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78 articles avec meditations gastronomiques

Pain bien blanc vs pain bien cuit

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Aujourd’hui, un petit débat : êtes-vous fan du pain bien cuit ou du pain bien blanc ? Je dois avouer que personnellement, jamais je ne demanderai de pain « bien blanc » au boulanger… mais bon tous les goûts sont dans la nature. Il n’en reste pas moins, que j’ai un net penchant pour une croûte bien brune et croustillante : un écrin croquant qui renferme une mie moelleuse et parfumée…

baguette1

Je ne nie pas que le pain bien blanc ait un net avantage sur son frère plus cuit : il se conserve plus longtemps, ce qui peut être positif, notamment le week-end. De même, si l'on se sert réguilièrement du grille-pain, il peut être préférable au pain à la croûte déjà bien sombre. Mais, de mon côté, je ne fais jamais griller ma baguette du matin... (à la rigueur, je fais griller du pain de mie, lorsque j’ai vraiment la flemme d’aller acheter mon pain le matin ou le dimanche).

D’autre part, une baguette bien cuite permet de mieux couper des tranches, alors que qu’avec le pain bien blanc (et bien mou) on obtient quelque chose de très irrégulier… Mais en même temps, tout dépend de comment on coupe le pain :
- Si vous êtes comme moi fan des « rondelles », disons que couper selon les règles de l’art du pain peu cuit n’est pas toujours évident.
- Mais si vous préférez couper un gros morceau de pain que vous coupez ensuite en deux dans le sens de la longueur (en mode « barquette », si l’on veut), voilà ce qui est peut-être plus simple (même si je me demande, du coup, si le couteau passe aisément au milieu de la mie ou pas… : qui peut m’éclairer ?)

Bref, comme toujours, c’est une questions d’habitude. Je connais plein de personnes qui me crient dessus quand je leur ramène du pain à la croûte bien foncée.
Moi, je souris à chaque fois que la vendeuse qui me sert me demande : « Bien cuite, n’est-ce pas ? ». On connaît mes goûts à présent !

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Mille feuilles et mille façons de l'écrire

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Aujourd’hui je ne publie pas un véritable article, mais une sorte de sondage.

SDC11872.png

L’autre jour, j’avais rédigé un texte où figurait le terme « mille-feuilles » écrit de cette façon-là. Ayant fait lire ces quelques lignes à ma mère, celle-ci me dit que j’aurais dû écrire le nom de cette pâtisserie ainsi : « millefeuille ». Je pouvais admettre la soudure entre les deux mots « mille » et « feuille », mais je ne comprenais pas pourquoi elle était persuadée que « feuille » ne devait pas prendre de « s » final - puisqu’il y en a mille de « feuilles » dans ce gâteau (ou 729, si on veut vraiment être précis et que l'on tient compte du nombre de "tours" nécessaires pour réaliser une pâte feuilletée). Elle me répond : « oui, mais tu dis « un » millefeuille, donc finalement tu n’as pas besoin de mettre un « s » : tu ne mettras un « s » que si tu mangeras « deux » millefeuilles. »

L’explication tenait debout… mais je n’étais pas encore parfaitement convaincue. Du coup, je suis allée voir ce que disait Wikipedia (ici) à propos de ce gâteau. L’article en question attirait justement l’attention sur la pluralité d’orthographes admises en citant les positions de différents dictionnaires. Et au passage, on rappelait qu’il existe aussi une plante qui s’appelle de la même façon, mais dont le nom s'écrit différemment.

Alors, comme je sais qu’il faut prendre Wikipedia avec des pincettes, j’ai vérifié quelques unes des occurrences citées (important à signaler : tout correspondait parfaitement).
Voici donc ce que ça donne :

  • Le Grand Robert écrit « millefeuille »
  • Le Larousse recourt au trait d’union et admet aussi bien l’orthographe « mille-feuille » que « mille-feuilles »
  • Le Trésor de la langue française donne lui deux versions : une avec et l’autre sans tiret, mais toujours avec « feuille » au singulier.

Et vous du coup ? Vous l’écrivez comment spontanément ? Car j’ai l’impression que finalement chacun fait comme il le sent !

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Ah un bon chocolat chaud quand il fait froid...

Publié le par Messergaster

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Dimanche dernier, des amis m’ont appelée pour qu’on aille se balader dans un jardin. J’étais de mauvaise humeur et je n’avais aucune envie de travailler pour la fac : j’ai donc accepté avec enthousiasme cette diversion, malgré le froid glacial qu’il y avait dehors.

Mais après une heure de promenade, nous n’en pouvions plus : on ne sentait plus nos pieds, on ne sentait plus nos mains… Nous sommes donc allés nous boire un bon chocolat chaud : ce fut une pure merveille ! Un moment de bonheur faisant appel aux 5 sens (peut-être un peu moins le sens de l’ouïe, même si la musique qui passait n’était pas déplaisante) :

1er moment d’extase
Au comptoir : déjà, rien que poser le pied dans le bar (bon, on n’a pas fait dans le raffinement : on est allé au Starbuck’s) procure une sensation de bien-être qui se diffuse avec volupté dans chaque membre [plaisir relevant du toucher]
Ensuite, nous avons parcouru la carte des boissons avec des yeux voraces : « Mhh, un chocolat viennois ou un bon thé fumant ? »… Et finalement, devant ce dilemme métaphysique, nous avons opté pour le chocolat. Impatiente de recevoir ma commande, j’ai observé minutieusement chacun des gestes du serveur (qui en plus était plutôt pas mal, ce qui ne gâche rien) [plaisir visuel] : d’abord il a rempli le gobelet de chocolat, puis il a déposé une spirale de crème fouettée au-dessus et a conclu en saupoudrant un peu de cacao.

