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Pancakes

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Depuis des mois, j’avais envie de me faire des pancakes. Vous savez tous ce dont je parle : cette envie, le dimanche, de commencer la journée en se faisant plaisir avec un bon petit déjeuner. L’autre jour, je me suis enfin décidée : quel bonheur !
Alors, je sais que des recettes pour faire des pancakes, il y en a une infinité et que chacun est persuadé que la sienne est la meilleure… disons donc que moi je propose la mienne, sans prétention : les puristes ne la trouveront peut-être par parfaite mais elle fait bien l’affaire pour moi.

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(Il ne me restait plus de sirop d'érable.. j'ai donc mangé mon pancake avec du miel)

Voici donc la recette (pour 8 personnes) :

- 90g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 3 œufs
- 30g de beurre
- 300mL  de lait
- 300g de farine
- ½ sachet de levure chimique

Dans un saladier, réunissez le sucre, le sucre vanillé, la farine, la levure et faites un puits. Ajoutez 150mL de lait, puis les jaunes d'œufs. Ajoutez ensuite les 150 mL de lait restants et le beurre fondu. Terminez en incorporant les blancs montés en neige. La pâte doit être plus épaisse que la pâte à crêpes « traditionnelle ».
Faites reposer une heure.
Faites cuire à la poele et retournez chaque pancake dès que des petits bulles paraissent à la surface.
Dégustez vos pancakes à votre guise avec du sirop d’érable, du nutella, un peu de liqueur, des mûres…

Notes :

- Les plus gourmands oseront aussi le mix chaud/froid en ajoutant une petite boule de glace à la vanille ou au caramel à côté.
- Faites attention : on ne dirait pas mais mine de rien un pancake est bien nourrissant… ne mangez pas trop vite ou vous courrez le risque d’exagérer avec les quantités ! Ce serait dommage de commencer votre journée de dimanche avec l’estomac lourd… 

Publié dans Recettes sucrées

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Le moulin à café

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Du temps que je travaillais dans mon café à Berlin, j’avais le droit de ramener de temps en temps chez moi des paquets de café à moudre. Dans ma valise pour rentrer en France, il y en avait 3 paquets et, pour pouvoir m'en servir, j’ai donc dû demander à ma tante un vieux moulin à café qui avait appartenu jadis à ma grand-mère.

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(Voici le moulin à café prêté par ma tante)

C’était la première fois que j’utilisais un de ces objets « vintage » et cette expérience, convoquant les 5 sens, mérite absolument un petit article :

  • VUE : cet objet se compose de deux parties : d’une part, il ya la meule qui occupe la partie supérieure du moulin et, pour l’activer, il faut tourner la manivelle ; d’autre part, il y a un petit compartiment où est récolté le café une fois moulu. Je sais qu’il existe des moulins à café fabriqués à partir de toutes sortes de matériaux, en bois notamment.. mais celui dont je me suis servie était en métal (ma grand-mère l’avait probablement acheté après-guerre ?). Cependant, je dois avouer qu'à la fin j’ai été moyennement satisfaite du résultat : en effet, le café était moulu de façon un peu trop grossière à mon goût.
     
  • TOUCHER : Comme ce moulin était en métal, sans être incroyablement lourd, il pesait tout de même un peu sur mes jambes. Car oui, au départ, j’ai voulu m’en servir en m’appuyant sur la table, mais on m'a fait ensuite fait remarquer que  moudre le café devenait nettement plus simple si je plaçais le moulin sur mes genoux.
     
  • OUIE : D’un point de vue sonore, on devient bien vite sensible aux différentes modulations du « cri cri » du moulin... Progressivement, c’est moins la résistance que l’on ressent quand on tourne la manivelle qui nous informe s’il y a encore beaucoup de grains à moudre que le bruit qui change.
     
  • ODORAT : Le temps nécessaire pour passer tout le café constitue un grand désavantage : pour mes 250g de grains, j’ai bien mis 20 minutes. En revanche, quel plaisir de sentir l’arôme du café qui s’exhale de la machine au fur et à mesure que l’on moud ! On est impatient de se préparer un petit expresso juste après.
     
  • GOUT : Après tout ce travail très physique grâce auquel on peut bien se muscler les biceps, voici enfin la récompense : un beau café dans lequel tremper quelques gâteaux.

Pour conclure : je comprends que le moulin à café ait disparu de nos cuisines : c’est moins une question de fainéantise qu’une question de résultat «imparfait », en effet, puisqu’il faut bien reconnaître que les modernes moulins à café électriques permettent de moudre de façon plus fine et plus régulière les grains. Or, pour obtenir un expresso digne de ce nom, tout part de là : si la qualité du café, la cafetière, la pression et le temps d’écoulement de l’eau sont des facteurs de la plus haute importance, la finesse du café moulu joue un rôle crucial aussi.

Publié dans Focus alimentaires

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Lassi à la banane

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Je suis récemment allée manger dans un restaurant indien avec des amis. C’est un type d'endroit dans lequel je vais rarement… et j’ai bien tort – étant donné que je raffole de naans, que je me délecte de viande tandoori et que j’adore le parfum du riz servi en accompagnement. Sans compter les lassis – dont je pourrais boire des litres !
Mais de quoi s’agit-il précisément ? En simplifiant, un lassi est une sorte de yaourt à boire. J’ai lu qu’on devrait le siroter théoriquement en dehors des repas pour pouvoir être à même de bien en discerner tous les arômes… mais il est vrai aussi, à l’inverse, que sa fraîcheur permet d’apprécier tous les parfums de la cuisine indienne, tout en évitant d'avoir la langue en feu à cause des nombreuses épices utilisées.
Les lassis les plus populaires sont à base de mangue ou de rose, mais il en existe aussi en version salée et, de façon générale, on peut les agrémenter de toutes sortes d’épices.

