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39 articles avec saveurs du monde

Les spécialités tchèques à goûter absolument

Publié le par Messergaster

Au mois de février, Messer Gaster a passé 4 jours à Prague : ça faisait 10 ans que je n’y avais plus mis les pieds !  La ville est toujours aussi belle :  façades magnifiques, clairs de lune envoûtants et jolis monuments. Question gastronomie, voici ce qu’on peut retenir :

Le salé

La première fois que j’étais allée à Prague, j’avais 17 ans. A l’époque, je me souviens de m’être nourrie essentiellement de pain et de bière : régime super équilibré, hein ?

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Hot dog, fromage local et sanwich au fromage pané (avec lequel, je me suis même brûlée un peu la bouche).

Dix ans après, c’est avec un peu plus de maturité que je me suis approchée de la cuisine tchèque. Bon, à vrai dire, vu mes moyens économiques du moment, c’est surtout à la street food qu’est allé mon dévolu : hot dog, sandwich au fromage pané (oui, c’est possible !) etc. J’ai tout de même réussi à me faire une vraie soirée au restaurant – histoire de regoûter à un bon goulash. Celui-ci était d’ailleurs servi avec un type d’accompagnement très populaire là-bas, quelque chose à mi-chemin entre les gnocchi et les quenelles et que l’on coupe en rondelles : les knedlíky. Une belle découverte.
Question fromages, je n’ai pas vu grand-chose de spectaculaire : on peut toutefois signaler l’hermelin, sorte de brie. Mieux vaut se tourner vers la charcuterie et goûter un peu de jambon de Prague !

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

L'incontournable goulash avec les knedliky en accompagnement.

Enfin, il y a toute une série de choses que je n’ai pas eu moyen de goûter :

  • Le poisson : il paraît que les carpes sont savamment préparées et que d’autres poissons valent le détour aussi. Hélas, ce sera pour une prochaine fois !
  • D’autres plats typiques, souvent agrémentés de chou ou d’autres légumes.
  • Les restos végétariens : et là, ça mérite une diversion. Alors que la République tchèque est réputée pour avoir une cuisine traditionnelle plutôt axée sur la viande, j’ai eu non un mais deux amis qui ont insisté pour me recommander tel ou tel restaurant végétarien qu’ils avaient testé ! C’était très gentil de leur part… mais je n’ai eu ni le temps (ni les moyens) de finalement y manger. Ce sera pour une autre fois. Lux Anima m’a notamment fait une tête comme ça (lol) pour que j’aille à Etnovest : il paraît que c’est vraiment l’expérience gastronomique du siècle, alors, si vous êtes de passage à Prague et que vous ne mangez pas de viande, vous savez où aller.

Le sucré

Question sucré, je n’ai pas trouvé mon bonheur à Prague, je vais être très franche. Les crêpes (palačinky) sont bonnes mais je ne les ai pas trouvées très bon marché – ce qui m’a refroidi. Si on lit les guides, il semblerait que l’on trouve sans mal des parts de strudel ou autres gâteaux d’inspiration autrichienne… moi je n’ai quasiment rien vu de semblable. J’ai toutefois réussi à apercevoir du pain d’épice et à manger une sorte de beignet fourré au fromage blanc qui m’a rappelé une des pâtisseries que j’aime bien acheter à Berlin.
En revanche, le trdelniky est omniprésent. Il s’agit du nom local que l’on donne au kurtoskalacs hongrois : vous savez, il s’agit de ce rouleau de pâte briochée que l’on fait rôtir sur une broche et que l’on sert saupoudré de sucre parfumé à la cannelle. C’est très bon et on le décline sous toutes les formes… mais j’avoue m’en lasser finalement assez vite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

Beignet/chausson au fromage blanc à gauche et trdelniky à droite.

La bière

C’est peut-être ce que j’ai apprécié le plus. Les Tchèques sont très fiers de leur bière… et ils ont bien raison : ils emploient des ingrédients de qualité pour la produire et se servent d’eau pure. Le résultat est une bière que l’on boit avec grand plaisir. Si de nombreuses marques se trouvent sans mal ailleurs en Europe (à Berlin, par exemple, je commande souvent de la Pilsner Urquell), il y a en revanche d'autres qui sont plus facilement disponibles sur place. Par exemple, la Kozel, avec sa jolie petite étiquette, je ne l’avais encore jamais goûtée !

Petit assortiment de bières.

Petit assortiment de bières.

Bilan

La cuisine tchèque est riche et ce serait vraiment dommage de passer à côté. Je dois cependant reconnaître que je me lasse assez vite. Me connaissant, les prix doivent sûrement avoir eu un certain impact sur mon jugement : je trouve que, de façon générale, les choses ne sont pas données à Prague. D’accord, je suis peut-être trop restée dans des endroits touristiques… mais bon, tout de même, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir un peu l’impression de me faire avoir – économiquement parlant. Discours à part pour la bière : celle-ci coûte parfois moins cher que l’eau !
Bref, il ne me reste plus qu’à terminer de relire L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera pour prolonger la magie de ce beau séjour.

Publié dans Saveurs du monde

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Le musée Choco-Story de Paris

Publié le par Messergaster

Quoi de mieux qu’aller visiter un musée consacré au chocolat, juste une semaine avant Noël ? C’est, en tout cas, ce que j’ai fait dimanche dernier en compagnie de deux amies.

Un mur bien décoré.

Un mur bien décoré.

Présentation du musée

Le musée s’inspire de celui qui existait déjà à Bruges. Il est organisé sur 3 niveaux : le premier étage est consacré au chocolat avant l’époque moderne, l’étage supérieur nous montre sa diffusion en Europe au XVIIIème, XIX et XXème siècles et l’étage inférieur se présente comme un grand atelier.
J’ai bien aimé la partie montrant l’importance du cacao auprès des populations maya et aztèque : on laisse momentanément de côté la raison pour laquelle on était venu (manger plein de chocolat) et on s'oublie devant toutes ces vitrines nous racontant des détails inconnus sur ces civilisations.
Bien sûr, les dégustations de bouchées au chocolat en bas du bâtiment m’ont tout de même fait plaisir, hein !

Une statue représentant une déesse du cacao.

Une statue représentant une déesse du cacao.

Un musée pour les enfants ?

C’est la question que l’on peut se poser. Il est sûr que le musée a vraiment mis le paquet pour faire en sorte que l’attention des enfants soit constamment stimulée : on trouve des vitrines avec des Playmobils représentant des scènes liées au chocolat, on nous propose un cahier avec des énigmes à remplir à l’entrée et, de toute façon, j’ai appris que des professeurs amènent leurs classes à cette adresse.
Toutefois, force est de constater que j’ai vu, moi, un enfant se plaindre quand même : "Quand est-ce qu’on bouge ?" ; "On y va ?".  C’était rigolo à voir (et un peu agaçant aussi, j’avoue).
Parfois, ce sont les parents qui m’ont tapé sur les nerfs. Comme cette mère qui a repris son fils lors de la dégustation : "Eh, mais combien de chocolats as-tu avalé ? N’oublie pas qu’à midi, tu as déjà mangé !". En la regardant, je pensais : "Oui, bon enfin, si c’est pour rester raisonnable, je ne vois pas trop l’intérêt de venir ici"

Les dégustations

Elles sont concentrées en fin de visite. Nous avons pu goûter du chocolat issu de différents coins du monde : celui provenant du Venezuela m’a charmée ! Après quoi, on a mangé quelques bouchées pralinées et, enfin, on a bu un chocolat chaud. Et c’est là que le bât baisse, si je puis dire. Je veux dire : les bouchées au praliné étaient excellentes (ni trop sucrées ni écœurantes : top !) mais, pour le chocolat chaud, je reste mitigée. Je n’ai rien à redire sur la qualité du chocolat utilisé pour la boisson ni sur l’offre effectivement très vaste (on pouvait parfumer le lait avec du chocolat à la noisette, du chocolat aux épices, du chocolat noir…). Ce qui ne m’a pas plu est en fait un détail qui n’a rien à voir avec le chocolat – à savoir le lait. Je ne sais pas du tout s’il s’agissait de lait en poudre (j’ai néanmoins ma petite idée là-dessus) ou si, juste, la température à laquelle il était servi était trop élevée (pourtant, je suis fan des températures bien chaudes… Les baristas qui me servent au Starbucks peuvent confirmer) mais, en tout cas, quelque chose dans le lait m’a gênée. J’ajouterais que proposer la boisson plutôt en début de visite (c’est-à-dire alors qu’on vient de quitter le froid glacial qu’il fait dehors) déclencherait plus de sentiments de reconnaissance envers les conservateurs du musée. Au contraire, on nous l'offre à la fin de la visite, une fois que l’on s’est déjà bien réchauffé : le chocolat perd alors un peu de son "utilité", je trouve.

