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Tarte aux fraises à la cassonade

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’avais une envie folle de tarte aux fraises. Sachant que je comptais aller voir ma grand-mère prochainement, je me suis dit que le moment était venu de me mettre aux fourneaux. Cette version de tarte aux fraises ressemble énormément à la recette publiée en 2013 (la voici) mais présente une petite nouveauté, à savoir l’emploi de sucre de canne.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Moi j'avais doublé les doses mais rassurez-vous : les quantités que j'indique dans la recette sont pour une seule et unique tarte.

Voici donc la recette :

Pâte sablée :

- 125g de beurre
- 1 oeuf
- 140g de cassonade
- 125g de beurre salé (mou)

Garniture :

- 250 mL de lait entier
- 1 œuf
- 50-60g de cassonade
- 1 sachet de sucre vanillé
- 30g de farine
- 300g de fraises

Préparation de la pâte

Battez l’œuf avec la cassonade. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de façon à obtenir un mélange « sableux ». Terminez en ajoutant le beurre coupé en morceaux. Pétrissez la pâte et laissez-la reposer une petite heure.
Une fois ce laps de temps écoulé, étalez la pâte et placez-la dans votre moule. Piquez-en la surface plusieurs fois avec une fourchette et disposez quelques haricots secs (ou des pâtes) dessus : cela permettra d’éviter que la tarte ne gonfle pendant la cuisson.
Faites cuire une vingtaine de minutes à 200°C (surveillez votre four : la tarte doit être légèrement dorée).

Préparation de la garniture

Commencez par faire chauffer le lait : il doit être chaud sans être bouillant. A part, battez l’œuf avec le sucre vanillé et la cassonade. 
Ajoutez la farine dans la casserole, une fois le lait chaud : fouettez pour éviter les grumeaux. Incorporez le mélange œuf+sucre et continuez de tourner la crème (entre temps, vous aurez baissé le feu pour éviter que cela ne cuise trop vite). Retirez la crème aux premiers bouillons.

Montage de la tarte

Tartinez la pâte sablée de crème pâtissière. Après quoi, disposez les fraises coupées en deux : plus il y en a, mieux c’est !

Notes :

Si vous voulez remplacer les fraises par les framboises, c’est parfaitement possible ! On peut même mélanger les deux !

Publié dans Recettes sucrées

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"Bon appétit" de Katy Perry

Publié le par Messergaster

Précisons-le d’emblée, afin d’éviter tout malentendu : je n’ai pas du tout l’habitude d’écouter ce genre de musique… malgré l’impression que peut donner ce blog! (car oui, j’ai un peu honte… mais j’avais déjà consacré un article à l’univers « gastronomique » d’un autre clip de Katy Perry... cliquez ici pour voir l'article)
L’article du jour va donc parler du nouveau clip de la chanteuse : « Bon appétit ». Il est dirigé par un « certain « Dent de cuir »… et bon, le nom est déjà tout un programme, je trouve.

Voici le clip de la chanson.

Un clip qui ne plaira pas aux féministes

C’est probablement la première chose que j’ai pensée en voyant ce clip : « mes amies féministes vont probablement détester ». Il faut dire que tout est là pour que la femme soit littéralement vue comme un « morceau de viande » : il suffit de visionner le début du clip où une Katy Perry dormant dans une barquette de polystyrène recouverte de cellophane (comme une « dinde ») est brusquement réveillée par des cuisiniers (tous hommes) qui veulent la cuisiner… Le clip commence d'ailleurs nettement avec un gros plan sur le postérieur de la chanteuse !
Au-delà de ça, les allusions sexuelles sont innombrables : surtout dans le dernier tiers de la vidéo, quand la chanteuse arrive à table : les huîtres et les moules sont un symboles classique pour désigner le sexe féminin, par exemple (je suis étonnée que la grenade et la figue soient, en revanche, absentes). Idem, dans la scène de la casserole, on ne peut pas ne pas se dire que la pompe à jus sur laquelle la chanteuse appuie pour faire sortir le bouillon n’évoque pas un sexe masculin…
De façon générale, je vous renvoie à toutes les analyse sur le « male gaze » (concept de Laura Mulvey) qui ont été menées : la caméra se délecte vraiment en s’arrêtant sur chaque partie du corps de Katy (entrejambes y compris, voir la scène du pétrissage.... quoique, à bien regarder, il ne doit pas s'agir de la chanteuse à ce moment-là, mais d'une doublure).

Cependant,  des trouvailles intéressantes

Sans vouloir minorer le côté « gênant » de la vidéo, j’aimerais quand même prendre le temps de citer quelques moments du clip qui sont, à mon avis, de bonnes trouvailles créatives. J’en citerai trois :

  • La scène du pétrissage (revenons-y) : si l’on laisse de côté le côté « objectification de la femme » (qui, ok, est patent), on pourra peut-être trouver que c’est tout de même une scène assez bien menée. Les effets spéciaux qui visent à montrer la contorsion du corps (cf le pied, la façon dont les mains plongent dans la chair ou encore le recours discret au mannequin) sont assez remarquables, je trouve.
  • L’expression du cuisinier juste avant de présenter le plat à la salle : cette mimique, je la trouve imparable, je l’avoue. Le type vient d’ajouter les derniers détails à sa création et, comme n’importe quel artiste, il est ultra content de luimême – chose qu’il traduit par un geste qui montre toute sa fierté. Je kiffe, j’y peux rien (et c’est pas un hasard si Katy reproduit le même geste à la fin).
  • La scène du vernis à ongles : un moment légèrement moins trash… qui ressort donc par rapport aux autres.

