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39 articles avec saveurs du monde

Cafés berlinois vs cafés parisiens

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Après un an à Berlin, j'ai enfin remis pied sur le sol français ; première étape : Paris. Hier, je devais voir une amie pour un café pas trop loin de Saint-Lazare.
J’ai toujours aimé Paris. Cependant, cette fois-ci, je dois reconnaître qu’en revoyant les bistrots et les cafés à la française, j’ai vraiment senti la différence avec ceux de la capitale allemande. Du coup, voici un petit article à ce sujet.
Je ne vais pas vous décrire des heures les cafés parisiens : les serveurs en uniforme, les prix incroyablement chers (2.50€ pour un expresso ? mais où est-on ? pour ce prix je m'achète paye un paquet de café moulu de 250g !), la petite terrasse. Bref, finalement ce qu’on paye c’est moins le café en soi que tout le service, tout le « tralala ».
En quoi un café berlinois diffère-t-il du café à la française ? Dans les cafés berlinois de base (style ceux de Neukölln), vous trouverez des murs super abimés, des chaises récupérées à l’équivalent allemand du « Bon Coin », une carte qui consiste en un vieux morceau de carton (sur lequel on aura inscrit au feutre la liste des boissons disponibles). Il y aura aussi une bougie à chaque table… moins pour faire « ambiance », que pour faire des économies d’électricité quand le jour tombe. Il peut aussi très bien arriver que quelqu’un fume quelque lattes de cigarette : la loi interdisant de fumer dans les lieux public existe en Allemagne aussi, mais à Berlin on la respecte moyennement.

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Il peut aussi arriver qu'il y ait  un poele à charbon (au lieu du chauffage au gaz) dans les cafés de l'ex Berlin Est...

Certains pourraient être tentés de s'exclamer : « Ah les cafés à la française ne sont qu’une mascarade bonne à attirer les touristes ! Ah regardez-moi les cafés berlinois, au contraire ! : eux, ils sont authentiques au moins ! ». Hum : vous croyez vraiment ? ce n’est pas si simple : car les gérants des cafés berlinois ont très bien conscience du fait que ce côté « alternatif » et « délaissé » attire aussi une abondante clientèle. Ainsi, finalement, c’est souvent un « laisser-aller » tout à fait calculé voire franchement affecté
Pour mieux vous faire comprendre, faisons un parallèle. La différence entre les cafés à la française et à la « berlinoise » est identique à celle qu’il y a entre une femme qui s’habille et se maquille de façon féminine et une qui sort de chez soi sans prendre vraiment le temps de penser à sa toilette. On pourra dire que la première est très futile… mais elle séduit à coup sûr. A l'inverse, la deuxième aura certes raison de dire que ne pas s'épiler est plus « naturel » - il n'en reste pas moins que je trouve qu'il y a aussi souvent une grosse part de mise en scène derrière ce côté "alternatif". (Bien entendu, je généralise : je sais très bien que les motivations qui peuvent pousser des femmes à ne pas s'épiler peuvent être plus profondes et très sérieuses..).
Pour revenir aux cafés, je dois dire que, personnellement, je trouve que les deux types d’établissement aient leur charme – il y en a juste un qui est économiquement beaucoup plus abordable que l’autre – hélas..

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Markthalle neun – Kreuzberg : Street Food Thursday

Publié le par Messergaster

Markthalle Neun est un vieux marché couvert de Berlin remontant à la fin du XIXe siècle. En soi, rien de spectaculaire, si ce n’est qu’il s’agit d’une adresse que les foodistas vivant dans la capitale allemande vont visiter de temps en temps en raison de différents événements qui y sont organisés… comme le Street Food Thursday où des commerçants venus des quatre coins du monde présentent au public la cuisine de leur pays d'origine.

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(L'entrée du marché)

Le nom de l’événement annonce que les aliments vendus seront pour la plupart des mets simples que l’on peut manger à la main ou à l’aide d’une simple fourchette en plastique : charcuterie italienne, galettes bretonnes, tapas… et même le cheesecake du café « Five Elephants » (le cheesecake le plus célèbre de tout Berlin).  En déambulant dans cet espace, on se croirait vraiment dans une petite cantine : une fois sa commande payée, on va prendre place sur un des bancs pour déguster son repas sur une des tables en bois.
Je croyais au départ qu’il s’agissait d’une adresse surtout connue des Berlinois bobos/hipsters… mais en me rendant sur place, j’ai réalisé que cet événement s'adressait probablement moins aux clients allemands qu'aux nombreux expatriés qui ont décidé de s’installer à Berlin  - et qui regrettent, entre autres, la nourriture de chez eux. A côté de l’envie de goûter à un plat coréen ou mexicain, le besoin de s’arrêter au stand de produits de chez soi est forte. Et entendre le commerçant parler son idiome maternel n’est pas sans éveiller un brin de nostalgie.
Il n’en reste pas moins que j’ai trouvé les prix relativement élevés pour Berlin… mais il est sûr que s’acheter une empanada là-bas revient toujours moins cher que se procurer le billet d’avion nécessaire pour partir en Amérique du Sud…