Une bouchée au praliné (le rouge sur mon doigt, c'est un peu de rouge à lèvres qui est parti!).

Une bouchée au praliné (le rouge sur mon doigt, c'est un peu de rouge à lèvres qui est parti!).

Pour conclure

Il s’agit d’un musée agréable grâce auquel j’ai pu me mettre dans l’ambiance « fêtes ». Mention spéciale pour les poubelles en forme de cabosse : belle trouvaille !

Les poubelles-cabosses!

Les poubelles-cabosses!

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Fastfood à Berlin : je commande quoi ?

Publié le par Messergaster

On continue avec la série des articles récapitulatifs concernant ce qu’il faut manger dans la capitale allemande. Je me demande vraiment comment ça se fait que je n’avais jamais pensé à rédiger de tels articles plus tôt !

Les kebabs et cie

On commence toute de suite par le plus évident. Tous ceux qui me suivent depuis quelques temps savent que je voue un amour profond au döner ainsi qu’au falafel im brot. Et quand l’envie me prend, je n’hésite pas à prendre plutôt un durüm, histoire de changer. Bref, je ne m’étends pas trop longtemps sur la question : vous savez à quel point j’aime ce bon sandwich. Si vous voulez plus d’infos à ce sujet, n’hésitez pas à (re)lire les articles suivants : Histoire du kebab  - Kebab berlinois vs kebab français.

 

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

Kofte im Brot... j'adore acheter ce type de sandwich fourré avec des boulettes de viande près de Görlitzer Banhof !

La Curry Wurst

De ce type d’en-cas, j’ai déjà parlé aussi dans le passé (ici). Que dire à part que, même après toutes ces années, je ne comprends toujours pas l’engouement pour cette saucisse servie avec du curry et de la sauce tomate ? Le seul intérêt de ce plat réside à mon avis dans les pommes frites qui sont servies en garniture !

Les fastfood asiatiques

Voici une solution qui ne sera pas super healthy mais à laquelle je cède régulièrement. Au-delà du mythique sushi que j’achète à Alexanderplatz pour 2.50€ (je me demande vraiment ce qu’ils mettent dedans pour que cela soit aussi peu cher), j’aime bien commander une boîte de nouilles sautées, de temps en temps. Oui, c’est gras ; oui, on ne sait pas trop le type de viande qu’ils mettent dedans… Mais, ah, boh : moi j’aime bien !

Les burgers

Bien entendu, je ne parle ni des burgers de Mc Do ni des sandwiches de Burger King. Je vous parle de vrais burgers dont certains vendeurs sont mêmes cités sur les guides touristiques (genre le Burgermeister de Kreuzberg, un restaurant implanté dans d’anciennes toilettes publiques). Ce n’est pas le type de restaurant où je pense spontanément à manger… mais j’avoue que c’est sympa d’y aller avec des amis (et ça change de la nourriture végane, pour une fois !).

Bref, avec cela, vous devriez pouvoir varier vos repas si jamais vous décidez de manger sur le pouce. Et bien sûr, même si je n’en ai pas parlé, il y a aussi des pizzas à emporter ou encore de bonne pides à déguster quand on est unterwegs !

Publié dans Saveurs du monde

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Les pâtisseries à tester absolument à Berlin

Publié le par Messergaster

En reparcourant mon blog, je me suis rendue compte que j’ai souvent rédigé des articles parlant des pâtisseries que je mangeais en vacances (exemple : Les pâtisseries roumaines) mais que je n’avais jamais posté un semblable récapitulatif pour les douceurs berlinoises.
Il n’est pas trop tard pour remédier !

Les schnecken, les chaussons et les autres brioches

Quelles soient roulées ou sous une autre forme, il y a toutes sortes de bonnes brioches à déguster. Les mohnschnecken (escargots au pavot) sont très répandus, par exemple. Perso, j’adore… même si je sais que la plupart des enseignes ne produisent pas cela elles-mêmes. En effet, il y a très peu de « vraies » boulangeries à Berlin – les viennoiseries et les petits pains étant le plus souvent issus du surgelé. Il existe cependant quelques exceptions à la règle comme l’adresse Zeit für Brot à Mitte : là, vous trouvez des schnecken pétries sur place et garnies de toutes sortes de choses : chocolat, cannelle, pavot… Délice.
Parmi les autres douceurs de ce type, on ne se privera pas de déguster un frantzbrötchen (sorte de viennoiserie à la cannelle et au sucre) ou un quarktaschen (chausson garni de fromage blanc : trop miam !).

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Voici une part de mohnschnecken chez Zeit für Brot (en gros, il y a des moules à cake contenant 5 ou 6 escargots et le vendeur en coupe à chaque fois des parts). C'est pétri sur place et on peut même regarder les boulanger le faire : les enfants sont enchantés !

Les pfannkuchen

J’en ai parlé déjà dans plusieurs articles (ici et ici, par exemple). Ces beignets sont un pur délice et, le plus souvent, j’adore en manger quand je suis en train de déambuler dans la ville, en plein dans la rue. En général, les pfannkuchen sont fourrés avec une confiture aux fruits rouges mais, cependant, au fur et à mesure qu’on s’approche de l’hiver, on trouve d’autres parfums : chocolat, abricot, eierlikör (mes préférés !!)… Le dernier que j’ai mangé contenait de la confiture de prune : je me suis régalée.

Les pâtisseries véganes

Eh oui ! A Berlin, les cafés végans sont très répandus : rien de plus simple pour se régaler avec un part de cheesecake ou de tiramisu au tofu. Bien sûr, il y a moyen de s’asseoir à une table et de commander un cappuccino au lait de soja. Bref, c’est sympa, ça change et c’est honnêtement très bon (chose qu’il ne m’a pas toujours été donné de vivre quand j’ai mangé des pâtisseries végétaliennes en France).

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Une part de gâteau au pavot (100% vegan) + un cappuccino au soja.

Les gâteaux à ne pas commander (car pas bons !!)

Une fois n’est pas coutume : je vais évoquer aussi quelques petites pâtisseries dont je ne raffole vraiment pas. Les éclairs qu’on trouve à Berlin, par exemple, sont absolument ignobles : la pâte à chou présente un goût étrange (presque de frit) et la crème à l’intérieur n’est pas du tout gourmande : beurk.
Ensuite, le Forêt Noire : celui-ci, rien à faire, j’ai jamais réussi à l’aimer – même quand il est fait maison. Il faut dire que je n’ai jamais été fan des cerises confites…

Enfin, j’ai encore regoûté au donauwelle pendant ces dernières vacances : ça ne me plait toujours pas. Je n’aime pas cette texture presque « gluante » ni ce goût qui est trop sucré. Il faut dire qu’il contient deux ingrédients que je déteste :  non seulement ces maudites cerises confites mais aussi une écœurante crème au beurre.

Bref, voilà de quoi vous donner des idées si jamais vous passez à Berlin. D’ailleurs la liste est loin d’être complète : il manque les délicieux nuss-nougat croissants et le mythique käsekuchen, par exemple !

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Bilan : Berlin quatre ans après

Publié le par Messergaster

Me voici de retour de vacances. Pendant ces congés, c’est à Berlin que je suis revenue. Passer du temps là-bas est toujours aussi agréable mais, néanmoins, je remarque des petits changements culinaires par rapport au temps où j’y vivais.

