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Sans nutella, quel monde ce serait ?

Publié le par Messergaster

Depuis des années, ceci est le slogan de la célèbre pâte à tartiner en Italie ("che mondo sarebbe senza nutella ?")… je m’en vais écrire quelques lignes à son sujet.

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Première curiosité : si en France « le nutella » est masculin, en Italie (où il est né) il est féminin : on dit en effet « la nutella ».

Deux mots d’histoire : officiellement le nutella apparaît en 1964, mais en réalité il a vu le jour une vingtaine d’années auparavant suite à l’idée géniale de Pietro Ferrero. C’était la fin de la Seconde Guerre Mondiale et Ferrero eut l’idée de remplacer le chocolat - denrée ultra chère - par les noisettes, à meilleur marché. En effet, dans le Piémont, les noisettes sont amplement cultivées. La pâte à la gianduja voit ainsi le jour (au passage, le gianduja en tant que tel date du XIXe siècle). Cependant il ne s’agissait pas encore de la pâte onctueuse que nous connaissons, mais de quelque chose de plus solide et qu’il fallait couper au couteau. Progressivement on la rendit donc plus crémeuse et en 1964 elle fut commercialisée sous le nom de « nutella » où émerge le terme « nut », "noisette" en anglais

Ingrédients : depuis, différentes marques ont proposé leur recette personnelle : récemment j’ai découvert qu’il en existe une rattachée à la marque « Magnum » (oui, celle des glaces). Mais il y a aussi le nutella version « équitable » ou celui Côte d'Or (vendu en Belgique et au Luxembourg) ou encore celui Novi (commercialisé uniquement en Italie), ce dernier pouvant se vanter de préparer sa crème avec 45%de noisettes contre les 10-13% de la marque Ferrero. Oui car en effet, on le sait, le nutella, d’un point de vue nutritionnel, est bien médiocre. Lisons l’étiquette et on s’apercevra que le premier ingrédient mentionné est le sucre (mauvais signe), suivi par les « huiles végétales » (autre mauvais signe). Ces huiles végétales on ne sait pas ce que c’est… mais on se doute qu’il doit s’agir d’huile de palme et de coco car autrement la marque ne se priverait pas de l’écrire en grand sur l’étiquette. Ainsi, elle précise bien qu’il y a du « lait écrémé » pour donner l’impression d’un produit sain. Mais malheureusement, le pourcentage de lait écrémé dans la recette est finalement infime. Et l’abondance de sucre et d’huile végétale explique qu’il s’agisse d’un aliment ultra-calorique à consommer donc en mini doses.

Voilà pourquoi la pâte à tartiner la plus célèbre du monde est vendue dans des bocaux de tous les formats : on va des verres petit format de 200g (qu’en général les gens achètent pour s’obliger à ne pas en manger des tonnes) aux gros bocaux pouvant facilement atteindre un kilo.

Une révolution : le nutella a donc juste une cinquantaine d’années. Pourtant, réfléchissons-y : il a modifié beaucoup d’aspects dans nos habitudes de vie. D’abord, le petit déjeuner : presque tout le monde a un pot de nutella chez soi, quitte à ne l’utiliser que très rarement. Au passage : quelqu’un a-t-il jamais vu ce que devient le nutella une fois dépassée la date de péremption ? J’en ai eu l'occasion. Voici l’histoire. Je vais grosso modo une fois par mois rendre visite à ma grand-mère et dans son placard il y a donc un pot de nutella qui m’est expressément destiné (ma grand-mère n’en consommant jamais). Mais le dernier pot acheté pesait 750g et j’ai donc mis un siècle avant de le terminer : la dernière fois que je suis allée chez ma grand-mère, la date de péremption était donc passée. Voici  donc comment se présente le nutella périmé : il est très solide et a un goût de caoutchou… même l’odeur est différente. 

Bref, pour revenir aux changements que le nutella a apporté dans nos modes de vie, un autre exemple fulgurant est celui des crêpes. On ne peut plus concevoir de « crêpes party » sans proposer du nutella en accompagnement. Le nutella est aussi devenu, tout simplement, une sorte de métaphore de l’enfance… comme nous le rappelle le slogan français : « il en faut de l’énergie pour être un enfant ». Enfin n'oublions pas son pouvoir consolant lorsqu’on a un coup de blues !

Ce que je peux en dire, moi, c’est que j’ai du mal à commencer ma journée sans mon nutella, le matin : j’ai beau en prendre une quantité vraiment microscopique (donc je ne me fais de soucis pour la ligne ou pour la santé), si je découvre un matin que l’un de mes colocs a fini le pot sans en racheter un de réserve, je fais une crise !

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Petit pain au romarin

Publié le par Messergaster

A chaque fois que je fais une pizza, il me reste de la levure de bière. C'est parfait pour faire un petit pain au romarin bien parfumé.

Voici donc la recette :

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(J'aurais pu faire cuire un peu plus le dessus)

Pour un petit pain convenant pour deux personnes:

- 200g de farine type 55
- 5-10g de levure de bière (achetée en boulangerie c’est mieux)
- Un peu de sel
- 3 belles branches de romarin

Avec la farine, faites un puits. Mettez-y la levure et délayez avec de l’eau chaude que vous aurez salé au préalable. Ajoutez aussi le romarin en ayant soin de retirer toutefois la « tige » centrale (il ne faut que les "feuilles").
Pétrissez bien le tout, donnez au petit pain la forme que vous préférez,  et faites lever pendant une heure au moins.
Avant de le faire passer au four, servez-vous d’un pinceau pour induire d’huile la surface du petit pain et le rendre ainsi bien brillant. Faites-le cuire alors à 180°C pendant environ 40 minutes (mais surveillez, ça dépend des fours..).
On peut le manger seul ou avec du beurre ou avec du jambon de pays...

Publié dans Recettes salées

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"Oh nuit, belle nuit, sous un ciel d'Italie"...

Publié le par Messergaster

Si on vous demandait dans quel film se trouve la plus belle scène de "premier baiser", vous répondriez quoi ? Pendant que vous y réfléchissez, je vous en propose une, à savoir celle de La belle et le clochard de Walt Disney.

Le Clochard amène sa petite amie au resto italien (il lui déjà a expliqué, plus tôt dans le film, qu’il a un resto pour chaque jour de la semaine ; le restaurant de Tony n'est donc pas inconnu au spectateur) et nous sommes alors confrontés à tous les clichés de la cuisine italienne comme la mandoline ou les grissins. Mais mis à part cet aspect, ce qui se dégage aussi est un art de l’hospitalité. Ainsi tant que Tony croit que le chien est seul, il compte lui apporter des os... mais la donne change lorsqu’il aperçoit Lady puisqu'il s’agit cette fois-ci d'utiliser le cadre du repas pour conquérir définitivement la petite chienne.

Mais avant même de procéder à la commande, il faut créer l’ « atmosphère » en invitant les chiens à s'asseoir à table, une table recouverte d’une nappe bien propre et sur laquelle trône une bougie, ce qui fait tout de suite plus romantique. C’est à ce moment là que Tony propose des spaghettis aux deux amoureux : il tient à aider son ami dans son entreprise. Eh oui, car la table est l'endroit parfait pour séduire quelqu'un...

