ayant pas testé, je ne peux pas vous donner les proportions exactes.
- petite astuce :
faites chauffer un peu votre lait d'amande avant de l'intégrer à la pâte : cela réduit le risque d'avoir des grumeaux dans la pâte.
- la saveur
douce de l'amande se marie très bien avec la touche acide des fruits cuits !
- je déconseillerais de boire du café avec ce gâteau : mieux vaut
un beau verre de thé froid ! 
- et pour la recette du clafoutis "traditionnel", il suffit de cliquer ici

Publié dans Recettes sucrées

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A propos du tofu

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On trouve de plus en plus facilement du tofu dans nos supermarchés occidentaux – notamment en raison du nombre croissant de personnes qui deviennent végétariennes voire véganes Il est vrai qu’on peut comprendre que la façon dont on élève le bétail de nos jours ou que les récents scandales alimentaires en aient dissuadé plus d’un de continuer à manger de la viande comme avant.
Notamment à Berlin, on compte énormément de végétariens parmi les jeunes : à chaque fois que j’ai été invitée à une soirée ou à un événement dans la capitale allemande,
j'ai toujours eu le choix entre le plat en version traditionnelle ou végane. J’ai ainsi même eu l’occasion de manger du « chili sin carne » qui – ma foi – n’était pas mauvais du tout.
Il en reste pas moins que je ne mange pas du tofu très volontiers puisque j'ai toujours l’impression de mâcher de l’
éponge quand j'en ai dans mon assiette. Et, de plus, que c’est fade ! Mais d'un autre côté, il s'agit d'un aliment bon pour la santé et, de plus, son goût très léger peut aussi être vu comme un atout : en effet, le tofu se marie avec toutes sortes d'ingrédients – aussi bien salés que sucrés.

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(Voici une salade à base de courgettes, haricots verts, carottes... le tout garni avec de gros morceaux de tofu)

Mais de quoi s’agit-il ? Pour faire simple, le tofu est produit à partir du lait de soja que l'on fait "cailler" - il s’agit donc d’une sorte de fromage. Sauf que ce fromage de soja possède beaucoup moins de lipides et de cholestérol que le fromage classique. En revanche, le tofu est certes très riche en protéines... mais il en reste pas moins qu’un morceau de gruyère contiendra davantage d'acides aminés que son correspondant végétal - aussi bien d’un point de vue quantitatif que qualitatif.
Les origines historiques de cet aliment demeurent, quant à elles, plus nébuleuses – mais il semblerait, d’après les archives, que ce pseudo-fromage ait d’abord vu le jour
en Chine avant de devenir par la suite l’un des produits phares de la cuisine japonaise.
Quoi qu’il en soit, il en existe différentes sortes : frais ou séché ; nature ou fumé ; aux herbes, à la tomate.. Et n’oublions pas qu’il est indispensable dans la traditionnelle soupe miso dont je vous parlais ici ! Alors, que vous soyiez végétarien ou non : peu importe. Une fois de temps en temps, cela peut être intéressant d’étendre son univers culinaire en mettant un paquet de tofu dans son caddie au supermarché…

Publié dans Focus alimentaires

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Les chaînes de café

Publié le par Messergaster

A l’inverse des fast foods (que j’ai toujours boycottés), j’aime beaucoup les « chaînes » pour ce qui concerne les cafés : Starbucks, Pomme de pain, Brioche dorée...
Quoi ?! Je parie que la plupart d’entre vous a sauté au plafond et crié en scandale en lisant cet exorde : «
Messer Gaster ? Aimes-tu vraiment ces cafés si chers et sans âme où finalement on ne se repose guère ? »
La réponse est oui et je m’en vais expliquer pourquoi.

 

Immagine-copie-1.png(Déjà, j'apprécie les logos qui sont souvent vraiment sympa)

Pour commencer, qui dit « chaîne » dit « qualité » irréprochable au sujet des produits ou des locaux. En effet, tous les mois, un inspecteur vient incognito commander quelque chose : il s’assure ainsi que les gâteaux aient la juste consistance ou que les boissons soient bien préparées. C’est pourquoi, le gérant du café en question veillera toujours à ce que les frigidaires fonctionnent comme il faut, par exemple. (Plus anecdotique : il s’assurera aussi que ses dépendants aillent régulièrement vérifier que les toilettes soient propres et correctement approvisionées en papier-toilette). Alors certes, il existe probablement des cafés plus "pittoresques", mais il n’est pas dit qu’ils puissent vous offrir ce même genre de garantie.