2e moment d’extase
Mes doigts frigorifiés qui saisissent le gobelet brûlant. [plaisir qui relève du toucher]

3e moment d’extase
S’asseoir (et oui, on avait bien marché !) + ôter le couvercle du gobelet : un irrésistible parfum chocolaté vient chatouiller mes narines. [plaisir olfactif]

4e moment d’extase
Boire enfin mon chocolat [plaisir gustatif]. Au début je bois trois grosses gorgées : l’objectif principal étant de me réchauffer. Mais je m’oblige ensuite à ralentir pour faire durer plus longtemps cette pause gourmande que j’ai bien méritée. Parce que, oui, il y a aussi l’agréable sensation de se dire que le fait d’avoir marché autant m’a permis de brûler des calories : je peux donc me concéder ce chocolat sans culpabiliser (surtout que notre organisme, pour maintenir la température corporelle à 37°C, brûle plus de calories quand il fait froid). Je disais donc : confortablement assise, je m’oblige enfin à siroter plus lentement mon chocolat afin de prolonger le plaisir : ah comme l’arôme du cacao se marie bien avec la douceur de la crème fouettée !

5e moment d’extase
La conversation avec mes amis ! En effet, après les 5 première minutes où on s’est rués sur nos chocolats chauds et sur nos muffins sans dire un mot, on a ensuite commencé à bien rigoler. Or si boire un chocolat chaud est un des plaisir les plus simples et les plus agréables de la vie, il aurait été malgré tout un peu fade si je m’étais trouvée seule à la table du Starbuck’s

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Se faire livrer une pizza

Publié le par Messergaster

En  général, si j’ai envie d’une pizza, soit je vais en pizzeria avec des potes, soit je prépare mes propres pizzas moi-même. Mais vendredi dernier nous avons commandé des pizzas par téléphone :  c’était la première fois que je me faisais livrer. A partir de cette expérience, voici donc mes impressions :

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(Notre poubelle à la fin du repas).

Points positifs

  • C’est une façon de manger relativement économique : au resto, la pizza aurait coûté un peu plus cher et, idem, je me souviens qu’une amie se faisait livrer japonais à domicile afin de payer un peu moins.
  • On a souvent des trucs en cadeau : nous, c’était des cannettes de jus de fruit. Bon, je ne pense pas qu’ils se soient ruinés, mais voilà, c’est toujours ça de pris
  • C’est livré chaud : c’est donc tout prêt à être consommé.
  • En hiver, ça permet de ne pas sortir dehors dans le froid pour trouver un endroit où manger !
  • Pas de vaisselle ou presque à faire après : il suffit de jeter les cartons !

Points négatifs

  • Le revers de la médaille : tous ces cartons, c'est pas très écolo...
  • Quand on a faim le temps d’attente est un peu long : il est donc très important de se trouver déjà avec des amis de façon à prendre l’apéro pour patienter.
  • Comme on passe par le téléphone pour effectuer la commande, parfois les employés nous demandent de répéter trois fois la même chose car ils entendent mal  (et moi, ce genre de perte de temps m’énerve).

Verdict

Je pense que je continuerai à cuisiner mes propres pizzas lorsque j’invite des gens à la maison… Mais j’avoue que se faire livrer n’a pas été déplaisant du tout. Une expérience à refaire.

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"Come on baby, light my fire"

Publié le par Messergaster

Hier, en préparant une quiche, je me suis brûlée l’avant-bras contre la paroi du four à 200°C. Heureusement, j’avais acheté une crème contre les brûlures, l’an passé. Mais ce matin, je me suis rendue compte que le tube de pommade était déjà bien entamé. Ceci n’est guère surprenant – je suis une miss Catastrophe, ne l’oublions pas – et je me brûle très très régulièrement.
Du coup, cela m’a donné l’idée de l’article d’aujourd’hui. En effet, les études le montrent de façon nette : dans une maison, la cuisine est la plus dangereuse des pièces. Voici donc une petite liste pour vous rappeler que des gestes très simples servant pour préparer à manger (et donc pour garantir la survie) peuvent être lourds en conséquences (et nous ôter donc cette vie que nous voulions préserver en absorbant de la nourriture) :

"Come on baby, light my fire"

Risques liés au feu : citons la surface brûlante du four ou du bord d'une poêle, l'huile brûlante risquant soit de s’enflammer soit de se renverser (une bonne habitude à prendre, surtout si vous vivez avec des enfants : tourner la casserole de telle sorte que la poignée se trouve à l'intérieur du plan de travail et non pas à l’extérieur), les allumettes posées negligeamment n'importe où sans penser qu'un enfant pourrait les allumer « pour jouer »…

Risques liés au gaz : il faut bien faire attention à ce que tous les feux soient éteints, par exemple.

Risques liés à l’électricité : une bouilloire restée allumée alors qu’il n’y a plus d’eau à l’intérieur, un mixer en fonction près d’un évier rempli d’eau… Ces électroménagers ont beau être équipés de systèmes de blocage en cas de danger, les accidents peuvent tout de même se produire.