Les pâtes arrivent enfin et on a là le 1er partage : Bandito (le Clochard) apprend à son amie à manger les spaghettis. Il la fait ainsi entrer dans son monde, un monde où on peut faire du bruit en mangeant et où l'on peut se salir, un monde où les bonnes manières ne sont plus nécessaires.

Il y a ensuite le deuxième – célébrissime- partage : le fil de spaghetti qui permet aux deux chiens de s’embrasser. Hasard ou volonté délibérée.. qui sait ! Reste que le spaghetti devient une jolie métaphore du lien amoureux qui unit deux personnes. Lady sourit avec pudeur et détourne la tête. Le Clochard doit donc la rassurer : il ne veut pas juste profiter d’elle et pour le lui faire comprendre il se prive de la dernière boulette de viande pour la lui offir. Là il ne s’agit même plus de partage, mais de véritable don.

C’est vraiment une jolie scène d’amour et la trouvaille de Walt Disney a été vraiment géniale. C’est à ce moment là du film, en effet, que l’on peut véritablement affirmer que le Clochard devient le « copain » de Lady… d’autant plus qu’à l’origine le « copain » (en ancien français, le « compaing » ou le « compai-gnon ») était la personne avec laquelle on partageait le pain. Accepter de manger avec quelqu’un, y a-t-il une plus belle manifestation de confiance ?

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"Il y a quoi à manger ? " "Va voir dans le frigo !"

Publié le par Messergaster

J’ai eu un prof qui ne cessait de répéter que deux inventions avaient joué un rôle capital pour allonger l’espérance de vie de l’humanité : le radiateur et le réfrigérateur (que désormais nous appelons tous "frigidaire", d’après la fameuse marque). En effet, pendant des siècles (et encore de nos jours) l’homme a lutté pour conserver le plus longtemps possible ses aliments car le phénomène de la putréfaction est finalement très rapide. De là toute une série d’inventions allant des salaisons aux confitures (le sel permet de conserver plus longtemps la viande, le sucre les fruits) jusqu’aux boîtes de conserve et surtout au frigo.

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Mais comment marche un frigo ? En bref, derrière votre frigo il y a un long tuyau rempli d’un gaz. Ce gaz, lorsqu'il est comprimé, est liquide, mais le mécanisme du frigo en provoque l'évaporation : c'est cette réaction qui dégage l'air froid. Par la suite, le frigo comprime à nouveau le gaz qui redevient liquide - tout cela selon un cycle sans fin car le tuyau forme une boucle. En définitive, ce circuit dégage plus de chaleur que de froid (un peu comme les aliments que l’on introduit dans notre organisme : la plupart de ce que nous mangeons ne sert pas tant à nous permettre de faire des mouvements mais à entretenir les différentes cellules de notre corps) et cette chaleur est évacuée à l’arrière du frigo. Il vaut donc mieux ne pas le coller au mur.

Par ailleurs, il y aurait quelques règles à suivre pour bien conserver les aliments. D’abord, il faudrait éviter de trop remplir le réfrigérateur pour permettre à l’air de bien circuler. Il faudrait aussi toujours garder en tête que les étages du bas sont plus froids que ceux d’en haut : c’est pourquoi il est préférable de placer le viande en bas, les yaourts en haut (quand on vit en coloc’ et que chacun a sa propre étagère, cela n’est pas toujours possible…). La porte du frigo aussi est moins froide.

On pourrait aussi faire tout un article sur le tupperware (autre grande invention) car il a permis, lui, de conserver de façon hermétique les aliments dans le frigo en évitant les transferts d’odeurs, voire de microbes.

D’ailleurs posséder un frigo demande tout un entretien : il faut périodiquement le nettoyer (on a mené des recherches qui ont démontré à quel point ces « armoires à froid » sont pleines de bactéries) et le dégivrer. Il faut éviter aussi d’ouvrir la porte du frigo toutes les 3 secondes, surtout en été. S’il fait 25°C et qu’on l’ouvre deux fois dans une heure, la température du réfrigérateur peut atteindre 10°C ce qui nuit à la bonne conservation des aliments. D’autre part un bon frigo, de catégorie A, sera plus cher au moment de l’achat mais permettra de faire des économies d’énergie par la suite.

Le frigo a réellement changé les modes de vie. On gagne notamment du temps précieux car désormais nous ne sommes plus obligés d’aller tous les jours faire les courses. Si on pense aussi au congélateur et à toutes les possibilités qu’il nous offre en nous permettant de conserver plus longtemps gâteaux et herbes aromatiques, par exemple, on comprend le grand service que cette invention a rendu à l’humanité.

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Gâteau roulé au chocolat

Publié le par Messergaster

La dernière fois que j'ai tenté de faire un gâteau roulé, ce fut une catastrophe. La raison ? Toute simple : un four très petit n'acceptant que des moules trop réduits pour permettre à un gâteau de s'enrouler sur lui-même. Le pire c'est qu'on m'avait chargée de la préparation du dessert ce soir-là... et du coup, je n'avais rien à proposer, si ce n'est les morceaux de génoise que j'avais sauvés et que j'avais garnis avec un peu de ganache au chocolat. Bref, un drame.

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Mais ce n'était que partie remise... De retour chez mes parents - qui ont un four énorme - j'ai rééssayé : ce n'est pas encore parfait, mais il y a du progrès, comme vous pouvez le constater : 

Voici donc la recette :

Pour la pâte :
- 4 blancs d’œuf
- 120g de beurre mou
120g de farine
- 120g de sucre
- 5 cuillères à café de cacao amer

Pour la crème pâtissière :
- 2 jaunes d’œuf
- 30g de farine 
1/4L de lait entier
- 1 sachet de sucre vanillé

Préparation de la pâte : Mélangez le beurre et le sucre. Ajoutez ensuite la farine et le cacao. Terminez en incorporant les blancs montés en neige.
Faites cuire 15 minutes à 200°C. Une fois sorti du four, encore chaud, enroulez le gâteau dans son papier sulfurisé ou dans un torchon mouillé (le but est de lui faire garder sa forme, une fois garni)

Préparation de la crème pâtissière : Mélangez les jaunes d’œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez ensuite la farine. Ajoutez le lait et mélangez bien. Mettez ensuite le tout dans une casserole et faites cuire à feu tout doux. Retirez du feu aux premiers bouillons.

Garniture du gâteau : Une fois le gâteau refroidi, déroulez-le délicatement et garnissez-le avec la crème préparée. Repliez alors le tout et dégustez-le.

Publié dans Recettes sucrées

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La glace au café (enfin !)

Publié le par Messergaster

Je ne voulais pas rester sur un échec. Hier je me suis donc relancée dans la glace au café… et cette fois-ci, ça a marché !

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(Oui, j'en ai mis un peu partout... je sais)

Voici donc la recette, testée et approuvée, cette fois-ci !

Pour 4 personnes :
-1/4 de litre de lait entier
-200cl de crème fraîche
-2 cafés forts (chacun de la taille d’un expresso)
-4 jaunes d’œuf (5 si les œufs sont petits)
-100g de sucre
-1 sachet de sucre vanillé

Mélanger le sucre et le sucre vanillé+les jaunes d’œufs.
D’autre part, dans une casserole, faire chauffer (pas bouillir) le lait, la crème fraîche et le café. Ajouter le mélange œufs+sucre et faire cuire tout doucement (la préparation ne doit pas bouillir) afin de rendre le tout un peu plus dense. Une fois refroidi, placer 2h au frigo.
Allumer ensuite la sorbetière et versez-y ensuite lentement le mélange. Faire tourner l’appareil pendant 30-35 minutes.
Mettre ensuite la crème glacée au congélateur environ 1h avant de le déguster.