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Mes souvenirs de Berlin

Publié le par Messergaster

« Préparer à manger » signifie bien plus qu’assembler des ingrédients : rien que la vaisselle utilisée pour le service a son importance. Nous le savons bien, nous qui tenons un blog : le plat choisi au moment de prendre notre recette en photo n’est jamais choisi au hasard !
C’est pourquoi j’espère que vous pardonnerez le ton quelque peu « autobiographique » de cet article de blog. Certes votre première réaction aura pu être : « qu’est-ce que j’en ai à faire des tasses récoltées à Berlin par Messer Gaster ? C’est quoi ce moment de narcissisme profond ? » Oui je reconnais que cette fois-ci je m'éloigne du thème alimentaire et gastronomique pur – pour traiter de quelque chose d’un peu plus marginal…
Mais je ne resiste pas et je vous présente donc mes trésors : désormais, à chaque fois que je boirai une boisson dans l'un de ces récipients, je repenserai à mon année berlinoise !

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  1. Dans cette tasse blanche, j’ai bu un cappuccino… au « Panorama Bar » du Berghain ! Oui, car il n’y a que moi pour commander un café dans la boîte de nuit la plus célèbre de Berlin ! Alors certes, j’ai beau apprécier le Kalhua qui constitue la base de mon cher  White Russian (j’en avais commandés deux ce soir-là), il n’en reste pas moins qu’il n’y a rien de meilleur qu’un vrai café pour se donner un petit coup de fouet à 5h du matin.
  2. Eh oui, ce n’est pas les banques française qui offrent un beau mug comme celui-ci  quand ils rencontrent pour la première fois un client… Voici donc la tasse que j’ai reçue de la part de la caisse d’épargne allemande au moment où j’ai été obligée d’y ouvrir un compte pour pouvoir travailler dans mon café.
  3. Cette fois-ci pas besoin de présentations : il s’agit du gobelet dans lequel j’ai bu un coca au moment du concert de Depeche Mode ! J’ai préféré ne pas rendre mon verre : tant pis pour les 2 euros de consigne ! Mieux vaut garder un souvenir de cette soirée magique en compagnie de mon groupe préféré - même si, hélas, j’étais à des kilomètres de la scène.

Ahhh, je reste encore un peu plus de deux mois dans la capitale allemande… Espérons de réussir à récolter d’autres reliques !

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Les bouteilles de verre à Berlin

Publié le par Messergaster

Selon le stéréotype, les Allemands sont particulièrement écolos et attentifs à l’environnement. Et bien, ce n’est pas si faux. Par exemple, pour inciter les gens à recycler le verre, nombre de supermarchés ont organisé tout un système : les gens ramènent leur verre usagé et reçoivent en échange 8 centimes par bouteille vide. Avec 12 bouteilles, on collecte donc presque un euro - ce qui n’est pas si négligeable quand on sait qu’on trouve des bretzels à moins de 80 centimes.
C’est un bon système et qui profite à tout me monde : d'une part la planète est moins polluée, et d'autre part cela permet aux gens de cumuler ainsi un peu d'argent. Les premiers concernés sont
les sdf qui, toutes les nuits, partent à la recherche des bouteilles vides laissées dans les rues armés d’un sac en plastique et de leur bonne volonté. C’est pourquoi tout Berlinois avec un minimum de sens civique, ne jette pas sa bouteille de verre vide dans la poubelle (on part du principe qu’il a bu sa boisson dans la rue) mais la pose sur le trottoir, bien visible, de telle sorte que les mendiants puissent la récupérer plus aisément. J’ai moi-même pris cette habitude.

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(Quelques bouteilles en verre vides que nous avons mises de côté dans la coloc')

Toutefois, je n’ai pas pu m’empêcher d’observer du coup un paradoxe assez sidérant : le système allemand a été mis en place pour inciter les gens à ne pas polluer… sauf que finalement, le fait de poser les bouteilles par terre et non plus dans la poubelle en songeant aux sdf produit finalement l’effet contraire ! Et ces rues qu’on voulait garder propres se retrouvent en réalité parsemées de bouteilles vides le temps que quelqu’un ne vienne les collecter..
Qu'en pensez-vous ?

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La caféteria de la Humboldt Bibliothek à Berlin

Publié le par Messergaster

Bien qu'ayant pris une année sabbatique ici en Allemagne, j’ai quand même décidé de m’inscrire à la bibliothèque universitaire de Berlin (la Humboldt Bibliothek, près de Friedrichstraße). Comme quoi, on ne serefait pas.
Mais le souci des bibliothèques allemandes c’est qu’on ne peut y entrer tranquillement avec son sac : on est obligé de laisser ce dernier dans des casiers prévus à cet effet et de n'emporter avec soi que les affaires dont on aura besoin. Petit souci : il y a rarement assez de casiers vides et moi j’ai 0 envie d’attendre des heures qu’il y en ait un qui se libère. 
J’ai donc pris l’habitude d’aller m’asseoir dans la caféteria en bas - endroit où je peux « impunément » lire mes livres sans devoir me séparer de mon sac à main .
Mais ceci n’est pas sans inconvénients car :
- c'est difficile de rester concentré quand on entend autant d’étudiants discuter autour de soi
- c'est difficile de continuer à suivre son régime quand on voit quelqu'un manger une grosse part de gâteau avec une tasse de chocolat chaud à la table à côté
- c'est difficile de ne pas mourir de froid à chaque fois que quelqu’un franchit la porte de la bibliothèque - la caféteria se trouvant juste dans le hall d’entrée.. Ces horribles courants d’air en hiver m’ont souvent obligée à quitter les lieux plus tôt que prévu pour éviter que mes doigts de pieds ne congèlent complètement !