Risques liés aux objets pointus : cuisiner implique une utilisation massive du couteau et d'autres objets tranchants… Les risques de se couper sont donc très élevés (personnellement, je me blesse avec une fréquence d’une fois par mois… surtout si je coupe des tomates, j’ai remarqué). Là aussi, une règle de bon sens : ne pas laisser les couteaux à disposition des enfants.

Risques liés aux meubles : et oui, on y pense peut-être pas en premier, mais qui ne s’est pas pris le pied d’une table ou d’un autre meuble en courant pour tourner une sauce, par exemple ?

J'ai décidé de ne pas faire trop long ce petit « échantillon » des dangers qui se cachent dans nos cuisines pour ne pas vous faire commencer la semaine sous le signe de la panique. Mais ces quelques rappels ne font jamais de mal : on n'est jamais assez prudent et il est toujours bon de changer de mauvaises habitudes.

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Cuisine et photo

Publié le par Messergaster

Cuisine et photo

Hier, j’ai assisté à une conférence super intéressante intitulée « La cuisine est-elle un art ? » qui se tenait à la fac et qui "donnait un avant-goût" de la « semaine du goût » qui va se tenir de mercredi à dimanche.
Je ne vais pas ici tout vous relater (peut-être qu’il y a moyen de la retrouver sur internet ?), mais j’en profite du coup pour faire un article sur les liens entre la cuisine et la photo où je vais mélanger certains des propos tenus hier avec des réflexions personnelles que je m'étais faites depuis quelques temps.

1. En effet, nous qui tenons un blog culinaire, nous sommes particulièrement sensibles à cet aspect, non ? A défaut de pouvoir faire goûter les délicieux petits plats que nous préparons (car comme on a dit à la conférence, la cuisine est le seul art qui ne peut être reproduisible à distance : ainsi, on ne peut pas l’enregistrer, comme un concert ou un ballet, par exemple), on se rabat alors en insérant des photos les plus appétissantes possibles pour bien faire comprendre au lecteur que la recette est délicieuse. La disposition des plats, le choix de la vaisselle, la lumière… beau rime avec bon, la vue remplace le goût.

2. Mais les points d’affinités ne s’arrêtent pas là. A la conférence on a rappelé un mot de Bourdieu qui considérait la photographie comme un « art moyen », c’est-à-dire un art à la portée de tous : il suffit d’avoir un appareil photo, un brin de bon sens pour ne pas avoir le soleil dans les yeux et le tour est joué. Certes, on ne rivalisera pas avec Doisneau ou Cartier-Besson, mais on aura malgré tout une photo à peu près décente entre les mains. Or, les intervenants remarquaient qu’il en allait de même pour la cuisine : entre la cuisine express et la haute cuisine, un fossé s’étend… mais tout aliment doit un tant soit peu être apprêté pour être consommé : même faire bouillir tout simplement l’eau pour les pâtes est déjà un geste culinaire.

3. Dernier point de contact que l’on a rappelé à la conférence. Le chef de cuisine ne perçoit pas de droits d’auteurs sur sa création (mais il peut en déposer la forme) . Il peut faire publier sa recette dans un recueil et percevra ainsi des droits si quelqu’un la reprend telle quelle - mais il suffit de changer 5g et on considérera que c’est une autre recette. En réalité, tout ce que la loi peut protéger c’est le texte en tant que tel… ainsi que les photos. Un peu comme lorsque nous qui tenons un blog, nous faisons en sorte de bien mettre nos signatures dans nos photos pour qu’on ne les emploie pas n’importe où.

Voilà, donc un petit échantillon de cette conférence… qui s’est terminée à 20h, ce qui m’a permis de préparer un petit risotto pour mes colocs en rentrant (et en écrivant mes lignes, je viens de me dire que, malediction, je n’ai pas pensé à le prendre en photo alors que ça pouvait me faire un article !) 

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Miss Catastrophe en cuisine...

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Les gens qui ont vécu avec moi le savent : si le livre des records mentionnait le nombre d’assiettes et de verres cassés par an, je gagnerais haut la main (bon, j’exagère un peu, quand même).
Je suis une calamité : je peux casser des verres en faisant la vaisselle, faire tomber une assiette en voulant la ranger ou encore laisser une passoire en plastique sur une plaque électrique encore chaude

Il y a quelques temps, j’ai encore accompli un exploit. En fait, je devais héberger une amie qui était censée débarquer dans l’après-midi, mais je devais passer avant  à la fac pour des questions administratives. Résultat : je devais manger rapidement à midi afin de terminer la paperasse le plus vite possible. J’ai donc commencé à vouloir faire mille choses à la fois et très vite : sur le gaz à droite, je fais griller les aubergines ; sur un feu à gauche , je mets à bouillir l’eau pour les pâtes ; sur un 3e feu, je laisse mijoter une petite sauce tomate. J’abaisse ce dernier feu et je vais dans ma chambre pour répondre à un mail.
De retour dans la cuisine, je sens une odeur de brûlé et je pense « Malédiction, les aubergines doivent avoir cramé.. ». Mais hélas, non ! C’était la spatule en plastique qui fondait, l’ayant laissée trop près du grand gaz ! Je me précipite pour l’enlever, je me brûle le majeur (j’ai une belle cloque sur le doigt) et je commence à gratter la cuisinière pour ôter le plastique noir qui s’est collé. On veut faire vite, et on obtient l’extrême inverse.