J'aurais bien aimé vous proposer un lassi à la mangue, mais il ne me restait malheureusement que des bananes dans le compotier ! En tout cas, je précise d’emblée que je n’ai nullement la prétention de donner ici THE recette, parfaitement conforme à la tradition. Je me limite à suggérer un type de boisson rafraîchissante à base de yaourt qui s’adapte très bien aux chaleurs de l’été.

Voici donc la recette (pour environ 200-300mL de lassi) :

- 1 banane bien mûre
- un pot de yaourt nature brassé
- un peu de cannelle moulue
- 1 cuillère à soupe de miel

Commencez par prendre un gros verre et à le remplir aux 3/4 d'eau fraîche : versez cette eau dans un blender. Epluchez votre banane et découpez-la en rondelles que vous mettrez dans le blender aussi. Ajoutez le yaourt, le miel, la cannelle. Mixez et versez le tout dans votre verre. Servez avec un ou deux glaçons.

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(Servi dans une flûte à champagne, voici un lassi qui fait son effet !)

Notes :

- Si vous voulez, vous pouvez obtenir une boisson plus onctueuse en réduisant la quantité d'eau.
- Une idée-recette à garder en tête quand vous voyez que les bananes que vous avez récemment achetées sont déjà en train de devenir toutes noires...
- Si vous n'aimez pas le miel, vous pouvez recourir à un sachet de sucre vanillé.

Publié dans Recettes sucrées

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Tarte à la confiture (appelée aussi "crostata")

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Comme le weekend dernier j’étais invitée à une soirée de dépendaison de crémaillère qui était en même une soirée d’anniversaire, j’ai eu envie de ramener un gâteau : depuis longtemps, j’avais en tête l’idée de réaliser une tarte à la confiture, une « crostata », comme on l’appelle en Italie. Concernant le parfum de la confiture, j’ai opté pour fraise : un classique que tout aime pour ne pas prendre de risques.
Je n’ai - hélas ! - pas eu l’occasion de goûter à ma tarte... mais le lendemain, j’ai reçu un sms enthousiaste : à ce qu’il semble, elle a eu un succès phénoménal !
En attendant de pouvoir en refaire cuire une version pour moi toute seule, voici donc la recette :

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(Heureusement que j'avais songé
au moins à prendre la tarte en photo avant de sortir de chez moi ! A défaut d'avoir pu y goûter, il me reste une "trace visuelle" que je peux partager avec vous !) 

- 350g de farine
- 150g de beurre mou
- 1 gros œuf (ou 2 petits, mais alors diminuez légèrement le beurre)
- 125g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 pot de confiture (fraise pour moi)

Préparez votre pâte sablée en commençant par battre l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez de façon à obtenir quelque chose de « sableux ». Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et pétrissez le tout pour obtenir une pâte lisse. Laissez reposer au frigo au moins une heure.
Etalez les ¾ de votre pâte dans un moule à tarte et faites des petits trous avec la fourchette. Distribuez uniformément le contenu du pot de confiture sur toute la surface. Etalez à part la pâte sablée restante et utilisez un coupeau pour en découper quelques longues bandes : posez ces bandes sur votre tarte de sorte à former des « croisillons ».
Faites cuire à 200°C pendant 45 minutes (comme toujours, vous surveillerez en fonction de votre four).

Notes :

- Bien entendu, vous pouvez remplacer la confiture de fraise, par n’importe quel autre parfum ! La plupart des « crostate » en Italie sont soit à la confiture d’abricot, soit à la confiture de mûre.
- A ce que m’ont dit les « heureux veinards » qui y ont goûté, il ne faut surtout pas commencer avec cette tarte, car après on a du mal à s’arrêter !

Publié dans Recettes sucrées

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Mettons-nous aux légumes secs !

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Ils avaient d’abord été redécouverts par les végétariens qui avaient besoin de trouver ailleurs que dans la viande des protéines. Ce fut ensuite le tour des intolérants au gluten, toujours en quête d’alternatives au pain et aux pâtes.  Idem, les nutritionnistes ne cessent de nous rappeler qu’ils sont riches de plein de bonnes choses et nos grand-mères nous les proposent souvent dans des soupes et des minestrones super appétissants. Oui, je parle des légumes secs - souvent rayés à tort de nos repas sous prétexte qu’ils sont longs à cuisiner : le temps de trempage préalable tout comme le temps de cuisson, décourageant en effet les travailleurs super pressés…
Heureusement les choses sont en train de changer et les gens commencent à redécouvrir toute la saveur des plats « pauvres » de nos ancêtres. On commence à comprendre qu’il suffit d’utiliser un autocuiseur pour accélérer la cuisson, par exemple. Et même moi qui ne possède pas de cocotte minute (investissement qu’il faut que je me décide à faire), je mange régulièrement des lentilles (l’un des légumes secs qui cuisent le plus rapidement), par exemple.
D’ailleurs un petit truc pour accélérer les choses : mettez une pincée de bicarbonate de sodium dans votre casserole et vos légumes secs cuiront beaucoup plus vite (mais il seront un brin mous mous). Autre astuce : préparez toujours un plus de légumes secs que prévu et  mettez au congélateur ce qui n’a pas été mangé le jour-même : comme ça, la prochaine fois que vous aurez envie de pois secs, par exemple, il suffira de sortir votre Tupperware et faire réchauffer son contenu moins de 2 minutes au micro-ondes…

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(Voici la barquette de haricots que j'ai resortie hier de mon congélo ...)

C’est vraiment dommage de se priver de ces légumes secs si appétissants et si bon marché puisque 100-150g suffisent dans le cadre d’un repas. De plus les légumes secs contiennent peu de graisses (et si c’est le cas, il s’agit souvent d’omega3), beaucoup de fibres et de minéraux ainsi qu’un une quantité de protéines non négligeable : certes, ils ne contiennent pas TOUS les acides aminés dont nécessite le corps, mais on peut y joindre autre chose pour obtenir un plat complet. Ainsi, à titre d’exemple, le classique plat de pâtes et haricots qu'on mangeait jadis pouvait se vanter d’être très riche et équilibré en protéines.

