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Les cuisines de Potsdam

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Beaucoup de gens viennent à Berlin pour voir ce qui reste du mur, l’Ile des Musées, boire de la bière et sortir en boîte. Pourtant la capitale allemande a bien d’autres choses encore à offrir – y compris en périphérie avec ce petit bijou qu’est Potsdam. En effet, le domaine de Sans-souci (souvent désigné comme un « petit Versailles ») compte une myriade de châteaux les uns plus beaux que les autres. Et qui dit « château » dit aussi « cuisines ».

Ces pièces se visitent en réalité plutôt rapidement.. mais, si la cuisine est votre passion, elles méritent tout de même un petit coup d’œil. Vous pourrez ainsi admirer, par exemple, quelques plats et assiettes produites par la manufacture de porcellaine installée à Berlin : la KPM ("Königliche Porzellan-Manufaktur"). Cet atelier fut inauguré par Frédéric le Grand et cette marque est encore active aujourd’hui. Ce sera aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur la place occupée par le café parmi les rituels de la noblesse des XVIIIe-XIXe siècles.

Ne ratez pas aussi la reconstruction des cuisines en tant que telles : vous pourrez même y voir une cuisinière dotée de quatre plaques et d’un four - ce qui constituait pour l’époque un véritle luxe. La salle dédiée à la boulange ne manque pas aussi de charme… on ne peut qu’imaginer le parfum qui devait s’exhaler de ces fours ! Mais il est vrai aussi qu’on devait probablement y mourir de chaud.

SDC13743.JPG
(
La salle consacrée à la boulange : vous remarquerez le piège à souris en premier plan sur le rebord inférieur ! Comme on sait, les rats et les souris sont attirés par la farine...)

Au contraire, c’est une toute atmosphère qu’on trouve dans les souterrains qui abritaient jadis les caves royales : on y respire un air bien frais que vous risquez de regretter un peu au moment où vous aller vous promener dans les jardins royaux sous le soleil torride…

Pour conclure, soyons francs : il ne s’agit pas vraiment de l’attraction à ne surtout pas manquer de la visite à Potsdam. Mais cette section du tour se visite tout de même avec plaisir et intéressera probablement vos enfants.

Détail important : de novembre à mars, les cuisines sont fermées au public !

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Les colorants alimentaires

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Nous savons tous que l’industrie agro-alimentaire a recours à des colorants pour rendre les aliments plus beaux : une viande ou un fruit bien rouges attirent plus le consommateur que leur équivalent en version « pâlotte ».
Problème : quand le travail est mal fait, on tombe sur des produits qui n’ont plus rien d’appétissant comme cette orange-ci :

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(Je jure que cette photo n'a pas été retouchée et qu'elle reproduit fidèlement le fruit que je me suis retrouvée entre les mains !)

Incroyable non ? Voici la preuve ultime qu’il n’y a plus grand-chose d’authentique dans ce que nous mangeons… je devrais peut-être me mettre au bio moi aussi.
Le côté positif c’est que du coup j’ai un nouvel article pour mon blog. Car oui, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur les colorants alimentaires. En premier lieu, j’ai donc appris qu’on différencie trois types de colorants :

  • les colorants naturels : pensez à ces maudites taches de fruits rouges ou de betterave qui ne sont plus jamais parties de vos habits, par exemple ! Il s'agit souvent de substances que l'on tire du monde végétal mais pas que : ainsi, on peut mentionner d’autres colorants comme la cochenille (qui est issue d’un insecte et qui confère aux aliments une teinte rouge).
     
  • les colorants synthétiques : ils sont fabriqués en laboratoire mais reproduisent fidèlement la molécule naturelle de base.
     
  • les colorants artificiels qui sont un pur produit chimique. Par exemple, le E150d est un colorant qui confère aux aliments une couleur caramel… à moindre coût que son correspondant naturel. On le trouve un peu partout, en fait : dans les sodas, plusieurs confiseries…

La grande question qui se pose avec ces colorants produits en laboratoire est bien sûr celle de leur éventuelle toxicité. Et lorsqu’on lit qu’il existe des quantités bien précises à ne pas dépasser, on est moyennement rassuré. Pire : qui est capable de déchiffrer les noms « obscurs » et « mystérieux » de ces substances ? On se croirait presque à Des chiffres et des lettres
Pourtant, pour peu qu’on se concentre, il y a moyen de s’y retrouver.
Ainsi à chaque fois que, sur une étiquette, vous voyez un sigle qui comporte un "E" suivi de 3 chiffres, vous avez à faire à un colorant.

