Lait de poule, eggnog, eierpunsch…
La période de l’Avent a commencé il n’y a pas longtemps et les traditionnels marchés de Noël ont pris place dans plusieurs villes. Le week-end dernier, j’ai visité celui de Charlottenburg à Berlin. J'ai ainsi eu l'occasion de siroter quelque chose que je n’avais jamais goûté auparavant : l’ eierpunsch. D’après le nom, je m’attendais à une sorte de sabayon... et je n’étais pas si loin puisqu’il s’agit finalement de lait de poule. Du coup (comme toujours) j'ai eu envie d'en savoir plus à propos de cette spécialité.
J’ai ainsi appris que le lait de poule (idem pour l’eierpunsch) ne sont que des variations de l’eggnog anglais, boisson alcoolisée à base d’œuf (tout est dans le nom - "egg" signifiant "œuf" et "nogg" renvoyant à un type de bière fortement alcoolisée). En effet, si l'on déguste cette boisson tout particulièrement en hiver, c'est non seulement parce qu’elle est généralement servie chaude… mais aussi car elle contient une quantité non négligeable d'alcool – ce qui permet de lutter efficacement contre le froid (même si sur un tout autre registre !).
L’eggnog se décline sous différentes formes en fonction du type d’alcool utilisé : en France, on le propose souvent avec du cognac, aux Etat-Unis on prise davantage celui à base de rhum… Pour ce qui me concerne, j’avais le choix entre cointreau ou amaretto (j’ai opté pour ce dernier).
D’un point de vue nutritionnel, cette boisson contient à peu 300 kcal par verre et, en raison du fort taux d’alcool, il vaut mieux ne pas la proposer aux enfants ou la boire à jeun. On agrémente volontiers le lait de poule avec des épices comme la cannelle ou la noix de muscade ou encore avec un peu de crème fouettée.
Personnellement, je trouve cette boisson un brin trop sucrée mais j’avoue qu’elle s’inscrit tout à fait dans l’atmosphère de Noël.. sans compter que, ne raffolant pas du « vin chaud », il s’agit pour moi d’une alternative plus qu’intéressante..