Néanmoins cela a aussi du bon puisque j’ai ainsi pu découvrir ce que l’on sert dans une cafeteria étudiante allemande lambda.

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(Comme vous pouvez voir, je ne suis pas la seule à lire et étudier dans cet endroit...)

Grâce à leur « mensa card » (l'équivalent allemand de notre carte du crous), les gens peuvent s’acheter :
- toute une gamme d’en-cas salés (ça va du classique sandwich, au wrap, au bretzel..)
- ou une salade composée
- ou de la viande (saucisse ou tranches de viande froide…)
- ou encore quelque chose de sucré (fromage blanc aux fruits, gâteau au fromage blanc, muffins, fruits..)
Mais ce qui régulièrement retient mon attention est un plat tout simple : une grosse pomme de terre cuite en papillotte et servie avec une sauce à base de fromage blanc, ail et persil. A chaque fois que quelqu’un mange cela à côté de moi, je suis tentée d’aller m’en acheter une : pourtant je sais bien que ce n’est rien de spectaculaire !

A signaler aussi la possibilité de boire sa boisson chaude dans une tasse en porcelaine classique ou bien dans un gobelet en carton (pour un café version « to go »). Dans ce dernier cas, comme nous sommes en Allemagne, vous ne serez pas surpris de lire que le verre en question à été 100% produit à partir de carton recyclé.

…Et vous serez encore moins surpris en vous rendant compte qu’autour de vous, on parle moins Allemand qu’Espagnol, Italien, Français, Japonais etc etc : c’est que Berlin est une ville tellement cosmopolite que les gens viennent des quatre coins du monde pour y étudier !

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Le bortsch

Publié le par Messergaster

Une de mes actuelles colocs est moitié polonaise. L’autre jour, en rentrant du travail, elle m’a proposé de goûter une soupe typique de chez elle qu’elle venait de préparer : le bortsch.
J’avais déjà entendu parler de ce plat et la personne qui me l’avait décrit n’avait guère été enthousiaste. De plus, je dois avouer que j’ai toujours eu beaucoup de mal avec la betterave. Mais comment refuser ? J’ai donc pris ma cuiller et mangé un peu de cette soupe plus par politesse que pour autre chose… mais à la fin, quelle agréable surprise ! En fait, je me suis régalée ! Cela est probablement dû aux autres légumes présents dans la soupe ainsi qu’aux épices et au sel qui masquent le goût sucré de la betterave.

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(La marmite contenant le bortsch préparé par ma coloc')

Mais qu’est-ce précisément ? Eh bien le bortsch est une soupe qui fait partie du patrimoine culinaire de différents pays d’Europe de l’Est : on le trouve en Ukraine, en Russie, en Pologne.. chaque région propose une version qui lui est propre, mais on peut dire que les betteraves sont l’ingrédient qui ne peut absolument manquer. Après, libre à chacun de rajouter des pommes de terre, des oignons, des carottes ou même de la viande
Il est en général accompagné de crème aigre ou parfois avec du yaourt pour lui donner un petit goût acide.
Bref si vous avez un jour l’occasion de goûter cette soupe, n’hésitez pas ! Je me permets juste de vous recommander par contre de faire attention en la dégustant : la betterave possédant un très fort pouvoir colorant, évitez de faire des taches sur vos habits !

J'ai demandè à ma coloc' de me filer sa recette... hélas les doses sont très imprécises puisqu'elle utilise le "pifomètre" pour préparer sa soupe. Mais disons que grosso modo il faut 1 betterave rouge pour 6 carottes (les deux ingrédients doivent être râpés). On ajoute ensuite un oignon et de l'ail hâchés, et éventuellement 3 pommes de terre coupées en petits morceaux. On fait cuire tout ça pendant une heure dans de l'eau bouillante avec 4 grosses cuillères de vinaigre et éventuellement un peu de sauce tomate. Enfin on rajoute du persil, du sel, du poivre et quelques cuillères de crème fraîche à la fin.

Il reste encore un peu bortsch dans la marmite.. je sens que je vais m’en reservir un bol ce soir !