Les prix

Au-delà du prix des loyers qui a flambé (what ? payer plus de 400 euros pour un appart’ à Wedding ? Mais on est sérieux ?), je remarque que même certains petits trucs que j’achetais avec plaisir ont augmenté. Ainsi, du temps que je vivais à Berlin, je payais mon döner kebab 2.80€… Maintenant, ça atteint facile les 3.30€. Vous me direz que 50 centimes c’est rien – oui, certes… mais quand même.
De même si on quitte la nourriture pour aller vers la boisson, quelques petites augmentations au niveau des bières que l’on achète dans les bars sont perceptibles. Et ne parlons pas de certains clubs qui, jadis, étaient gratos… et qui sont désormais devenus légèrement payants (ex Crack Bellmer si on y va le samedi soir).

Les bouteilles vides

Dans la série des choses qui m'ont étonnée, il y a aussi les bouteilles vides. En effet, du temps que je vivais à Berlin, je me souviens que les rues berlinoises se recouvraient de bouteilles que tout le monde laissait sur le bord de la route avant d'aller en boîte. J'avais même consacré un article à ce sujet.
Au contraire, cette fois-ci, j'ai vu très peu de bouteilles vides les soirs de weekend. J'en ai parlé avec un ami qui vit à Berlin depuis onze ans : pour lui, ce n'est pas les gens qui sont devenus moins généreux, mais le nombre de sans-abris qui récupèrent les bouteilles pour gagner quelques sous qui a vertigineusement augménté.

Les pfannkuchen

Dans les archives 2012 de ce blog, il y a un article consacré aux pfannkuchen berlinois (article ici). Ceux qui sont le plus répandus sont fourrés à la confiture de fruits rouges. Je les ai toujours beaucoup appréciés car ces beignets étaient recouverts d’un glaçage blanc et non d’une couche de sucre toute simple. Pourtant, lors de mon dernier séjour, j’ai été étonnée : les pfannkuchen recouverts de glaçage sont encore présents, mais – incroyable mais vrai – j’ai dû un peu les chercher. J’ai l’impression que certaines enseignes ne les produisent plus comme je les aimais…

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

A gauche, pfannkuchen recouvert de sucre ; à droite, pfannkuchen recouvert de glaçage.

Moi-même

Peut-être que la plus grande révolution culinaire que j’ai pu observer lors de ces dix derniers jours a été la mienne. En effet, les fois précédentes, je me gavais de kebabs et de bière bon marché. Cette fois-ci, j’ai été étonnamment sage. Ne nous méprenons pas : j’ai quand même mangé un burger et d’autres petites choses de fast food (comme mon bien-aimé sushi d’Alexanderplatz qui ne coûte que 2.50€) mais, néanmoins, j’ai laissé passer plus d’une semaine avant de manger un döner kebab !! Quand j’ai dit ça à mes amies berlinoises, elles n’ont pas cru à leurs oreilles.
Et que dire de Tata Nat qui m’écoutait incrédule pendant que je lui racontais que je n'avais pas bu une seule Sternburg (la bière la moins chère du marché) au cours de mon séjour ?!

Qui sait : peut-être mes goûts changent-ils au fur et à mesure que je grandis/vieillis ?

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Quelles pâtisseries manger en Roumanie?

Publié le par Messergaster

Et voici le dernier article au sujet de mes vacances en Roumanie. Après avoir parlé des plats typiques en général (ici) et de la streetfood (ici), je me suis dit que consacrer quelques lignes aux douceurs locales pouvait être intéressant aussi.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici la devanture d'un café-pâtisserie de Brașov.

Voici donc les incontournables :

Brioches roulées en forme d'escargot

Quand dans un article précédent (ici), j'ai parlé du fait que certaines pâtisseries locales m’ont évoqué certaines choses que je mangeais du temps que je vivais à Berlin, j’avais notamment cela à l’esprit (vous pouvez voir ces escargots briochés dans la photo ci-dessus, en bas à droite). En Roumanie, on garnit ces briochettes surtout avec des noix ou alors avec du pavot. Je dois d’ailleurs reconnaître que la version roumaine dépasse largement celle allemande (peut-être car il y a très peu de « vraies boulangeries » à Berlin et que la plupart des gâteaux sont du surgelé à la base ?) : la brioche roulée au pavot que j’ai achetée à Brașov était non seulement moelleuse à souhait mais aussi imbibée d’une sorte de sirop au rhum très léger : je me suis régalée !

NB : les Roumains ont tendance à mettre la saveur « rhum » un peu partout. Il existe d’ailleurs une marque de sucreries industrielles qui s’appelle « Rom » (ici le site web : http://www.romautentic.ro/ ). Il m'est arrivé d'acheter une glace au chocolat de cette marque. Et surprise ! Un goût de rhum dans ma bouche ! En soi,  j’aime bien cette saveur… mais, ce n’est pas le cas de tout le monde. En auberge de jeunesse, par exemple, j’ai fait la connaissance de deux filles : ensemble, on est allé s’acheter des trucs en boulangerie. Elles s’apprêtaient  à manger leur part de gâteau au chocolat quand soudain une des deux filles a dit : « It tastes like gasoline ! »… et moi, curieuse par nature, ça m’a donné envie de goûter : en vrai, le gâteau sentait non l’essence, mais le rhum  (explication : il y avait des raisins secs imbibés de liqueur bien dissimulés dans la pâte). Bref, en tout cas, mes deux acolytes n’avaient plus envie du gâteau en question… et c’est donc moi qui l’ai terminé.

Feuilletés

N’empêche, cette présence inattendue de raisins secs s’est avérée gênante pour moi aussi à une reprise : j’avais acheté une sorte de chausson au fromage blanc (poale-n brâu ou brânzoaice : dans la photo de l'article, c'est en bas à gauche), pensant me retrouver avec une viennoiserie ressemblant au quarktasche allemand. Ce fut presque le cas - à l’exception de la présence de ces fameux raisins secs. Pfff...
Parmi les gâteaux appartenant à la catégorie des feuilletés, il faut citer aussi les différents types de plăcintă : il y en a au chocolat,  aux pommes, au fromage blanc (plăcintă cu branză dulce). A chaque fois on peut décrire cette spécialité comme une sorte de feuilleté fourré de plein de bonnes choses.

Question feuilletés, il y aussi, bien sûr, le strudel aux pommes.

Gâteaux à partager

Un des gâteaux les plus typiques de la Roumanie est le cozonac. Il se consomme en période de fêtes et il en existe différentes versions – quoique, si j’ai bien compris, le plus typique reste celui aux raisins secs. Certains le comparent un peu au panettone italien mais, question forme, ça n’a rien à voir (le cozonac, se présente comme un gâteau allongé). Personnellement, j'ai vu surtout des versions qui me faisaient davantage penser à un gâteau marbré vanille/chocolat… Faudra que je revienne dans ce pays pour goûter cela.
Autre gâteau que l’on peut difficilement manger en entier tout seul (quoique…) : le kürtőskalács. Même si l’imaginaire collectif l’associe plutôt à la Hongrie, il faut savoir que des vendeurs ambulants le proposent volontiers dans les rues des villes de Transylvanie aussi. Pour ceux qui ne connaissent pas : il s’agit d’une sorte de gros rouleau de pâte briochée cuite à la broche et saupoudré de sucre à la cannelle. Un délice.

Beignets

J’ai hésité plusieurs fois à en acheter et puis j’ai laissé tomber... même si maintenant je regrette un peu. Pourtant, il existe un certain nombre de beignets typiques.
Les papanaşi sont des beignets avec du fromage blanc, généralement servis avec de la confiture (mais j’en ai vu aussi avec des prunes - à moins que je confonde avec les gogoși?).
Les gogoși, eux, seraient l’équivalent roumain des krapfens autrichiens, des Pfannkuchen berlinois (appelés « Berliner », dans le reste de l’Allemagne, j’ai parlé de ce thème dans cet article-ci) ou encore des « bomboloni » italiens. Bref, pour ceux qui ne voient pas : il s’agit de grosses boules de pâte frite contenant des garnitures à la confiture, au chocolat ou encore à la crème…

Bref, voilà pour le petit aperçu culinaire. Comme toujours, ceci est loin d’être exhaustif : je n’ai pas parlé du gâteau en forme de saucisson au chocolat ni du halva, par exemple.

