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12 articles avec audiovisuel qui donne faim

"Bon appétit" de Katy Perry

Publié le par Messergaster

Précisons-le d’emblée, afin d’éviter tout malentendu : je n’ai pas du tout l’habitude d’écouter ce genre de musique… malgré l’impression que peut donner ce blog! (car oui, j’ai un peu honte… mais j’avais déjà consacré un article à l’univers « gastronomique » d’un autre clip de Katy Perry... cliquez ici pour voir l'article)
L’article du jour va donc parler du nouveau clip de la chanteuse : « Bon appétit ». Il est dirigé par un « certain « Dent de cuir »… et bon, le nom est déjà tout un programme, je trouve.

Voici le clip de la chanson.

Un clip qui ne plaira pas aux féministes

C’est probablement la première chose que j’ai pensée en voyant ce clip : « mes amies féministes vont probablement détester ». Il faut dire que tout est là pour que la femme soit littéralement vue comme un « morceau de viande » : il suffit de visionner le début du clip où une Katy Perry dormant dans une barquette de polystyrène recouverte de cellophane (comme une « dinde ») est brusquement réveillée par des cuisiniers (tous hommes) qui veulent la cuisiner… Le clip commence d'ailleurs nettement avec un gros plan sur le postérieur de la chanteuse !
Au-delà de ça, les allusions sexuelles sont innombrables : surtout dans le dernier tiers de la vidéo, quand la chanteuse arrive à table : les huîtres et les moules sont un symboles classique pour désigner le sexe féminin, par exemple (je suis étonnée que la grenade et la figue soient, en revanche, absentes). Idem, dans la scène de la casserole, on ne peut pas ne pas se dire que la pompe à jus sur laquelle la chanteuse appuie pour faire sortir le bouillon n’évoque pas un sexe masculin…
De façon générale, je vous renvoie à toutes les analyse sur le « male gaze » (concept de Laura Mulvey) qui ont été menées : la caméra se délecte vraiment en s’arrêtant sur chaque partie du corps de Katy (entrejambes y compris, voir la scène du pétrissage.... quoique, à bien regarder, il ne doit pas s'agir de la chanteuse à ce moment-là, mais d'une doublure).

Cependant,  des trouvailles intéressantes

Sans vouloir minorer le côté « gênant » de la vidéo, j’aimerais quand même prendre le temps de citer quelques moments du clip qui sont, à mon avis, de bonnes trouvailles créatives. J’en citerai trois :

  • La scène du pétrissage (revenons-y) : si l’on laisse de côté le côté « objectification de la femme » (qui, ok, est patent), on pourra peut-être trouver que c’est tout de même une scène assez bien menée. Les effets spéciaux qui visent à montrer la contorsion du corps (cf le pied, la façon dont les mains plongent dans la chair ou encore le recours discret au mannequin) sont assez remarquables, je trouve.
  • L’expression du cuisinier juste avant de présenter le plat à la salle : cette mimique, je la trouve imparable, je l’avoue. Le type vient d’ajouter les derniers détails à sa création et, comme n’importe quel artiste, il est ultra content de luimême – chose qu’il traduit par un geste qui montre toute sa fierté. Je kiffe, j’y peux rien (et c’est pas un hasard si Katy reproduit le même geste à la fin).
  • La scène du vernis à ongles : un moment légèrement moins trash… qui ressort donc par rapport aux autres.

Des points qui me laissent perplexe

Il reste toutefois plusieurs points du clip qui me laissent méditative et que je n’arrive pas à élucider. Les voici :

  • Le plat préparé par les cuisiniers est une jolie femme super « appétissante ». Pourquoi alors, quand Katy Perry met en acte sa vengeance constituant à manger les invités, elle se retrouve avec une tourte toute dégueu avec un pied qui sort de la croûte ? En tant que spectatrice, j’ai du mal à comprendre ce brusque passage de la haute cuisine…. à la bouffe un peu bas de gamme. Ou alors faut-il y voir une allusion à la lutte des classes ???
  • Pourquoi le rappeur, au moment de son solo, fait mine de répondre au téléphone avec une liasse de dollars ? Faut qu’on lui explique que les conversations risquent d’avoir du mal à passer ?
  • Pourquoi la chanteuse chante « fresh out the oven »… alors qu’elle est dans un réfrigérateur, au début du clip ?

Bref, voici une vidéo qui permet de donner un sens nouveau au mot « foodporn »… Quelle est votre opinion à ce sujet ?

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Connaissez-vous le food design?