Et puis maintenant que le froid arrive, voici qu’un petit cassoulet ne serait pas de refus, non ?

Publié dans Focus alimentaires

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Le rituel du frühstück à Berlin

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une ville où la restauration est vraiment bon marché comparée à d’autres capitales comme Rome ou Paris. A Paris, par exemple, il n’est pas rare de devoir payer 4 euros pour une petite tasse de chocolat chaud.. or à Berlin, pour ce prix, il y a moyen de s’offrir tout un « frühstück ».
Kesako ?
A la base le frühstück est le petit-déjeuner allemand (littéralement « le premier morceau » qu’on avale en se levant le matin), mais à Berlin de nombreux établissements vous proposeront un frühstück même en plein après-midi – et ce, pour un prix modique ! Pour environ 5 euros, vous pourrez vous faire plaisir avec 2 petits pains, du beurre, de la confiture, du fromage, du saucisson, un œuf dur (et si vous décidez de vous rendre dans les quartiers périphériques, il y a moyen d’avoir ce repas pour 2.99 euros.. véridique ! Je peux même vous fournir une adresse !).

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(Le voici le frühstück à 2.99 !)

En plus ce frühstück présente une infinité de variations : pour quelques euros en plus, on vous proposera un frühstück à l’italienne avec du jambon de parme ou du parmesan, un frühstück à l’indienne ou encore un frühstück un peu plus chic avec du saumon fumé, servi avec une flûte de sekt (vin mousseux).

Bref, voilà de quoi commencer le dimanche du bon pied après un samedi soir passé à faire la fête ! (il n'est pas rare, en effet, de sortir de boîte à 9h du matin passées et d'aller donc direct dans un café manger son frühstück avec ses compagnons).

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau à l'orange sans oeuf et sans beurre

Publié le par Messergaster

Un soir d'août, du temps que je travaillais encore dans mon café à Berlin, ma chef m'avait autorisée à ramener chez moi une bonne trentaine d’oranges. En effet, à cause d’une erreur de commande, on s’était retrouvé avec des oranges au diamètre tellement large qu’il était impossible de les insérer dans la machine pour en tirer du jus : du coup, elles avaient été distribuées aux membres du personnel.
Avec tous ces fruits, j’avais eu envie de faire un peu de cuisine. Ainsi, j’avais revisité une recette que j’avais trouvée quelques temps auparavant sur le blog "Délectation culinairede ma copinaute Doudoute (cliquez ici). A la base, il fallait imbiber ce gâteau avec du jus de citron… mais moi, du coup, j’avais opté pour l’orange.

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(J'avais ramené le gâteau en question à une "soirée coloc" : le papier aluminium que vous voyez partout m'avait servi pour l'emballer...)

Voici donc la recette :

- 3 pots de yaourt nature
- 3 pots de farine
- 2 pots de maïzena
- 1 sachet de levure
- 1 pot d’huile
- 2 pots de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
-  le jus de 2 oranges (et un peu de zeste râpé, si vos oranges sont bio) + le jus d’une autre orange pour imbiber

Commencez par mélanger le sucre, le sucre vanillé et le yaourt. Incorporez la farine tamisée avec la levure et la maïzena. Ajoutez le jus des deux oranges (et un peu de zeste râpé si vos oranges ne sont pas traitées) ainsi que l’huile.
Faites cuire 45 minutes à 180°C (en surveillant, comme toujours : ça varie selon les fours !).
Une fois cuit, faites plein de petits trous dans le gâteau et versez le dernier jus d’orange par-dessus, de façon à bien imbiber toute la surface (je conseille d’y aller petit à petit, en s’aidant d’une cuillère).

Notes :

- Vous pouvez aussi ajouter 1 ou 2 cuillères à soupe de liqueur à l’orange (Cointreau, Grand-Marnier) dans la pâte, en plus du jus d'orange. Et de même, si vous avez de la pulpe de fruit dans le presse-citron, n’hésitez pas à l’incorporer : elle parfumera d’autant plus le gâteau !
- La consistance de ce gâteau est très particulière.. il est très « dense » tout en restant léger… testez pour comprendre !
- Il s’agit d’une recette relativement light à cause de l’absence de beurre… et si vous optez pour le yaourt de soja à la place du yaourt « classique », vous aurez même un dessert 100% végan !

Publié dans Recettes sucrées

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Pâte filo, pâte feuilletée et feuille de brick

Publié le par Messergaster

 (Voici un chausson que j'avais à la va-vite, un soir, en prenant une feuille de brick)

(Voici un chausson que j'avais à la va-vite, un soir, en prenant une feuille de brick)

Pâte filo, pâte feuilletée et feuilles de brick : il s'agit de trois types de pâtes qui présentent bien des analogies mais qui se distinguent aussi sur plusieurs points. Voici donc un bref tableau pour remettre tout cela en place :

  Pâte filo Feuille de brick Pâte feuilletée
Pays d'origine Est du bassin méditerranéen (Liban, Grèce Turquie...). Sud du bassin méditerranéen (Maghreb). France (cette pâte a des origines très anciennes mais c'est Antonin Carême qui l'a perfectionnée au XIXe siècle).
Composition Farine blanche, sel, eau. Semoule bouillie et eau Farine blanche, beurre.
Aspect Rectangulaire, très délicate et fragile à manier. Ronde et rigide. Très croustillante une fois cuite. Relativement épaisse et assez grasse.
Mode de cuisson Four. Cuisson au four ou frite à la poêle. Four.
Recettes typiques Baklava, autres pâtisseries/gâteaux... Samossas, rouleaux croustillants, aumônières.. Tartes, viennoiseries...

 

Et vous : quel type de recettes réalisez-vous avec ce genre de pâtes ?