Publié dans Recettes sucrées

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Ce que je mets dans mon panier... servitude ou liberté ?

Publié le par Messergaster

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Eh oui, il y a des experts en marketing qui ont longuement réfléchi à l’agencement des produits dans votre supermarché d’en face. Nous sommes tous victimes, consciemment ou pas, de ce système et je m’en vais donc énumérer quelques « trucs » des supermarchés pour nous inciter à consommer davantage. Probablement les connaissez-vous déjà, mais répéter ne fait jamais de mal…

LOCALISATION

  1.  La plupart du temps, lorsqu’on entre dans un supermarché, on commence notre « tour » par le rayon fruits-légumes. Ceci est loin d’être dû à un hasard, cela ayant un effet « apaisant » sur le client qui vient de supporter la circulation, la pollution, le bruit, le stress du travail ou des enfants qui piaillent… Je me souviens même d’un Champion dans le 5e arrondissement de Paris qui diffusait non pas de la musique, mais un « cui-cui » d’oiseaux dans ce rayon. Enfin, commencer par les fruits et les légumes rappelle le bon vieux temps où on allait faire les courses, avec ses parents, au marché…
  2. De même les gérants du supermarché ont longtemps réfléchi à comment placer les produits dans les rayons. Non seulement les produits que le supermarché a intérêt à vendre se trouvent au centre de l'étagère ou au niveau des yeux des clients (à qui il n'est jamais arrivé de devoir monter sur la pointe des pieds pour prendre un produit plus économique, placé trop haut ?). Bien plus, ces aliments se situent souvent au milieu du rayon afin de nous obliger à le parcourir en entier. Enfin, étant donné qu’en Europe on lit de gauche à droite, on aura aussi tendance à trouver les produits les plus chers vers la gauche.
  3. Comment ne pas mentionner aussi les produits localisés à la caisse comme les bonbons ou les chocolats ? Il s'agit d'articles que les gosses demandent in extremis et auxquels les parents ont parfois du mal à dire non, préférant éviter une crise de pleurs devant toutes les personnes qui sont en queue….
  4. Enfin, nous savons tous que périodiquement les supermarchés changent la disposition de la marchandise… tout cela pour nous obliger à bien refaire le tour de tous les rayons, même ceux où on ne passait jamais…

FIDELISATION ET CARTES DE REDUCTION 

  1. Les cartes de réduction sont censées permettre de faire des économies en bénéficiant de promos réservées aux clients qui en sont munis. Erreur ! Exemple : je me souviens m’être arrêtée une fois au rayon biscuits pour prendre des Petits écoliers. Je les prends, les mets dans mon panier… quand je vois une promo pour prendre 3 boîtes de Pim’s pour le prix de deux. Je me dis « ah, bah c’est encore mieux ». Je pose mes Petits écoliers, je prends les Pim’s à la place… puis je m’arrête et je compare les prix. C’est alors que je découvre que  non seulement j’allais me faire imposer quoi manger en me laissant influencer par le supermaché (j’avais pourtant les idées claires au départ : c’était les Petits écoliers que je voulais !), mais que j’allais même dépenser plus que si j’avais pris mon unique paquet de Petits écoliers. J'ai reposé direct les Pim's pour reprendre mes Petits écoliers du départ.
  2. D’autre part, ne jamais oublier que ces cartes sont aussi un moyen pour surveiller ce que vous achetez puisque toutes vos courses y sont enregistrées…

PRIX

Là aussi je ne pense pas vous apprendre grand-chose quand je vous dis, par exemple, que tout se joue sur les centimes pour induire le client à acheter : « ce paquet coûte 3 euros, ah alors mettons-le à 2.99, le client aura l'impression que c'est moins cher et aura plus de mal pour comparer avec les autres prix ».

Bref, ce qu’on met dans notre panier en dit long sur notre degré de liberté….

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Les préjugés sur la "bonne cuisine"

Publié le par Messergaster

Les préjugés sur la "bonne cuisine"

Aujourd’hui je relisais la préface de Jean-François Revel à Physiologie du goût de Brillat-Savarin. J’adore Jean-Fançois Revel, son ton enjoué et ses analyses si fines sur la gastronomie (je recommande vivement son livre Un festin en paroles aussi). Je vous fais part des préjugés sur la cuisine qu’il relève et qu’il démonte dans cette préface : il les a énumérés en 1981… et pourtant tout cela est encore bien d’actualité. Les voici :

Premier sophisme : « La bonne cuisine est liée à la richesse. »
Réfutation de J. F. Revel : « Certains des pays où le niveau de vie est le plus élevé sont aussi parmi ceux qui mangent le plus mal. Par contre, certains pays où la population est pauvre ont une bonne cuisine. Bien plus : la bonne cuisine est souvent une lutte contre le gaspillage et contre la monotonie d’une alimentation à base de produits peu nombreux et peu coûteux. »

Second sophisme : « La bonne cuisine est « compliquée », elle demande du temps, la préparation de sauces savantes, elle est incompatible avec l’accélération de la vie moderne etc. »
Réfutation de J. F. Revel : « N’importe quelle statistique montre que la « vie moderne » se caractérise par l’augmentation des loisirs et la diminution du temps de travail. En outre (…) il y a une grande cuisine simple et une grande cuisine compliquée, comme il y a une mauvaise cuisine simple et une mauvaise cuisine compliquée. Il y a des sauces qu’on exécute en quelques minutes et d’autres qui demandent des heures et sont inutiles. (…) ».

Troisième sophisme : « La bonne cuisine est conditionnée par la présence des femmes au foyer, par l’inégalité des sexes, c’est-à-dire par un état périmé de la société. »
Réfutations de J. F. Revel :
« a. Je connais des dizaines de femmes qui n’ont jamais rien fichu depuis leur naissance et qui sont incapables d’exécuter la moindre vinaigrette ; et des hommes surmenés qui sont des chefs amateurs remarquables.
b. L’oisiveté de la femme au foyer a toujours été un privilège de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie. Les ouvrières et les paysannes ont toujours travaillé, et une grande partie de la cuisine française, les pot-au-feu et les ragoûts notamment, sont justement nés de là. Car c’est une sotte erreur que de confondre temps de cuisson et temps de présence. La plupart des plats qui « demandent cinq heures de cuisson » sont les vieux plats paysans faits par et pour les gens qui travaillent, les plats qu’on met sur le feu doux en partant aux champs et que l’on trouve prêts à être mangés au retour. Entre les dix minutes qu’exige le pilage dont on badigeonne la daurade à griller en cinq minutes, et les quatre heures pendant lesquelles on doit laisser cuire une queue de bœuf sans la découvrir, on conviendra qu’une certaine marge peut trouver place pour l’activité non aliénée des femmes et des hommes futurs.
c. Il existe deux cuisines : l’une domestique, l’autre professionnelle. (…) La cuisine domestique fait ce qu’elle peut, comme elle le peut. Elle a généralement fait très bien, aussi longtemps que les représentants des usines de produits alimentaires ne l’ont pas persuadée de l’élégance du contraire. L’essentiel est de ne pas se faire plus bête que l’on est, de ne pas faire le mal par principe (…) de ne pas faire passer à table avec une heure de retard pour donner quelque chose de cru, de très cher et de très mauvais, arrosé d’un vin chimique servi dans des verres couverts d’une noble poussière. (Revenu présumé : 12 000 F par mois. Formule : « Eh ben dites donc, c’est rudement gentil ces petites choses-là. ») ».