Publié le par Messergaster

Vous ne savez toujours pas où partir en vacances ? Et les Pays-Bas, ça ne vous dirait pas ? Sachez en effet qu’à Eindhoven se tient toute une expo intitulée "Food Culture : eating by design" (cliquez ici pour toutes les infos) qui prendra fin le 30 septembre 2012. Cet événement fournit la parfaite occasion pour découvrir ce qui se cache derrière le concept de "food design".

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(Source: http://www.premsela.org)

Le food design est un domaine qui devient de plus en plus à la mode à une époque où on ne parle que cuisine et qu’on ne pense qu’avec son estomac. Un peu artiste (affectionnant tout particulièrement la photo, mais pas seulement) et un peu gastronome, le food designer constitue désormais une figure que de nombreuses boîtes cherchent à recruter : les publicitaires ont besoin de ses clichés pour inciter les consommateurs à acheter « leur » produit, ceux qui travaillent dans le tourisme s’adressent à lui pour promouvoir les produits typiques d’une région… La multiplicité des débouchés qui s'offrent au food designer explique que de plus en plus de jeunes s’intéressent à cette filière - d'autant plus que celle-ci semble allier aspect ludique et salaire consistant. D’ailleurs, certaines universités ont décidé d’exploiter ce secteur naissant en proposant des masters spécialisés de food design (c’est le cas à Bruxelles, par exemple).

Mais il serait erroné de croire qu'il suffit d’aimer la bonne chère et d’avoir un appareil photo de qualité pour se lancer dans une carrière de food designer. Si savoir manier l’image joue un rôle de taille pour exercer ce métier bien comme il faut, il importe d’acquérir aussi de solides notions concernant la nutrition ou l’histoire de la cuisine tout en se tenant au courant des différentes "tendances culinaires" qui font l'actualité. C’est vraiment un métier qui insère l’aliment dans un contexte culturel précis et qui joue avec les symboles que chacun de nous relie à tel ou tel mets.

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Un couple au restaurant chinois...

Publié le par Messergaster

Aujourd'hui, je suis tombée sur cette vidéo sympa. Je préfère ne pas trop la commenter pour ne pas vous gâcher la surprise et la chute finale. La vidéo ne dure que trois minutes et mérite vraiment le coup d'oeil. Vous me direz ce que vous en pensez.

Table 7 - short film from Marko Slavnic on Vimeo.

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Soleil Vert ("Soylent Green")

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...J’ai des amis qui ont vu récemment pour la première fois Soylent Green (Soleil vert, en Français). C’est un film que j’ai toujours beaucoup aimé et je me dis que cela mérite un petit article. Et puis, lorsqu’on tient un blog gastronomique, voici un film qu’on se doit absolument de citer.

L’intrigue, on la connaît : suite à l’évolution technique des êtres humains, la terre est complètement dévastée. Règne une canicule permanente et aussi bien la faune que la flore ont été détruites. Ajoutez à ce cadre effrayant, une surpopulation impressionnante, ce qui pose un réel défi aux gouvernements : comment nourrir tout le monde ?

Désormais, donc, on mange des tablettes produites par le groupe « Soylent » qui existe en version « rouge », « jaune » et « vert » : trucs sans véritable saveur ni odeur et qui sont créées à partir de plancton… ou pas. Mais je ne veux pas vous dévoiler la fin du film – et puis peut-être la connaissez-vous déjà (et si tel n’est pas le cas, vite regardez ce film !).

Bref, je vous propose une scène très célèbre : celle où Charlton Heston a réussi à se procurer de vrais aliments (haricots, fruits et légumes, une bouteille de whisky et même un morceau de viande !) et les mange donc avec son « coloc », un vieux monsieur qui est particulièrement nostalgique de la nourriture d’antan. On observe donc un net décalage entre un vieillard qui retrouve les goûts de son enfance et un homme adulte qui découvre cela pour la première fois. Autre décalage : des aliments en très chiche quantité et très « humbles » mais qui donnent aux personnages l’impression de faire un véritable festin : on comprend combien la situation alimentaire de cette nouvelle société soit dramatique.

 

Couverts : le vieillard sort non pas l’argenterie, mais de simples couverts en inox qui sont tout aussi précieux dans un monde où l’on se sert rarement de la fourchette et du couteau et où l’on se contente très bien du plastique. Pour l’occasion spéciale que constitue ce repas avec de vrais aliments, se joint tout un art de la table, nouveau lui aussi. (ainsi, le vieillard garde les couverts en plastique et cède ceux en inox à son compagnon : cette courtoisie est un moyen de faire honneur à son ami et de mieux lui faire savourer ce moment exceptionnel).