Les cafés qui font partie d'une chaîne sont aussi des endroits où la musique a été savamment choisie pour ne déranger personne : présente sans être envahissante. Et, pour continuer sur le thème technologique, vous êtes presque toujours sûrs d’avoir à disposition des prises pour recharger votre téléphone ou pour brancher votre ordinateur portable. D’ailleurs, beaucoup de clients qui se rendent dans ce genre d’endroit sont des étudiants qui rédigent un devoir pour l’université ou qui font une pause entre deux cours. J’y vais donc plus que volontiers quand je dois rendre un travail universitaire : je peux ainsi fuir ma chambre solitaire pour être entourée d’autres êtres humains.

Autre point à ne pas oublier : les horaires. Là où les petits cafés peuvent ouvrir seulement vers 8h et fermer déjà à 19h (bon, je reconnais que ça dépend aussi de la ville où vous habitez), voici que souvent les cafés qui font partie d’une chaîne sont ouverts vraiment tôt le matin et jusqu’à vraiment tard le soir. Une fois, alors que j'étais frigorifiée sur les Champs Elysées, je vous garantis que j’ai béni un Pomme de Pain qui affichait « ouvert » à 5h du matin.

Enfin, l’aspect le plus évident : la rapidité du service. Je l’ai déjà écrit ailleurs : je manque complètement de patience et attendre des heures qu’un serveur vienne m’apporter ma boisson m’agace réellement. J’aime bien mieux rester debout deux minutes près du comptoir pour prendre la tasse bien fumante que le collègue de la personne à la caisse m’aura préparée. Car oui, une chaîne de café est exactement comme une « chaîne de montage  » :  tout débute par un partage des tâches (il y a une personne qui prend les commandes, une autre qui réalise les boissons) grâce auquel le service s’avère réellement rapide.

Alors oui, certes, les prix affichés dans ces endroits sont rarement très bon marché – je le reconnais. Mais voici une somme que je dépense volontiers : ce n'est pas une tasse de café que je m'achète à 4 euros, mais un après-midi agréable.

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Risotto brocoli - parmesan

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Une envie violente de risotto aujourd’hui à midi. Mais – ô drame – mon frigo était quasiment vide… ne restait plus qu'un paquet de brocolis dans le congélateur. Et c’est ainsi qu’est né ce petit risotto sans prétentions, mais grâce auquel je me suis bien régalée.
Voici donc la recette (pour 1 personne) :

(Gros plan sur le risotto...)

(Gros plan sur le risotto...)

- 80g de riz arborio
- l’équivalent d’un quart de brocolis (frais ou surgelé, au choix)
- ½ oignon
- du parmesan râpé
- facultatif : du bouillon de poule ou de légumes

Commencez par faire revenir l’oignon dans un peu d’huile d’olive dans une large casserole. Ajoutez le riz et faites-le rissoler une à deux minutes, le temps qu’il devienne transparent. Ajoutez les morceaux de brocolis.
Ajoutez deux louches d’eau bouillante (ou de bouillon, si vous préférez ) et faites cuire à feu moyen en tournant sans arrêt. Lorsque le liquide aura été absorbé ajoutez une autre louche et continuez de tourner. Répétez l’opération jusqu’à quand le riz ne sera complètement cuit. Salez et poivrez et saupoudrez de parmesan avant de servir.

Notes :

- J’avais du parmesan râpé à finir mais je suis sûre qu’avec du gorgonzola, ça doit être une véritable tuerie !
- Comme pour tout risotto, ne tardez pas trop pour le manger car sinon votre riz ne ressemblera plus à rien !

Publié dans Recettes salées

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Les cuisines de Potsdam

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Beaucoup de gens viennent à Berlin pour voir ce qui reste du mur, l’Ile des Musées, boire de la bière et sortir en boîte. Pourtant la capitale allemande a bien d’autres choses encore à offrir – y compris en périphérie avec ce petit bijou qu’est Potsdam. En effet, le domaine de Sans-souci (souvent désigné comme un « petit Versailles ») compte une myriade de châteaux les uns plus beaux que les autres. Et qui dit « château » dit aussi « cuisines ».