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Streetfood roumaine : on mange quoi sur le pouce ?

Publié le par Messergaster

Deuxième article consacré à mes vacances en Roumanie. Cette fois-ci, on parle d’un sujet qui me tient à cœur : la streetfood. Quand on voyage, ce serait dommage de s’en priver  car :
- en vacances, notre temps est compté : manger sur le pouce, permet de continuer son tourisme sans problèmes.
- en vacances, on a souvent un budget à respecter : la streetfood permet de faire des économies !
- en vacances, on veut goûter la gastronomie locale : la streetfood fait carrément partie de la culture culinaire d’un pays !

Alors, dans l’ordre, que faudrait-il goûter en Roumanie ?

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Voici un hot dog que j'ai acheté à Sighișoara.

Hot dogs et covrigi

Comme j’ai vite compris qu’il valait mieux laisser de côté les kebabs (voir dernier paragraphe de cet article), je me suis dépêchée de découvrir ces deux spécialités.
Les hot dogs se trouvent facilement dans d'autres pays d'Europe de l’Est aussi. Par exemple, quand j’avais visité Prague, je n’avais pratiquement mangé que ça - histoire d’économiser mon argent et m’acheter ainsi davantage de bière (oui, j’en suis pas très fière mais soyez cléments : j’avais 17 ans… et, comme dirait Rimbaud, « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »). Les hot dogs roumains sont préparés avec du pain bien moelleux que le vendeur place une petite minute au micro-ondes pour le réchauffer : j’adore !
Quant aux covrigi, on peut dire qu’il s’agit un peu des « bretzels » roumains : ils ont en effet une forme assez similaire. Il en existe de tout simples qui ne coûtent qu’un leu (25 centimes d’euro) ou d’autres plus élaborés avec  du fromage, du sésame…

Feuilletés roumains

Que ce soit de la pâte feuilletée ou une sorte de pâte filo, il y a l’embarras du choix. On trouve par exemple sans mal des petites saucisses entourées de pâte feuilletée ou d’autres types de cylindres de pâte fourrés avec du jambon et du fromage.
Ce que j’ai préféré, personnellement, c’est la plăcinta : une sorte de feuilleté qui existe aussi bien en sucré qu’en salé. En salé, voici les deux que j’ai préféré : ceux au fromage (plăcinta cu brânză) et ceux au chou (plăcinta cu vârză). Désolée, je n'ai pas pris de photo de ces bonnes petites choses.

Kebab, shaorma et cie

Comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de ce type de restauration rapide et le nombre d'allusions que je fais aux kebabs ne se comptent même plus sur ce blog (je vous ferai un petit récapitulatif à la fin de l’article). Pourtant, je dois dire que, sur ce point, je n’ai pas trouvé mon bonheur en Roumanie :

  • Kebab : je me demande quel est le moins pire : kebab français ou kebab roumain ? Belle question. Le kebab roumain a au moins l’avantage d’avoir du pain grillé (détail important) mais, niveau sauce et garniture,  c’est celui français qui l’emporte. Détail à signaler : en Roumanie, on agrémente le kebab de quelques rondelles de cornichon.
  • Shaorma : c’est l’équivalent du « shawarma ». J’espérais tomber sur un en-cas plus appétissant : en général, j’aime bien quand mes sandwiches sont en forme de rouleau fourré. Cependant, là aussi, j’ai été déçue au niveau du goût. Et ne parlons pas de l’emballage approximatif de certains vendeurs : le « shaorma » est parfois placé entre deux petits sachets de plastique transparent et puis c'est tout. C’est pas pratique au possible. L’aluminium, c’est tellement mieux !
  • Falafels : nettement moins présent que les deux précédents, le sandwich aux falafels se trouve quand même dans les grandes villes. A Bucarest, j’en ai mangé deux fois en guise de dîner. Un seul reproche peut-être à faire : pas de sauce blanche parmi celles proposées (du moins là où j’allais)… je me suis rabattue sur la mayonnaise parfumée à l’origan.
Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Kebab acheté à Sighișoara. Cela ne donne pas très envie, n'est-ce pas ? (en revanche, le vendeur était très sympa ! Même si, bon.. il m'a quand même demandé si j'étais mariée ! ^_ ^ ).

Bref, voilà un petit aperçu… C’est bon, c’est typique et c’est pas cher, alors quoi de mieux que la streetfood ?

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Et pour ceux qui auraient raté les articles consacrés au kebab berlinois et au kebab grecs, c'est par ici :
- kebab berlinois : article 1 - article 2
- kebab grec : article

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Les spécialités roumaines à tester absolument

Publié le par Messergaster

Chers tous,

Cette fois-ci mon silence radio se justifie pour des raisons un peu plus funky que le travail ou d’autres prises de tête : eh oui… car, cette fois-ci, la cause, c’était mon départ en vacances ! En effet, après avoir flâné ça et là en France pour revoir des amis, voici que, mi-juillet, j’ai pris l’avion pour passer une dizaine de jours en Roumanie.

Avant de passer au contenu de l’article du jour (les spécialités roumaines à tester absolument), j’aimerais dire quelques lignes sur ce voyage. Les médias décrivent souvent la Roumanie comme un pays très pauvre, avec de gros problèmes de corruption et à la sécurité vacillante. Eh bah moi, je ne peux, au contraire, que vous conseiller de visiter ce pays : je suis partie en mode « femme seule », à l’aventure, et tout s’est très bien passé !! Il y a plein de petites villes fortifiées, en Transylvanie (Braşov, Sibiu, Sighişoara), qui méritent vraiment un coup d’œil.  Les amateurs de la nature seront satisfaits aussi : les possibilités de randonnées en montagne sont infinies et, pour ceux qui préfèrent la plage, il y a toute la Mer Noire à découvrir. Quant aux amateurs des grandes capitales (dont je crois que je fais définitivement partie ?), une visite de deux jours minimum à Bucarest s’impose.

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Le palais du Parlement (deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone...)

Mais passons à la nourriture !

Du fait de sa position géographique et de son histoire, la cuisine roumaine est influencée surtout par deux cultures : celle hongroise et celle allemande. Par exemple, au niveau de la pâtisserie (j’y reviendrai dans un article à venir, stay tuned), j’ai retrouvé en Transylvanie beaucoup de choses que je mangeais à Berlin. Idem, on trouve des kürtőskalács (vous savez, ces rouleaux de pâte enroulés sur une broche et qui sentent bon la cannelle) aussi bien en Roumanie qu’en Hongrie.

Question salé, les soupes (« ciorbă ») sont nombreuses et variées. J’en ai mangé deux fois mais, ce que j’ai préféré, ce sont les « sarmale » (petites paupiettes de viande recouvertes de chou…. ça m’a rappelé les « kohlenrouladen » allemandes, en plus fin): miam ! Il y a aussi l’embarras du choix pour découvrir des plats de viande plus élaborés. C’est le cas d’un plat appelé « tochitură », par exemple : il s’agit de viande et d’abats coupés en petits morceaux et qui sont faits longtemps mijoter dans une sauce à la tomate avec des épices. Une sorte de ragoût sans pommes de terre… étant donné que l’accompagnement traditionnel de ce plat est la « mămăligă » (polenta). J’en ai pris un jour dans un restaurant : la viande était tendre à souhait !

Tochitură

Tochitură

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Exemple de ciorbă aux légumes, toute simple.

Niveau streetfood : je n'en dis pas plus étant donné que je compte consacrer un véritable article à ce sujet prochainement.

Bref, je me suis bien régalée au cours de ces dix jours et j’espère vous avoir mis en appétit avec ce petit article. Il ne s’agit là que d’un échantillon et, si jamais vous allez en Roumanie, il va falloir penser aussi à goûter le saucisson local, le vin, la bière

PS : si vous allez en Transylvanie, attendez-vous à voir partout du marketing basé sur le personnage de Dracula... Près du château de Bran, par exemple, on peut manger la "traditionnal Dracula's pizza"!!!!