Voilà, c’était le conseil de lecture du jour !
                                                                                                               
NB : (et pour avoir un aperçu du contenu de ce livre, vous pouvez cliquer ici : vous trouverez "les 20 aphorismes de Brillat-Savarin" à propos des repas)

Publié dans Lectures gourmandes

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Spanakopita à ma façon

Publié le par Messergaster

J'adore les épinards et, de retour de mes vacances en Grèce, j'ai désespéremment tenté de reproduire les spanakopitas mangés là-bas. J'ai vaguement essayé de réaliser une base pouvant s'approcher de la pâte filo que l'on emploie là-bas... mais je sais parfaitement que ma recette n'a quasiment rien à voir avec la recette traditionnelle,malheureusement.

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Voici la recette :

- 600g de farine
- 200g de feta (la ricotta, ça le fait aussi)
- 500g d’épinards (frais ou surgelés, mais pas en boîte)
- un demi oignon
- 2 œufs (ou 1 gros)
- Quelques branches de persil ou 2 cuillérées de persil séché
- Noix de muscade
- Un peu d’huile d’olive

La farce :

Mélanger dans un saladier les épinards, le fromage, les œufs, le persil, la noix de muscade. Salez et poivrez.

La pâte « filo » :

Pétrir la farine avec un peu de sel, de l’eau bien chaude et deux-trois cuillérées d’huile d’olive. La pâte doit être bien élastique. Partagez-la alors en 12 boules égales et laissez reposer au moins une heure.
Prendre alors le rouleau à pâtisserie et étendre une boule afin d'obtenir une feuilles très fine (le plus rectangulaires possible c’est mieux).  Avec un pinceau, enduisez la feuille avec un peu d’huile. Prenez une autre boule, étendez à nouveau la pâte et déposez-la sur la feuille précédente (aidez-vous avec le rouleau à pâtisserie pour ne pas la casser).
Recommencez l’opération. Vous devez obtenir 6 « pseudos rectangles » composés de 2 feuilles.

L’assemblage :

A l'aide d'un verre, découpez dans chaque « pseudo rectangle » des disques de pâte. Déposez un peu de farce au centre de chacun et repliez le tout de façon à obtenir plusieurs demi-lunes, comme dans la photo ci-dessus.

Cuisson :

20- 30 minutes à 200°C. Les triangles doivent être dorés. 

Notes:

- Il s'agit d'une recette née d'un mix d'autres recettes trouvées sur internet... et je n'arrive toujours pas à égaler ceux mangés en Grèce ! grrr ! Je trouve que  les miens sont loin d'être parfaits (mais bon, ça se mange toujours).
- Pour voir les recettes dont je me suis inspirée, il suffit de cliquer ici, ici et ici.
- Pour essayer de retrouver le goût des mets mangés en Grèce, j'ai aussi réalisé ma version personnelle des Kourabiedes, biscuits sablés dont vous trouverez la recette ici.

Publié dans Recettes salées

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Un mal pour un bien (ou recette de gâteau au chocolat sans jaunes d'oeuf)

Publié le par Messergaster

Aujourd’hui j’étais partie pour faire une glace au café. Je prépare mes ingrédients, je mets le tout dans une casserole, je fais bien attention à ce que ça ne cuise pas trop fort… mais, une erreur fatale : je m’éloigne 10 secondes top chrono, la casserole restant livrée à elle-même. Elle avait beau cuire à feu très très doux, le tout était à jeter car il était parvenu à ébullition. Malédiction !

D’autant plus que du coup, je n’avais pas vraiment envie de recommencer puisque je venais d’utiliser 4 jaunes d’œufs et que, si je me lançais à nouveau, j’aurais dû conserver alors 8 blancs d’œufs au frigo… C’est ainsi que je me suis dite qu’il fallait changer de plan et faire un gâteau à partir de mes 4 blancs d’œuf.

Un petit tour sur internet et je tombe sur une recette de gâteau moelleux au chocolat sans jaunes d’œufs … génial pour mon frère qui se lamentait qu’en ce moment je ne préparais que des gâteaux qu’il n’aimait pas !

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(Le gâteau au chocolat préparé uniquement à partir de blancs d'oeuf, avec une bonne tasse de café italien en accompagnement)

Cependant, j’ai un peu modifié la recette, c’est pourquoi je la partage avec vous :

Pour un moule à cake :

-4 blancs d’œuf
-120g de beurre, de sucre et de chocolat noir
-100g de farine
-un quart de sachet de levure chimique
-1 café bien fort (disons l’équivalent de 5 cuillères à soupe)

Préparez le café puis, une fois prêt, le verser dans une petite casserole . Ajoutez le chocolat et faites-le fondre avec le café.
D’autre part, dans un saladier, mélangez le sucre et le beurre. Ajoutez le chocolat fondu. Ajoutez alors la farine et la levure.
Enfin, montez les blancs en neige et incorporez-les délicatement à la préparation.
Versez le tout dans un moule à cake avec du papier sulfurisé (ou moule en silicone) et faites cuire à 160°C pendant une bonne heure, voire une heure et demi.

Notes :

- Vous obtiendrez ainsi non pas un moelleux au chocolat, mais un gâteau au cœur tendre sans être pour autant coulant. En réalité, la recette originale indiquait de le faire cuire 50 minutes à 180°C : je pense que si on suit ce conseil, on obtient effectivement un cœur plus liquide. Mais il faut dire que personnellement je préfère quelque chose qui se tient davatange (oui, je me rends compte que je dois bien être la seule personne au monde à ne pas être très fan du moelleux au chocolat...).
Le gâteau est délicieux (il a un goût qui me rappelle presque les "Chocos" de la marque Kellog’s..) et mon frère en a déjà mangé la moitié !
- Comme quoi finalement cette histoire de glace ratée, c’était un mal pour un bien ! 

Publié dans Recettes sucrées

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Personne ne sait résister à une bonne glace

Publié le par Messergaster

Aujourd’hui, je flânais en librairie et je suis tombée sur un livre intitulé L’Italia del gelato, publié par le Touring club italien et paru le 20 mars 2010. Deux pages ont particulièrement attiré mon attention, deux pages où étaient énumérés différents personnages historiques et leur passion pour la glace.

Ainsi, il semblerait qu' Alexandre le Grand en Inde et Néron dégustaient déjà avec plaisir ce qu’on pourrait appeler l’ « ancêtre » des glaces, une sorte de dessert froid, à base de fruits. Toutefois, les véritables glaces naissent plus tard et notamment en Italie… ce qui explique que ce soit Marie de Médicis qui les fait découvrir aux Français (comme une infinité d’autres sucreries, par ailleurs). Plus tard - en particulier au cours de la première moitié du XVIIe siècle - au Procope, l’habitude s'impose de s’asseoir à table pour manger sa glace… et plus tard, même Napoléon devint un habitué du célèbre café.

