Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Gâteau à l'orange léger

Publié le par Messergaster

Pour mon dernier jour de travail dans mon café berlinois, j’avais décidé de cuisiner un gâteau pour mes collègues. J’ai vraiment passé 9 mois très agréables dans ce lieu et je ne cacherais pas que -  malgré la paye très modeste – je regrette parfois d’avoir donné mes démissions. Mais loin de moi la nostalgie : le souvenir de cette expérience reste vivant dans ma mémoire et c’est cela ce qui compte.
Pour l’occasion, j'avais choisi d’apporter un gâteau à l’orange. J’avais puisé l’inspiration sur un blog italien : La cucina imperfetta (recette consultable ici).

orange.png
(Le gâteau que nous avons mangé
en guise de petit-déjeuner à 6.30 du matin avec une de mes collègues)

Voici donc la recette :

- 250g de farine
- 180g de jus d’orange pressé (cela équivaut au jus d'environ 3-4 oranges)
- 150g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 100g de beurre fondu
- 3 œufs
- 1 sachet de levure chimique
- facultatif : un peu de sucre glace pour décorer

Commencez par battre les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine tamisée avec la levure : votre pâte aura l’air très « dense » et vous aurez un peu de mal à mélanger : pas de panique.
Ajoutez le beurre fondu et diluez-le soigneusement dans la pâte. Terminez en versant le jus d’orange : mélangez bien.
Faites cuire entre 45 et 60 minutes à 180°C (mais surtout en surveillant selon vos goûts et votre four !).
Une fois froid, si vous en avez, saupoudrez le gâteau avec du sucre glace.

Notes :

- La prochaine fois que je ferai ce gâteau, je rajouterais peut-être 25g de sucre supplémentaires (mais il est vrai que j'ai mangé le gâteau après avoir bu un jus d'orange  : il se peut que mon goût ait été faussé. Dans le fond, tous les collègues qui y ont goûté par la suite m'ont garanti qu'ils trouvaient la quantité de sucre tout à fait satisfaisante...).
- Les plus gourmands pourront aussi recouvrir ce gâteau avec un beau glaçage : lorsque vous ferez chauffer votre sucre glace dans la casserole, vous n’aurez qu’à ajouter une ou deux cuillères de liqueur à l’orange (Cointreau, Grand Marnier..) ou bien, si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez aussi incorporer un autre jus d’orange à la place.

Publié dans Recettes sucrées

Partager cet article

Repost 0

La créatine : c'est quoi ce truc ?

Publié le par Messergaster

Je n’ai jamais vu autant d'hommes musclés comme ici à Berlin - à croire que les Allemands vont chaque après-midi courir ou faire des altères ! Or s’il est vrai que globalement parlant, j’ai l’impression que beaucoup de jeunes vont régulièrement faire du sport après le travail, j’ai aussi rapidement découvert que, dans tout ça, il y avait aussi une partie de « gonflette ». En effet, pour obtenir plus rapidement des résultats, plusieurs personnes se tournent vers les intégrateurs alimentaires - telle la créatine, par exemple.
L’autre jour, par ailleurs, j’ai vu le copain de ma colocataire en diluer un peu dans un verre au moment du petit-déjeuner.

Mais de quoi s’agit-il ?

Immagine-copie-2.png
Pour développer leur muscles, certains prennent de la créatine, d'autres des épinards.. chacun son truc !

C'est grâce à la créatine si l'on peut endurer l'effort physique et entretenir sa masse musculaire. Il s'agit d'une substance produite par le foie, le pancréas  et les reins à partir de trois acides aminés. Mais cette base ne couvre que 50% des besoins de notre organisme : le reste est tiré de l’alimentation et notamment de la viande et du poisson. Du coup, si la créatine connaît un tel succès en tant qu’intégrateur alimentaire cela s'explique entre autres car beaucoup de végétariens effectuant aussi une activité sportive finissent par présenter des carences en créatine... Cependant ce déficit -  à moins de faire du sport à haut niveau – n’est pas un drame, étant donné qu’il ne s’agit pas là d’un acide aminé essentiel.
La créatine en tant qu’intégrateur est quant à elle disponible en différents formats : en comprimés, en poudre… A savoir aussi que des études récentes montreraient que l’organisme absorbe mieux cette substance si on y joint en même temps des glucides à indice glycémique élevé.
En effet, pas de mystère, j’ai envie de dire : le premier pas pour être en bonne santé consiste dans le fait de se nourrir de façon équilibrée en mangeant des repas réunissant protides, glucides et lipides. Ainsi, souvent, c’est moins la substance alimentaire en soi qui compte que plutôt la façon dont elle est associée aux autres éléments nutrititifs du repas.

Publié dans Focus alimentaires

Partager cet article

Repost 0

A propos du "frozen yogurt"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une des capitales européennes où le frozen yogurt (c’est-à-dire le yaourt glacé) fait le plus fureur. Dans le fond, les Allemands sont tellement préoccupés par le manger « sain » que la chose n’a guère de quoi surprendre – surtout que plusieurs enseignes n’hésitent pas à mettre en avant le fait que le lait employé est « bio » ou que le pourcentage de lipides ne dépasse pas les 2% (à la différence d’une glace classique qui - préparée avec de la crème - se révèle plus calorique).

SDC14051.JPG
A Berlin, il n'y a pas que des vendeurs ambulants de glaces, mais aussi de frozen yogurt ! (photo prise devant les halles de Kreuzberg).