Ces pièces se visitent en réalité plutôt rapidement.. mais, si la cuisine est votre passion, elles méritent tout de même un petit coup d’œil. Vous pourrez ainsi admirer, par exemple, quelques plats et assiettes produites par la manufacture de porcellaine installée à Berlin : la KPM ("Königliche Porzellan-Manufaktur"). Cet atelier fut inauguré par Frédéric le Grand et cette marque est encore active aujourd’hui. Ce sera aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur la place occupée par le café parmi les rituels de la noblesse des XVIIIe-XIXe siècles.

Ne ratez pas aussi la reconstruction des cuisines en tant que telles : vous pourrez même y voir une cuisinière dotée de quatre plaques et d’un four - ce qui constituait pour l’époque un véritle luxe. La salle dédiée à la boulange ne manque pas aussi de charme… on ne peut qu’imaginer le parfum qui devait s’exhaler de ces fours ! Mais il est vrai aussi qu’on devait probablement y mourir de chaud.

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(
La salle consacrée à la boulange : vous remarquerez le piège à souris en premier plan sur le rebord inférieur ! Comme on sait, les rats et les souris sont attirés par la farine...)

Au contraire, c’est une toute atmosphère qu’on trouve dans les souterrains qui abritaient jadis les caves royales : on y respire un air bien frais que vous risquez de regretter un peu au moment où vous aller vous promener dans les jardins royaux sous le soleil torride…

Pour conclure, soyons francs : il ne s’agit pas vraiment de l’attraction à ne surtout pas manquer de la visite à Potsdam. Mais cette section du tour se visite tout de même avec plaisir et intéressera probablement vos enfants.

Détail important : de novembre à mars, les cuisines sont fermées au public !

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Les colorants alimentaires

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Nous savons tous que l’industrie agro-alimentaire a recours à des colorants pour rendre les aliments plus beaux : une viande ou un fruit bien rouges attirent plus le consommateur que leur équivalent en version « pâlotte ».
Problème : quand le travail est mal fait, on tombe sur des produits qui n’ont plus rien d’appétissant comme cette orange-ci :

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(Je jure que cette photo n'a pas été retouchée et qu'elle reproduit fidèlement le fruit que je me suis retrouvée entre les mains !)

Incroyable non ? Voici la preuve ultime qu’il n’y a plus grand-chose d’authentique dans ce que nous mangeons… je devrais peut-être me mettre au bio moi aussi.
Le côté positif c’est que du coup j’ai un nouvel article pour mon blog. Car oui, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur les colorants alimentaires. En premier lieu, j’ai donc appris qu’on différencie trois types de colorants :

  • les colorants naturels : pensez à ces maudites taches de fruits rouges ou de betterave qui ne sont plus jamais parties de vos habits, par exemple ! Il s'agit souvent de substances que l'on tire du monde végétal mais pas que : ainsi, on peut mentionner d’autres colorants comme la cochenille (qui est issue d’un insecte et qui confère aux aliments une teinte rouge).
     
  • les colorants synthétiques : ils sont fabriqués en laboratoire mais reproduisent fidèlement la molécule naturelle de base.
     
  • les colorants artificiels qui sont un pur produit chimique. Par exemple, le E150d est un colorant qui confère aux aliments une couleur caramel… à moindre coût que son correspondant naturel. On le trouve un peu partout, en fait : dans les sodas, plusieurs confiseries…

La grande question qui se pose avec ces colorants produits en laboratoire est bien sûr celle de leur éventuelle toxicité. Et lorsqu’on lit qu’il existe des quantités bien précises à ne pas dépasser, on est moyennement rassuré. Pire : qui est capable de déchiffrer les noms « obscurs » et « mystérieux » de ces substances ? On se croirait presque à Des chiffres et des lettres
Pourtant, pour peu qu’on se concentre, il y a moyen de s’y retrouver.
Ainsi à chaque fois que, sur une étiquette, vous voyez un sigle qui comporte un "E" suivi de 3 chiffres, vous avez à faire à un colorant.