Etudions à présent le nombre qui accompagne cette lettre :

- le premier chiffre sera toujours un « 1 » : il vous informe que cette substance est un colorant et non pas un conservateur (on utiliserait dans ce cas le « 2 ») ou un exhausteur de goût (pour lequel on a recours au « 6 ») ou encore autre chose.
-
le chiffre des dizaines, lui, vous renseigne sur la couleur en question : le 0 correspond au jaune, le 1 à l’orange, le 2 au rouge, le 3 au bleu, le 4 au vert, le 5 au marron, le 6 au noir. Discours à part pour le 7 qui renvoie aux colorants minéraux et pour le 8 qui se réfère aux colorants spéciaux.
- le troisième chiffre indique la nuance précise : plus ou moins foncé, plus ou moins brillant…

Vous savez quoi ? Je suis presque contente d'être tombée sur cette étrange orange à la fin. Grâce à elle, je me suis véritablement penchée sur cette question qui me taraudait l'esprit depuis déjà quelques temps. Et à présent, je vais être capable de mieux décoder les étiquettes des produits que j’achète !

Publié dans Focus alimentaires

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Moelleux cacao - coco

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Une de mes amies vient tout juste de déménager pour la troisième fois à Berlin : samedi dernier, c'était la crémaillère et moi j'ai ramené ces petits moelleux qui ont bien été appréciés...

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(Regardez-moi quelle texture !)

A préciser : j'ai suivi presque à la lettre cette recette-c : 
Cake cacao et noix de coco (sur le site Journal des femmes)

Voici donc la recette (pour une douzaine de gâteaux) :

-100 g de sucre
-100g de beurre mou
-1 sachet de sucre vanillé
-170g de farine
-1/2 sachet de levure chimique
-2 oeufs
-30g de cacao amer
-70g de noix de coco rapée
-13 cl de lait

Battez les oeufs avec le sucre et le sucre vanillé. Ajoutez ensuite le beurre et mélangez bien. Incorporez petit à petit la farine tamisée avec la levure. Diluez le lait dans la pâte. Enfin ajoutez le cacao amer et la noix de coco râpée.
Pour le moule, vous avez le choix :
- soit vous versez la pâte dans des empreintes à muffins.
- soit vous versez la pâte dans un moule à bords bas et avec des dimensions d'environ 20X25cm. Vous découperez alors votre gâteau en 12 rectangles égaux à cuisson terminée (c'est ce que j'ai dû faire moi, n'ayant pas mes moules à muffins sous la main ici).
Faites cuire à 150°C pendant environ une heure (comme toujours vérifiez la cuisson régulièrement : personne ne connaît votre four mieux que vous !).

Notes :

- Je recommande de déguster le gâteau une fois bien froid. Oui, je sais que ce n'est pas si facile d'attendre... mais si vous y goûtez alors qu'il est encore tiède, vous risquez de trouver qu'il manque de sucre - phénomène qui n'aura pas lieu si vous le mangez deux heures plus tard.
- Le grand point fort de ce gâteau réside dans sa texture : le cacao et le lait  lui apportent une consistance fondante, alors que le côté "granuleux" et "solide" de la noix de coco râpée fait que nous avons de quoi mettre sous la dent.
- N'hésitez pas à remplacer le lait de vache par du lait de coco si vous préférez !

Publié dans Recettes sucrées

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Mes souvenirs de Berlin

Publié le par Messergaster

« Préparer à manger » signifie bien plus qu’assembler des ingrédients : rien que la vaisselle utilisée pour le service a son importance. Nous le savons bien, nous qui tenons un blog : le plat choisi au moment de prendre notre recette en photo n’est jamais choisi au hasard !
C’est pourquoi j’espère que vous pardonnerez le ton quelque peu « autobiographique » de cet article de blog. Certes votre première réaction aura pu être : « qu’est-ce que j’en ai à faire des tasses récoltées à Berlin par Messer Gaster ? C’est quoi ce moment de narcissisme profond ? » Oui je reconnais que cette fois-ci je m'éloigne du thème alimentaire et gastronomique pur – pour traiter de quelque chose d’un peu plus marginal…
Mais je ne resiste pas et je vous présente donc mes trésors : désormais, à chaque fois que je boirai une boisson dans l'un de ces récipients, je repenserai à mon année berlinoise !