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Le Club Mate

Publié le par Messergaster

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Si vous allez à berlin, vous verrez  que, dans tous les commerces, on vend des bouteilles d’un demi-litre portant l’étiquette « Club Mate ». La première réaction sera peut-être de poursuivre votre chemin, mais vous finirez par succomber à la curiosité... et c'est ainsi que vous serez définitivement séduit par le goût envoûtant de cet « energy drink ».
Mais de quoi s’agit-il ? Pour faire simple : en soirée, pour de se donner un coup de fouet, les Berlinois préfèrent cette boisson au Red Bull (ce dernier étant gavé de produits chimiques) : le Club Mate est en effet "plus naturel" puisque, comme son nom l'indique, il est à base de maté. Pour ceux qui l’ignoreraient, le maté est une plante originaire d’Amérique du Sud qui sert à préparer des infusions. Il contient une quantité de caféine assez conséquente – ce qui le rend tout à fait adapté pour la préparation d'un energy drink. Ainsi ce n’est pas un hasard si le succès de cette boisson est largement lié à celui des clubs berlinois.
Pour ce qui concerne le goût, moi je dirais que c’est à la fois sucré et amer… en fait ça me rappelle vraiment le goût du sirop d’érable – avec un soupçon de citron. Bref, j’adore. Ah et tenez présent qu’il s’agit d’une boisson gazeuse : faites donc attention si vous ouvrez la bouteille en l’ayant trimballée des heures dans votre sac !
Enfin, une bonne chose à savoir. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’apport énergétique de cette boisson est vraiment raisonnable : seulement 40 kcal tous les 100mL… : un verre de club maté vous apporte donc moins de calories qu’un pot de yaourt aux fruits !
Bref, si vous êtes à Berlin, vous ne pouvez vraiment pas passer à côté de cette boisson mythique.

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Kebab allemand vs kebab français

Publié le par Messergaster

Je vous parlais ici de l'histoire du kebab : un délicieux petit pain farci qui a vu le jour à Berlin. Mais maintenant que j'en ai retracé l'histoire, il faut que je précise en quoi le kebab que l'on peut manger en Allemagne diffère de celui que l'on vend en France :

  • Le pain : en Allemagne, le pain du kebab est grillé ! Un pur bonheur. On a l’impression de manger un panini fourré. Du coup c’est croquant dehors et moelleux dedans.
     
  • Le choix : en France, le kebab est en général constitué de viande de veau. En Allemagne, il s’adapte aux différents goûts de la clientèle : vous aurez donc le choix entre le classique « döner kebab » ou le kebab à base de viande de poulet ou encore le kebab végétarien…
     
  • La sauce : en Allemagne, parmi les différentes sauces à disposition, on vous proposera aussi une sauce blanche à base d’herbes et d’ail. Bon, après l’haleine ne sentira pas à proprement parler la rose, mais c’est un pur délice... et je ne me rappelle pas d'avoir déjà trouvé cet accompagnement en France.
     
  • La garniture : en France on nous sert le kebab avec de la salade, des tomates et des oignons. Ici aussi vous aurez droit aux oignons et à la salade, mais on vous mettra aussi des petits morceaux de chou voire des légumes grillés ou du fromage si vous le souhaitez
     
  • Les frites : le kebab n'est pas à la base le plus light des sandwiches, mais c'est sûr que les frites que l'on sert avec en France n'arrangent rien pour la ligne. Or, en Allemagne, on mange généralement le kebab tout seul, sans "pommes".
     
  • L’emballage : en Allemagne, le papier qui enveloppe le kebab a été prévu pour suivre parfaitements les contours du petit pain...  pas comme en France où on emballe le kebab dans un papier d'alluminium ou dans une boîte en polystyrène.
     
  • Le prix : en France un kebab coûte plus ou moins 5 euros. Ici – oyez oyez ! – vous vous en tirez facilement pour moins de 3 !
(Un kebab que j'ai pris en photo de profil sans le replier sur lui-même : vous pourrez ainsi remarquer le pain grillé, l'absence de frites et la forme du papier d'emballage qui suit les bords du kebab).

(Un kebab que j'ai pris en photo de profil sans le replier sur lui-même : vous pourrez ainsi remarquer le pain grillé, l'absence de frites et la forme du papier d'emballage qui suit les bords du kebab).

Bref, je sens que pour moi il va être difficile de remanger un kebab français lorsque je rentrerai..

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Et pour voir l'article où je compare le kebab à la grecque au kebab allemand, c'est par ici.

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Les chocolats du S-Bahn

Publié le par Messergaster

Aujourd'hui, je me suis réveillé très tôt de façon à pouvoir me rendre au Centre des impôts le plus proche dès 8h du matin. Les yeux encore gonflés de sommeil et le nez pris à cause du premier rhume que je viens d'attraper, la journée ne semblait pas débuter de la meilleure façon possible. Néanmoins, malgré toutes ces désagréments (auxquels on pourrait encore ajouter la pluie et le froid), une agréable surprise : en arrivant à une station du S-Bahn (il s'agit grosso modo de l'équivalent du "RER" parisien), certains membres du personnel du réseau de transport distribuaient des calendriers de l'Avent gratuits ! Voici la photo que j'ai prise :

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(Oui... je n'ai pas résisté : j'ai déjà entamé mon calendrier même si novembre n'est pas encore terminé!)

On me fera remarquer que tout en n'ayant pas dépensé d'argent pour ce calendrier, je l'ai toutefois indirectement payé : en achetant mon titre de transport mois après mois, il est fort probable qu'une petite partie ait servi à l'élaboration de cette initiative - simple opération commerciale, bien sûr. Néanmoins, je dois dire que j'ai vraiment apprécié ce geste : je payais des chiffres astronomiques du temps que j'achetais ma Carte Orange pour Paris.. mais jamais la RATP ne m'a offert quoi que ce soit à manger !

