Vie quotidienne d'un livreur

Publié le par Messergaster

Est-ce vraiment utile que je vous rappelle ce dont il est question ? Vous le savez, c’est le gros boom de ces dernières années : Foodora, Deliveroo, Uberats… voici les noms les plus célèbres. Personnellement, je n’ai pas commandé une seule fois mon repas via ces entreprises (je ne suis pas du tout pour la fin du salariat.. et je trouve les conditions de travail des employés problématiques) mais comme j’ai un pote qui me raconte souvent son quotidien de livreur… je me suis dit que j’allais mettre à profit son expérience pour un petit article de blog.

[NB : je ne parlerai pas des entreprises du type Frichti ou Nestor qui, elles, préparent aussi la nourriture : elles présentent en effet des conditions de travail encore différentes]

J'ai pris le logo de Deliveroo car j'aime bien le petit kangourou... mais rien m'empêchait de prendre le logo d'une autre entreprise.

J'ai pris le logo de Deliveroo car j'aime bien le petit kangourou... mais rien m'empêchait de prendre le logo d'une autre entreprise.

Côtés positifs

Aussi étonnant que cela puisse paraître (pour moi la première), il semblerait que ce métier puisse vraiment convenir aux besoins et aux aspirations de certains. Ainsi :

  • Vous choisissez vos propres horaires de travail. Vous êtes plutôt du matin ? Du soir ? Vous avez besoin exceptionnellement de ne pas travailler un jour de la semaine ? Et bah rien ne vous empêche de ne pas prendre de livraisons. Certes, il ne faut abuser de ces pauses (sous peine de recevoir ensuite moins de commandes) mais, dans le fond, cela n’est-il pas le cas de n’importe quel job ? On a le droit de prendre quelques jours de congé… mais sans en abuser.
  • Cette flexibilité s’applique non seulement au temps mais aussi à l’espace : là où – du fait du travail que j’exerce actuellement – je suis clouée à un endroit bien précis, voici que mon pote – lui – peut choisir de changer de ville du jour au lendemain. Les services de type Deliveroo et Foodora, en effet, existent partout en France - et dans plein d’endroits du monde ! Je les ai même vus à Moscou !
  • Parfois, il y a moyen de récupérer un bon repas… gratuit. En effet, il arrive que des clients ne soient pas là à l’heure de la livraison (c’est bizarre, mais c’est comme ça). Que fait le livreur alors ? Il ne va pas se trimballer toute la journée avec ce gros sac de nourriture sur le dos, non ? Le plus simple est encore de le manger.
  • Enfin, c’est un travail qui permet non seulement de découvrir la ville (dans ses moindres ruelles !) mais aussi les restaurants. Mon ami coursier est devenu une référence ambulante : je veux aller manger de bons onigiri japonais ou manger un naan indien ? Je sais qui pourra me conseiller !
Côtés négatifs

J’aimerais sortir des sentiers battus et aborder des aspects dont personne ne parle jamais. Je passe donc sur les conséquences liées au statut d’autoentrepreneur (salaire, impôts, protection sociale) ou sur les conditions de travail (froid, courbatures…).

  • La solitude : mine de rien.. coursier est un travail assez solitaire. Il n’y a pas de vrais collègues ou, en tout cas, quand on en croise un, il n’y a pas moyen de beaucoup bavarder. Il arrive néanmoins qu’un restaurant soit tellement populaire que le livreur franchisse plusieurs fois le seuil de sa porte pour prendre des livraisons. Heureusement, cela créé des liens entre serveurs et livreurs.
  • Les vols : certains sont en mobylette, d’autres en bicyclette. En une journée, ils descendent et ils remontent de leur moyen de locomotion plusieurs fois… et, s'ils ne sont pas attentifs ou attachent mal leur « monture » , il arrive qu’ils ne la retrouvent pas. True story !
  • L’attente : il y a des journées très productives… et d’autres nettement moins. Il arrive alors qu’il faille attendre un bon bout de temps entre une livraison et l’autre. Mais que faire alors pour s’occuper ? Moi qui m’ennuie si vite, je ne pourrais clairement pas exercer ce boulot !
  • L’emploi du temps : il n’y a pas de mystère. Si vous travaillez dans la restauration, vous oubliez vos weekends. Ce qui vous vaut pour les restaurants, les pubs et les bars vaut en effet pour les livraisons à domicile aussi. Dans le fond, c’est assez logique : il faut bien s’adapter aux clients qui ont envie de manger quelque chose de bon le samedi, après une dure semaine de travail… Malheureusement, cela signifie aussi qu’en exerçant ce métier, ce n’est pas toujours évident de sortir le samedi soir et faire la fête avec les copains.

