Histoire du tacos français
Les enseignes du type « O’tacos » se multiplient en France. Pourtant on a du mal à comprendre ce qui lie ce type de sandwich fast food à la spécialité mexicaine (spoiler : rien). Voici un petit article pour faire le point.
Toutes mes excuses pour la qualité de cette photo : j'avais du mal à tenir mon portable d'une main et le tacos de l'autre !
Vers le milieu des années 2000, c’est dans l’ancienne région Rhône-Alpes – et plus précisément à Vaux-en-Velin - que tout commence.
Le patron d’un kebab décide de servir un jour de la viande hachée dans une galette repliée sur elle-même, le tout garni d’une sauce (on ne parle pas encore de sauce fromagère) et de frites. Quand on sait que les kebabs lyonnais contiennent tous systématiquement des frites à l’intérieur, on comprend mieux ce choix. Bref, ce petit sandwich dont la forme évoque celle d’un coussinet ou même d’un « matelas » (autre nom de cette spécialité) devient rapidement populaire… et arrive ainsi à Grenoble.
Vers 2007, l’enseigne O’tacos retravaille la sauce : désormais les tacos seront servis avec une sauce fromagère. La recette est gagnante : des magasins O’tacos s’ouvrent dans plusieurs coins de la région et notamment à Lyon.
En ce qui me concerne, d’ailleurs, c’est précisément à Lyon (et plus précisément à la Guillotière) que j’ai mangé mon premier tacos français. Ce n’était pas du tout un magasin de la franchise O’tacos (celle-ci étant peu appréciée des Lyonnais, d’après ce que j’ai pu comprendre : on lui reprocherait un côté trop industriel) mais l’expérience m’avait marquée car c’était une des très rares fois où je n’avais pas réussi à finir mon sandwich ! Eh oui car ce « matelas » me paraissait énorme et toute cette sauce pesait un peu lourd sur mon estomac. J’ai pris depuis le réflexe de demander des tacos plus petits et avec moins de sauce.
En réalité, le tacos français a mis un peu de temps avant de s’installer en Ile-de-France. Il faut dire que la concurrence à Paris est impitoyable : kebabs, burgers, galettes, pizzas… Les offres de la restauration rapide ne manquent certes pas. Les enseignes O’tacos et Tacos Avenue finissent néanmoins par trouver leur place… et plein de clients ! Mon ami coursier (dont je parlais ici) m’a déjà dit que les commandes de tacos français sont nombreuses et, de façon générale, je vois régulièrement des pubs pour ce type de sandwich dans le métro. Il faut dire aussi que les enseignes ont énormément développé leur offre : en franchissant un O’tacos ou un Tacos Avenue, vous pouvez customiser votre sandwich avec une palette de sauces et de viandes assez impressionnante. Le fait que la taille du sandwich ne soit pas imposée est un autre avantage (je me demande toujours comment on peut venir à bout d’un tacos format « giga » !).
J’avoue que je mange assez rarement ces tacos qui, de « français », n’ont que le nom. Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous connaissez alors l’amour incontesté que je porte au kebab (cliquez ici, ici ou encore ici) : si j’opte pour un fast food, c’est sur lui que je me rue. Toutefois, j’avoue qu’un petit tacos, de temps en temps – histoire de changer – peut être une expérience intéressante (surtout si je n’ai rien mangé de la journée et que je meurs de faim). Et vous ? Etes-vous adeptes du concept ?