Etudions à présent le nombre qui accompagne cette lettre :

- le premier chiffre sera toujours un « 1 » : il vous informe que cette substance est un colorant et non pas un conservateur (on utiliserait dans ce cas le « 2 ») ou un exhausteur de goût (pour lequel on a recours au « 6 ») ou encore autre chose.
-
le chiffre des dizaines, lui, vous renseigne sur la couleur en question : le 0 correspond au jaune, le 1 à l’orange, le 2 au rouge, le 3 au bleu, le 4 au vert, le 5 au marron, le 6 au noir. Discours à part pour le 7 qui renvoie aux colorants minéraux et pour le 8 qui se réfère aux colorants spéciaux.
- le troisième chiffre indique la nuance précise : plus ou moins foncé, plus ou moins brillant…

Vous savez quoi ? Je suis presque contente d'être tombée sur cette étrange orange à la fin. Grâce à elle, je me suis véritablement penchée sur cette question qui me taraudait l'esprit depuis déjà quelques temps. Et à présent, je vais être capable de mieux décoder les étiquettes des produits que j’achète !

Publié dans Focus alimentaires

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Moelleux cacao - coco

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Une de mes amies vient tout juste de déménager pour la troisième fois à Berlin : samedi dernier, c'était la crémaillère et moi j'ai ramené ces petits moelleux qui ont bien été appréciés...

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(Regardez-moi quelle texture !)

A préciser : j'ai suivi presque à la lettre cette recette-c : 
Cake cacao et noix de coco (sur le site Journal des femmes)

Voici donc la recette (pour une douzaine de gâteaux) :

-100 g de sucre
-100g de beurre mou
-1 sachet de sucre vanillé
-170g de farine
-1/2 sachet de levure chimique
-2 oeufs
-30g de cacao amer
-70g de noix de coco rapée
-13 cl de lait

Battez les oeufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez ensuite le beurre et mélangez bien. Incorporez petit à petit la farine tamisée avec la levure. Diluez le lait dans la pâte. Enfin ajoutez le cacao amer et la noix de coco râpée.
Pour le moule, vous avez le choix :
- soit vous versez la pâte dans des empreintes à muffins.
- soit vous versez la pâte dans un moule à bords bas et avec des dimensions d'environ 20X25cm. Vous découperez alors votre gâteau en 12 rectangles égaux à cuisson terminée (c'est ce que j'ai dû faire moi, n'ayant pas mes moules à muffins sous la main ici).
Faites cuire à 150°C pendant environ une heure (comme toujours vérifiez la cuisson régulièrement : personne ne connaît votre four mieux que vous !).

Notes :

- Je recommande de déguster le gâteau une fois bien froid. Oui, je sais que ce n'est pas si facile d'attendre... mais si vous y goûtez alors qu'il est encore tiède, vous risquez de trouver qu'il manque de sucre - phénomène qui n'aura pas lieu si vous le mangez deux heures plus tard.
- Le grand point fort de ce gâteau réside dans sa texture : le cacao et le lait  lui apportent une consistance fondante, alors que le côté "granuleux" et "solide" de la noix de coco râpée fait que nous avons de quoi mettre sous la dent.
- N'hésitez pas à remplacer le lait de vache par du lait de coco si vous préférez !

Publié dans Recettes sucrées

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Mes souvenirs de Berlin

Publié le par Messergaster

« Préparer à manger » signifie bien plus qu’assembler des ingrédients : rien que la vaisselle utilisée pour le service a son importance. Nous le savons bien, nous qui tenons un blog : le plat choisi au moment de prendre notre recette en photo n’est jamais choisi au hasard !
C’est pourquoi j’espère que vous pardonnerez le ton quelque peu « autobiographique » de cet article de blog. Certes votre première réaction aura pu être : « qu’est-ce que j’en ai à faire des tasses récoltées à Berlin par Messer Gaster ? C’est quoi ce moment de narcissisme profond ? » Oui je reconnais que cette fois-ci je m'éloigne du thème alimentaire et gastronomique pur – pour traiter de quelque chose d’un peu plus marginal…
Mais je ne resiste pas et je vous présente donc mes trésors : désormais, à chaque fois que je boirai une boisson dans l'un de ces récipients, je repenserai à mon année berlinoise !