Salade : dommage juste que, lorsque le vieillard demande par un sourire à son compagnon s’il apprécie la feuille de salade, Charlton Heston lui répond par une moue peu convaincue !

Haricots : Cette fois-ci  ils sont au goût de Charlton Heston, mais c’est très amusant de voir qu’il se brûle en les mangeant, ce qui n’est guère surprenant puisque les tablettes Soylent se mangent à température ambiante et qu’il n’y a donc pas à faire attention à la température pour les avaler. Idem, on voit qu’il a du mal à tenir sa fourchette, sans doute car les tablettes Soylent se mangent facilement avec les mains. En 2022 donc, on n’ignore pas que le concept de « goût » (entendu au sens large et comprenant aussi l’aspect tactile avec la température des mets et l'aspect olfactif puisque Charlton Heston découvre que les haricots sentent bon) mais aussi les règles de base du repas pris en commun, impliquant accessoires spécifiques (les couverts) et rites codifiés comme celui de trinquer avec son compagnon.

Pomme : pendant ce temps, nous avons pu observer que le vieillard est au 7e ciel. On comprend très bien qu’il retrouve les saveurs de sa jeunesse.. et d’ailleurs voici une belle variation sur la « madeleine de Proust ». Toutefois, cette douce illusion a une limite et le personnage s’en rend compte lorsqu’il veut croquer sa pomme comme un gamin et que ses dents ne le lui permettent plus. Résigné, il s’arme d’un couteau… alors que de l’autre côté nous avons la preuve ultime que Charlton Heston mange une pomme pour la première fois de sa vie : il est incapable de faire la part des choses entre le fruit qu’il faut manger et le trognon que l’on jette.

Enfin, il est important de remarquer comment les seuls sons de cette scène se limitent à la musique en arrière-fond, le bruit des couverts et les vagues bruits que font les convives. Pour faire bref : les personnages ne parlent pas. Cela pourrait paraître surprenant, à première vue, puisque un bon repas va souvent de pair avec une agréable conversation et on aurait pu imaginer que les deux personnages commenteraient ce qu’ils avaient dans leurs assiettes. Au contraire, le metteur en scène a opté pour un échange de regards et de sourires, mais non pas de mots : la bouche, cet organe servant aussi bien à parler qu’à manger, est déjà bien occupée à savourer ces aliments et discuter avec l’autre ne pourrait que gâcher ce moment privilégié.

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André Kupp, « montreuse dresseuse de légumes »

Publié le par Messergaster

C’est toujours comme ça : c’est pile au moment où on se dit que l’on ne va pas prendre son sac à main pour aller se ballader en ville, qu’on tombe sur quelque chose d’intéressant qui, par exemple, méritait d’etre pris en photo avec le portable. C’est ce qui m’est arrivé l’autre jour en tombant sur le spectacle d’André Kupp, « montreuse dresseuse de légumes ».
De quoi s’agit-il ? D’un
spectacle de marionnettes ayant les légumes pour protagonistes.
Je me trouve une petite place et je me mets à regarder le spectacle - qui commençait tout juste – avec l’intention de rester cinq minutes et reprendre ma promenade… mais, finalement je suis restée jusqu’à la fin !

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(Le prospectus que j'ai récupéré à la fin du spectacle)

C’est déjà que ce spectacle s’adresse en premier lieu aux enfants, certes, mais contient aussi des clins d’œil que seuls les adultes pourront décrypter (je ne suis pas certaine qu’un enfant de 4 ans soit à même de comprendre une blague sur les légumes transgéniques, par exemple).

Mais que raconte la « pièce ? ». Pour faire simple, une paysanne à l’accent italien nous montre les numéros de ses légumes, un peu comme un dompteur présenterait ceux des animaux du cirque. Mais à chaque fois, quelque chose ne va pas comme prévu dans les numéros des différents légumes : ils s’enfuient (comme le cornichon qui « n’est pas dans son assiette »), ils tournent en ridicule les paroles de la paysanne etc etc. N’oublions pas aussi la présence des animaux du potager : le chien, les chenilles et surtout les taupes qui proposent un numéro de rap absolument génialissime.

Car oui, j’oubliais d’insister sur l’aspect très musical du spectacle qui oscille entre musique de cancan, romances, musiques enjouées… pour terminer par « Nous on aime le fumier – yé yé yé » que tous les enfants (et les adultes) chantent en chœur.