Du côté de la littérature, on peut mentionner Dickens qui écrivait, à propos des Italiens, qu’ils semblaient « téter » leur glace. Quant aux poètes, se distingue Leopardi, célèbre non seulement pour ses poésies, mais aussi  pour sa laideur et sa petite taille. Il ironisait, à la fin de sa vie, en écrivant que les montagnes de glace qu’il avalait étaient plus hautes que lui. Et encore Carducci ou D’Annunzio étaient de grands amateurs.

Enfin, signalons aussi la princesse Sissi qui, malgré son extrême attention pour la ligne, se concédait ce petit péché mignon. Il nous reste, d’ailleurs, sa recette personnelle de glace à la violette.

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(Vous vous rappelez de la pub pour le Magnum "Temptation" où on avait contacté Eva Longoria pour promouvoir le produit ? Voici l'exemple d'une campagne publicitaire qui exploite le nom d'une personne célèbre pour vendre davantage).

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A propos du croissant chaud du matin...

Publié le par Messergaster

Après avoir préparé ma première pâte feuilletée maison, plein de questions ont commencé à m’envahir l’esprit. Comment est-ce possible qu’un jour, il y a des siècles, quelqu’un se soit levé le matin et se soit dit :

« Tiens, aujourd’hui je vais préparer une première pâte avec très peu de matière grasse, puis je vais incorporer du beurre, et enfin je vais replier plusieurs fois cette pâte sur elle-même pour obtenir des sortes de feuilles… »

Moi, jamais je n’y aurais pensé ! Pourtant, il semblerait que l’invention de la pâte feuilletée remonte à loin : déjà les hommes de l’Antiquité devaient connaître cette pâte.

En tout cas (encore une fois !) c’est Antonin Carême qui a perfectionné la pâte feuilletée pour la rendre telle que nous la connaissons aujourd'hui.

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L’histoire du croissant donne une origine au terme « viennoiserie ». Ainsi ce serait à Vienne, lorsque les Ottomans assiégeaient la ville, à la fin du XVIIe siècle, que cette pâtisserie aurait été inventée. En effet, la nuit, les soldats ennemis avaient fait du bruit, mais comme tout le monde dormait, personne n’entendait quoi que ce soit… excepté les mitrons et les boulangers qui à 3h du matin s’étaient déjà mis à la besogne. Ces derniers donnèrent alors l’alarme, ce qui permit aux Viennois d'intervenir contre l’attaque de l’ennemi. Ce gâteau individuel fut donc une façon d’immortaliser le rôle de cette catégorie professionnelle et c’est pourquoi on lui donna une forme de demi-lune, le symbole présent sur les étendards ottomans.

Détail important : à ce qu’il semble, les premiers croissants n’étaient pas feuilletés, mais plutôt briochés et c’est précisément en France que l’on commence à les préparer avec de la pâte feuilletée, notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Cela explique pourquoi ils ont fini par devenir l’un des symboles de la gastronomie française et non pas de celle viennoise ou arabe.

Les imitations ne se comptent plus et chaque pays produit ses croissants un peu à sa façon. Perso, je connais bien ceux italiens que l’on appelle « cornetto », c’est-à-dire « petite corne » : ils sont très parfumés car ils sentent la fleur d’oranger et sont plus sucrés. Par contre, on les prépare quasiment toujours à partir de margarine et le goût - comme la texture - en ressent... Souvent on les coupe en deux dans le sens de la longueur et on introduit à l’intérieur une tranche de jambon ou du fromage. Pour un en-cas sucré-salé, c'est vraiment savoureux.

D’autre part, en Lorraine, je me souviens d’avoir mangé des croissants avec du glaçage dessus.. un délice ! Et, si un jour vous allez à Berlin, n'hésitez pas à goûter au "laugencroissant" (une sorte de bretzel brioché).

Ahhh le croissant ! Si je m'écoutais et si ce n'était pas si calorique, je pourrais en manger tous les jours au petit-déjeuner, au goûter... 

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Ma première pâte feuilletée maison ! ahah!

Publié le par Messergaster

Une satisfaction infinie. J'ai réussi ma première pâte feuilletée maison... et levée, s'il vous plaît ! J'ai toujours cru qu'elle était impossible à faire à chez soi mais finalement, quoique ce soit long et un peu délicat, c'est faisable. Je continuerai à acheter mes pains au chocolat chez le boulanger... mais désormais, la galette des rois je me la ferai moi-même !!

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(Bon, dans cette photo, on ne voit pas vraiment les différentes "feuilles"...)

Je reproduis ici lrecette que j'ai suivie (elle donne 15-20 croissants) :

-500g de farine
-20g de levure de bière
-25g de beurre ramolli + 250g pour les "tours"
-30 cuillères à soupe d’eau tiède
-60g de sucre (je me demande si on pourrait pas monter jusqu'à 80g...)
-1 cuillère à café de sel
-un jaune d’œuf pour la décoration

La "détrempe" : Dans un bol, versez l’eau tiède, le sucre, le sel, la levure. Dans un saladier, verser la farine et faire un puits : ajouter le contenu du bol que l’on vient de préparer+les 25g de beurre. Pétrir pendant 15 minutes, le but étant d’obtenir une pâte homogène, élastique et qui ne colle pas aux doigts. Faire reposer la pâte au moins 1h au frigo en la recouvrant d’un film transparent ou en enfilant le saladier dans un sac plastique.

"Abaisser" le beurre : Pendant ce temps, sortez les 250g de beurre. Découpez une grande feuille de papier sulfurisé, pliez-la en deux et mettez le beurre à l’intérieur. Commencez à abaisser le beurre, le but étant d’arriver à une sorte de carré d’une épaisseur de 0,5cm (ça fond très très vite…). Une fois terminé mettez le beurre au frigo, toujours enveloppé de son papier sulfurisé pendant 1h.

Incorporer le beurre à la détrempe : Cette heure écoulée sortez votre pâte (perso j’ai préféré laisser la pâte 2h au frigo). Avec un rouleau à pâtisserie commencez à étendre la pâte pour obtenir un carré plus grand que celui que l’on vient de faire pour le beurre - mieux encore si vous arrivez à faire une sorte d’étoile à quatre branches. L’important, en tout cas, est de faire le centre plus épais. (en étendant la pâte, des gaz dus à la fermentation s’exhaleront+sachez que la pâte a tendance à se rétracter). Retournez la pâte afin d’enlever l’excédent de farine (moi j’utilise un pinceau).
Sortez alors votre beurre, placez-le au centre et rabattez chaque angle du carré (ou chaque pointe de l’étoile) vers le centre afin d’ « emprisonner » le beurre.

Les "tours simples : Reprenez votre rouleau à pâtisserie et essayez de faire un rectangle (tant pis s’il n’est pas parfait) en veillant bien à ce qu’il soit 3 fois plus long que large. Rabattez alors le tiers inférieur vers le centre, puis le tiers supérieur.