Publié dans Focus alimentaires

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Histoire et fonctionnement du distributeur automatique

Publié le par Messergaster

Il suffit que vous travailliez dans un bureau ou que vous soyiez en études pour comprendre tout ce qu’un simple distributeur automatique peut signifier pour des êtres humains. Nos journées sont de plus en plus remplies et les échéances s’enchaînent les unes après les autres… les pauses-cafés n'en deviennent que d'autant plus fondamentalesNon seulement elles sont un excellent moyen pour lier connaissance avec les collègues, mais de plus elles permettent de restaurer notre "taux de caféine". 
Comme toujours, curieuse, je suis allée me rechercher l’histoire de cette invention. Incroyable mais vrai : le premier distributeur automatique a vu le jour pendant l’Antiquité ! Il vendait de l’eau lustrale dans le cadres de cérémonies religieuses à Alexandrie. Successivement, on mit à point aussi un distributeur de tabac à priser à l’époque moderne, mais le succès fut  mitigé : il faut attendre les XVIII-XIXèmes siècles et surtout le XXe pour que ces appareils se développent à nouveau. C'est ainsi que, de nos jours, vous trouvez des distributeurs automatiques qui vendent tout et n’importe quoi : snacks, cigarettes, préservatifs, timbres, lessive...

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(Dans ce distributeur, trouvé dans une station de S-bahn à Berlin, on vendait même des livres ! Regardez la 2ème rangée à partir du haut !)

Pendant que je faisais une pause en bibliothèque ou que j’attendrais un métro sur le quai, je me suis souvent mise à regarder les gens dont le travail est de remplir les distributeurs. C’est alors qu’on se rend compte que ces objets sont en fait de grosses armoires (ou de gros frigidaires si l’on parle de boissons fraîches) qui s’ouvrent sur le côté et qui présentent différents compartiments à remplir. A ce titre, le distributeur automatique qui vend les boissons chaudes est peut-être le plus élaboré : il comprend  en effet un réservoir pour les poudres (café, chocolat, lait), un autre pour les pièces de monnaie et encore un pour les gobelets en plastique + un filtre pour l’eau qui  servira de base pour votre boisson + une sorte de réceptacle pour le café usagé. Il va de soi que ce genre de machine est lavée très très fréquement par des professionnels et que la législation à ce sujet est très stricte.

Les distributeurs seront plus ou moins « high-tech » selon votre entreprise, mais bon soyons francs : un café au bar aura beau coûter 3-4 fois le prix du café au distributeur, il n’en reste pas moins que le goût en est sans comparaison !

Publié dans Focus alimentaires

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Muffins aux fanes de carottes

Publié le par Messergaster

Avec les fanes de carottes, on peut réaliser vraiment une infinité de recettes. Par exemple, on peut revisiter tous les plats à base d’épinards pour y intégrer un ingrédient qui lui ressemble fort mais qui présente cependant un goût différent. Je me suis alors dite qu’il pouvait être intéressant de marier la versatilité des fanes avec la versatilité du gâteau au yaourt, recette que je fais aussi bien en version salée que sucrée.

Voici donc la recette pour 12 petits gâteaux :

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(Il fallait bien que je morde dans un muffin pour vous montrer comment c'était à l'intérieur, non? ehehe)

- Une bonne vingtaine de fanes de carottes
- 1 pot de yaourt nature (lavez ensuite ce pot et utilisez-le comme verre mesureur)
- 3 œufs
- 1/2 pot de yaourt rempli d’huile de tournesol
- 3 pots de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 2 oignons
- une cuillère à soupe de noix de muscade
-sel/poivre

Commencez par préchauffer votre four à 180°C.
Dans un saladier, mélangez le yaourt et les œufs. Ajoutez les 3 pots de farine tamisée avec la levure et mélangez bien. Salez, poivrez et ajoutez l’huile : mélangez de façon à obtenir une pâte homogène. Ajoutez le sel, le poivre, l’oignon (que vous aurez mixé à part auparavant pour le réduire en bouillie), et les fanes que vous aurez découpées en petits brins à l’aide de ciseaux. Versez la pâte dans votre moule à muffins.
Faites cuire environ 30 minutes (en surveillant ! chacun connaît son propre four et, de plus, les temps de cuisson varient selon que vous choisissez un moule à cake ou des moules individuels ou encore un moule à bords bas..).

Notes :

- Vous pouvez rajouter un demi pot de parmesan râpé dans la pâte pour donner un peu plus de saveur à vos muffins.
- La prochaine fois que je les fais, je rajouterai peut-être des petits morceaux de saumon fumé dans la pâte
-
Aussi bien chauds que froids, ces petits muffins font vraiment leur effet.

Publié dans Recettes salées

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Gâteau zébré (en version individuelle)

Publié le par Messergaster

Avant de partir à Berlin, j’ai encore accueilli ici deux amies. Tenant à leur offrir une petite collation à leur arrivée, je voulais faire un peu de pâtisserie. En manque d’idées, j’ai passé pas mal de temps sur google afin de trouver une recette qui me tente. C’est ainsi que je suis tombée sur ce gâteau zébré (ou "marbré italien", comme certains l’appellent) qui faisait fureur sur la blogosphère au tout début que j’ai ouvert ce site web (j’ai suivi la recette  du blog Tout le monde à table, consultable ici).
N’ayant pas de moule à cake sous la main, j’ai eu envie de réaliser cette recette e
n version "mini".

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(Mes muffins présentent encore plus de rayures, ainsi alignés sour le soleil qui joue à cache-cache derrière les arbres...)

Voici donc la recette pour 15-18 muffins :

- 4 œufs
- 250g de sucre
- un sachet de sucre vanillé
- 300 g de farine
- 100mL de lait
- 250 mL d’huile de tournesol
- 25g de cacao amer

Préchauffez votre four à 180°C.
Dans un saladier, battez les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez le lait, puis l’huile et mélangez bien. Incorporez la farine tamisée avec la levure en évitant de faire des grumeaux. Divisez alors la pâte en deux : dans une des deux moitiés, ajoutez le cacao amer.
Pour la phase du montage, procédez ainsi : versez une cuillère du mélange à la vanille au fond de votre moule. Puis déposez par-dessus une cuillère du mélange au cacao. Puis recommencez avec une cuillère de pâte à la vanille, suivie d’une au cacao… A chaque fois que vous superposez ces couches, votre pâte s’étendra vers les bords du moule – ce qui confèrera au gâteau son aspect « zébré ». (si mon explication n’est pas assez claire, reportez-vous aux photos ici).
Faites cuire les muffins au four pendant environ 50 minutes (en surveillant car le temps de cuisson dépend de votre four et de vos goûts personnels !).