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  1. Dans cette tasse blanche, j’ai bu un cappuccino… au « Panorama Bar » du Berghain ! Oui, car il n’y a que moi pour commander un café dans la boîte de nuit la plus célèbre de Berlin ! Alors certes, j’ai beau apprécier le Kalhua qui constitue la base de mon cher  White Russian (j’en avais commandés deux ce soir-là), il n’en reste pas moins qu’il n’y a rien de meilleur qu’un vrai café pour se donner un petit coup de fouet à 5h du matin.
  2. Eh oui, ce n’est pas les banques française qui offrent un beau mug comme celui-ci  quand ils rencontrent pour la première fois un client… Voici donc la tasse que j’ai reçue de la part de la caisse d’épargne allemande au moment où j’ai été obligée d’y ouvrir un compte pour pouvoir travailler dans mon café.
  3. Cette fois-ci pas besoin de présentations : il s’agit du gobelet dans lequel j’ai bu un coca au moment du concert de Depeche Mode ! J’ai préféré ne pas rendre mon verre : tant pis pour les 2 euros de consigne ! Mieux vaut garder un souvenir de cette soirée magique en compagnie de mon groupe préféré - même si, hélas, j’étais à des kilomètres de la scène.

Ahhh, je reste encore un peu plus de deux mois dans la capitale allemande… Espérons de réussir à récolter d’autres reliques !

Publié dans Saveurs du monde

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Le café décaféiné

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Comme j’ai déjà écrit ailleurs (ici - par exemple), je suis une grande amatrice de café. Mais, comme pour tous les plaisirs, il ne faut pas en abuser : les spécialistes recommandent en général de ne pas boire plus de 3 tasses par jour.
Problème : je travaille dans un café et je bois donc des litres de ce « nectar » délicieux. Ainsi pour essayer de ménager ma santé, j’essaye, de temps en temps,  de boire du décaféiné.

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En effet, la caféine est certes l'adjudant idéal pour être performant... mais cette substance, si prise tard dans la journée ou absorbée à trop fortes doses, empêche à la longue de bien dormir le soir. Pire : les experts ont démontré que peu de grammes de caféine pure suffisent pour tuer quelqu'un ! Mais, heureusement, il faut tout de même boire un nombre hallucinant de cafés avant d’atteindre ce taux. Histoire d'avoir un repère, une tasse de café "standard" contient environ 100mg de caféine

Ainsi, pour limiter l’absorption de caféine tout en continuant à profiter de la saveur suave du café, diverses techniques ont été mises à point pour produire du café « décaféiné ». La première voit le jour au tout début du XXe siècle (1903) et il s’agit du café marque Hag, encore présent dans les supermarchés de nombreux pays.

Grosso modo, on distingue trois procédés pour obtenir ce type de café :

  • Il y a d'abord eu la méthode à base de solvants. Elle a longtemps été utilisée mais est désormais de moins en moins populaire puisque de nombreuses études ont prouvé que les substances employées pour extraire la caféine pouvaient se révéler dangeureuses pour la santé (le benzène, par exemple, est cancérogène).
     
  • On préfère de nos jours recourir à la méthode qui use de bains à base d’anhydride carbonique à haute pression, en phase super critique. Il s’agirait d’une méthode qui ne comporte aucun risque pour la santé, cette fois-ci !
     
  • Enfin il existe aussi une technique à base d’eau. En bref, on produit une infusion de café dans lequel on fait tremper les grains de café dont on veut ôter la caféine : comme le liquide où baignent ces grains a la même composition que ces derniers, la caféine migre dans ce liquide, alors que les arômes demeurent dans le café. (oui, pour moi aussi, ça reste un peu obscur)

Bref, quoi qu’il en soit, une chose est capitale à garder en tête : inutile de boire 10 tasses de café par jour, sous prétexte qu’il est décaféiné !… car une petite quantité de cette substance restera quoi qu’il en soit à l’intérieur ! Vous risquez donc d’atteindre vos 100mg de caféine quoi qu’il en soit…

Publié dans Focus alimentaires

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