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Histoire du Kebab

Publié le par Messergaster

Une des premières choses que je voulais faire à Berlin, c'était goûter mon 1er kebab allemand – chose que je rêvais de faire depuis longtemps puisque c’est à Berlin (dans le quartier de Kreuzberg pour être précis) que ce délicieux petit pain a vu le jour, il y a environ 50 ans (en 1971, paraît-il).
En effet, beaucoup de gens travaillant dans les chantiers étaient d'origine turque (la communauté turque est très importante ici) et ceux-ci étaient bien embêtés au moment de la pause-déjeuner - la plupart des sandwiches et des "snacks" vendus en Allemagne consistant en des saucisses à base de porc... C'est ainsi qu'un jour, un certain Mehmet Aygün eu la brillante idée de créer le premier «  döner  kebab » : un en-cas non réservé uniquement aux travailleurs turcs mais proposé aussi aux « Allemands pressés » (pour reprendre l’expression utilisée par le frère de Mehmet : Saim).
Grâce à cette formule gagnante, la famille Aygün a fait fortune. Désormais, elle possède 7 restaurants dans la ville. En voici une belle success story !

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La photo de mon 1er kebab allemand (commandé près de la S-Bahn Station: "Wansee")

Bon, alors d’un point de vue nutritionnel, je ne vous apprends rien en vous disant que c’est pas forcément ce qu’il y a de meilleur pour la santé : trop gras, trop salé.. toutes les études menées à ce sujet ont banni le kebab d’un régime sain et équilibré… Néanmoins, il faut aussi savoir se faire plaisir de temps en temps : alors moi, si je dois me faire un fast food, je vais demander un kebab plutôt qu’un big mac (et sans hésiter une seule seconde !).

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire les articles suivants :
- kebab allemand vs kebab français
- le kebab grec

 

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Les Pfannkuchen berlinois

Publié le par Messergaster

Je profite de mon séjour berlinois pour goûter aussi la pâtisserie locale. L’autre jour, j’ai goûté quelque chose de délicieux : les « Pfannkuchen ».

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(Voici le premier Pfannkuchen que j'ai mangé à Berlin)

De quoi s’agit-il ? Pour faire simple, il s’agit d’un beignet recouvert d’un glaçage et fourré à la confiture. En général, je ne suis pas très beignet… mais là j’ai été définitivement conquise. Les Pfannkuchen sont des douceurs typiquement germaniques mais qui se déclinent sous différentes formes selon la région où ils sont produits – ne serait-ce qu’au niveau de la confiture utilisée : ainsi mon Pfannkuchen berlinois était à la fraise, mais il existe un beignet semblable en Allemagne du Sud (en Bavière, par exemple), fourré lui à la confiture d’abricot. Et il y en aussi à la crème pâtissière.
Le nom attribué à cette pâtisserie change aussi selon le Land où on se trouve : ainsi "Pfannkuchen" est le mot qu’on utilise à Berlin, alors que dans le reste de l’Allemagne on demande un "Berliner" au boulanger ! (ceci explique peut-être pourquoi les Berlinois ont préféré opter pour une autre appellation).
Les Pfannkuchen sont disponibles toute l’année, mais il s'agit à la base d'une douceur liée aux fêtes d'hiver - on les consomme notamment lors de la Saint Sylvestre et/ou au Carnaval.
Une légende raconte que le "Berliner" serait né au XVIIIe siècle : on le devrait à un boulanger qui rêvait de servir dans l'armée prussienne en tant que cannonier. Les autorités repoussèrent sa demande ; toutefois, on lui accorda d'exercer son métier de boulanger-pâtissier pour les troupes de Frédéric II… Et c’est ainsi que le boulanger aurait décidé de réaliser un gâteau dont la forme évoquait la forme circulaire des obus de canon.
Bref, désormais la phrase "ich bin ein Berliner", prononcée par Kennedy en 1963 acquiert un sens tout nouveau…

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L'incontournable "Curry Wurst"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Si vous partez en vacances à Berlin, tous les guides vous diront qu’il ne faut surtout pas passer à côté de la "Curry Wurst" : une saucisse mythique et qui se vend à tous les coins de rue. Mais de quoi s’agit-il ? Pourquoi est-elle aussi célèbre ?
Si l’on s’en rapporte au guide
Lonely planet
, on lit :

« La premiere currywurst fut vendue par l’Imbiss (snack-bar) de Herta Heuwer, le 4 septembre 1949, et, de Berlin, elle effectua un parcours triomphal à travers tout le pays. »

On apprend encore qu’il existe une plaque au nom de cette dame au 101 de Kantstraße, c’est-à-dire là où cette saucisse vit le jour. En tout cas, la recette de la sauce originelle a été perdue… ainsi, d'un endroit à l’autre, on ne mange jamais tout à fait la même Curry Wurst.