Et je dois dire que c’est à ce moment-là que j’ai eu ma confirmation au sujet d’un doute qui me turlupinait l’esprit depuis longtemps : quelqu’un avait sûrement une formation de littéraire dans le lot. En effet, le spectacle contient une miriade de jeux de mots : la pomme de terre qui « n’a pas la frite », la paysanne qui exorte à « avoir la pêche » ou qui, excédée, hurle que c’est « la fin des haricots » etc etc. D'autre part, j’ai été très suprise en découvrant que les différentes pancartes que tenait la paysanne pour indiquer aux enfants les syllabes à reprendre pour la chanson « Nous on aime le fumier – yé yé yé » affichaient non seulement la transcription graphique des sons (« patate, at- at-at, par exemple) mais aussi leur transcription phonétique ce qui donne, par exemple, pour le son correspondant au graphème « yé », la transcription [jƐ], écrite en bas à droite de la pancarte. Je ne m'y attendais pas et à mon avis, à l’exception de la « troupe dramatique » et des gens du public ayant quelques reminescences d’un éventuel cours de littérature ou de langue étrangère, beaucoup doivent s’être demandés pourquoi cette transcription était là.

Et après coup donc, j’ai découvert qu’André Kupp et ses légumes sont originaires d’Alsace mais parcourent toute la France en proposant leur petit spectacle un peu partout, et en particulier aux salons du livre

Bref, tout cela pour dire que je vous invite à faire découvrir ce spectacle à vos enfants, si vous en avez la possibilité : beaucoup de jolies chansons, de numéros comiques ("aquatiques" aussi parfois) et de moments touchants. Je trouve le concept super original, en plus : un pastiche du cirque traditionnel avec des marionnettes (à la place des des animaux maltraités !) essayant de communiquer aux enfants (et de rappeler aux adultes) l’importance des légumes aussi bien dans nos assiettes que dans notre culture.

Je vous laisse le lien, si vous voulez en savoir davantage : http://www.leszanimos.com/
(après avoir cliqué sur l'onglet "spectacle", vous pourrez choisir la dernière icône du menu à droite et visionner une vidéo du spectacle pour vous en faire une idée).

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Chicken Run et ses citations

Publié le par Messergaster

Il y a un nombre impressionnant de pubs qui exploitent la figure de la femme au foyer pour attirer le consommateur : je pense à des marques style « Mamie Nova », « Bonne maman », chez le traiteur italien on trouve aussi « Le conserve della nonna » (« les conserves de grand-mère »). Bien entendu, je suis sûre qu’en cherchant un peu, on doit trouver des contre-exemples masculins (tiens « Michel et Augustin »), mais je crois, malgré tout, que les multinationales préférèrent utiliser une figure féminine pour promouvoir leurs produits. 
Or, c’est exactement ce qu’explique Mrs Tweedy à son mari dans le film Chicken Run : elle vient de recevoir la machine pour faire les tourtes de poulet et elle lui fait part (en vrai, elle nous fait part) de son plan diabolique. Elle précise ainsi pourquoi elle a choisi le nom « Mrs Tweedy chicken pies » (« Les tourtes de Mme Tweedy ») : un nom de femme, c’est censé rassurer le client.
(Tu parles ! Elle est tellement effrayante, Mme Tweedy !)

Juste après, on jette Ginger dans la machine et tout semble perdu. Mais arrive Rocky pour la sauver.  Oui, enfin si on veut. Car finalement, c’est Ginger qui va le tirer hors de la machine. Mais procédons avec ordre. 

Rocky porte effectivement secours à sa belle, en particulier lorsqu’il se sert d’une carotte pour boucher le bec métallique duquel sort la sauce. Et là on sourit car il fait le même geste que les cowboys des westerns, si habiles qu’ils arrivent à faire virevolter leur pistolet entre les mains.
Mais les citations ne s’arrêtent pas là et il faut absolument mentionner la fin de cette scène lorsque Ginger retourne sur ses pas pour sauver son ami : la porte est sur le point de se fermer, les deux personnages ont réussi à s’évader, mais Ginger a perdu son chapeau. Elle a tout juste le temps de tendre la main pour le récupérer avant que le porte ne se referme pour de bon. Exactement comme dans Indiana Jones et le Temple Maudit (c’est bien cet épisode-ci que se trouve la scène en question ou je me trompe ?).
Mais bien entendu, c’est avant tout aux Temps modernes que l’on pense puisque, comme dans le film de Chaplin, on découvre ce qu’il y a dans la machine, à travers des personnages qui sont tombés vivants à l’intérieur.