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(Schéma du tour simple)

Tournez de 90° (vous devez avoir la pliure à droite et l'ouverture à gauche), et à nouveau étendez rapidement un rectangle 3 fois plus long que large et rabattez vers le centre d’abord la partie inférieure, puis celle supérieure. (cette fois-ci, le rectangle s’obtient plus facilement).
Hop, au frigo pendant une autre demi-heure.
Ensuite, on recommence en ayant bien soin de placer à nouveau le rectangle de pâte en ayant la pliure à droite et l’ouverture à gauche (si vous avez bien tourné votre pâte de 90°, c'est déjà le cas). Pour la deuxième fois, on plie d’abord la moitié inférieure, puis celle supérieure et on tourne de 90°.
Et on remet la pâte au frigo une demi-heure… et on recommence une dernière fois, toujours en faisant en sorte d’avoir la pliure à droite et l’ouverture à gauche.

La préparation des viennoiseries : Ensuite, on étend la pâte en essayant d’obtenir un long rectangle de 0,5cm d’épaisseur que l’on coupe en deux dans le sens de la longueur.
Pour faire les croissants, on découpe des triangles isocèles et on fait une petite coupe au milieu pour mieux enrouler la pâte.

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(Voici comment découper la pâte pour les croissants)

Pour les pains au chocolat, on fait des rectangles que l’on replie deux fois avec du chocolat noir à l’intérieur.
Ensuite on laisse lever 2h. Puis, à l'aide d'un pinceau, on distribue le jaune d'oeuf sur les viennoiseries pour leur conférer une jolie couleur blond-doré (moi j'ai dilué avec un peu de rhum).
(Enfin) On fait cuire 10 minutes au four  à 220°C, puis encore 10 minutes à 180°C (mais surveillez tout de même !).

Et voici le résultat :

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(Ils sont un peu pâles car j'ai dilué le jaune d'oeuf avec la liqueur...)

Très important : mes sources, c'est-à-dire les sites que j'ai consultés pour aboutir à mes viennoiseries (à chaque fois que je me lance dans une recette, je ne regarde pas 1 site, mais au moins 3 et j'essaie de fusionner ce qui me semble le plus "pertinent"): 
-pour les ingrédients et les proportions: cliquez ici.
-pour la technique et le "vocabulaire"cliquez ici et ici.

Un grand merci à tous les 3 sans lesquels, je n'aurais jamais réussi !

Publié dans Recettes sucrées

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Miko, c'est fini !

Publié le par Messergaster

Je l’ai enfin testée : hourrah ! Enfin j’ai actionné pour la première fois la sorbetière que je viens d’acheter. 
Ah, j’ai fini de donner de l’argent à Miko et à Nestlé ! Enfin, je croyais.. car là je me trouve en Italie et je comptais ramener la sorbetière en France - mais la boîte est assez encombrante et l’appareil est plutôt lourd, donc je ne sais pas si cela sera possible. 
Pour mon 1er essai, je me suis lancée dans la glace au yaourt, l’un de mes goûts préférés que je ne manque jamais de prendre lorsque je me rends dans une « gelateria » italienne. Ah son petit goût acide.. comment y résister ? 

Miko, c'est fini !

Voici la recette (pour 4 personnes, c’est-à-dire un demi bac à glace) :

-250g de yaourt (évitez la version allégée, ou alors ajoutez un peu plus de crème fraîche)
-1oeuf entier (gros)
-125g de crème  fraîche
-100g de sucre

Mélanger dans un saladier le sucre et l’œuf. Cuire ensuite « à la rose », c’est-à-dire porter la préparation à 80-85°C (à feu très doux, quoi : le but est de bien dissoudre le sucre et de rendre la crème plus dense, mais en évitant de la faire bouillir). Ensuite on laisse refroidir en mélangeant de temps en temps (j’ai laissé refroidir 1h à température ambiante, puis une demi-heure au frigo dans la partie la plus froide). Puis, on assemble la sorbetière et on verse progressivement la préparation. On laisse tourner l’appareil pendant une petite demi-heure, on met au congélo pendant au moins une heure et enfin on se régale ! (en mangeant ma glace je me disais que comme accompagnement pour un gâteau au chocolat ce serait juste extra).

Notes :

- Moment autobiographique, j’ai fait une grosse bêtise : j’ai mis d’un coup la préparation dans le bol de la sorbetière. Résultat : la glace s’est figée tout de suite sur les parois et n’a pas eu vraiment le temps de tourner dans la machine. Je me suis néanmoins armée de patience (et d’un couteau) pour décoller la glace et la faire tourner tout de même une dizaine de minutes pour lui donner la consistance voulue. En tout cas, désormais je me rappellerai de verser au fur et à mesure les ingrédients dans l’appareil à partir de l’ouverture sur le couvercle. 
- A
u passage, est-ce que quelqu’un connait un b-movie nommé Ice cream man de Paul Norman ? C’est un film d’horreur où un marchand de glaces prépare ses spécialités en  utilisant les enfants comme ingrédients principaux. A la place des bonbons, des grains de café ou des morceaux de pain d’épices, c’est un œil qui vient agrémenter le cornet… A prendre au second degré, c’est marrant.

Publié dans Recettes sucrées

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Le cuisinier pittoresque d'Antonin Carême

Publié le par Messergaster

Suite à la signalation qui apparaissait sur le blog « Du sacré au sucré, un blog de bon goût », blog que je conseille très chaudement de visiter, l’envie m’a prise de commander Le patissier pittoresque d’Antonin Carême. J’avais choisi l’édition économique, celle à un peu plus de 3 euros et ne proposant que quelques extraits.

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Que dire ? Je suis prodigieusement déçue. Plus que d’un livre de cuisine, il s’agit d’un livre d’architecture avec planches et proportions. Je savais que ceci était justement ce qui avait fait la renommée de Carême : ses pièces montées fascinaient tous les convives. D’ailleurs, cela devait être assez frustrant de passer des heures à construire ces petites merveilles et de les voir ensuite démolies par les coups de dents des commensaux affamés, non ?

Bon, il n’y a pas que de l’architecture non plus : on y trouve aussi quelques infos de cuisine, notamment comment préparer la pâte d’amande. Toutefois, à nouveau, ce qui prime est l’aspect chromatique des gâteaux préparés.  On découvre par exemple comment dorer telle ou telle partie de la pièce montée, ou quels ingrédient utiliser pour obtenir du mauve ou du rouge. L’auteur insiste aussi sur le fait qu’il faut des couleurs tendres pour un résultat satisfaisant.

Je "reste donc un peu sur ma faim" (vive les jeux de mots), d’autant plus que finalement je n’ai pas dépensé 3 euros mais 9. Je vous explique. J’attendais mon envoi avec hâte mais une semaine après, je n’avais toujours rien reçu : c’est qu’il n’était pas en stock et que je ne m’en étais pas aperçue au moment de la commande. Malheureusement, devant déménager, j’ai dû me connecter à nouveau sur mon compte Amazon afin de changer l’adresse de livraison: opération qui a démultiplié les frais de livraison…

Je ne sais pas si la version non expurgée mérite qu’on s’y penche, mais à moins d’avoir un intérêt profond pour Carême et la pâtisserie du XIXe siècle, il s’agit d’un investissement dont on peut se passer. Se sauvent les pages 34 à 39 où Carême nous raconte les longues heures passées en bibliothèque pour apprendre l’architecture et où il nous fait part de sa gratitude pour Monsieur Bailly chez lequel il travaillait à l’âge de 18 ans. Enfin, un agréable plaidoyer pour le « vouloir est pouvoir » puisqu’on décèle, en filigrane, une critique de ceux qui rêvent du succès, qui ont un indéniable talent… mais qui finalement, à cause de la paresse, n’entreprennent rien du tout.