Des points qui me laissent perplexe

Il reste toutefois plusieurs points du clip qui me laissent méditative et que je n’arrive pas à élucider. Les voici :

  • Le plat préparé par les cuisiniers est une jolie femme super « appétissante ». Pourquoi alors, quand Katy Perry met en acte sa vengeance constituant à manger les invités, elle se retrouve avec une tourte toute dégueu avec un pied qui sort de la croûte ? En tant que spectatrice, j’ai du mal à comprendre ce brusque passage de la haute cuisine…. à la bouffe un peu bas de gamme. Ou alors faut-il y voir une allusion à la lutte des classes ???
  • Pourquoi le rappeur, au moment de son solo, fait mine de répondre au téléphone avec une liasse de dollars ? Faut qu’on lui explique que les conversations risquent d’avoir du mal à passer ?
  • Pourquoi la chanteuse chante « fresh out the oven »… alors qu’elle est dans un réfrigérateur, au début du clip ?

Bref, voici une vidéo qui permet de donner un sens nouveau au mot « foodporn »… Quelle est votre opinion à ce sujet ?

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Une scène de repas chez Bukowski

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je lisais le livre Ham on Rye de Bukowski (Souvenirs d'un pas grand-chose, dans la traduction française).
Verdict : ce n’est pas mon livre préféré de cet auteur…  mais il y a de bons moments et cette oeuvre permet de mieux comprendre la jeunesse de Bukowski/Chinaski.
Au chapitre 9, on trouve un moment dédié à la bouffe que j’aimerais partager avec vous. La traduction est de moi.. soyez indulgents.

Charles Bukowski.

Charles Bukowski.

Contexte : le personnage principal (qui est encore un gamin) vient de se faire battre par son père au chapitre 8. Au chapitre suivant, on le voit sortir de sa chambre pour se mettre à table et dîner.

Mon père parlait de son travail, comme toujours :
- J’ai dit à Sullivan de réduire la distribution à deux personnes et de se relayer pour laisser un homme à la maison. Personne ne se donne vraiment à fond au travail…
- Ils devraient t’écouter, chéri, dit ma mère.
- Excusez-moi, dis-je, s’il vous plaît, excusez-moi, mais je n’arrive pas à manger…
- TU MANGERAS, tu vas voir ! dit mon père. Ce plat, c’est ta mère qui l’a cuisiné !
- Oui, dit ma mère. Carottes, petit-pois et roastbeef.
- Et purée de pommes de terre avec de la sauce, dit mon père.
- Je n’ai pas faim.
- Tu mangeras toutes les cacarotes et les pipi-pois que tu as dans l’assiette ! dit mon père.
Il essayait de faire de l’humour. C’était une de ses blagues préférées.
- Chéri !, dit ma mère d'un ton mi-choqué, mi-scandalisé.
Je commençai à manger. C’était terrible. J’avais l’impression de les manger, eux, ceux en quoi ils croyaient, ce qu’ils représentaient. Je ne mâchais rien, j’avalais et c’est tout - pour m’en débarrasser au plus vite. Pendant ce temps, mon père disait que tout était très bon, que nous avions de la chance à manger cette nourriture excellente, que beaucoup de gens dans le monde et même beaucoup de gens aux Etats-Unis étaient pauvres et mourraient de faim.
- Quel gâteau as-tu préparé, chérie ? demanda mon père.
Son visage était horrible, les lèvres en avant, grasses et mouillées de plaisir. Il se comportait comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il ne m’avait pas frappé. Quand je retournai dans ma chambre, je pensais : ceux-là, ce ne sont pas mes vrais parents, ils doivent m’avoir adopté et maintenant ils sont tristes de voir ce que je suis devenu.

Ham on Rye, Charles Bukowski (chapitre 9).

Commentaire

Cette scène du repas revient à plusieurs reprises dans le livre. Je trouve ces passages particulièrement réussis et parlants. Cet extrait du chapitre 9 est le premier texte que je lis qui me montre de façon aussi claire à quel point l’acte de manger la nourriture de quelqu’un… revient en quelque sorte à en accepter les valeurs. Le personnage principal a beau être obligé de « gober » ce que lui racontent ses parents… il garde néanmoins le libre arbitre de ne pas mâcher – c’est-à-dire qu’il réduit au minimum le contact avec ces aliments-valeurs qui le dégoûtent : ce ne seront donc pas ses dents mais ses sucs gastriques qui décomposeront la nourriture…. Pour ensuite la réduire à l’état d’excrément à éliminer. L’ensemble des aliments-valeurs se limite à transiter dans le corps du protagoniste…. Sans vraiment le toucher.
Quand on connaît la vie de Bukowski ou la suite des aventures de Chinaski (ex dans Factotum), on voit à quel point les valeurs parentales n’ont eu aucune prise sur le jeune homme. Voici un exemple tout simple. Le père a toujours fait l’éloge du travail ? Chinaski/Bukowski ne gardera pourtant jamais longtemps un boulot.