Voici une scène du passage du film auquel je fais allusion.

Voici une scène du passage du film auquel je fais allusion.

Mais c’est connu : dernièrement les films d’animation s’adressent bien sûr aux enfants, mais aussi à leurs parents. Ainsi, les pellicules son truffées de toute une série de clins d’œil, de citations et de parodies qu’un enfant de huit ans ne pourra guère comprendre, mais qui feront sourire son père et sa mère (et ses grands frères aussi !).

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Un monopoli gourmand...

Publié le par Messergaster

Je viens de réaliser qu’on pourrait se faire une très mauvaise idée de mes goûts musicaux à partir de ce blog… Et cet article va en rajouter une couche (même si j’avoue que j’ai déjà chanté plusieurs fois sur les notes de Fireworks, toujours de Katy Perry, avec ma ex coloc !). Mais bon quand un clip est en lien avec le thème du blog, ma mission est de le signaler, non ? Alors désolée si ça frôle parfois le trash !

Je ne vais pas être longue, de toute façon, étant donné qu’il n’y a pas vraiment de début et de fin dans ce clip… les deux seules bornes de la vidéo sont le début de la partie de pseudo monopoli version « bonbon » (ou jeu de l'oie ?.. ouvrons le débat) et la fin du jeu avec Snoop Dog qui est défait par Katy Perry et ses acolytes. (Et on admire tous la « finesse et le bon goût » de la scène où la chanteuse branche des bombes de chantilly sur son soutien-gorge et s’en sert comme s’il s’agissait de fusils…….)

Car oui, tout le monde le sait : bouffe et sexe vont très souvent ensemble… et ce clip exploite au maximum cette complémentarité : Katy qui lèche sa glace, le bâton de sucre qui rappelle le poteau de lap dance, les nuages en barbe-à-papa sur lesquels la chanteuse se prélasse toute nue…

Mais mis à part ce côté « coquin », je trouve que les décors sont vraiment super bien faits ! : le sucre qui fait la neige (et le sable), les cornets de glace qui deviennent les tours du château, le chocolat qui sert à bâtir une sorte de « forêt noire » sur les montagnes… Bref, mine de rien, il y a une belle recherche là derrière ! (et mention spéciale pour les dés-morceaux de sucre).

Bref, j’arrête le blabla, bonne vision.

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Et les Travis chantent : "Sing, sing, sing..."

Publié le par Messergaster

Vous rappelez-vous du clip de la chanson "Sing" de Travis ? Je vous poste la video, au cas où vous ayez été frappés d’amnésie :

   

Tout commence avec les préparatifs pour un somptueux dîner organisé par une riche famille britannique. Un majordome qui s’occupe des coupes de vin, une domestique qui allume les bougies du chandelier (sous le regard protecteur d'un portrait où figure l’aïeul de la famille), le pâtissier qui termine de décorer une mignardise : en cinq secondes, nous avons compris qu’il s’agit d’un repas de luxe où les bonnes manières sont de rigueur. Dommage que les membres du groupe Travis débarquent en bicyclette et qu’ils n’hésitent pas à se servir des œuvres d’art en guise de porte-chapeau… Tout cela explique que les autres invités - tout comme la maîtresse de maison - dévisagent le groupe d’un air un peu méprisant.

Le dîner débutte : les commensaux dégustent posément leur homard et leurs huîtres alors que les membres du groupe Travis galèrent avec les couverts et finissent par en mettre partout. Mais comme si cela ne suffisait pas, une jeune aristocrate en mauve lance une olive au chanteur, exprès pour le provoquer (ce qui nous renvoie au début de clip puisque nous l’avons déjà vue envoyer des fléchettes à la télé qui passait une vidéo de Travis). (vive la mise en abîme). Le chanteur riposte en lui lançant un morceau d’autre chose.

C’est alors le début de la fin… car progressivement, tous les autres invités abandonnent les bonnes manières : non seulement la maîtresse de maison se sert de la cuiller en argent pour contrôler de ne rien avoir entre les dents, mais en plus tous les présents se mettent à lancer de la nourriture à droite et à gauche.

Bref, on observe tout un crescendo (faut quand même mentionner la pieuvre, lancée comme une arme du moyen-âge) qui culmine avec le pâtissier débarquant avec le dessert. On perçoit la panique dans le regard de l’artiste, mais il est trop tard : les tartes à la crème ne seront pas mangées mais lancées à la figure.