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

Voici une page du menu d'un restaurant situé tout près du château de Bran...

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La focaccia veneziana

Publié le par Messergaster

La première fois que j’ai goûté à cette spécialité, c’était grâce à une amie qui était partie à Venise pour y faire son Erasmus : celle-ci m’avait ramené une focaccia dans sa valise lorsqu’elle était rentrée pour les vacances.
A l’époque, je n’étais encore jamais allée à Venise et ce n’est que depuis quelques jours que j’ai pu visiter cette ville pour la première fois. Il ne faisait pas chaud et il y avait un brouillard incroyable… mais le charme de Venise était bel et bien là et j’ai passé un super après-midi en me baladant dans ses ruelles.
Ce petit séjour dans le Nord-Est de l’Italie m’a aussi permis de manger des choses typiques de là-bas : j’ai goûté au brodo di giuggiole (une sorte de liqueur produite dans le coin), j’ai essayé un peu de mostarda (sorte de condiment aigre-doux à base de fruits) et j’ai remangé de la focaccia veneziana.

Pour la photo d'en haut, ne pas confondre : les brioches décorées avec du ruban rouge et vert sont des "panettone" et non des "focaccia".

Pour la photo d'en haut, ne pas confondre : les brioches décorées avec du ruban rouge et vert sont des "panettone" et non des "focaccia".

De quoi s’agit-il ?

La focaccia est un gâteau à pate levée qui se présente comme une grosse brioche. D’après ce que j’ai lu, il semblerait que l’on mange surtout la focaccia à l’occasion de Pâques… pourtant, il y en avait déjà partout là que c’était Noël. Il faut dire que c’est une bonne alternative au panettone (puisque la focaccia ne contient pas de fruits confits) ainsi qu’au pandoro (car, à la place du sucre glace, on trouve une sorte de glaçage à l’amande et à l’amaretto qui rappelle un peu celui de la colombe).
Bref, cette brioche est moelleuse à souhait et permet de commencer la journée avec le sourire quand on la mange au petit déjeuner.
De plus, comme c’est souvent le cas avec les gâteaux italiens, cette brioche pèse généralement 1kg : c’est donc le gâteau idéal à manger à plusieurs. Quoi de mieux pour rappeler à tout le monde que les fêtes servent essentiellement à se retrouver tous ensemble en famille ?

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Boire du jus de pomme dans une brasserie

Publié le par Messergaster

Au cours de ces vacances berlinoises, j’ai squatté chez une amie qui habite à Wedding. Je vais être franche : ce quartier est loin d’être mon endroit préféré à Berlin… et ce, malgré le fait que cette partie de la ville devienne - soi disant - plus « hype ». Je dois cependant admettre que ces dix jours chez mon amie m’ont permis de réévaluer Wedding : il y a de bons petits imbisses, des petits parcs sympas et surtout une brasserie qui vaut vraiment le coup ! Son nom est Eschenbräu et j’ai découvert cette adresse avec plaisir.
En réalité, le jour où nous y sommes allées, j’avais bien fait la fête la veille. Bref, j’avais nullement envie de boire de l’alcool. Et c’est alors que mon amie m’a dit :

Ne t’inquiète pas ! Ils ne vendent pas que de la bière ! Ils produisent aussi du cidre et du jus de pomme !

 

Avec une telle affirmation, je me suis décidée à la suivre… et je n’ai vraiment pas été déçue. Pour moins de 2.50 euro, j’ai pu boire un bock de jus de pomme frais et parfumé : un vrai bonheur !

Mon jus de pomme à gauche, la carte à droite.

Mon jus de pomme à gauche, la carte à droite.

Autre chose que j’ai appréciée de cette brasserie : personne n’oblige à acheter là-bas de quoi manger (même si une autre amie m’a conseillé de goûter un jour à leur flammenkueche) ! On a en effet parfaitement le droit de ramener ses propres victuailles sur place, du moment qu’on commande quelque chose à boire. Je trouve le principe tout simplement génial et, de plus, cela dépanne bien quand on a envie d’organiser une grande soirée un peu cosy mais qu’on n’a pas la place pour inviter plusieurs personnes à la maison !

Bref, si vous êtes un jour de passage à Berlin et que vous cherchez une adresse sympa où vous poser, vous savez où aller.

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J'ai testé... les gozleme !

Publié le par Messergaster

Récemment, je suis retournée 10 jours à Berlin. Ah… c’est incroyable comment cette ville peut me faire du bien. Entre les retrouvailles avec mes amis, les sorties nocturnes et les tours en U-bahn, j’en ai aussi profité pour manger certaines spécialités gastronomiques. Etonnamment, je dois reconnaître que j’ai mangé un peu moins de kebabs que d’habitude (ceci n’est peut-être pas un mal). Cela s’explique sans doute car j’ai goûté autre chose d’absolument délicieux : les gözleme. Quelle joie de constater que je n’ai pas encore fini de tout découvrir à Berlin !
On pourrait décrire les gözleme comme des galettes fourrées avec toutes sortes de garnitures : épinards et féta, aubergines… Personnellement, je suis restée fidèle aux gözleme à la viande hachée : cela pourra paraître bizarre mais, bouchée après bouchée, le goût de ces galettes m’a vraiment rappelé celui des lasagnes de mon enfance. Bref, « moment nostalgie » on. Dites-vous que, sur les 10 jours passés à Berlin, j’ai fait 3 repas à partir de gözleme (toujours à la même adresse). Pour info, l’endroit en question se trouve dans le quartier de Wedding et les gözleme à la viande hachée n’y coûtent que 2.50 euros !

Photo prise avec mon portable... d'où la qualité un peu médiocre.

Photo prise avec mon portable... d'où la qualité un peu médiocre.

Les gözleme ont été introduits à Berlin grâce aux immigrants turcs. En effet, ces galettes fourrées sont typiques de l’Anatolie où elles font partie intégrante de la « street food ». Pour les réaliser, on étale la pâte (traditionnellement, on utilise pour cela un rouleau à pâtisserie qui s’appelle « oklava »), on introduit la garniture, on referme, on fait cuire et on termine en badigeonnant avec du beurre fondu. Sur internet j’ai vu qu’il existe différentes recettes. On peut néanmoins rester un peu perplexe en remarquant que les ingrédients mentionnés pour préparer la pâte varient d’un site à l’autre : certains mettent de la levure d’autre pas, certains rajoutent du yaourt… Bref, pas toujours facile de savoir comment procéder. J’hésite moi-même à me lancer - ou alors, peut-être vaudrait-il mieux que je demande directement conseil aux cuisinières de ce fameux petit resto de Berlin afin de préparer ainsi des gözleme dans les règles de l’art.

Et vous ? Avez-vous déjà mangé des gözleme ?

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Top 3 des bars berlinois de Paris

Publié le par Messergaster

Vous le savez : Messer Gaster et Berlin, c’est une grande histoire d’amour et, régulièrement, j’ai besoin de m’évader là-bas pour me ressourcer. J'y vais d'ailleurs dans une semaine : inutile de vous dire que je suis impatiente.
Quand je n’ai pas la possibilité de partir au pays de la bière et de la Wurst, j’essaye de compenser en me rendant de temps à autre dans l’un de ces bars « berliner style » qui ont vu récemment le jour  à Paris. Soyons francs… cet ersatz de Berlin est loin de m’assouvir… mais bon, ça permet de passer un type de soirée qui change un peu.
Voici alors un petit top 3… j’ai volontairement laissé de côtés des adresses du type Ground Control que j’assimile pas tout à fait à un bar.

Un soir que j'étais au Wunderbar, peu avant l'Oktoberfest...

Un soir que j'étais au Wunderbar, peu avant l'Oktoberfest...