(Ceci n'est pas la spatule dont je vous parlais ci-dessus, mais une autre dont j'ai abimé le manche à un autre moment)

(Ceci n'est pas la spatule dont je vous parlais ci-dessus, mais une autre dont j'ai abimé le manche à un autre moment)

Mais comme si cela ne suffisait pas, j’en ai encore fait une des miennes au moment de la vaisselle. J’avais utilisé un couvercle en verre/plexiglas et ne trouvant pas d’espace pour le poser, je me suis dite que j’allais le laver tout de suite. Pour ce faire, le couvercle devait être froid et je le passe donc sous l’eau. Ne l’eussé-je jamais fait ! Le couvercle s’est véritablement effrité !
Après avoir épuisé mon stock de gros mots et avoir tout nettoyé, j’ai enfin réussi à m’asseoir et à manger mon plat de pâtes encore un peu tiède.
(pour la petite histoire, j’ai finalement fait tout très vite à la fac et j’ai pu accueillir mon amie sans problèmes).
Le soir, mon coloc’ constate la « dévastation » et on rigole tous les deux. Mais tout à coup, à la fin du dîner, au moment de ranger la cuisine, il ne trouve plus la « caraffe » de sa cafetière américaine. Il se tourne vers moi d’un regard accusateur et paniqué… mais j’ai un alibi : je suis italienne, je ne jure que par ma cafetière moka ! Jamais je n’aurais touché à la sienne. Et mieux encore, je lui ai trouvé la partie manquante qu’il cherchait, cachée sous un torchon.

La voilà une belle réputation, n’est-ce pas ? On a des « précédents » et vous considère tout de suite comme coupable ! 

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"Une demi-baguette, s'il vous plaît !"

Publié le par Messergaster

Je vous propose aujourd'hui un petit billet essayant de décrire le réveil type de la « baguett-ophile » que je suis.
En ayant vécu pendant des années en Italie, déjà, je dois dire que le jour où j’ai découvert le pain français, ma vie a changé. Auparavant, je mangeais le pain, juste pour saucer les plats ou pour me faire un sandwich, sans grand enthousiasme. Mais la baguette en France… ah rien à voir ! Je pourrais m’enfiler une baguette entière d’un coup. Cela explique pourquoi je trouve dommage de manger du pain rassis dans un pays qui peut se vanter d’en préparer de l’excellent.
D’ailleurs, si vous avez suivi mon blog depuis quelques temps, vous savez peut-être que j’ai récemment déménagé… et parmi les critères que je m’étais fixée pour sélectionner ma future colc’, celui d’avoir une boulangerie pas loin (une bonne boulangerie, je tiens à préciser) n’était pas un des moins importants.

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Bref, pourquoi acheter son pain frais tous les matins ?

  • Car le pain frais est meilleur que le pain rassis (et là tout le monde lève les yeux au ciel : « oui, merci Messergaster, ça on le savait même sans besoin de ton article ! »). Oui, c’est une évidence, mais il importe de le rappeler… quoiqu’il paraît qu’un vrai amateur ne mange pas un pain sorti du four depuis moins de trois heures : ce serait en effet d’une part le laps de temps nécessaire pour que les arômes se dégagent correctement et d’autre part le laps de temps nécessaire pour que la baguette soit plus digeste. Que dire alors ?… que je persiste dans mon erreur car je préfère de loin le pain tout chaud ! (le summum du plaisir : le pain chaud sur lequel on étale un peu de camembert ou de bleu – oui je fais des petits déjeuners bizarres, je sais - avec ce contraste irrésistible entre le chaud du pain et le froid du fromage… mhhhh)
  • Car on est seuls dans la boulangerie. Oui, car quand j’ai dis que je sors tous les matins pour acheter ma demi-baguette, j’ai bien précisé que cela a lieu à 6h30 du matin. Je ne vais pas expliquer ici pourquoi je me réveille aussi tôt, mais ce qui importe c’est que du coup, comme je suis la seule cliente (ou presque) à ce moment-là, ça permet de tisser un lien un peu plus profond que le simple « bonjour, bonsoir ». Au point que la vendeuse semble parfois m’attendre ! (en plus une cliente « casse- pieds » qui s’obstine à n’acheter qu’une demi-baguette, ça s’oublie moins facilement).
  • Car parfois on sort juste au moment du lever du soleil (au printemps et en automne surtout), ce qui est grandiose pour commencer la journée avec la « pêche ».

Mais je dois être impartiale et mentionner aussi les points négatifs de mon amour du pain frais :

  • D’abord, le fait qu’il peut m’arriver d’arriver devant la boulangerie alors que celle-ci est encore fermée ! Je ne vous raconte pas l’agacement. Alors je remonte chez moi, je poireaute 5 minutes et je redescends. Mais c’est super frustrant !
  • En hiver, la motivation pour acheter son pain est un peu moins intense. Non seulement le froid, mais surtout la pluie rendent ce rite un peu énervant : ainsi avec le parapluie dans la main de droite, la demi-baguette dans la main de gauche et les clés de chez soi dans la bouche, on rentre chez soi déjà énervés. (mais hors de question d’acheter mon pain la veille pour autant !).
  • Les insomnies : et oui ! car disons qu’une-deux fois par mois, je me réveille dans le cœur de la nuit sans parvenir à me rendormir. Du coup, on ne dirait pas non à un bon petit déjeuner, histoire de faire quelque chose… Mais on fait comment quand on n’a pas de pain chez soi ? (ni pain de mie, ni biscottes, ni céréales ?). On prend son mal en patience et on essaie de se rendormir !
  • Enfin, on ne peut pas prendre son petit-déjeuner en pijama et on doit forcément s'habiller très vite (avec le risque de tacher les habits avec de la confiture, en plus)