Publié dans Lectures gourmandes

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A propos du clafoutis

Publié le par Messergaster

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J'aimais bien le carnet de timbres qu'avait sorti La Poste l'an passé et qui offrait une petite sélection des spécialités gourmandes de la France. Pour le Limousin, le clafoutis avait été selectionné. Quel délice ce gâteau !
Je me rappelle avoir lu dans le passé un conte où il suffisait qu'une petite fille s'arrache un cheveu pour voir l'un de ses voeux exaucés. Bien entendu, la fillette finissait par abuser de ce pouvoir et devenait chauve. Or parmi ses voeux, elle demandait, entre autres, d'avoir la possibilité de manger du clafoutis tous les jours. (pour ceux qui seraient curieux de savoir comment se termine le conte : heureusement pour elle, la petite fille avait commencé par demander que sa soeur - malade ou tétraplégique, je ne me rappelle plus - recouvre la santé, c'est pourquoi la fée accepte de lui redonner sa chevelure à la fin).
Il faudra que je me relise ce conte.

De retour chez mes parents, sinon, j'ai demandé à ma mère de me faire un clafoutis. J'en avais fait un récemment pour mes colocs (qui ont appelé cela une "tarte", no comment), mais rien à faire, celui de ma mère reste le meilleur en absolu. Je crois que cela vient d'abord de la forme du plat et ensuite du temps de cuisson (ma recette disait de faire cuire à 200°C, mais ma mère préfère le mettre à 160°C).
J'ai découvert qu'il y a des gens qui perdent leur temps à dénoyauter les cerises : non seulement cela me semble inutile, mais en plus, je suis certaine que ça doit modifier le goût.
Les "flognardes", à savoir les clafoutis avec d'autres fruits (en particulier les pommes) sont très bonnes aussi. Pour la recette de celle que j'ai réalisée un jour, il suffit de cliquer ici.

Je vous laisse the recette de ma mère : régalez-vous !

A propos du clafoutis

- 3 oeufs
- 1 verre et demi de lait entier (ou 2 si les oeufs sont gros)
-150g de sucre+un sachet de sucre vanillé
- cerises
- 185g de farine

Mélangez les oeufs, le sucre et le sucre vanillé, puis le lait. Ajoutez ensuite lentement la farine en évitant les grumeaux. Vous aurez pendant ce temps beurré un moule et vous aurez disposé beaucoup de cerises sur sa surface. Versez-y la pâte et mettez au four à 160°C pendant une heure (mais surveillez car ça peut facilement demander 1h30 de cuisson aussi).

Publié dans Recettes sucrées

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Après la Sicile, la Grèce et ses Kourabiedes...

Publié le par Messergaster

Mon voyage en Grèce date de plus de six mois à présent. De retour de ce merveilleux périple au milieu de l'art, de la nature et de la bonne cuisine, je m'étais lancée dans mille projets pour prolonger mes souvenirs héllènes en me mettant à la terre cuite, en cuisinant, des spanakopita (cliquez ici pour voir le résultat), des tiropita et les kourabiedes. J'avais goûté ces derniers par pur hasard : des boules de biscuit sablé recouvertes de sucre glace que j'avais pris dans un premier temps (quelle ignorance !) pour une sorte de corne de gazelle... Mais rien à voir ! Les cornes de gazelles sont moelleuses et parfumées à la fleur d'oranger, alors que les kourabiedes sont de véritables sablés. A la base, il s'agit de gâteaux que l'on déguste pour les fêtes de Noel, mais il y a moyen, pour les touristes, d'en trouver des industriels au supermarché.

Par contre, un grand mystère : pourquoi ceux que j'ai goûtés, aussi bien industriels qu'artisanaux, étaient de simples sablés alors que, dans toutes les recettes que j'ai consultées sur internet, on conseillait soit d'ajouter de l'ouzo, soit de la fleur d'oranger, soit de l'eau de rose pour les parfumer ? Pourtant les biscuits que j'ai goûtés sentaient juste l'amande et le sucre glace...

A partir de toutes les recettes que j'ai lues, j'ai donc bâti ma version des kourabiedes que je parfume à l'eau de rose (vous trouverez l'eau de rose dans un rayon "produits exotiques" dans un supermarché un tant soit peu fourni ou alors dans un magasin vendant des produits turcs et maghrébins). Je n'ai nullement la prétention de proposer THE recette véritable, puisque je répète que les kourabiedes que j'ai mangés moi ne sentaient pas la rose... Il n'en reste pas moins que mes sablés sont simplement délicieux (je ne veux pas être modeste !!! ils sont trop bons !)

Alors voici ma recette personnelle, pour 50-60 biscuits :

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-500g de farine
-250g de beurre en pommade (le beurre salé, c'est encore mieux)
-100g de sucre de canne + 1 sachet de sucre vanillé
-du sucre glace
-2 jaunes d'oeuf
-150g d'amandes en poudre (l'idéal : acheter des amandes éffilées grillées style Vahiné et les passer au mixer pour obtenir une poudre grossière. Sinon prenez directement les amandes en poudre... mais ce sera légèrement moins parfumé)
- de l'eau de rose
-un sachet de levure chimique

1. Mélangez le beurre, le sucre de canne et le sucre vanillé. Ajoutez les jaunes d'oeuf, les amandes, une cuillérée d'eau de rose. Ajoutez lentement la farine que vous tamiserez à la fin avec la levure. Pétrissez le tout, le but étant d'obtenir une pâte ayant à peu près la consistance de la pâte à modeler (si trop liquide, ajoutez de la farine ; si trop solide, ajoutez du lait). Faites des petits croissants (oui, je sais, les biscuits qui apparaissent sur la photo n'ont pas vraiment une forme de demi-lune...) et faites-les cuire 20 minutes à 160°C.

2. Ensuite mettez un peu d'eau de rose dans une assiette creuse et un peu de sucre glace dans une autre : passez chaque biscuit (encore chaud) d'abord dans l'eau de rose (en général, je ne fais tremper qu'un côté du biscuit pour qu'il ne soit pas trop empreigné non plus), puis dans le sucre glace (il faut cette fois ci que le biscuit en soit recouvert). A la fin de l'opération vous aurez les mains très collantes.

3. Une fois terminé, placez les biscuits dans une boîte en fer et ne les mangez pas avant 24h (moi je les laisse reposer au moins 2 jours dans leur boîte afin que les parfums se mélangent bien comme il faut).

Bon appétit ! (ou "kali orexè !" en grec) [au passage, on remarquera donc que le terme "an-orexie" signifie "sans appétit"] .

Publié dans Recettes sucrées

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Les cannoli siciliens

Publié le par Messergaster

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De retour dans mon Italie natale, mon père m'a acheté plusieurs pâtisseries dont des "cannoli" ("petites cannes", "petits tubes"), spécialité sicilienne. Il s'agit de pâte frite que l'on appelle "scorza", c'est-à-dire "écorce" (un peu style "bugne" lyonnaise) remplie de crème à base de ricotta (de brebis). Ayant longtemps cru à tort que, dans la farce, il y avait toujours des fruits confits (dont je ne rafole pas) j'ai été longue avant de découvrir ce type de dessert. Le jour où j'ai découvert que cela n'était pas automatique voire qu'il pouvait y avoir à la place des pépites de chocolat, ma vie a changé !