Berliner Wunderbar (3e position)

Ce bar se trouve près de Bastille, rue de Lappe. Il s’agit d’un endroit sympathique où on peut commander de quoi manger et siroter un petit Club Mate d’un petit air nostalgique. Néanmoins, je trouve ce bar TROP français. En effet, là où à Berlin aucun homme ne drague de femme (ou alors très peu… à croire que l’autre sexe n’intéresse personne) voici qu’au Wunderbar, la clientèle est surtout composée de FRANÇAIS : aussi bien les garçons que les filles n’ont qu’une idée en tête… à savoir guetter une jolie « proie ». Cela s'avère un peu fatiguant.

Le Kiez (2ème position)

Je vous avais déjà parlé de ce bar ici. Cette adresse située près de la station de métro Guy Môquet est parfaite si les biergarten allemands vous manquent. Bon, ok, si vous cherchez la grande cour du Prater de Berlin, vous risquez d'être déçus… mais, au moins, vous pourrez siroter une petite bière dans la petite cour du bar (quand celle-ci est ouverte). De façon générale, cet endroit est nettement moins fréquenté que le Wunderbar (gros point positif !)… à moins que, le soir où vous avez décidé de passer, il y ait un match de foot de prévu.

Udobar (1ère position)

And the winner is… cette petite merveille cachée dans une ruelle près de la station Parmentier. J’adore cet endroit et c’est d’ailleur là-bas que j’ai voulu boire un coup pour mon 26ème anniversaire. Cette fois-ci, on se rapproche nettement plus de l’atmosphère berlinoise : très peu de lumière, meubles de récup', une horrible tapisserie de très mauvais goût (qu’on finit par aimer à la folie), un petit dj set au fond de la pièce… Bref, tous les ingrédients sont là pour passer une bonne soirée. Il faudra juste avoir le réflexe de ne pas arriver trop tard pour trouver de la place.

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Koulouri : vive les choses simples

Publié le par Messergaster

[dernier article à propos de mon voyage en Grèce... vivement le prochain séjour !]

Quand on parle de spécialités culinaires grecques, on pense tout de suite à la moussaka ou aux feuilles de vignes farcies… Cependant, il existe tant d’autres bonnes choses à découvrir ! Connaissez-vous les koulouri, par exemple ?
Il s’agit de petits pains en forme de couronne recouverts de sésame. Ils sont souvent vendus par les ambulants (cf Odos Ermou ou devant le jardin national d’Athènes) et ils coûtent environ 50 centimes (du moins quand j’y suis allée.. j’ignore si les récentes réformes ont fait aussi grimper en flèche le prix de ce délicieux petit pain !).

Ce koulouri-ci, je l'ai acheté à Epidaure.

Ce koulouri-ci, je l'ai acheté à Epidaure.

En quête d’information, j’ai vu qu’on compare souvent les koulouris aux bagels. Ils partagent effectivement la même forme… mais les koulouri sont plus fins et présentent un plus grand diamètre. Il n’en reste pas moins que quand je suis allée en acheter dans des boulangeries d’Athènes, j’ai effectivement pu observer qu’on les coupait habituellement en deux dans le sens de la longueur pour y introduire toutes sortes de garnitures. Bref, tout comme les bagels.
Ailleurs, j’ai aussi trouvé des sites (comme celui-ci) qui définissent les koulouri comme un « bretzel grec »… Bah niveau prix, on se rapproche effectivement.
Toujours à force de flâner ça et là sur le web, j'ai découvert que le koulouri semble être originaire de la ville de Thessalonique… il est même probable qu'il ait vu le jour à l’époque de l’empire byzantin !
Bref, si votre budget tourisme du jour est un peu restreint et si, comme moi, vous êtes plutôt « bec salé » le matin, pensez à vous acheter cette bonne petite couronne pour votre petit déjeuner !

ATTENTION ! Il ne faut pas confondre le pluriel « koulouria » (qui désigne donc plusieurs de ces petits pains en forme d’anneau et recouverts de sésame) avec le mot « koulourakia » (remarquez la syllabe finale en plus) : ce dernier désigne des biscuits que l’on mange pendant la période de Pâques !

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Le kebab grec

Publié le par Messergaster

Si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous savez combien Messer Gaster aime les kebabs berlinois. Je leur ai effectivement dédié un article ici et ici. Personne ne s’étonnera donc en apprenant qu’au cours de mon voyage en Grèce j’ai mangé un grand nombre de pains « pita » farcis à la viande. Voici donc un petit focus alimentaire à ce sujet.

Pain pita enroulé sur lui-même, garni avec une brochette (kalamaki) : acheté à Athènes (Monastiraki).

Pain pita enroulé sur lui-même, garni avec une brochette (kalamaki) : acheté à Athènes (Monastiraki).

Pita gyros, souvlaki, pita kalamaki et all the gang

Eh oui ! Car il existe toutes sortes de sandwiches de type « grec » en Grèce. Si vous demandez un pita fourré au « gyros », vous aurez quelque chose d’assez ressemblant au « kebab » français ou au « döner » allemand : l'ingrédient central est cette grosse masse de viande qui tourne sur elle-même et dont on coupe de fines lamelles pour garnir le pain. A chaque fois que j’en commande (peu importe le pays où je suis), je ne peux m’empêcher de me demander de quoi est faite cette viande… Puis je mords dans le sandwich et j'oublie mes scrupules : c’est trop bon, un point c’est tout.
Si vous êtes en quête de quelque chose de plus raffiné, vous commanderez un « 
souvlaki », ce terme désignant une brochette de viande qui peut être servie (ou non) dans un pain pita. A Athènes, à Epidaure et dans d’autres villes où j’ai été, on appelait ce type de sandwich à la brochette un « kalamaki ». J’ai découvert depuis que cela signifie « petit roseau »….  (ce qui m’a brusquement permis de comprendre pourquoi l’une des plages où j’étais allée me baigner à Epidaure s’appelait « kalamaki » ! huhuhu).

Au cours de mon séjour, j’ai privilégié les kalamaki au gyros… en essayant d’alterner entre viande de porc, de poulet..

Description du sandwich

  • Pain : Une des raisons pour lesquelles j’aime autant le döner allemand est sans doute la présence du pain grillé. Question pain, la version allemande reste donc ma préférée – étant donné que le pain pita en Grèce a beau être un peu chauffé… ça reste pas assez croustillant à mon avis.
  • Sauce : Question sauce, le döner allemand a un rival : en effet, on assaisonne souvent les sandwiches pita grecs avec un délicieux tzatziki qui sent bon les herbes et le yaourt ! Un bonheur !
  • Frites : J’apprécie aussi la présence des frites dans le pita grec… là où en France, au contraire, je déteste ça. Pourquoi ? Car en France, il y en a une tonne et qu’on ne sent plus que ça… ce qui décuple d'ailleurs l’apport calorique du sandwich. En Grèce, à l’inverse, il n’y a que quelques frites dans le sandwich (5-6 à tout casser… il faut dire qu’elles sont un peu plus épaisses que nos frites allumettes) - ce qui n'altère pas le goût de la viande et me permet de manger le tout sans trop psychoter pour ma ligne.

De façon générale, je dirai que c’est ça ce qui domine dans le sandwich : l’impression de manger un en-cas certes un peu copieux… mais sain – surtout si on opte pour un kalamaki où on reconnaît très nettement la texture de la « vraie » viande.