Je termine par une confession : exceptionnellement, ce matin, j’ai pris du pain de la veille. En effet, hier j’avais mangé des tonnes de féculents, et du coup j’ai eu besoin de moins de pain que d’habitude…

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Mon cher Proust, moi, la madeleine je ne l'aurais pas trempée dans le thé

Publié le par Messergaster

Avant mon départ, ma mère m’a fait des madeleines. Ah les madeleines maison : un pur délice. Tout en les mangeant, je pensais :
« Tiens, je pourrais exploiter ça pour le blog. Mais de quoi parler précisément ? L’histoire (ou plus probablement la légende) de la madeleine est connue. Parler de Proust je n’ai pas envie car on a l’impression que les centaines et les centaines de pages écrites par cet homme se résument à « la madeleine de Proust », alors que A la Recherche du temps perdu est loin de se limiter à ce texte… ».
Toutefois, je n’ai pas pu m’empêcher de relire ce passage que 80% d’entre nous aura étudié en long, en large et en travers en classe (pas moi, en tout cas) :

"Il y avait bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. (…) D’où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle? Que signifiait-elle? Où l’appréhender? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer."

Non, je me refuse de parler de ce passage (et ceci n’est pas une prétérition) : allez sur google, il doit y avoir foisons de sites qui l’analysent. La raison pour laquelle je poste le texte (qui est très beau, hein ! moi j’adore l’adjectif « dodu » utilisé pour définir les madeleines : parfait) c’est que le narrateur TREMPE sa madeleine dans son thé.

Mon cher Proust, moi, la madeleine je ne l'aurais pas trempée dans le thé

Et de là, toute une réflexion. J’ai réalisé à ce moment-là (mais j’avais déjà remarqué un blog  où il en était question) que l’humanité se divise en 2 grandes catégories :

  • ceux qui trempent leurs gâteaux dans leur boisson
  • ceux qui considèrent cela comme la pire des aberrations.

Pourquoi cette divergence ?

Les membres du 2e groupe (ceux qui ne conçoivent pas de tremper leur gâteau dans le liquide chaud) vous répondront qu’ils détestent retrouver les miettes au fond de leur tasse et qu’ils préfèrent sentir le goût du biscuit seul sans qu’il soit mêlé à celui de leur thé ou de leur café.
Les membres du 1er groupe, eux, se moquent bien des miettes et apprécient au contraire ce mariage de saveurs : tremper un biscuit au chocolat dans du café, par exemple, peut mettre en valeur le goût du cacao. Certains vont encore plus loin et trempent leur tartines au beurre dans le chocolat chaud alors que le groupe adverse regardera avec dégoût les taches de graisses qui émergeront à la surface du lait.

Mais il y a d’autres facteurs qui peuvent jouer. Prenons mon cas. Moi je suis quelqu’un qui ne peut même pas concevoir que l’on puisse tremper du pain dans un liquide chaud. Mais s’il y a une chose que j’adore des goûters avec ma grand-mère, c’est bien les petits biscuits que je trempe dans le café. Non, il n'y a pas de contradiction car, en réfléchissant, j’ai trouvé d’autres arguments contre ou à faveur du « trempage » :

  1. Si, personnellement, j’aime autant tremper mes biscuits dans le café, c’est car je suis l’impatience même. Le café étant brûlant, je me sers des biscuits (à température ambiante) pour profiter au plus vite du goût du café sans devoir attendre qu'il refroidisse
  2. Ensuite, pour ce qui me concerne, la nature du liquide joue énormément : dans le café ou dans le lait, on peut tremper son gâteau sans souci, pour moi. C’est le thé qui à mes yeux est tabou : j’ai l’impression que j’humidifie mon biscuit dans de l’eau chaude. Donc je suis désolée, Proust, la madeleine je l’aurais mangée telle quelle, moi.
  3. Mais n’oublions pas aussi la texture du gâteau : tremper un biscuit, croquant, dans du liquide me semble tout à fait logique (car ça l’amollit), mais tremper un gâteau moelleux (ou une tartine de pain) dans ma tasse, voilà que j’ai du mal.

Voilà, pensez à tout ça demain matin en prenant votre petit déjeuner !

                                                           
Et si vous avez besoin d'une recette pour préparer vos madeleines maison, il suffit de cliquer ici.