Hélas, le drame c'est que je ne peux pas me mettre derrière les fourneaux pour les préparer de mes propres mains. Non seulement mon père m'a prévenue que la préparation est particulièrement longue mais, de plus, pour frire la pâte des "cannoli", il faut des tubes en métal autour desquels enrouler la pâte. Or je n'en possède pas.

A défaut de vous fournir donc la recette (que vous trouverez sûrement sur d'autres sites) je vous relate un peu de légendes autour de cette pâtisserie qui à la base se préparait au moment du Carnaval. Selon certaines traditions la forme du gâteau renvoie au fait que pour le Carnaval les fontaines déversaient non pas de l'eau mais de la crème... Ceci pour la version soft. Mais comme toujours, bonne chère et sexe vont de pair et ainsi les légendes plus coquines ne manquent pas. En effet, ce gâteau serait originaire de Caltanisetta, ville qui hospita différents harems sarrasins : les femmes s'ennuyant de l'absence de leur homme, elles s'occupaient en confectionnant ces gâteaux. Autre version : celle qui considère que (comme c'est le cas pour une infinité d'autres sucreries) les "cannoli" seraient nés dans un monastère, toujours à Caltanisetta : les nonnes qui avaien fait voeu de chasteté se consolaient en préparant ce gâteau à la forme suggestive...

Publié dans Saveurs du monde

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De l'art de cuisiner de bonnes crêpes

Publié le par Messergaster

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Ce matin, en proie au stress pour 1000 raisons, j'ai pensé : "Bon, il faut tenir l'esprit occupé". J'ai ouvert mon frigo, j'avais du lait à finir : j'ai donc décidé de faire des crêpes.
Les crêpes sont quelque chose de tout simple, un dessert pauvre (un "plat" pauvre, en fait : c'est l'un des avatars du pain) qui fait toujours des heureux. Mais préparer de bonnes crêpes est loin d'être une tâche aisée :

  • Il y a déjà un premier dilemme à résoudre : parfumer la pâte ou pas ? Nature, vanille, ou fleur d'oranger ? Moi j'ai choisi de faire mes crêpes nature : comme ça, chacun les mange comme il veut. Et puis, les crêpes à la fleur d'oranger, j'aime bien, mais à petites doses.
  • Ensuite, vient le 1er passage vraiment délicat : préparer la pâte en évitant les grumeaux. Avec un tamis, ou une farine de bonne qualité, on y arrive mieux... mais moi je n'avais que de la farine 1er prix et pas de tamis. Finalement, en désespoir de cause, j'ai attrapé mon mixer à immersion grâce auquel j'ai détruit beaucoup de grumeaux brutalement. Mais, en général, j'évite d'utiliser le mixer pour travailler la pâte : ça tourne trop vite, ça fait plein de bulles (limite ça fait monter les oeufs en même temps) et ça oblige donc à attendre plus longtemps pour le repos de la pâte.
  • D'ailleurs, autre aspect peu agréable : l'attente avant de pouvoir faire cuire ses crêpes. Si vous êtes des gens impatients comme moi, ce n'est pas toujours évident. En effet, l'idée de faire des crêpes émane souvent de l'improvisation et de la faim : difficile d'attendre dans ces cas là.
  • Passons à la cuisson : 
    Là, à l'instant, je me suis prise le bord de la poêle, brûlant, en plein sur le côté de l'index gauche. Une belle cloque est déjà apparue (j'en profite pour rappeler que la cuisine est la pièce où ont lieu le plus d'accidents domestiques - cliquez ici pour plus de détails). Inévitablement la première crêpe sera ratée car il faut toujours un peu de temps avant que la surface de la poêle atteigne la juste température.
    - De même, il faut essayer de ne pas mettre trop de pâte dans la poêle afin que la crêpe soit fine : c'est une crêpe, et pas un pancake (donc vous trouverez ici la recette). Ah le pancake !  Au moins, lui, il cuit sans souci : les petites bulles indiquent quand la première face est cuite et, comme il est plus épais, on le retourne sans problèmes.
    - Car, oui, parlons-en ! Retourner une crêpe est tout un art. Les vrais pros (ma grand-mère, par exemple), les font voltiger dans l'air. Pour les moins doués, comme moi, il existe plusieurs solutions : soit on se sert d'une spatule (ce qui oblige à bien faire attention que la première face soit cuite), soit de ses propres mains (c'est la technique que j'utilise le plus : j'attrape un côté du bout des doigts et je la retourne comme ça). Mais on peut aussi poser la crêpe sur une assiette et se servir de cette assiette pour remettre le tout à cuire de l'autre côté dans la poêle.
  • N'oublions pas aussi l'épineuse question de la graisse à utiliser. Ma grand mère utilise un morceau de chiffon avec un tout petit peu d'huile pour graisser la poêle (dans le passé, elle prenait carrément du lard). Je fais de même mais avec du saupalin. D'autres mettent l'huile à oeil dans la poêle, d'autres encore jettent carrément un morceau de beurre dans la poêle : je ne suis pas fan du tout.

Enfin, bon, après les trois premières crêpes un peu incertaines, en général, on commence à prendre le coup de main. Il ne reste plus qu'à se régaler : sucre, confiture, miel, sirop d'érable, liqueur (ah les crêpes flambées !), et bien entendu nutella.

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"Am I wrong" d'Etienne de Crécy

Publié le par Messergaster

 

Je suis dans ma phase Prokofiev. Néanmoins, j'ai eu envie de me revoir ce vieux clip du début des années 2000 : un petit chef-d'oeuvre.

Déjà d'un point de vue graphique, le dessin est sympa.

Le clip nous montre différents endroits à différents moments, le tout étant réuni par la présence du patron regardant les différentes caméras depuis son poste : 
la cuisine où l'on compose les hamburgers
- l'endroit où l'on prend la viande de la vache
- la salle où mangent les clients.

La cuisine ressemble à une usine : les différents travailleurs bossent à la chaîne, tous parfaitement synchro. Si un truc coince, tout se dégrade. A remarquer aussi qu'ils ont tous la même tête : ce ne sont plus des hommes, juste des salariés sans nom et sans visage.

L'autre lieu évoqué est celui d'où l'on tire la viande des burgers : un homme hache sans pitié une vache qui n'en a pas conscience puisqu'on lui fait croire qu'elle broute de l'herbe en montagne à l'aide d'un clip qu'elle a constamment sous les yeux. L'animal mange donc pour se faire manger, selon un cycle infernal voué à se répéter sans cesse. Et puis, comme disait Marx, les patrons font en sorte de nourrir leurs travailleurs uniquement avec le stricte indispensable pour qu'ils soient en mesure de produire à nouveau le lendemain. C'est aussi le rôle des médias tout court qui est dénoncé : des tas de programmes idiots visent à nous faire oublier combien on est manipulé par la société.

Bien entendu, une fois prise conscience de l'aliénation, la vache se venge de son bourreau... qui finit dans les burgers de ses clients. Tel est pris qui croyait prendre.

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