Historiquement parlant, le frozen yogurt (comme le nom anglais pouvait le laisser entendre) naît aux Etats-Unis dans les années 1970. Mais il n’avait ni le goût ni la texture qui le caractérise de nos jours – c’est pourquoi le succès de ce nouveau produit fut au départ très mitigé : on lui reprochait notamment un goût trop acide.
On rajouta donc du sucre grâce à quoi la consistance du yaourt s’en trouva améliorée aussi. Par la suite, on pensa aussi à rajouter de la gélatine pour stabiliser la composition : on évitait ainsi que le produit ne fonde ou ne coagule trop facilement.
Tout cela explique le succès croissant que connaît depuis les années 1980 cette alternative à la glace traditionnelle. Les différents « toppings » que l’on peut ajouter (fruits, perles de chocolat, biscuits, sauces…) customisent le yaourt en fonction des goûts de chacun - au point quils s’adaptent même au pays où il est commercialisé. Ainsi en Allemagne, vous pourrez garnir votre yaourt avec du « Kalter Hund » (gâteau à base de chocolat et biscuits secs), alors que vous aurez droit aux éclats de caramel d’Isigny dans certaines adresses françaises. 
On se doute que ce sont ces « toppings » qui font finalement monter le prix du yaourt acheté à 3, 4, 5 euros… mais il est vrai aussi qu’y renoncer (sous prétexte d’épargner quelques centimes ou de penser à l’aiguille de la balance) dénue brusquement ce produit d’intérêt : une simple masse blanche au goût un peu acide et désaltérant. Car en effet, je dirais que le charme du frozen yogurt réside dans le contraste de textures qui le caractérise : au fondant du yaourt de base, viennent s’ajouter le croquant des éclats de biscuit, le juteux des morceaux de fraise, le granuleux du riz au lait… Pour une expérience qui en plus de mobiliser le sens du goût, met en jeu celui du toucher.

Publié dans Focus alimentaires

Partager cet article

Repost 0

Tarte aux prunes

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Messer Gaster est un peu tendue en ce moment… et comme toujours,  pour essayer de contenir le stress, je me mets aux fourneaux. Depuis quelques temps déjà, je songeais à réaliser une tarte aux prunes comme celle que ma mère fait tous les étés - et rien de mieux que pétrir des ingrédients pour tenir les mains (et la tête) occupées.

SDC14047.png
(La tarte à peine sortie du four éclairée par un rayon de soleil provenant de la fenêtre à gauche)

Voici donc la recette :

- 125g de beurre en pommade
- 1 œuf
- 125g de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 250g de farine
- 10 -15 prunes (tout dépend de leur diamètre)
- un peu de sucre de canne

Préparation de la pâte sablée :
Dans un saladier, battez l’œuf avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien de sorte à obtenir un ensemble « sableux ». Ajoutez le beurre coupé en petits morceaux et pétrissez jusqu’à obtenir une pâte à la texture bien lisse. Laissez reposer une heure.

Montage de la tarte :
Commencez par préchauffer votre four à 200°C. Etalez la pâte dans votre moule à tarte.
Coupez les prunes en deux et ôtez le noyau. Posez les fruits sur votre pâte sablée de façon à en recouvrir toute la surface. Terminez en saupoudrant les prunes avec un peu de sucre canne.
Faites cuire une demi-heure environ (mais surveillez car cela dépend, comme toujours, du four de chacun).

Notes :

- En fait, quand ma mère fait sa tarte, au moment de garnir la pâte sablée, elle saupoudre aussi les fruits avec un peu de semoule et de cannelle. La semoule permet en effet d’ « éponger » le jus qui sort des fruits lors de la cuisson (s'ils sont bien mûrs) et la cannelle de tempérer le goût vaguement acide des prunes cuites.
- Vous pouvez choisir de réaliser cette tarte avec une pâte brisée à la place de la pâte sablée. Et de même, n’hésitez pas à utiliser du beurre salé pour mettre en valeur la saveur des fruits.

Publié dans Recettes sucrées

Partager cet article

Repost 0

Markthalle neun – Kreuzberg : Street Food Thursday

Publié le par Messergaster

Markthalle Neun est un vieux marché couvert de Berlin remontant à la fin du XIXe siècle. En soi, rien de spectaculaire, si ce n’est qu’il s’agit d’une adresse que les foodistas vivant dans la capitale allemande vont visiter de temps en temps en raison de différents événements qui y sont organisés… comme le Street Food Thursday où des commerçants venus des quatre coins du monde présentent au public la cuisine de leur pays d'origine.

SDC14049.JPG
(L'entrée du marché)

Le nom de l’événement annonce que les aliments vendus seront pour la plupart des mets simples que l’on peut manger à la main ou à l’aide d’une simple fourchette en plastique : charcuterie italienne, galettes bretonnes, tapas… et même le cheesecake du café « Five Elephants » (le cheesecake le plus célèbre de tout Berlin).  En déambulant dans cet espace, on se croirait vraiment dans une petite cantine : une fois sa commande payée, on va prendre place sur un des bancs pour déguster son repas sur une des tables en bois.
Je croyais au départ qu’il s’agissait d’une adresse surtout connue des Berlinois bobos/hipsters… mais en me rendant sur place, j’ai réalisé que cet événement s'adressait probablement moins aux clients allemands qu'aux nombreux expatriés qui ont décidé de s’installer à Berlin  - et qui regrettent, entre autres, la nourriture de chez eux. A côté de l’envie de goûter à un plat coréen ou mexicain, le besoin de s’arrêter au stand de produits de chez soi est forte. Et entendre le commerçant parler son idiome maternel n’est pas sans éveiller un brin de nostalgie.
Il n’en reste pas moins que j’ai trouvé les prix relativement élevés pour Berlin… mais il est sûr que s’acheter une empanada là-bas revient toujours moins cher que se procurer le billet d’avion nécessaire pour partir en Amérique du Sud…

Publié dans Saveurs du monde

Partager cet article

Repost 0