Notes :

- J’aime bien cette variation « zébrée » du gâteau marbré : une recette régressive… mais avec un peu de « pep’s » qui la rénove !
- La prochaîne fois que je réalise cette recette, je pense que je parfumerai la pâte blanche avec un zeste d’orange ou un soupçon de fleur d’oranger..
- Cette une recette qui permet de donner libre cours à votre imagination : à la place du contraste blanc/noir, vous pouvez opter pour rose/vert en remplaçant le cacao et la vanille par de la pistache et de la framboise, par exemple !

Publié dans Recettes sucrées

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Le rooibos

Publié le par Messergaster

De temps en temps, j’aime bien boire du rooibos – surtout le soir avant de me coucher, histoire de changer de la classique camomille. A ma grande honte, je dois cependant avouer que j’ai longtemps cru que le terme « rooibos » était un synonyme de « thé déthéiné » : ERREUR !! Car en fait il ne s’agit pas de thé mais d’une toute autre plante. En effet, le thé est originaire d’Asie, alors que le rooibos ne pousse lui qu’en Afrique du Sud – ce qui explique que certains nomment aussi ce dernier « thé des Hollandais » (l’Afrique du Sud ayant été une colonie hollandaise au XIXe siècle). En Afrikans, le terme « rooibos » signifie « arbuste rouge »… et en effet, la couleur rouge est l'une des marques caractéristiques de la boisson en question.

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(Voici de quelle couleur est l'infusion de rooibos)

Au cours de ces dernières années, ce type d’infusion est devenu de plus en plus populaire chez nous. Une des raisons pouvant expliquer le succès du rooibos dans nos pays serait peut-être le fait qu’il ne s’agit pas là d’une boisson vaguement « amère » comme le thé : bien au contraire, elle présente un goût très doux et délicat, ce qui permet même de se passer de sucre quand on est au régime. Cependant notre façon de préparer la « tisane » diffère de celle que vous trouveriez si vous vous rendiez en Afrique : là-bas, on ajoute en effet du lait ou du miel dans la tasse.
Mais si le rooibos séduit toujours plus de consommateurs c'est avant tout grâce au fait qu'
il ne possède pas de théine : il permet donc d'effectuer une pause relax qui est loin d'être de refus au milieu des rythmes de vie frénétiques qui sont les nôtres. Parmi les bienfaits du
rooibos, citons aussi la présence d’antioxydants, de fer et de magnésium - sans compter que le roiboos possède aussi des vertus antiallergiques et digestives. Tout cela devrait accorder à cette boisson une place de choix dans le cadre d’un régime de vie sain… et il serait vraiment dommage de se priver de rooibos maintenant qu’il existe aussi chez les marques discount et qu’il est donc très facilement abordable par rapport à  il y a quelques années !

Publié dans Focus alimentaires

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La baguette française vs le pain allemand

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On pouvait s’y attendre. Une des première choses que j’ai faites en rentrant en France après mon année berlinoise a été de me ruer sur la baguette. Histoire de vous faire comprendre, pendant trois jours entiers, je n’ai mangé que du pain : matin, midi et soir. Que de la baguette à chaque repas, avec un yaourt ou un fruit pour compléter tout au plus. Passée cette phase de « baguettophilie », me voici revenue à un régime alimentaire un peu plus équilibré… néanmoins, tout cela m’a fourni l’idée pour un petit article grâce auquel mettre en miroir le pain allemand et français.

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

Car en lisant les premières lignes de ce billet, on pourrait croire que je n’ai pas apprécié le pain allemand – alors qu’en fait j’ai adoré aussi ! A Berlin, il y a l'embarras du choix : on trouve du pain avec toutes sortes de céréales, du pavot ou encore des raisins secs, des graines de courge, des noix... On le vend soit en petits pains individuels, soit en gros blocs que l’on tranche par la suite. Bref, on se régale vraiment. Mais il existe malheureusement quelques petits inconvénients :

  • Le pain en Allemagne est rarement produit sur place dans la boulangerie où vous l’achetez. Oui j’avoue avoir vu une fois un mitron à 5h du matin dans une boulangerie bio, mais je peux vous garantir qu’il s’agissait là d’une exception. Tous les Allemands que je connais m’ont confirmé que 90% du pain qu’on achète à Berlin est livré surgelé.

  • Le pain en Allemagne est plus « massif » que la baguette française. J’aime cette consistance plus dense – ne serait-ce que car elle permet de mieux étaler du fromage frais. Mais du coup, une tranche de pain allemand pèse davantage qu’une tranche de pain français, à la mie plus aérée et plus légère. Que signifie tout cela ? Que comme la tranche de pain allemand est plus lourde, il en découle qu’elle est aussi plus calorique.. Dites-vous qu’une tranche de pain aux céréales allemand possède environ  150 kcal… En en mangeant deux on atteint déjà 300 kcal – auquel il faut encore ajouter l’apport calorique de ce qu’on mettra par dessus (fromage, confiture…). A cet égard, le pain français est plus facile à doser.

  • Le pain en Allemagne (ou du moins à Berlin) est en revanche nettement moins cher que son homologue français. Un pain allemand d’un demi kilo coûte environ 1. 20 euros (et s’il est du jour d’avant, on le paye encore moins cher). Certes, en France, une baguette au pain complet coûte à peu près la même chose.. mais n’oubliez pas que le poids moyen d’une baguette oscille entre 200g et 250g !