Conclusion

Parmi les choses que j’ai oubliées de mentionner, il y a le prix. Pour 2.50/2.80€ (peut-être que depuis les dernières réformes économiques le prix a grimpé à 3€ ?), on peut s’offrir un repas complet (féculents, viande, légumes) et bon marché. Profitez-en ! Je crois que, sur les 10 jours passés là-bas, j’en ai au moins mangé 7. Figurez-vous que l’une des personnes qui travaillait à l’endroit où j’avais l’habitude d’acheter mon kalamaki à Athènes avait même fini par me connaître et me re-connaitre…

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Le baklava d'Epidaure

Publié le par Messergaster

Au cours de mon voyage en Grèce, c’est surtout sur les spécialités salées que je me suis ruée : mes adorés feuilletés aux épinards (spanakopita), moussaka et gyros kebab (j'en parle ici). Cependant, à chaque fois que je vais visiter ce merveilleux pays, je passe par la case « baklava ». Vous connaissez sans doute cette délicieuse spécialité qui croustille de partout, qui sent bon la noix et les épices – le tout nappé d’un sirop au miel…

J’en ai mangé un exquis à Epidaure. Je vous raconte l’histoire : il devait être presque 20h et j’avais bien envie d’un dessert. Je suis donc entrée dans une boulangerie-pâtisserie tenue par un vieux monsieur qui m’a demandé : « t’en veux combien ? ». Etant seule, j’ai répondu qu’un seul baklava me suffisait… et il m’a dit : « tiens, c’est cadeau ». Vous pouvez imaginer ma confusion : on parle tant de la crise grecque et voici quelqu’un qui me donnait un gâteau gratuit ?!
J’ai essayé timidement de dire : « Mais, mais.. vous êtes sûr ? » (sous entendu : réfléchissez bien : je suis une touriste… demandez-moi de l’argent !!). Le monsieur a répété qu’il me l’offrait gratuitement.. et j’ai préféré ne pas insister : dans le fond je viens d’un pays du Sud aussi (Italie) et je sais que, quand on nous offre un cadeau, alors il faut l’accepter… sous risque d’offenser la personne en cas contraire ! Le boulanger a juste ajouté :
-Tu me paieras le baklava la prochaine fois que tu viendras t’acheter un truc à manger ici alors, si tu y tiens tellement.
-Euh… Hélas… c’est mon dernier soir ici ! Je prends le bus pour aller à Nauplie demain à 6h20.
-Eh bah ça voudra dire que, la prochaine fois que tu viendras visiter la région, tu seras obligée de passer par ici ! a-t-il dit en rigolant.

Voici le baklava !

Voici le baklava !

J’ai souri et je suis allée me manger mon baklava sur le bord de la mer. Il était succulent : les baklavas en France se limitent souvent à ne sentir que la fleur d’oranger…. Alors que là, les notes du clou de girofle et de la cannelle étaient bien perceptibles. Un bonheur. Et en mangeant ce petit gâteau, je repensais à ce qui venait de m’arriver : quel pays splendide, quels gens merveilleux ! C’est pas en France qu’on m’aurait offert un gâteau gratuit…

M’étant ainsi régalée et encore pleine de reconnaissance pour ce monsieur, j’ai voulu repasser par la petite rue pour voir si la boulangerie était encore ouverte : je voulais féliciter le monsieur. Je n’avais pas pu le payer mais au moins je pouvais lui faire un compliment !
La boulangerie était encore ouverte et le monsieur discutait dehors avec une femme. Je me suis permise de l’interrompre pour lui dire que le baklava était délicieux et, lui, il m’a répondu : « Oui, je sais : c’est moi qui les fait ! ».
Et j’ai a-do-ré sa réponse : aucune fausse modestie ! Voici un homme conscient de son talent et qui n’a pas peur d’en être fier !

Note : le lendemain, juste avant de prendre donc ce fameux bus, j’ai  félicité aussi la personne qui préparait le petit dej de mon hôtel (car oui, malgré ce que j’ai pu écrire dans le billet précédent, je suis tombée sur un hôtel qui proposait un petit déjeuner très typique avec plein de gâteaux faits maison : un bonheur !). Quand je lui ai dit « vos gâteaux sont délicieux », elle m’a répondu : « oui, je sais » ! Ohhhh, j’adooooore cet état d'esprit !!

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La salade grecque

Publié le par Messergaster

Me revoici enfin de retour sur la blogosphère après presque 2 semaines d’absence. Mille excuses pour le délai mais j’étais en vacances en Grèce ! Eh oui, car malgré les derniers événements, j’ai décidé de ne pas annuler mes billets pris début juin – et j’ai très bien fait car mon voyage a été splendide ! Ceci était la deuxième fois que je partais visiter ce pays… Et, en espérant que la nouvelle conjoncture économique me le permette, j’aimerais bien y retourner une troisième fois (voire plus) !

En plus d’avoir vu des paysages et des monuments impressionnants, j’ai (re)goûté certains plats typiques. Commençons par la salade grecque. Il faut savoir qu’en général, j’évite autant que possible de commander des salades composées dans les restaurants : j’ai toujours l’impression de payer cher pour quelque chose qui ne me cale pas et qui, somme toute, n’est pas si light. Pourtant, avec la chaleur qu’il faisait… Eh bien, je me suis ruée sur ça en un premier moment. Voici donc la photo de la toute première salade composée que j’ai commandée. Je l’ai payée 5.50€ dans un petit « bistro » à Delphes spécialisé surtout en sandwiches à base de pain pita (j’en reparlerai).

(Même si on les voit pas, tout en dessous, il y avait des tomates)

(Même si on les voit pas, tout en dessous, il y avait des tomates)

Que dire à part que je me suis régalée ?

  • Déjà, cette salade était la solution fraîcheur idéale pour contrer la chaleur qu’il faisait. Je tiens quand même à signaler que j’ai réussi  à me faire 5 heures de randonnée dans les montagnes surplombant Delphes afin d’aller voir l’Antre Corycien (cette grotte est un joyau – impossible de la décrire avec des mots)… Quand j’ai enfin réussi à revenir à l’hôtel, j’étais pleine de coups de soleil. Je suis prête à parier que j’ai frôlé l’insolation de toute façon… Bref : cette salade m’a permis de me remettre sur pied, de me « restaurer » au sens propre.
  • Ensuite, cette salade était succulente : non seulement, je me suis régalée avec tout ce bon pain pita grillé (idem, j’en reparlerai) mais, de plus, quel bonheur de manger enfin des tomates qui ont un goût de tomate et non un goût de carton comme en France !! Eh bien sûr, la féta reste succulente (en plus, au cours de ma folle randonnée, j’ai vu des éleveurs de chèvres : je sais désormais d’où vient le lait nécessaire pour produire ce délicieux fromage !). Enfin, j’ai beau ne pas être fan d’olives… j’ai tout de même mangé toutes celles qui étaient dans mon assiette
  • C’était mon tout premier « vrai » repas en Grèce (si on exclue le petit dej et les glaces). Il y avait aussi ce beau côté « découverte » dans ce repas : moi en train de déchiffrer les mots grecs écrits sur le menu, moi en train de remercier le serveur en bredouillant un « efkaristo’ poly’ » (« merci beaucoup »), moi en train d’écrire mes premières cartes postales en attendant qu’on me serve..

Bref, j’ai adoré ces vacances en Grèce… je vous parlerai du reste dans d’autres articles.

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Le chocolat à Lyon

Publié le par Messergaster

Comme certains d'entre vous savent, je ne porte pas Lyon particulièrement dans mon cœur, malgré le fait d’y avoir  vécu cinq ans. Néanmoins, maintenant que mon destin semble (enfin) me conduire ailleurs, je dois dire que parmi les quelques choses de cette ville que je vais regretter (car il y en a tout de même quelques unes), il y a la gastronomie locale. Car c’est un fait : à Lyon, on mange très bien. Ainsi, entre les andouillettes à la moutarde, les quenelles et les tartes à la praline, il y a vraiment l’embarras du choix… même si j’ai décidé de me concentrer sur le chocolat pour cet article.

Ainsi, si vous vous baladez dans les rues de Lyon, vous tomberez sur plusieurs boutiques avec « Voisin » marqué sur l’enseigne. En effet, c’est en 1897 que Léon Voisin fonda son premier établissement pour la production de chocolat dans la ville. Le succès arriva rapidement, ce qui amena à l’ouverture d’autres boutiques et à la création de spécialités qui sont particulièrement renommées encore aujourd'hui.

Parlons des « coussins » de Lyon par exemple. Il s’agit de petits carrés de pâte d’amande parfumée au curaçao (d’où leur couleur verte) qui renferment un cœur fondant à base de ganache au chocolat : un vrai délice que j’offrais souvent à ma mère pour Noël.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

Voici la vitrine d'un magazin "Voisin" à Lyon.