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Le "dark side" de tout repas

Publié le par Messergaster

Le sujet de cet article trottait depuis quelques temps dans ma tête, mais c’est en lisant le dernier billet du blog de "JokerAlice" (cliquez ici pour voir) que je me suis décidée à l’écrire une fois pour toutes.
Non, pas de recette aujourd’hui. Ni extrait littéraire qui parle de manger. Ni légende donnant une origine mythique à tel ou tel aliment. En fait, aujourd’hui, tout simplement, il n’y aura pas de réflexion sur la « bouffe ».  Je veux me concentrer sur le revers de la médaille ou (comme je préfère le dire) sur le « dark side » de tout repas : faire la vaisselle

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Mais pourquoi le plaisir de manger doit toujours être suivi de cette corvée ? Heureusement qu’il existe des moyens pour rendre cette tâche un peu moins insupportable :

1. Faire la vaisselle juste après mangé. Oui, je le sais : on a bien festoyé, on a allègrement bu, l’estomac est plus que rempli et on n’a qu’une envie : aller se pelotonner sous la couette et plonger dans le sommeil. Mais ne vaudrait-il pas quand même mieux les laver tout de suite, ses quatre pauvres assiettes ?:

  • Ainsi ce sera fait et on en parlera plus
  • La sauce n’aura pas eu le temps de coller aux assiettes et on les lavera donc beaucoup plus vite. Mes parents (fervents adeptes du "je lave les assiettes demain") répliqueraient en suggérant de laisser tremper les assiettes dans l’eau chaude pour mieux détacher ce qui aura eu le temps de « se fixer » pendant la nuit. Oui, très juste. Mais combien sont les étudiants qui ont le luxe d’avoir un évier avec deux bacs, l’un pour faire tremper les assiettes et l’autre pour les rincer ? Pas moi en tout cas. Du coup, je préfère laver mon plat à gratin le soir même, avant que la béchamel ne se solidifie dessus.
  • Et je ne parle pas des odeurs qui peuvent attirer les mouches …
  • Dans une colocation, il est encore plus important de faire sa vaisselle dès que possible car il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir besoin d’une poêle, de la chercher partout et de la trouver (enfin !) dans l’évier, toute sale car le dernier qui s’en est servi ne l’a pas lavée - et on est alors obligé de tout interrompre pour la nettoyer.

2. Protéger ses mains. Oui, ça sent la réflexion « fille », mais comme les filles font plus souvent la vaisselle que les hommes... (c’est triste mais c'est comme ça). Avoir les mains sèches et les ongles cassants, après la vaisselle, c’est désagréable. Perso, je ne suis pas fan des liquides vaisselle style "Palmolive" qui sont censés protéger les mains : j’ai l’impression que le produit est un peu moins efficace et, surtout, je fais ma radine : j’aime mieux prendre la marque premier prix. Par contre, j’ai appris à me servir des gants en caoutchouc…et ça a changé ma vie ! Non seulement ça protège les mains, mais en plus ça permet de laver à l’eau très chaude. Mais on doit s'habituer à la désagréable odeur de plastique qui reste sur les mains…

3. Ecouter de la musique. Laver les assiettes avec un petit accompagnement musical, c'est autre chose.

4. Convaincre quelqu’un d’essuyer au fur et à mesure les assiettes que nous sommes en train de laver. Sérieux : n’est-ce pas insupportable lorsqu’on a presque terminé de tout laver mais qu’il n’y a plus de place sur l’égouttoir ? On est obligé de tout arrêter pour prendre un torchon et essuyer des trucs afin de poser le plat à gratin qui (hélas !) reste à nettoyer. Or, comme je déteste les contretemps, je joue à "tetris" et j’empile, et j’empile, et j’empile... jusqu’au moment où il y en vraiment a trop sur ce pauvre égouttoir et que quelque chose se casse (le nombre de verres et d'assiettes que j'ai cassés dans ma vie...)

5. Faire des économies (ou gagner au loto) pour acheter un lave-vaisselle. Toutefois, le lave-vaisselle c’est un truc qui finalement, ne me manque pas plus que ça. De ce que j’ai pu comprendre (corrigez-moi si je me trompe), pour être vraiment rentable, il faut bien le remplir : l’idéal serait donc de le mettre en marche une fois par jour uniquement (voire tous les deux jours, si on peut). Mais cela présuppose que chez nous il y a assiettes, couverts et casseroles à foison… D’autre part, je trouve que le cycle de lavage prend vraiment beaucoup de temps : lorsque je fais la vaisselle chez mes parents – nous sommes une famille de quatre personnes où chacun mange différemment – je mets un quart d’heure au maximum pour tout laver… alors que les lave-vaisselles qu'ont les parents de certains de mes amis, y mettent un siècle ! Et en plus, à la longue, il y a une odeur désagréable qui sort à chaque fois qu’on l’ouvre.

Bref voilà, faire la vaisselle est donc le prix à payer pour un bon petit plat. Un prix assez modique, à mon avis : je préfère mille fois laver les assiettes que balayer et nettoyer par terre…

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Que donner à manger à Félix et à Médor ?

Publié le par Messergaster

L’autre jour j’étais au supermarché avec ma mère et, comme d’habitude, nous avons passé un siècle au rayon des boîtes pour chats. Elle disait :
- Tiens, il y a une marque en promotion… ah, mais c’est au poisson, ils n'aiment pas trop.
Puis en apercevant un nouveau type de boîte, jamais vu auparavant :
- Ah, c’est nouveau ça. Ah ça existe au poulet et au bœuf. Mhh.. j’hésite, laquelle je leur prends ? 
Et moi pendant ce temps, je levais les yeux au ciel en pensant : « N’importe : de toute façon c’est tout aussi mauvais ! ».

Oui, car les articles sur la bonne bouffe se multiplient un peu partout… mais ils semblent se préoccuper uniquement des aliments destinés aux humains en oubliant qu’on donne à nos amis à quatre pattes des trucs à la qualité parfois douteuse.