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  1. Dans cette tasse blanche, j’ai bu un cappuccino… au « Panorama Bar » du Berghain ! Oui, car il n’y a que moi pour commander un café dans la boîte de nuit la plus célèbre de Berlin ! Alors certes, j’ai beau apprécier le Kalhua qui constitue la base de mon cher  White Russian (j’en avais commandés deux ce soir-là), il n’en reste pas moins qu’il n’y a rien de meilleur qu’un vrai café pour se donner un petit coup de fouet à 5h du matin.
  2. Eh oui, ce n’est pas les banques française qui offrent un beau mug comme celui-ci  quand ils rencontrent pour la première fois un client… Voici donc la tasse que j’ai reçue de la part de la caisse d’épargne allemande au moment où j’ai été obligée d’y ouvrir un compte pour pouvoir travailler dans mon café.
  3. Cette fois-ci pas besoin de présentations : il s’agit du gobelet dans lequel j’ai bu un coca au moment du concert de Depeche Mode ! J’ai préféré ne pas rendre mon verre : tant pis pour les 2 euros de consigne ! Mieux vaut garder un souvenir de cette soirée magique en compagnie de mon groupe préféré - même si, hélas, j’étais à des kilomètres de la scène.

Ahhh, je reste encore un peu plus de deux mois dans la capitale allemande… Espérons de réussir à récolter d’autres reliques !

Publié dans Saveurs du monde

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Le café décaféiné

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Comme j’ai déjà écrit ailleurs (ici - par exemple), je suis une grande amatrice de café. Mais, comme pour tous les plaisirs, il ne faut pas en abuser : les spécialistes recommandent en général de ne pas boire plus de 3 tasses par jour.
Problème : je travaille dans un café et je bois donc des litres de ce « nectar » délicieux. Ainsi pour essayer de ménager ma santé, j’essaye, de temps en temps,  de boire du décaféiné.

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En effet, la caféine est certes l'adjudant idéal pour être performant... mais cette substance, si prise tard dans la journée ou absorbée à trop fortes doses, empêche à la longue de bien dormir le soir. Pire : les experts ont démontré que peu de grammes de caféine pure suffisent pour tuer quelqu'un ! Mais, heureusement, il faut tout de même boire un nombre hallucinant de cafés avant d’atteindre ce taux. Histoire d'avoir un repère, une tasse de café "standard" contient environ 100mg de caféine

Ainsi, pour limiter l’absorption de caféine tout en continuant à profiter de la saveur suave du café, diverses techniques ont été mises à point pour produire du café « décaféiné ». La première voit le jour au tout début du XXe siècle (1903) et il s’agit du café marque Hag, encore présent dans les supermarchés de nombreux pays.

Grosso modo, on distingue trois procédés pour obtenir ce type de café :

  • Il y a d'abord eu la méthode à base de solvants. Elle a longtemps été utilisée mais est désormais de moins en moins populaire puisque de nombreuses études ont prouvé que les substances employées pour extraire la caféine pouvaient se révéler dangeureuses pour la santé (le benzène, par exemple, est cancérogène).
     
  • On préfère de nos jours recourir à la méthode qui use de bains à base d’anhydride carbonique à haute pression, en phase super critique. Il s’agirait d’une méthode qui ne comporte aucun risque pour la santé, cette fois-ci !
     
  • Enfin il existe aussi une technique à base d’eau. En bref, on produit une infusion de café dans lequel on fait tremper les grains de café dont on veut ôter la caféine : comme le liquide où baignent ces grains a la même composition que ces derniers, la caféine migre dans ce liquide, alors que les arômes demeurent dans le café. (oui, pour moi aussi, ça reste un peu obscur)

Bref, quoi qu’il en soit, une chose est capitale à garder en tête : inutile de boire 10 tasses de café par jour, sous prétexte qu’il est décaféiné !… car une petite quantité de cette substance restera quoi qu’il en soit à l’intérieur ! Vous risquez donc d’atteindre vos 100mg de caféine quoi qu’il en soit…

Publié dans Focus alimentaires

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Risotto saumon - safran

Publié le par Messergaster

On en découvre parfois des choses dans notre congélateur ! L'autre jour, mes colocataires - qui venaient d'acheter des épinards surgelés - ont ainsi (re)mis la main sur une bouteille de Jägermeister qui reposait dans ce compartiment du frigo depuis l'été 2012 ! J'en déduis qu'il devait s'agit d'une rescapée d'une soirée bien arrosée. Mais à côté de ces trouvailles quelques peu "particulières", voici que nous avons trouvé aussi des denrées "saines" et "bonnes pour la santé".. comme un filet de saumon. Je me suis donc empressée de l'insérer le lendemain dans un risotto que je m'étais préparée pour midi.