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(La seule et unique "Curry Wurst" que j'ai goûtée jusqu'à ici)

Il existe différentes adresses où trouver soi disant « la » meilleure (on m’a souvent conseillé d’aller au Curry 36 dans Kreuzberg), mais la Curry Wurst que j’ai testée moi, je l’ai prise à Wannsee. Verdict ? Je suis prodigieusement déçue. Car, en définitive, tout est dans le titre : il s’agit d’une saucisse coupée en rondelles, baignant dans le ketchup et saupoudrée de curry. On la sert souvent avec des frites ou un petit pain. Bref, je ne comprends pas l’intérêt de ce plat, alors qu’à Berlin on peut trouver des choses 1000 fois meilleures à manger ! Et puis, il s’agit d’un mets tellement simple que je pourrais sans mal me le préparer toute seule. Bref, je pense que je n’en remangerai plus jamais car je ne comprends vraiment pas pourquoi on « fait tout un plat » de ce truc.
Or - incroyable mais vrai - cette saucisse a de véritables fans. Par exemple, grâce à mon guide 
Lonely planet, j’ai découvert qu’une Américaine de Los Angeles a utilisé le "fil conducteur" de la Curry Wurst pour un documentaire à propos de Berlin :  la jeune femme utilise le prétexte des différents types de Curry Wurst à goûter pour nous montrer les différents quartiers de la capitale allemande. Si vous voulez le voir, c’est ici (sautez les 5 premières minutes d’introduction, peut-être).

Best of the Wurst
Get More: Best of the Wurst

 

Et pour finir, je préciserai que les Berlinois sont tellement fiers de leur Currywurst qu’ils ont même inauguré un musée où elle est mise en vedette. Il est situé tout près du Check Point Charlie. Si je dois être sincère, cependant, je doute que je vais payer presque 10 euros pour le visiter… Mais si certains ont envie de faire un musée « alternatif », cliquez ici.

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Les saucisses allemandes

Publié le par Messergaster

Dans l'imaginaire collectif, l’Allemagne est le royaume de la saucisse, de la “Wurst”. Cependant, « Wurst » est un terme bien trop générique et qui est loin de rendre compte des mille variétés de saucisses que vous pourrez déguster pour trois fois rien (du moins à Berlin, il faut savoir que s’acheter quelque chose à manger dehors coûte presque moins cher que cuisiner chez soi ! C’est fou !). Voici, donc un petit article qui vous permettra de mieux choisir celles qui seront à votre goût, le jour où vous vous rendrez dans cette capitale.

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(Un vendeur de saucisses à Alexanderplatz : vous admirerez son attiral)

  • Brat Wurst : je croyais que ce type de saucisse s’appelait ainsi en vertu du fait qu'elle était rôtie (« braten » signifiant « rôtir » en allemand) mais j’ai récemment lu un article selon lequel ici « brät » signifierait "viande hachée de façon tres fine ". Quoi qu'il en soit, c'est une saucisse à base de porc et de veau.
    Chaque région d’Allemagne propose la sienne. Citons par exemple la "Brat Wurst" que l'on mange en Thuringe (plus épicée que les autres) ou encore celle de Nuremberg (qui se reconnaît aisément à cause de son format réduit).
  • Weiß Wurst : un pseudo boudin blanc avec des herbes.
  • Leber Wurst : une saucisse au pâté de foie.

Souvent servies avec des petits pains (et agrémentées de sauces allant de la moutarde au ketchup), ces saucisses permettent de pallier sa faim tout en se faisant plaisir pour moins de deux euros !

Remarque : je laisse volontairement de côté la « Curry Wurst » à laquelle j'ai consacré tout un article (cliquez ici pour le lire), tellement elle est "mythique".

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Panier repas sur l'avion pour Berlin

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Eh bien voilà. Messer Gaster l’a fait ! Je suis enfin partie à Berlin pour y passer quelques mois : je pourrai ainsi me mettre à l’épreuve, vivre de nouvelles expériences… et récolter des informations à propos de la gastronomie locale, bien entendu !
Voici, pour commencer, un tout petit article pour faire l’éloge de la Lufthansa. Malgré la grève qui venait  à peine de terminer, j’ai eu droit à un petit panier repas vraiment sympa comprenant un sandwich, une pomme (ils font attention à leur santé, les Allemands !), un bonbon à la menthe… et un petit chocolat en forme d’ourson avec écrit dessus « Berlin » dessus ! Le voici :

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Et je vous mets aussi les photos du paquet où étaient enveloppées ces « victuailles » :

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Je trouve que c’est une super idée d’avoir imprimé sur ce sachet quelques-unes des attractions de la ville (comme l'horloge universelle Urania, par exemple). Ainsi, avant même d’avoir posé les pieds sur le sol allemand, on peut déjà se faire plaisir en admirant ces petits dessins qui donnent un « avant-goût » des symboles berlinois.

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Lausanne, "ville du goût 2012"

Publié le par Messergaster

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Signalisation ! Sachez que si vous allez en Suisse cet été (et à Lausanne plus particulièrement) une petite ballade gourmande s’impose. En effet, Lausanne fait partie du réseau de villes qui sont inscrites à l’organisme "Délice" (organisme qui vise à regrouper différentes villes réputées pour leur patrimoine touristique dans le monde) et, en 2012, cette ville a été sélectionnée en tant que « ville du goût ».