Encore une fois, je suis une grande amatrice de pain : j’entre avec plaisir aussi bien dans les boulangeries allemandes que dans celles françaises. Si j’aimais la saveur caractéristique du pain noir bon marché que je m’achetais à Berlin, il est vrai que je retrouve aussi avec plaisir la croûte croquante qui enrobe la légère mie de la baguette à la française.

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau au yaourt ... salé !

Publié le par Messergaster

Mes colocs ont la fâcheuse tendance à acheter des trucs qu’ils oublient par la suite… comme ce gros pot de yaourt que j’ai fini par retrouver aujourd’hui, caché derrière quelques bouteilles de sauces traînant elles aussi dans le frigo depuis perpette. La date de péremption dudit yaourt était déjà passée, mais nous savons tous que ces dates ne sont là qu’à titre indicatif. Et quoi qu’il en soit, voici que j’avais là un excellent prétexte pour réaliser un gâteau au yaourt. Sauf que cette fois-ci j’ai eu envie d’innover et de le faire en version salée. Pour ce faire, j’ai pris comme recette de base celle proposée par Christel sur le blog C secrets gourmands (cliquez ici pour voir la recette originale) que j’ai ensuite adaptée en fonction des ingrédients que j’avais sous la main.

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Voici donc la recette pour environ 6-8 portions :

- 1 pot de yaourt nature (lavez ensuite ce pot et utilisez-le comme verre mesureur)
- 3 œufs
-1/2 pot de yaourt rempli d’huile de tournesol
- 3 pots de farine
- 1 sachet de levure chimique
- quelques feuilles de basilic
- 1 cuillère à soupe d’ail pilé
- 1 pot de parmesan râpé

Commencez par préchauffer votre four à 180°C.
Dans un saladier, mélangez le yaourt et les œufs. Ajoutez les 3 pots de farine tamisée avec la levure et mélangez bien. Salez, poivrez et ajoutez l’huile : mélangez de façon à obtenir une pâte homogène. Ajoutez le sel (n'exagérez pas : il y a aussi le parmesan à incorporer), le poivre, l’ail, le fromage et les feuilles de basilic coupées en tous petits morceaux. Versez la pâte dans votre moule et s’il vous reste du parmesan, saupoudrez la surface du gâteau avec.
Faites cuire environ 30 minutes (en surveillant ! chacun connaît son propre four et, de plus, les temps de cuisson varient selon que vous choisissez un moule à cake ou des moules individuels ou encore un moule à bords bas..).

Notes :

- Voici un gâteau qui s’apprécie très bien en été : la saveur du parmesan et du basilic nous transportent au bord de la Méditerranée en quelques bouchées.
- On peut remplacer le basilic par du romarin. De même, optez pour la féta ou un autre fromage si vous n’avez pas de parmesan chez vous.
- Le grand point fort de ce gâteau ? Il se réalise en un éclair ! En moins d’une heure de préparation, vous pouvez déjà vous régaler !

Publié dans Recettes salées

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Le kalter Hund

Publié le par Messergaster

Dans ma coloc allemande, nous avions une boîte en métal de la marque « Oma Hartmanns » qui avait contenu jadis du « Kalter Hund » du commerce : c'était la « tire-lire » dans laquelle chacun de nous versait 20 euros tous les mois pour couvrir les frais de base.
Quelques mois plus tard, j’ai enfin essayé cette spécialité. J'ai bien aimé. En fait, le gâteau consiste essentiellement en des rangées de biscuits secs séparées par d’épaisses couches de chocolat (oh que c’est light tout ça !), c'est pourquoi le goût se rapproche de celui des Petits Ecoliers : difficile de ne pas aimer !

                                                Kalter-Hund.png

Historiquement parlant, cette recette a vu le jour après de la Seconde Guerre Mondiale : après les lourdes privations endurées pendants la guerre, les ménagères étaient à la recherche d’un dessert simple et bon marché. Si à l’époque, on préparait ce gâteau en utilisant surtout des biscuits de la fabrique allemande « Bahlsen », progressivement on recourut aussi à d’autres types de biscuits. Et de même, de nos jours, on trouve toutes sortes de variantes comme le Kalter Hund préparé avec du chocolat blanc ou le Kalter Igel (« Herisson Froid ») parsemé d’amandes effilées etc etc…
Car oui, il faut aussi consacrer quelques mots à la dénomination de ce dessert. En  effet, « kalter Hund » signifie « chien froid »… mais pourquoi donc appeler un gâteau de la sorte ? Une rapide recherche sur le net me confirme à différentes reprises qu’il s’agirait en fait d’une déformation du terme « Hunt » propre au dialecte montagnard pour désigner les chariots (« förderwagen ») utilisés dans les mines. Le moule nécessaire pour confectionner cette recette étant carré et métallique, on pouvait y voir une certaine ressemblance avec ce type de petit wagon.
Toutefois, l’image du « chien » avait marqué les esprits ; c’est pourquoi, il n’est pas rare de trouver aussi le nom « Kalter Schnauze » (« museau froid ») pour désigner cette recette. Le Kalter Hund doit en effet passer quelques heures au frigo pour que tous les ingrédients « se fixent » correctement : la surface de ce gâteau résulte donc humide… comme la truffe d’un chien !
Bref, si vous passez en Allemagne et qu’on vous le propose dans un café, commandez-en une part : ce ne sera probablement pas la plus grande expérience gastronomique de votre vie, mais vous aurez mordu dans un morceau d’histoire allemande - liée aux fêtes d’anniversaire des enfants des années 1950.