Et vous ? Connaissez-vous aussi des coursiers ? Avez-vous d’autres points positifs ou négatifs à signaler ? 

Publié dans Focus alimentaires

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D
Bonsoir !

Je ne connais pas de coursiers mais d'après ce que j'ai vu de ce métier dans certains reportages, ça ne doit pas être facile tous les jours. Respect pour ces gens, on ne serait pas beaucoup à faire ce qu'ils font mine de rien !

Belle soirée !
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N
Bon week-end,
bisous
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I
Je me souviens avoir vu un reportage sur le sujet, même si je ne suis pas concernée directement car je n'habite pas une grande ville. Mais je n'aimerais pas vraiment faire ce travail là
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L
J’habite à la campagne alors je n'ai pas le choix que de faire mes repas moi me^me un belle article
Bonne journée
bises
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L
Je ne me fais jamais livrer mes repas, mais c'est vrai que c'est un métier qui ne me plairait pas plus que ça... Bisous
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P
Merci pour cet article très intéressant. Pas de coursiers vers chez moi, cela fait partie des joies de vivre à la campagne. Envie d'un repas, d'une pizza ou autre livré à domicile ; c'est juste un rêve ! Bonne journée
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M
Alors je n'ai jamais eu recours à ce genre de service mais mon fiston a pour projet de faire ça cet été... donc je pourrais peut être mieux en parler à la rentrée...
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V
Je ne commande jamais mes repas, et c'est effectivement un travail qui ne me plairait pas! Bisous
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L
un article interessant sur ce métier plutôt ingrat
bisou
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S
je ne connais pas de coursiers dans mon entourage, mais je pense que cela doit être un métier pas facile !
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N
Je ne connais aucun coursier mais j'utilise ce service une fois de temps en temps, quand on a un enfant on ne peut plus se rendre autant au restaurant qu'on le voudrait et c'est donc une solution sympa! Je ne connais pas vraiment les conditions de travail, ni à quel point c'est bien ou mal payé, et à ma connaissance ce genre de jobs devront être déclarés dès l'an prochain donc ça ne sera plus vraiment une concurrence déloyale aux "vraies" entreprises! Du coup ça risque aussi de moins intéresser les livreurs ^^ à suivre!
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P
J'avoue que j’utilise Deliveroo de temps à autre, c'est tout de même bien agréable et les délais sont tenus. Après il est vrai que derrière tous ces services à domicile ce sont des jobs d'appoint et des conditions de travail difficiles :-(
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L
Je ne connais pas de coursiers...mais je pense qu'il y a du bon et du mauvais à faire ce métier, comme dans certaines autres professions . A réfléchir .......
bises
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B
je ne connais pas de coursier ... en campagne ces services n'existent pas. Le livreur à vélo a existé, il y a bien longtemps, aujourd'hui c'est surtout le statut et les conditions de travail qui posent problèmes.
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S
Il travail de nuit comme de jour, pas d'horaire fixe ... Dés fois il ne mange pas et dorment même pas pour être à l'heure. Pas évident !! ... Bon Lundi. Bises.
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D
Je ne connais pas de coursier mais je sais que c'est un métier pas évident..
Bon lundi
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E
Ton article donne a réfléchir, pas facile comme travail, merci pour toutes ces réflexions, bon lundi, bisous
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C
Bon lundi
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