D’habitude, je ne cautionne pas du tout ce genre de gaspillage (j’ai déjà été très sévère lorsque ça m’est arrivé d’assister à des scènes semblables, dans la vraie vie, même si en version plus soft). Toutefois, cette fois-ci le but du clip n’est clairement pas celui de nous inciter à jouer avec la nourriture, mais celui de montrer qu’il faut parfois savoir laisser de côté le savoir-vivre pour profiter de la joie d’être avec les autres. Ainsi même l’artiste-pâtissier finira par se joindre au « champ de bataille ».

Cependant l'un des membres du groupe – tout de blanc vêtu, ce qui le distingue nettement des autres présents - demeure impassible et continue à manger comme si de rien n’était. Il est là pour nous rappeler que quand ce qu’on mange nous plait vraiment, on est ravi, dans touts les sens du termes : le monde cesse d’exister, seul ce qui est dans notre assiette a de l’importance.

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"Guess who's coming to criticize dinner"

Publié le par Messergaster


  (Une scène de l'épisode).
 
Bon aujourd’hui ça ne volera pas bien haut, mais il fallait bien qu’un jour ça se sache : je suis fan des Simpsons. Et des épisodes sur la « bouffe », il y en a pas mal ! (oh ! juste à l’instant, il y en a un qui vient de me traverser l’esprit et que j’avais oublié ! Dans un futur indéterminé, il faut ab-so-lu-ment que j’en parle dans un article).

Mais aujourd’hui ce sera le tour de l’épisode « Guess Who's Coming to Criticize Dinner » (3e épisode de la 11e saison) dont le titre est une claire allusion au film Devine qui vient dîner. Toutefois les affinités avec le film des années 1960 s’arrêtent là ce qui explique peut-être pourquoi cet épisode en français s’intitule « La critique du lard ».

Homer accompagne les enfants à une sortie scolaire : les élèves de l’école de Springfield vont visiter le siège d’un journal. Il tombe sur le pot d’adieu qu’ont organisé certains employés du journal pour fêter le départ en retraite du critique gastronomique ; Homer en profite pour s’empiffrer de pizza et de bagels. Au départ, tous les présents sont scandalisés mais, lorsque le directeur comprend qu’Homer adore manger, il se dit qu’il pourrait bien l’engager pour remplacer le critique culinaire qui va partir.

Bien entendu, Homer est enthousiaste du travail : un métier où on est payé pour manger, n’est-ce pas génial ? Sauf qu’Homer n’a pas compris que ceci n’était que la moitié du job, l’autre moitié consistant à écrire les articles. Pour reprendre le titre d’un célèbre livre, il s’agit de savoir marier « les mets » aux « mots ». Or, Homer ne sait pas s’exprimer…

Voyons la scène où il soumet son premier article, une sorte de test, à son chef :
- Déjà, il a été écrit sur une machine à écrire où la touche « E » ne marche plus (or c’est la lettre la plus utilisée en Anglais… ça commence mal).
Et ensuite on découvre un discours confus où Homer se met, entre autres, à insulter l’ONU et Flanders.
Face à cet échec, il demande à Lisa de l’aider – et l’article qui en résulte est de bien meilleure qualité :
Déjà elle écrit sur un ordinateur.. ce qui laisse présager que cette fois-ci l’article sera mieux écrit.
Mais surtout elle arrive à traduire par des mots les sensations gustatives qu’a ressenties Homer en mangeant.

En effet : 

  1. Pour se rappeler du restaurant sur lequel il va écrire, Homer lèche sa chemise encore tachée de sauce  (ce qui est trèèès professionnel, n’est-ce-pas ?) et dit « the food was not undelicious » (on pourrait essayer de rendre la lourdeur de la 1ère réplique en traduisant par « La nourriture était non désagréable »). Phrase que Lisa allège en « the food was delicious » (« La nourriture était agréable »). En tout cas, Homer reste bouche bée devant le talent spectaculaire de sa fille.
  2. Il est ensuite question de la mousse au chocolat qu’Homer a mangée au resto en question. Il affirme : « le seul mot qui puisse traduire sa saveur exquise est... » et à la place d’un mot, il pousse un râle en laissant pendre sa langue. Lisa se met à chercher un équivalent linguistique et écrit finalement « trascendant ». (vive le décalage entre l’expression toute corporelle de Homer et le terme « transcendant » qui désigne quelque chose de non-matériel).
  3. Reste la conclusion de l’article. Homer propose de terminer en insultant Flanders, mais heureusement sa fille est là pour insérer à la place un raffiné « bon appétit » en français.