Bon, ne généralisons pas non plus : il faut faire des distinctions selon les budgets. Lisons les étiquettes des boîtes pour chat (je présente mes excuses à tous ceux qui ont des chiens, mais n’ayant toujours eu que des chats, je connais mieux ces marques-ci. Cependant, je pense qu’il n’y guère de différence entre la composition des boîtes pour chats et celles des boîtes pour chiens) :

La marque premier prix affiche en général : « Viande et sous-produits de viande » (dont 4% minimum de bœuf, si la boîte est censée être au bœuf ou 4% de canard si la boîte est censée être au canard etc etc), « poisson et sous-produits de poisson », des céréales, des extraits de protéines végétales, du sucre, des minéraux, des colorants… Bref, vous conviendrez avec moi que la part de viande véritable est bien réduite
Mettons un peu plus d’argent et montons vers de véritables marques genre Friskies et Whiskas : Sur un boîte de terrine marque Whiskas, par exemple, on trouve des « viandes et sous-produits animaux » (dont 4% minimum de bœuf ou de volaille, comme toujours selon le parfum choisi + 4% de « viandes fraîches »), souvent des céréales, des vitamines et des minéraux ainsi que des additifs dont des colorants. C’est un petit peu mieux.

Montons vers les marques les plus chères : Gourmet (la version luxe de Friskies puisque ces deux marques dépendent du groupe Purina) et Sheba :

Par exemple, on peut lire derrière l’un de petits sachets marque Sheba (je me réfère aux sachets pesant 85g) qu’ils contient « viande et sous-produits d’origine animale » (dont 4% de poulet et 4% de filet minimum si le sachet est censé être au poulet), des céréales et des minéraux. Donc pour une fois, il n’y a ni poisson ni colorants, ni sucre non plus…

 

 

 

--> J’invite chacun à vérifier l’exactitude de ces informations sur l’étiquette des boîtes pour animaux qu’il a l’habitude d’acheter.

Précision : je ne reporte pas la composition des croquettes qui est sensiblement identique. Celles-ci contiennent juste un peu plus d’huiles et de graisses.

BILAN :

  • Les producteurs ne se cassent pas la tête pour trouver de nouveaux parfums alléchants parce qu’ils désirent rendre le chat plus heureux en lui proposant une gamme de menus très variée. En effet, la proportion de viande « réelle » dans le produit fini est infime : le chat fait-il vraiment la différence entre la "boîte poulet" et la "boîte boeuf" ? Finalement, lorsque les producteurs inventent un nouveau parfum, c’est donc aux maîtres des animaux qu’ils s’adressent. La véritable cible n’est pas l’animal domestique mais bel et bien l’humain auquel il appartient.
  • Il vaut mieux acheter des boîtes qui ne soient pas marque 1er prix car ainsi on achète quelque chose de meilleure qualité. Nous aimons que nos enfants ne mangent pas trop de graisses hydrogénées et c’est pourquoi, quand on en a les moyens, on leur achète des biscuits de marque. De la même façon, pour nos chats, il faudrait peut-être dépenser un peu plus pour leur garantir une meilleure santé.
  • Mais surtout, de même que souvent nous préférons préparer nous.mêmes des gâteaux à nos enfants puisqu'ainsi nous en maîtrisons la composition, il vaudrait peut être mieux donner à nos animaux de vrais morceaux de viande. Nous avons fait un poulet rôti pour la famille ? Alors pourquoi, ne pas donner à Félix ou à Médor un peu de filet ?
  • Car comme le dit souvent ma grand-mère, comment faisait-on du temps que la boîte de conserve n’existait pas encore ? (la boîte de conserve ne s’impose dans les foyers européens qu’à partir de fin de  la deuxième guerre mondiale). Auparavant, les animaux mangeaient la même chose que les autres membres de la famille : si la famille était aisée ils avaient droit à leur morceau de viande aussi… et sinon bah il mangeait de la soupe enrichie d’un peu de riz, comme les autres.
  • Car oui, toujours comme le répète ma grand-mère, finalement acheter des boîtes pour chat revient peut-être plus cher que leur donner quelques morceaux de poulet mélangés à un peu de pois-chiches..

Terminons sur une note humoristique avec les Nuls nous vantant les qualités des boîtes pour chats marque "Kwiskas"...

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Tous dans le même moule ?

Publié le par Messergaster

En versant ma pâte dans le moule en forme de couronne pour mon gâteau d’hier (j’étais en train de mettre la pâte partout - dans le trou, hors de parois - sauf dans le moule !), je me faisais la réflexion suivante 

Pourquoi choisir un moule plutôt qu’un autre ? 

De là l’idée d’écrire cet article qui, en réalité, trottait déjà depuis longtemps dans ma tête.

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Première différence  : LA FORME

Moule à manqué ou moule à cake ? Sans oublier les moules en forme de  cœur, d’ourson, de couronne … Perso, j’ai une nette préférence pour le moule à cake : déjà, j’aime bien le côté « gonflé » propre aux gâteaux qui ont cuit dans ce genre de moule, mais de plus, ce moule permet de couper des tranches plus fines et donc moins caloriques (oui, je fais ma "fille").

Deuxième différence (qui émane de la 1ère) : MOULE INDIVIDUEL OU GRAND MOULE ?