Ainsi, concrètement, nombre d’initiatives tournant autour de la gastronomie vont se tenir de mai à septembre : des déjeuners dans des lieux insolites aux conférences universitaires, toute une série d’activités sera proposée à la population locale ainsi qu’aux éventuels touristes qui se trouveraient dans le coin à ce moment-là.

Pour ceux qui ne pourront pas se rendre en Suisse pendant cette période (comme moi, par exemple), il ne reste plus qu’à consulter le site internet dédié à l’événement (ici). Comme vous pouvez le voir, dans le menu à gauche se trouvent non seulement des renseignements précisant en quoi consistent les rendez-vous proposés, mais aussi des interviews, des documents… voire de véritables recettes de cuisine délivrées par des chefs de restaurant en personne ! (il faut cliquer sur l’onglet « Des plats à cuisiner »). Voici de quoi se consoler quand on n’a pas prévu d’aller à Lausanne à ce moment-là...

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La Suisse et le chocolat

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...ll y a quelques temps, ayant pris l’avion pour me rendre dans le Sud de l’Italie, j’ai dû faire escale à Zurich. J’en ai donc profité pour me balader dans la ville et pour admirer les vitrines des chocolatiers, si bien décorées pour l’imminente Pâques.
De là, tout un questionnement : comment la Suisse est-elle devenue « le » pays du chocolat ? Historiquement parlant, cet Etat ne possédait aucune colonie dans le Sud de l’Amérique ou en Afrique : comment tout ce savoir-faire a-t-il donc pu se développer ?

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(Les Suisses sont tellement fiers de leur chocolat que les hôtesses de l'air en proposent aux passagers sur les vols Swiss Airlines)

C’est le maître de Zurich Heinrich Hescher qui fait découvrir aux Suisses le chocolat, denrée qu’il a ramenée de Belgique, à la toute fin du XVIIe siècle. Toutefois vers 1722, les autorités bannissent cette marchandise à laquelle on attribue des vertus aphrodisiaques.
Progressivement, le chocolat fut de moins en moins diabolisé en Suisse et c’est ainsi qu’au cours du XIXe siècle émergent les noms de Suchard, Lindt, Tobler ou encore Nestlé. Pour faire bref :
Le premier chocolatier suisse dont il faut retenir le nom est Louis Cailler. Celui-ci avait été apprenti au Piémont, région où l’on travaillait le cacao déjà depuis quelques temps. On lui doit le premier chocolat suisse issu de pâte de cacao et aromatisé avec vanille et cannelle (on est grosso modo en 1820).
Entre temps, vers 1828, Conrad Van Houten invente aux Pays-Bas le cacao en poudre tel que nous le connaisssons et, une vingtaine d’années plus tard, le docteur Joseph Fry crée la première tablette de chocolat en Angleterre. En effet, il faut rappeler qu’avant le XIXe siècle, on ne « mangeait » pas le chocolat, mais on le buvait (et à nouveau, je vous invite à lire Physiologie du goût de Brillat-Savarin : le gastronome français vous expliquera comment obtenir une tasse de chocolat chaud… sans lait mais avec de l’eau bouillante).
Pour revenir aux chocolatier suisses, il faut citer Philippe Suchard auquel on doit le premier mélangeur de masse de cacao et sucre (1826).
Mais c’est avec Rudolphe Lindt que le chocolat suisse acquiert ses véritables lettres de noblesse. En effet, en 1879, il met au point la technique du « conchage » qui rend beaucoup plus lisse la pâte. C’est avec cette pâte plus facile à façonner que voient le jour les premiers vrais moulages. De plus, ce procédé permet aux arômes du chocolat de mieux se dégager.
Ainsi, si le chocolat suisse s’est tellement bien imposé au niveau mondial c’est avant tout grâce aux artisans locaux qui ont su industrialiser le processus de fabrication et donc mieux répondre à la demande – sans compter que ces progrès techniques sont allés de pair avec une amélioration du goût et de la texture du chocolat.

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Churros et chocolat chaud au San Ginés

Publié le par Messergaster

Je vous parlais donc ici du "Colacao", la version alternative du Nesquick. Cependant, il n’y a pas que le Colacao dans la vie surtout que, personnellement je ne raffole pas du chocolat instantané : simple lavasse, pour moi. Mais je me suis très très vite réconciliée avec le chocolat chaud espagnol en allant à la « chocolateria » de San Ginés. De quoi s’agit-il ? Et bien de la chocolaterie la plus célèbre de Madrid (entre l’opéra et Puerta del Sol), fondée à la toute fin du XIXe siècle.

J’avoue que je m’attendais à la typique adresse bidon attrape-touriste avec, certes, de bons produits mais à des prix prohibitifs. Or pas du tout ! Ok, il est indéniable que ce café accueille pas mal de touristes mais, d’après ce que j’ai pu lire, les Madrilènes y vont aussi – d’autant plus que cet endroit ouvre ses portes très tôt, ce qui permet aux gens qui sortent de la boîte d’à côté (le Joy) de prendre un réconfortant chocolat chaud accompagné de churros dès 5h du mat' . De plus, le prix est franchement abordable !