Pour conclure

Encore une fois, ce livre n’est pas mon préféré… Mais si vous avez aimé Factotum et Women, voici un autre texte à découvrir pour mieux comprendre l’univers de Bukowski.

Publié dans Lectures gourmandes

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Spaghetti aux encornets

Publié le par Messergaster

L’autre jour, j’ai acheté des encornets. J’aime bien ces petites choses… et ça faisait une éternité que je n’en avais pas mangé ! J’ai donc décidé de m’en servir pour faire une sauce pour les pâtes.

J'avais très faim, ahah !

J'avais très faim, ahah !

Voici donc la recette (les ingrédients sont donnés pour une personne : multipliez les doses en fonction de votre nombre de convives) :
- 1 grosse tomate
- 200g d’encornets (s’ils sont surgelés, pensez à les laisser décongeler la veille)
- Un demi-oignon (ou une échalote)
- Une bonne cuillérée d’huile
- Quelques brins de persil
- Du sel et du poivre
- 80g de spaghetti

 

Dans une poêle, faites revenir le demi-oignon émincé dans un peu d’huile. Ensuite, ajoutez la tomate pelée et coupée en dés ainsi qu'un quart de verre d’eau. Terminez en incorporant les encornets. Faites mijoter à feu moyen en tournant régulièrement.
Pendant ce temps, à part, faites bouillir de l’eau et commencez à faire cuire les spaghetti.
Après une dizaine de minutes, la sauce devrait être quasiment prête : ajoutez du sel, du poivre et un peu de persil.
Une fois le temps de cuisson écoulé, égouttez vos spaghetti. Garnissez-les avec la sauce.

Notes :
- Vous pouvez remplacer le persil par de l’aneth. De même, si vous préférez quelque chose de plus relevé, un peu de piment s’intégrera parfaitement à la sauce. Enfin, si vous voulez, remplacez le quart de verre d’eau par du bouillon, n'hésitez pas.
- S’il vous plait, pas de fromage sur cette recette ! En Italie, on ne met jamais de parmesan sur un plat de pâtes à base de poisson !

Publié dans Recettes salées

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Ces problèmes culinaires que tous les impatients connaissent

Publié le par Messergaster

J’en ai déjà parlé dans d’autres articles : parmi mes défauts, il y a sûrement l’impatience. Et bon, à part le fait que cela peut me poser problème dans la vie de tous les jours, il faut aussi reconnaître que cela me gâte parfois le plaisir de manger ! En voici la démonstration.

Les impatients abrègent inutilement les temps de cuisson

Pour certains plats, cela ne pose pas trop de problèmes : ainsi, mes pâtes sont souvent al dente – sans être crues pour autant. Même discours pour le riz. En revanche… j’ai souvent du mal à attendre pour toutes les préparations à base de viande qui demandent à mijoter au moins une heure dans la marmite. Il m’est déjà arrivé de sortir trop tôt des morceaux de bœuf mis à cuire dans de la sauce tomate : la viande aurait été tellement plus tendre si seulement j’avais attendu un peu plus ! Bref, l’impatience n’est pas vraiment amie de la bonne cuisine : j’essaie de faire de mon mieux pour m’obliger à attendre.. mais ce n’est pas toujours évident.

Les impatients risquent de se faire mal

Montaigne en parle aussi dans ses Essais : le philosophe français mangeait tellement vite qu’il lui arrivait fréquemment de se brûler la langue ou de se mordre les doigts. Si, depuis la Renaissance, l’usage de la fourchette s’est développé (ce qui fait que, non, je ne me blesse jamais aux mains en mangeant), il m’arrive en revanche très souvent de me brûler langue et palais. Je suis incapable d’attendre qu’une soupe ait un peu refroidi avant de l’attaquer… Voilà qui nuit au plaisir de manger, je dois bien le reconnaître.

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Exemple de soupe que je mange encore brûlante...

Les impatients  mangent trop vite

Les nutritionnistes ne cessent de nous le répéter : notre organisme a besoin d’une bonne vingtaine de minutes avant de ressentir la sensation de satiété. Or, si on est impatient et qu’on aime donc avaler les mets plus que les mâcher, il est fort probable que notre repas ne dépasse pas les dix minutes. Ce n’est pas idéal pour la santé et cela incite même à manger plus que nécessaire. En plus de cela, disons-le franchement : n’est-ce pas un peu dommage de dévorer la nourriture sans en savourer chaque bouchée ? On se précipite tellement sur la nourriture qu’on en oublie que, en ralentissant le rythme, on pourrait profiter davantage de chaque nuance de goût.

Et vous ? Etes-vous un impatient culinaire ?

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