Publié dans Saveurs du monde

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Cafés berlinois vs cafés parisiens

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Après un an à Berlin, j'ai enfin remis pied sur le sol français ; première étape : Paris. Hier, je devais voir une amie pour un café pas trop loin de Saint-Lazare.
J’ai toujours aimé Paris. Cependant, cette fois-ci, je dois reconnaître qu’en revoyant les bistrots et les cafés à la française, j’ai vraiment senti la différence avec ceux de la capitale allemande. Du coup, voici un petit article à ce sujet.
Je ne vais pas vous décrire des heures les cafés parisiens : les serveurs en uniforme, les prix incroyablement chers (2.50€ pour un expresso ? mais où est-on ? pour ce prix je m'achète paye un paquet de café moulu de 250g !), la petite terrasse. Bref, finalement ce qu’on paye c’est moins le café en soi que tout le service, tout le « tralala ».
En quoi un café berlinois diffère-t-il du café à la française ? Dans les cafés berlinois de base (style ceux de Neukölln), vous trouverez des murs super abimés, des chaises récupérées à l’équivalent allemand du « Bon Coin », une carte qui consiste en un vieux morceau de carton (sur lequel on aura inscrit au feutre la liste des boissons disponibles). Il y aura aussi une bougie à chaque table… moins pour faire « ambiance », que pour faire des économies d’électricité quand le jour tombe. Il peut aussi très bien arriver que quelqu’un fume quelque lattes de cigarette : la loi interdisant de fumer dans les lieux public existe en Allemagne aussi, mais à Berlin on la respecte moyennement.

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Il peut aussi arriver qu'il y ait  un poele à charbon (au lieu du chauffage au gaz) dans les cafés de l'ex Berlin Est...

Certains pourraient être tentés de s'exclamer : « Ah les cafés à la française ne sont qu’une mascarade bonne à attirer les touristes ! Ah regardez-moi les cafés berlinois, au contraire ! : eux, ils sont authentiques au moins ! ». Hum : vous croyez vraiment ? ce n’est pas si simple : car les gérants des cafés berlinois ont très bien conscience du fait que ce côté « alternatif » et « délaissé » attire aussi une abondante clientèle. Ainsi, finalement, c’est souvent un « laisser-aller » tout à fait calculé voire franchement affecté
Pour mieux vous faire comprendre, faisons un parallèle. La différence entre les cafés à la française et à la « berlinoise » est identique à celle qu’il y a entre une femme qui s’habille et se maquille de façon féminine et une qui sort de chez soi sans prendre vraiment le temps de penser à sa toilette. On pourra dire que la première est très futile… mais elle séduit à coup sûr. A l'inverse, la deuxième aura certes raison de dire que ne pas s'épiler est plus « naturel » - il n'en reste pas moins que je trouve qu'il y a aussi souvent une grosse part de mise en scène derrière ce côté "alternatif". (Bien entendu, je généralise : je sais très bien que les motivations qui peuvent pousser des femmes à ne pas s'épiler peuvent être plus profondes et très sérieuses..).
Pour revenir aux cafés, je dois dire que, personnellement, je trouve que les deux types d’établissement aient leur charme – il y en a juste un qui est économiquement beaucoup plus abordable que l’autre – hélas..

Publié dans Saveurs du monde

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Gâteau à l'orange léger

Publié le par Messergaster

Pour mon dernier jour de travail dans mon café berlinois, j’avais décidé de cuisiner un gâteau pour mes collègues. J’ai vraiment passé 9 mois très agréables dans ce lieu et je ne cacherais pas que -  malgré la paye très modeste – je regrette parfois d’avoir donné mes démissions. Mais loin de moi la nostalgie : le souvenir de cette expérience reste vivant dans ma mémoire et c’est cela ce qui compte.
Pour l’occasion, j'avais choisi d’apporter un gâteau à l’orange. J’avais puisé l’inspiration sur un blog italien : La cucina imperfetta (recette consultable ici).

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(Le gâteau que nous avons mangé
en guise de petit-déjeuner à 6.30 du matin avec une de mes collègues)

Voici donc la recette :

- 250g de farine
- 180g de jus d’orange pressé (cela équivaut au jus d'environ 3-4 oranges)
- 150g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 100g de beurre fondu
- 3 œufs
- 1 sachet de levure chimique
- facultatif : un peu de sucre glace pour décorer

Commencez par battre les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine tamisée avec la levure : votre pâte aura l’air très « dense » et vous aurez un peu de mal à mélanger : pas de panique.
Ajoutez le beurre fondu et diluez-le soigneusement dans la pâte. Terminez en versant le jus d’orange : mélangez bien.
Faites cuire entre 45 et 60 minutes à 180°C (mais surtout en surveillant selon vos goûts et votre four !).
Une fois froid, si vous en avez, saupoudrez le gâteau avec du sucre glace.

Notes :

- La prochaine fois que je ferai ce gâteau, je rajouterais peut-être 25g de sucre supplémentaires (mais il est vrai que j'ai mangé le gâteau après avoir bu un jus d'orange  : il se peut que mon goût ait été faussé. Dans le fond, tous les collègues qui y ont goûté par la suite m'ont garanti qu'ils trouvaient la quantité de sucre tout à fait satisfaisante...).
- Les plus gourmands pourront aussi recouvrir ce gâteau avec un beau glaçage : lorsque vous ferez chauffer votre sucre glace dans la casserole, vous n’aurez qu’à ajouter une ou deux cuillères de liqueur à l’orange (Cointreau, Grand Marnier..) ou bien, si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez aussi incorporer un autre jus d’orange à la place.

Publié dans Recettes sucrées

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La créatine : c'est quoi ce truc ?

Publié le par Messergaster

Je n’ai jamais vu autant d'hommes musclés comme ici à Berlin - à croire que les Allemands vont chaque après-midi courir ou faire des altères ! Or s’il est vrai que globalement parlant, j’ai l’impression que beaucoup de jeunes vont régulièrement faire du sport après le travail, j’ai aussi rapidement découvert que, dans tout ça, il y avait aussi une partie de « gonflette ». En effet, pour obtenir plus rapidement des résultats, plusieurs personnes se tournent vers les intégrateurs alimentaires - telle la créatine, par exemple.
L’autre jour, par ailleurs, j’ai vu le copain de ma colocataire en diluer un peu dans un verre au moment du petit-déjeuner.

Mais de quoi s’agit-il ?

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Pour développer leur muscles, certains prennent de la créatine, d'autres des épinards.. chacun son truc !