Si vous avez l'occasion de passer par Madrid il faut ab-so-lu-ment y aller. Pour vous donner une idée de ce que vous risqueriez de rater autrement, je vous ai pris quelques photos :

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Comme vous pouvez voir, le chocolat qu’on boit là-bas est particulièrement épais ce qui permet de sublimer les churros, qui autrement seraient un peu secs.

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(Le plateau avec les Churros vend vraiment du rêve : vous ne trouvez pas ?)

Car oui, parlons des churros aussi. Je dois avouer que j’en mangeais pour la première fois de ma vie… Or j’ai adoré ! Ok, je me doute qu’une bouchée de churro doit équivaloir aux nombre de calories d'un repas tout entier, mais tant pis ! Le croquant du beignet se marie tellement bien avec l’onctuosité du chocolat chaud ! Et comme le petit côté salé du churro sait mettre en valeur le subtil goût d'épices qui aromatise le chocolat ! Enfin, pour courroner le tout, n'oublions pas le petit côté régressif : comme des enfants qui ne sauraient pas manger proprement, à force de tremper les churros dans la tasse,  on a les mains toutes grasses... mais qu'est ce qu'on s'en moque !

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Le colacao (ou le Nesquick version ibérique)

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...(NB : cet article marche en binôme avec celui-ci)

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Au cours de mon séjour madrilène, j’ai pu goûter deux types de chocolat chaud, tous les deux mythiques mais pas pour les mêmes raisons.

Il y a d’abord le "Colacao". Je l’ai découvert lorsque je suis allée à la caféteria du Prado et que j’ai commandé un chocolat. En effet, on m’a d’abord servi un simple verre de lait chaud que je contemplais d’un air un peu perplexe en me disant « je dois m’être mal exprimée ». Heureusement, juste après, on m'a tendu un petit sachet jaune avec écrit dessus "Colacao" pour que je le verse dans mon verre. Verdict : c’est l’équivalent ibérique du Nesquick (sympa la rime, hein ).

Or vous le savez, Messer Gaster n’est pas contente si elle ne va pas récolter des informations à propos de ce qu’elle mange. J’ai donc fait une rapide recherche sur internet et j’ai ainsi découvert que ce Colacao est apparu peu après la Seconde Guerre Mondiale et que le jingle de sa publicité d’origine est particulièrement célère dans la culture populaire. Enfin cette marque  a aussi été sponsor des jeux olympiques de Munich. (Vous retrouverez toutes ces infos ici)

Enfin, dans une boutique de produits espagnols où j’ai acheté quelques biscuits pour des amis, je suis tombée sur une boîte en fer Colacao des années 1950. J’ai demandé à la vendeuse si ça la gênait que je la prenne en photo et elle a accepté. La voici :

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Tout cela pour vous dire que, si un jour vous partez en Espagne, n'hésitez pas à goûter au chocolat soluble local : ce ne sera pas l'expérience gastronomique du siècle (loin de là, même), mais cela vous permettra de découvrir la culture de ce pays sous un jour moins "touristique".

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Les cannoli siciliens

Publié le par Messergaster

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De retour dans mon Italie natale, mon père m'a acheté plusieurs pâtisseries dont des "cannoli" ("petites cannes", "petits tubes"), spécialité sicilienne. Il s'agit de pâte frite que l'on appelle "scorza", c'est-à-dire "écorce" (un peu style "bugne" lyonnaise) remplie de crème à base de ricotta (de brebis). Ayant longtemps cru à tort que, dans la farce, il y avait toujours des fruits confits (dont je ne rafole pas) j'ai été longue avant de découvrir ce type de dessert. Le jour où j'ai découvert que cela n'était pas automatique voire qu'il pouvait y avoir à la place des pépites de chocolat, ma vie a changé !

Hélas, le drame c'est que je ne peux pas me mettre derrière les fourneaux pour les préparer de mes propres mains. Non seulement mon père m'a prévenue que la préparation est particulièrement longue mais, de plus, pour frire la pâte des "cannoli", il faut des tubes en métal autour desquels enrouler la pâte. Or je n'en possède pas.

A défaut de vous fournir donc la recette (que vous trouverez sûrement sur d'autres sites) je vous relate un peu de légendes autour de cette pâtisserie qui à la base se préparait au moment du Carnaval. Selon certaines traditions la forme du gâteau renvoie au fait que pour le Carnaval les fontaines déversaient non pas de l'eau mais de la crème... Ceci pour la version soft. Mais comme toujours, bonne chère et sexe vont de pair et ainsi les légendes plus coquines ne manquent pas. En effet, ce gâteau serait originaire de Caltanisetta, ville qui hospita différents harems sarrasins : les femmes s'ennuyant de l'absence de leur homme, elles s'occupaient en confectionnant ces gâteaux. Autre version : celle qui considère que (comme c'est le cas pour une infinité d'autres sucreries) les "cannoli" seraient nés dans un monastère, toujours à Caltanisetta : les nonnes qui avaien fait voeu de chasteté se consolaient en préparant ce gâteau à la forme suggestive...

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