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Voici donc la recette (pour 1 personne) :

- 80-100g de riz arborio
- 1 pavé de saumon (surgelé au départ ou frais du poissonier - au choix)
- 1 gros oignon
- facultatif : un bouillon-cube
- de l'aneth
- un peu de safran
- de l'huile d'olive
- sel-poivre

Commencez par faire bouillir une petite casserole d'eau (si vous voulez, diluez un bouillon-cube pour donner plus de goût à votre plat). Ensuite, coupez l'oignon et faites-le rissoler dans une large casserole avec un peu l'huile. Ajoutez le riz et tournez pendant 2-3 minutes pour éviter qu'il ne colle au fond. Lorsque le riz devient transparent, abaissez le gaz et ajoutez  le poisson coupé en petits morceaux. Ajoutez alors deux louches d'eau bouillante (ou de bouillon) et faites cuire doucement en tournant régulièrement pour éviter que le riz n'attache. Quand l'eau est absorbée, ajoutez deux autres louches de liquide et répétez l'opération à chaque fois qu'il n'y a plus d'eau jusqu'à ce que le riz soit totalement cuit.
Terminez en incorporant le safran, l'aneth, le sel et le poivre et servez.

Notes :

- Comme pour n'importe quel risotto, voici une recette qu'il faut déguster tout de suite une fois prête - autrement le riz cuit de trop et se révèle peu appétissant. Sans compter qu'une fois froid, un risotto se réchauffe difficilement.
- Dans les recettes à base de poisson, j'ai toujours tendance à déconseiller l'ajout de fromage râpé... mais après chacun suit ses propres goûts.
- Quoi boire avec ? Peut-être un verre de vin blanc léger, servi bien frais.

Publié dans Recettes salées

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Plus qu'un simple café au lait...

Publié le par Messergaster

Messer Gaster est affectée par un grand mal, une infâme dépendance qui n’a fait qu’empirer à cause de son petit boulot : elle aime le café. Mais il ne s’agit pas d’un plaisir ponctuel, d’une agréable pause : c’est davantage une sorte de drogue sans laquelle elle ressemble plus à une loque qu’à un être humain. Et hop un café le matin pour se réveiller avant d’étudier, et hop un café avant d’aller au travail et hop un café avant d’écrire un article de blog – comme si la Muse s’était dissoute dans une misérable petite tasse.

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Un "espresso macchiato double" 

De plus, à partir d’un simple expresso, combien de boissons différentes on peut préparer ! Voici donc un petit récapitulatif.. pensez-y la prochaine fois que vous aurez envie de varier les plaisirs ! :

  • « Espresso macchiato » : un expresso avec une légère touche de mousse de lait par dessus. A distinguer du cappucino qui, lui, se sert dans une tasse plus grosse et avec aussi un peu de lait.
     
  • « Flat white » : expresso dans lequel on verse un peu de mousse de lait… la différence avec l’espresso macchiato réside dans le fait que le flat white contient non pas un mais deux expresso et que la mousse ne se trouve pas « au-dessus » du café, mais bien diluée à l’intérieur, ce qui donne à la boisson une consistance presque veloutée. Le nom à consonnance « anglosaxonne » s’explique car ce type de café a vu le jour en Océanie – autour des années 1980.
     
  • « Cortado » : cette fois-ci il s’agit d’une spécialité populaire dans les pays hispanophones. Le nom de cette boisson est issu du verbe « cortar », c’est- à-dire « couper ». En effet, il ne s’agit que d’une tasse d’expresso « coupée » avec une légère touche de lait.
     
  • « Espresso con panna » : légèrement plus calorique que les précédents, voici que cette fois-ci l’expresso est garni avec un peu de crème fouettée par-dessus. Gourmand à souhait.
     
  • « Americano » ou «  allongé  » : servi dans de gros mugs, il ne faut cependant pas le confondre avec le café filtre qui est produit différemment. En effet, l’americano a tout de même l’expresso pour base... ce n’est qu’ensuite qu’on rajoute de l’eau chaude pour en réduire l’amertume.
     