L’article est publié, la carrière de Homer commence, tout le monde lit avec plaisir ce qu’il écrit, mais d’autres critiques lui reprochent d’être trop gentil (c’est pas compliqué : Homer aime tout). Du coup, Homer commence à dicter à sa fille des propos beaucoup moins tendres voire décidément méchants (en bref, Homer est devenu identique au critique gastronomique qui partait à la retraite au début de l’épisode).
Lisa en a marre et décide de ne plus l’aider : Homer doit désormais se débrouiller seul.
Retour à la situation de départ : Homer reprend sa machine à écrire cassée et rédige son article en imaginant les paroles de sa fille Maggie (trop jeune pour parler) et de son chien. Ces sources d’inspiration ne sachant pas s'exprimer par des mots, aucune surprise : le niveau de ses articles chute.
Mais non seulement la carrière d’Homer est menacée par la dispute avec sa fille, mais aussi par le complot de tous les cuisiniers de Springfield qui veulent se venger des critiques négatives d’Homer. Ils chargent alors un cuisinier – français, (bizarre, hein ?) - de préparer un éclair qui, en plus d’être une bombe calorique, est une bombe tout court (en vrai, il est rempli de poison, mais lorsque l’éclair tombe par terre, il explose). Le fouet à pâtisserie mérite une mention spéciale aussi, puisque le cuisinier le monte comme s’il s’agissait d’un fusil.
Bien entendu, tout finit bien : Lisa se réconcilie avec son père et c’est grâce à elle qu’Homer est sauvé.

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"Oh nuit, belle nuit, sous un ciel d'Italie"...

Publié le par Messergaster

Si on vous demandait dans quel film se trouve la plus belle scène de "premier baiser", vous répondriez quoi ? Pendant que vous y réfléchissez, je vous en propose une, à savoir celle de La belle et le clochard de Walt Disney.

Le Clochard amène sa petite amie au resto italien (il lui déjà a expliqué, plus tôt dans le film, qu’il a un resto pour chaque jour de la semaine ; le restaurant de Tony n'est donc pas inconnu au spectateur) et nous sommes alors confrontés à tous les clichés de la cuisine italienne comme la mandoline ou les grissins. Mais mis à part cet aspect, ce qui se dégage aussi est un art de l’hospitalité. Ainsi tant que Tony croit que le chien est seul, il compte lui apporter des os... mais la donne change lorsqu’il aperçoit Lady puisqu'il s’agit cette fois-ci d'utiliser le cadre du repas pour conquérir définitivement la petite chienne.

Mais avant même de procéder à la commande, il faut créer l’ « atmosphère » en invitant les chiens à s'asseoir à table, une table recouverte d’une nappe bien propre et sur laquelle trône une bougie, ce qui fait tout de suite plus romantique. C’est à ce moment là que Tony propose des spaghettis aux deux amoureux : il tient à aider son ami dans son entreprise. Eh oui, car la table est l'endroit parfait pour séduire quelqu'un...

Les pâtes arrivent enfin et on a là le 1er partage : Bandito (le Clochard) apprend à son amie à manger les spaghettis. Il la fait ainsi entrer dans son monde, un monde où on peut faire du bruit en mangeant et où l'on peut se salir, un monde où les bonnes manières ne sont plus nécessaires.

Il y a ensuite le deuxième – célébrissime- partage : le fil de spaghetti qui permet aux deux chiens de s’embrasser. Hasard ou volonté délibérée.. qui sait ! Reste que le spaghetti devient une jolie métaphore du lien amoureux qui unit deux personnes. Lady sourit avec pudeur et détourne la tête. Le Clochard doit donc la rassurer : il ne veut pas juste profiter d’elle et pour le lui faire comprendre il se prive de la dernière boulette de viande pour la lui offir. Là il ne s’agit même plus de partage, mais de véritable don.

C’est vraiment une jolie scène d’amour et la trouvaille de Walt Disney a été vraiment géniale. C’est à ce moment là du film, en effet, que l’on peut véritablement affirmer que le Clochard devient le « copain » de Lady… d’autant plus qu’à l’origine le « copain » (en ancien français, le « compaing » ou le « compai-gnon ») était la personne avec laquelle on partageait le pain. Accepter de manger avec quelqu’un, y a-t-il une plus belle manifestation de confiance ?

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"Am I wrong" d'Etienne de Crécy

Publié le par Messergaster

 

Je suis dans ma phase Prokofiev. Néanmoins, j'ai eu envie de me revoir ce vieux clip du début des années 2000 : un petit chef-d'oeuvre.