C'est grâce à la créatine si l'on peut endurer l'effort physique et entretenir sa masse musculaire. Il s'agit d'une substance produite par le foie, le pancréas  et les reins à partir de trois acides aminés. Mais cette base ne couvre que 50% des besoins de notre organisme : le reste est tiré de l’alimentation et notamment de la viande et du poisson. Du coup, si la créatine connaît un tel succès en tant qu’intégrateur alimentaire cela s'explique entre autres car beaucoup de végétariens effectuant aussi une activité sportive finissent par présenter des carences en créatine... Cependant ce déficit -  à moins de faire du sport à haut niveau – n’est pas un drame, étant donné qu’il ne s’agit pas là d’un acide aminé essentiel.
La créatine en tant qu’intégrateur est quant à elle disponible en différents formats : en comprimés, en poudre… A savoir aussi que des études récentes montreraient que l’organisme absorbe mieux cette substance si on y joint en même temps des glucides à indice glycémique élevé.
En effet, pas de mystère, j’ai envie de dire : le premier pas pour être en bonne santé consiste dans le fait de se nourrir de façon équilibrée en mangeant des repas réunissant protides, glucides et lipides. Ainsi, souvent, c’est moins la substance alimentaire en soi qui compte que plutôt la façon dont elle est associée aux autres éléments nutrititifs du repas.

Publié dans Focus alimentaires

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A propos du "frozen yogurt"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une des capitales européennes où le frozen yogurt (c’est-à-dire le yaourt glacé) fait le plus fureur. Dans le fond, les Allemands sont tellement préoccupés par le manger « sain » que la chose n’a guère de quoi surprendre – surtout que plusieurs enseignes n’hésitent pas à mettre en avant le fait que le lait employé est « bio » ou que le pourcentage de lipides ne dépasse pas les 2% (à la différence d’une glace classique qui - préparée avec de la crème - se révèle plus calorique).

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A Berlin, il n'y a pas que des vendeurs ambulants de glaces, mais aussi de frozen yogurt ! (photo prise devant les halles de Kreuzberg).

Historiquement parlant, le frozen yogurt (comme le nom anglais pouvait le laisser entendre) naît aux Etats-Unis dans les années 1970. Mais il n’avait ni le goût ni la texture qui le caractérise de nos jours – c’est pourquoi le succès de ce nouveau produit fut au départ très mitigé : on lui reprochait notamment un goût trop acide.
On rajouta donc du sucre grâce à quoi la consistance du yaourt s’en trouva améliorée aussi. Par la suite, on pensa aussi à rajouter de la gélatine pour stabiliser la composition : on évitait ainsi que le produit ne fonde ou ne coagule trop facilement.
Tout cela explique le succès croissant que connaît depuis les années 1980 cette alternative à la glace traditionnelle. Les différents « toppings » que l’on peut ajouter (fruits, perles de chocolat, biscuits, sauces…) customisent le yaourt en fonction des goûts de chacun - au point quils s’adaptent même au pays où il est commercialisé. Ainsi en Allemagne, vous pourrez garnir votre yaourt avec du « Kalter Hund » (gâteau à base de chocolat et biscuits secs), alors que vous aurez droit aux éclats de caramel d’Isigny dans certaines adresses françaises. 
On se doute que ce sont ces « toppings » qui font finalement monter le prix du yaourt acheté à 3, 4, 5 euros… mais il est vrai aussi qu’y renoncer (sous prétexte d’épargner quelques centimes ou de penser à l’aiguille de la balance) dénue brusquement ce produit d’intérêt : une simple masse blanche au goût un peu acide et désaltérant. Car en effet, je dirais que le charme du frozen yogurt réside dans le contraste de textures qui le caractérise : au fondant du yaourt de base, viennent s’ajouter le croquant des éclats de biscuit, le juteux des morceaux de fraise, le granuleux du riz au lait… Pour une expérience qui en plus de mobiliser le sens du goût, met en jeu celui du toucher.

Publié dans Focus alimentaires

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Tarte aux prunes

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Messer Gaster est un peu tendue en ce moment… et comme toujours,  pour essayer de contenir le stress, je me mets aux fourneaux. Depuis quelques temps déjà, je songeais à réaliser une tarte aux prunes comme celle que ma mère fait tous les étés - et rien de mieux que pétrir des ingrédients pour tenir les mains (et la tête) occupées.

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(La tarte à peine sortie du four éclairée par un rayon de soleil provenant de la fenêtre à gauche)

Voici donc la recette :

- 125g de beurre en pommade
- 1 œuf
- 125g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 250g de farine
- 10 -15 prunes (tout dépend de leur diamètre)
- un peu de sucre de canne

Préparation de la pâte sablée :
Dans un saladier, battez l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de sorte à obtenir un ensemble « sableux ». Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et pétrissez jusqu’à obtenir une pâte à la texture bien lisse. Laissez reposer une heure.

Montage de la tarte :
Commencez par préchauffer votre four à 200°C. Etalez la pâte dans votre moule à tarte.
Coupez les prunes en deux et ôtez le noyau. Posez les fruits sur votre pâte sablée de façon à en recouvrir toute la surface. Terminez en saupoudrant les prunes avec un peu de sucre canne.
Faites cuire une demi-heure environ (mais surveillez car cela dépend, comme toujours, du four de chacun).

Notes :

- En fait, quand ma mère fait sa tarte, au moment de garnir la pâte sablée, elle saupoudre aussi les fruits avec un peu de semoule et de cannelle. La semoule permet en effet d’ « éponger » le jus qui sort des fruits lors de la cuisson (s'ils sont bien mûrs) et la cannelle de tempérer le goût vaguement acide des prunes cuites.
- Vous pouvez choisir de réaliser cette tarte avec une pâte brisée à la place de la pâte sablée. Et de même, n’hésitez pas à utiliser du beurre salé pour mettre en valeur la saveur des fruits.

Publié dans Recettes sucrées

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