  • D'autre part, en augmentant les proportions de lait, on obtient encore toute une gamme de boissons différentes : café au lait, latte macchiato, cappuccino… Et puis d'autres personnes encore ajoutent volontiers un fond de liqueur dans leur tasse.

Quoi qu'il en soit : choisissez le café que vous préférez.. en prenant soin d’y joindre un bon petit biscuit !

Publié dans Focus alimentaires

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Le kimchi

Publié le par Messergaster

Bizarrement, c'est à Berlin que j’ai fait connaissance avec la cuisine coréenne - et cela grâce aux prix plus qu’abordables des restaurants de la capitale. J’ai ainsi découvert le parfum irrésistible de certaines grillades ou le petit goût épicé de certaines soupes… ainsi qu’un accompagnement bien particulier dont le nom est « kimchi ».

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(Voici à quoi ressemble cette spécialité)

A la base, il s’agit d’une préparation à base de légumes fermentés avec du sel et différentes épices. Les légumes employés varient selon les régions et selon les saisons mais disons que, dans nos pays européens, on a plus de probabilités de goûter un kimchi à base de chou chinois (plutôt que de concombre ou de radis). De même, le choix des épices dépend du cuisinier.. mais personnellement j’ai toujours eu à faire avec des mixtures plutôt relevées contenant du piment, de l’ail.. Et c’est ce qui explique qu’on déguste cette spécialité avec un bol de riz blanc : la « fadeur » du riz permet de mettre en valeur l’arôme du kimchi.
A savoir aussi que plusieurs études attribuent à cet aliment des vertus médicales : en effet, grâce à la fermentation, se développent tout un tas de
ferments lactiques qui aideraient le système immunitaire à mieux résister contre virus et bactéries. Tout cela, joint à la présence de l’ail (sorte d’antibiotique naturel) et du piment (très riche en vitamine C), a bien sûr attiré l’attention de toutes les personnes qui essaient de manger de façon saine.
Bref, la cuisine coréenne a vraiment été une agréable surprise pour moi et je ne peux donc que vous inciter à y goûter... ne serait-ce que pour découvrir cette spécialité qui saura titiller votre palais.

Publié dans Focus alimentaires

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Quatre - quarts

Publié le par Messergaster

Récemment invitée à une soirée d’anniversaire, il me fallait réfléchir à quoi ramener. Certes, apporter des boissons est toujours appécié mais j’avais moyennement envie de sortir exprès pour acheter une bouteille de quelque chose. Et surtout, pouvais-je me laisser échapper cette occasion pour cuisiner un bon gâteau ? Bien sûr que non ! Dommage seulement, que mon frigo était presque vide... C'est pourquoi, je me suis rabattue sur le quatre-quarts : ça a beau être un peu banal, ça reste toujours une valeur sûre - et je peux vous garantir que mon gâteau a eu du succès.

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(Ouf, j'ai eu juste le temps de prendre mon quatre-quarts en photo avant qu'il ne disparaisse complètement)

Voici donc la recette (pour un moule à manqué) :

- 4 œufs
- et leur poids en farine, en sucre et en beurre mou
- ½ de levure chimique
- facultatifs : un sachet de sucre vanillé, 5 bonnes cuillères à soupe de cointreau ou de rhum.

Dans un saladier battez les jaunes avec le sucre (et éventuellement le sucre vanillé). Ajoutez le beurre et mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure. Enfin montez les blancs en neige bien ferme et intégrez-les aussi à la pâte. Si vous voulez, vous pouvez ajouter à ce moment-là 4-5 cuillères à soupe de liqueur au choix pour parfumer votre gâteau.
Faites cuire une heure à 180°C (comme toujours, soyez attentifs : les temps de cuisson varient d’un four à l’autre !).

Notes :

- Oui c’est un grand classique… alors pourquoi ne pas varier en ajoutant des morceaux de pommes ou des pépites de chocolat pour changer ?
- Les plus gourmands mangeront leur part de gâteau avec un peu de confiture de framboise ; les puristes la dégusteront  telle quelle, sans rien ajouter d'autre, et n'accepteront à la rigueur qu'une simple tasse de thé bien fumante en guise d'accompagnement.

Publié dans Recettes sucrées

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