Déjà d'un point de vue graphique, le dessin est sympa.

Le clip nous montre différents endroits à différents moments, le tout étant réuni par la présence du patron regardant les différentes caméras depuis son poste : 
la cuisine où l'on compose les hamburgers
- l'endroit où l'on prend la viande de la vache
- la salle où mangent les clients.

La cuisine ressemble à une usine : les différents travailleurs bossent à la chaîne, tous parfaitement synchro. Si un truc coince, tout se dégrade. A remarquer aussi qu'ils ont tous la même tête : ce ne sont plus des hommes, juste des salariés sans nom et sans visage.

L'autre lieu évoqué est celui d'où l'on tire la viande des burgers : un homme hache sans pitié une vache qui n'en a pas conscience puisqu'on lui fait croire qu'elle broute de l'herbe en montagne à l'aide d'un clip qu'elle a constamment sous les yeux. L'animal mange donc pour se faire manger, selon un cycle infernal voué à se répéter sans cesse. Et puis, comme disait Marx, les patrons font en sorte de nourrir leurs travailleurs uniquement avec le stricte indispensable pour qu'ils soient en mesure de produire à nouveau le lendemain. C'est aussi le rôle des médias tout court qui est dénoncé : des tas de programmes idiots visent à nous faire oublier combien on est manipulé par la société.

Bien entendu, une fois prise conscience de l'aliénation, la vache se venge de son bourreau... qui finit dans les burgers de ses clients. Tel est pris qui croyait prendre.

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"Mon eau minérale !"

Publié le par Messergaster

"Mon eau minérale !"

Aujourd'hui je revisionnais la célèbre scène du début de L'aile ou la cuisse de Claude Zidi où De Funès joue le rôle de la petite vieille. Par un concours de hasard merveilleux, je ne connaissais pas le synopsis quand j'ai vu ce film pour la première fois. Du coup au début, j'avais vraiment cru, comme le serveur, que le critique culinaire était le personnage bien habillé et non la dame âgée ! (surtout que je ne savais même pas quelle tête avait De Funès... voilà ce qui se passe quand on a grandi 18 ans à l'étranger) Comme quoi, le travestissement avait été efficace.

Pourtant, des indices pouvaient laisser sous-entendre que la petite vieille était le personnage principal du film... ne serait-ce que parce que c'est le premier personnage que nous voyons à l'écran. En effet, le film commence avec la "routine de vie" du personnage de Charles Duchemin, au beau milieu d'une de ses "performances".

La "petite vieille" est animée par une quête : réussir à passer sa commande... mais elle a un obstacle : l'homme que l'on prend pour Duchemin et qui capte toute l'attention du personnel du restaurant.

C'est alors l'occasion pour le metteur en scène de nous offrir une scène basée sur le comique de répétition dans un crescendo où régulièrement nous voyons la "cliente" laissée de côté alors que l'autre monsieur continue à recevoir des plats mirifiques. Excellent le contraste entre le caractère minime de la commande de De Funès (une simple eau minérale) et ses inutiles tentatives pour l'obtenir. De l'autre côté, nous rions de voir l'autre client se régaler sans rien comprendre.

Le scénariste ne fait que reprendre les ficelles du quiproquo traditionnel. Mais c'est surtout le mythe de Tantale qui est convoqué : on fait miroiter devant le personnage mille délices auxquelles il ne peut avoir accès. C'est l'exact contraire de la scène avec le gérant italien qui arrivera une bonne heure plus tard : cette fois-ci, on obligera Charles Duchemin à manger tout ce qu'il a sous les yeux, quoique ces aliments aient un goût ignoble.

Ceci est une scène d'exposition : elle permet aussi de présenter d'emblée le personnage. En moins de dix minutes, nous avons compris que Duchemin est quelqu'un de malin et de joueur (cf. le travestissement). Les minutes qui suivent, après la scène dans le restaurant, complètent le portrait en nous montrant qu'il a un emploi du temps très chargé (ce qui montre combien est grand son succès) et qui a peur du dentiste (ce qui lui donne une faille et une faiblesse qui le rend plus attachant... qui de nous n'appréhende pas d'aller faire soigner ses dents ?)

Remarquons aussi comment on passe de la présentation de Charles Duchemin à celle de son fils : le lien se fait autour de la nourriture. En effet, les oeufs constituent le point de rencontre entre la profession du père (la gastronomie) et celle du fils (le cirque). Le spectateur peut donc déjà pressentir que, malgré les distances que prend le fils à l'égard du père,  une continuité sera garantie entre les deux personnages.

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