A ce qu’il semble, l’inventeur de cette douceur aurait choisi cette forme afin de commémorer la piété dont firent preuve les Lyonnais au cours d’une terrible épidémie de peste qui toucha la ville au XVIIe siècle. En effet, c’était sur un coussin en soie amené en procession jusqu’à la cathédrale de Fourvière que les habitants de la ville avaient déposé un gros cierge pour implorer la Vierge d’épargner la ville contre la maladie qui sévissait.
De nos jours, en tout cas, on trouve aussi des coussins à d’autres parfums (myrtille ou framboise, par exemple).

De façon plus générale, dans les chocolateries lyonnaises, vous trouverez d’autres spécialités locales comme les « quenelles » (dont la forme imite, en miniature, celle des quenelles de poisson), les « cocons » (qui rappellent la chrysalide des vers à soie puisque Lyon a été très renommée dans l’histoire pour sa production de soie) ou encore les « sarments du Beaujolais » (il s’agit de chocolats à la liqueur, cette fois-ci).

Bref voilà : j’espère que ce petit article pourra vous rendre utile si vous passez un jour par cette ville.

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Le rituel du frühstück à Berlin

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une ville où la restauration est vraiment bon marché comparée à d’autres capitales comme Rome ou Paris. A Paris, par exemple, il n’est pas rare de devoir payer 4 euros pour une petite tasse de chocolat chaud.. or à Berlin, pour ce prix, il y a moyen de s’offrir tout un « frühstück ».
Kesako ?
A la base le frühstück est le petit-déjeuner allemand (littéralement « le premier morceau » qu’on avale en se levant le matin), mais à Berlin de nombreux établissements vous proposeront un frühstück même en plein après-midi – et ce, pour un prix modique ! Pour environ 5 euros, vous pourrez vous faire plaisir avec 2 petits pains, du beurre, de la confiture, du fromage, du saucisson, un œuf dur (et si vous décidez de vous rendre dans les quartiers périphériques, il y a moyen d’avoir ce repas pour 2.99 euros.. véridique ! Je peux même vous fournir une adresse !).

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(Le voici le frühstück à 2.99 !)

En plus ce frühstück présente une infinité de variations : pour quelques euros en plus, on vous proposera un frühstück à l’italienne avec du jambon de parme ou du parmesan, un frühstück à l’indienne ou encore un frühstück un peu plus chic avec du saumon fumé, servi avec une flûte de sekt (vin mousseux).

Bref, voilà de quoi commencer le dimanche du bon pied après un samedi soir passé à faire la fête ! (il n'est pas rare, en effet, de sortir de boîte à 9h du matin passées et d'aller donc direct dans un café manger son frühstück avec ses compagnons).

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La baguette française vs le pain allemand

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On pouvait s’y attendre. Une des première choses que j’ai faites en rentrant en France après mon année berlinoise a été de me ruer sur la baguette. Histoire de vous faire comprendre, pendant trois jours entiers, je n’ai mangé que du pain : matin, midi et soir. Que de la baguette à chaque repas, avec un yaourt ou un fruit pour compléter tout au plus. Passée cette phase de « baguettophilie », me voici revenue à un régime alimentaire un peu plus équilibré… néanmoins, tout cela m’a fourni l’idée pour un petit article grâce auquel mettre en miroir le pain allemand et français.

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

(Un petit morceau de baguette, rescapé de mon petit-déjeuner)

Car en lisant les premières lignes de ce billet, on pourrait croire que je n’ai pas apprécié le pain allemand – alors qu’en fait j’ai adoré aussi ! A Berlin, il y a l'embarras du choix : on trouve du pain avec toutes sortes de céréales, du pavot ou encore des raisins secs, des graines de courge, des noix... On le vend soit en petits pains individuels, soit en gros blocs que l’on tranche par la suite. Bref, on se régale vraiment. Mais il existe malheureusement quelques petits inconvénients :

  • Le pain en Allemagne est rarement produit sur place dans la boulangerie où vous l’achetez. Oui j’avoue avoir vu une fois un mitron à 5h du matin dans une boulangerie bio, mais je peux vous garantir qu’il s’agissait là d’une exception. Tous les Allemands que je connais m’ont confirmé que 90% du pain qu’on achète à Berlin est livré surgelé.

  • Le pain en Allemagne est plus « massif » que la baguette française. J’aime cette consistance plus dense – ne serait-ce que car elle permet de mieux étaler du fromage frais. Mais du coup, une tranche de pain allemand pèse davantage qu’une tranche de pain français, à la mie plus aérée et plus légère. Que signifie tout cela ? Que comme la tranche de pain allemand est plus lourde, il en découle qu’elle est aussi plus calorique.. Dites-vous qu’une tranche de pain aux céréales allemand possède environ  150 kcal… En en mangeant deux on atteint déjà 300 kcal – auquel il faut encore ajouter l’apport calorique de ce qu’on mettra par dessus (fromage, confiture…). A cet égard, le pain français est plus facile à doser.

  • Le pain en Allemagne (ou du moins à Berlin) est en revanche nettement moins cher que son homologue français. Un pain allemand d’un demi kilo coûte environ 1. 20 euros (et s’il est du jour d’avant, on le paye encore moins cher). Certes, en France, une baguette au pain complet coûte à peu près la même chose.. mais n’oubliez pas que le poids moyen d’une baguette oscille entre 200g et 250g !

Encore une fois, je suis une grande amatrice de pain : j’entre avec plaisir aussi bien dans les boulangeries allemandes que dans celles françaises. Si j’aimais la saveur caractéristique du pain noir bon marché que je m’achetais à Berlin, il est vrai que je retrouve aussi avec plaisir la croûte croquante qui enrobe la légère mie de la baguette à la française.

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Le kalter Hund

Publié le par Messergaster

Dans ma coloc allemande, nous avions une boîte en métal de la marque « Oma Hartmanns » qui avait contenu jadis du « Kalter Hund » du commerce : c'était la « tire-lire » dans laquelle chacun de nous versait 20 euros tous les mois pour couvrir les frais de base.
Quelques mois plus tard, j’ai enfin essayé cette spécialité. J'ai bien aimé. En fait, le gâteau consiste essentiellement en des rangées de biscuits secs séparées par d’épaisses couches de chocolat (oh que c’est light tout ça !), c'est pourquoi le goût se rapproche de celui des Petits Ecoliers : difficile de ne pas aimer !

                                                Kalter-Hund.png

Historiquement parlant, cette recette a vu le jour après de la Seconde Guerre Mondiale : après les lourdes privations endurées pendants la guerre, les ménagères étaient à la recherche d’un dessert simple et bon marché. Si à l’époque, on préparait ce gâteau en utilisant surtout des biscuits de la fabrique allemande « Bahlsen », progressivement on recourut aussi à d’autres types de biscuits. Et de même, de nos jours, on trouve toutes sortes de variantes comme le Kalter Hund préparé avec du chocolat blanc ou le Kalter Igel (« Herisson Froid ») parsemé d’amandes effilées etc etc…
Car oui, il faut aussi consacrer quelques mots à la dénomination de ce dessert. En  effet, « kalter Hund » signifie « chien froid »… mais pourquoi donc appeler un gâteau de la sorte ? Une rapide recherche sur le net me confirme à différentes reprises qu’il s’agirait en fait d’une déformation du terme « Hunt » propre au dialecte montagnard pour désigner les chariots (« förderwagen ») utilisés dans les mines. Le moule nécessaire pour confectionner cette recette étant carré et métallique, on pouvait y voir une certaine ressemblance avec ce type de petit wagon.
Toutefois, l’image du « chien » avait marqué les esprits ; c’est pourquoi, il n’est pas rare de trouver aussi le nom « Kalter Schnauze » (« museau froid ») pour désigner cette recette. Le Kalter Hund doit en effet passer quelques heures au frigo pour que tous les ingrédients « se fixent » correctement : la surface de ce gâteau résulte donc humide… comme la truffe d’un chien !
Bref, si vous passez en Allemagne et qu’on vous le propose dans un café, commandez-en une part : ce ne sera probablement pas la plus grande expérience gastronomique de votre vie, mais vous aurez mordu dans un morceau d’histoire allemande - liée aux fêtes d’anniversaire des enfants des années 1950.

Publié dans Saveurs du monde

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