Il est vrai que certains desserts, tels les fondants ou les flans, sont plus adaptés aux moules individuels. Toutefois, j'opte pour le grand moule toutes les fois que je peux. Pourquoi ? Car j’estime cela plus convivial : j’aime bien l’esprit de partage (après avoir fait ma "fille", je me la joue "communiste" !). Non mais sérieusement, je trouve plus beau de couper en parts une grande tarte (ce qui permet en plus d'adapter chaque morceau aux différents appétits des convives) plutôt que de confectionner huit tartelettes.

Troisième différence : LA MATIERE

Il y a ceux qui ne jurent que par le silicone, ceux qui restent attachés au bon vieux pirex, et ceux qui gardent encore les vieux moules en aluminium de leur grand-mère.  
J’ai longtemps regardé avec circonspection les moules en silicone : je trouvais leur côté mou peu pratique car il était pour moi synonyme de « peu stable », ce qui n’est pas très bon quand on sort un gâteau du four. Cependant, j’ai changé d’avis depuis : le silicone c’est génialissime, surtout pour les moules individuels. Mais de façon générale, il a l’énorme avantage de permettre d’utiliser moins de matière grasse. Et en plus, on se brûle moins les doigts en le sortant du four.
Les moules tefal c’est pas mal aussi, mais ils présentent un gros problème quand même : on a beau répéter aux gens qui vivent avec nous de ne pas couper la tarte directement dans le plat afin de ne pas abimer la couche anti-adhérente, on a parfois l’impression de parler dans le vent.

Quatrième différence (qui émane de la précédente) : JETABLE OU PAS ?

Les supermarchés proposent souvent des moules en aluminium : on s’en sert une fois, puis on le jette à la poubelle. Soyons sincères : ça dépanne bien dans certaines situations… mais après ce n’est pas toujours l’idéal car non seulement c’est moyennement écologique, mais en plus, à la longue, acheter un vrai moule une bonne fois pour toutes revient moins cher.

Comme quoi, dis-moi quel moule tu choisis, je te dirais qui tu es...

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Ce que je mets dans mon panier... servitude ou liberté ?

Publié le par Messergaster

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Eh oui, il y a des experts en marketing qui ont longuement réfléchi à l’agencement des produits dans votre supermarché d’en face. Nous sommes tous victimes, consciemment ou pas, de ce système et je m’en vais donc énumérer quelques « trucs » des supermarchés pour nous inciter à consommer davantage. Probablement les connaissez-vous déjà, mais répéter ne fait jamais de mal…

LOCALISATION

  1.  La plupart du temps, lorsqu’on entre dans un supermarché, on commence notre « tour » par le rayon fruits-légumes. Ceci est loin d’être dû à un hasard, cela ayant un effet « apaisant » sur le client qui vient de supporter la circulation, la pollution, le bruit, le stress du travail ou des enfants qui piaillent… Je me souviens même d’un Champion dans le 5e arrondissement de Paris qui diffusait non pas de la musique, mais un « cui-cui » d’oiseaux dans ce rayon. Enfin, commencer par les fruits et les légumes rappelle le bon vieux temps où on allait faire les courses, avec ses parents, au marché…
  2. De même les gérants du supermarché ont longtemps réfléchi à comment placer les produits dans les rayons. Non seulement les produits que le supermarché a intérêt à vendre se trouvent au centre de l'étagère ou au niveau des yeux des clients (à qui il n'est jamais arrivé de devoir monter sur la pointe des pieds pour prendre un produit plus économique, placé trop haut ?). Bien plus, ces aliments se situent souvent au milieu du rayon afin de nous obliger à le parcourir en entier. Enfin, étant donné qu’en Europe on lit de gauche à droite, on aura aussi tendance à trouver les produits les plus chers vers la gauche.
  3. Comment ne pas mentionner aussi les produits localisés à la caisse comme les bonbons ou les chocolats ? Il s'agit d'articles que les gosses demandent in extremis et auxquels les parents ont parfois du mal à dire non, préférant éviter une crise de pleurs devant toutes les personnes qui sont en queue….
  4. Enfin, nous savons tous que périodiquement les supermarchés changent la disposition de la marchandise… tout cela pour nous obliger à bien refaire le tour de tous les rayons, même ceux où on ne passait jamais…

FIDELISATION ET CARTES DE REDUCTION 

  1. Les cartes de réduction sont censées permettre de faire des économies en bénéficiant de promos réservées aux clients qui en sont munis. Erreur ! Exemple : je me souviens m’être arrêtée une fois au rayon biscuits pour prendre des Petits écoliers. Je les prends, les mets dans mon panier… quand je vois une promo pour prendre 3 boîtes de Pim’s pour le prix de deux. Je me dis « ah, bah c’est encore mieux ». Je pose mes Petits écoliers, je prends les Pim’s à la place… puis je m’arrête et je compare les prix. C’est alors que je découvre que  non seulement j’allais me faire imposer quoi manger en me laissant influencer par le supermaché (j’avais pourtant les idées claires au départ : c’était les Petits écoliers que je voulais !), mais que j’allais même dépenser plus que si j’avais pris mon unique paquet de Petits écoliers. J'ai reposé direct les Pim's pour reprendre mes Petits écoliers du départ.
  2. D’autre part, ne jamais oublier que ces cartes sont aussi un moyen pour surveiller ce que vous achetez puisque toutes vos courses y sont enregistrées…

PRIX

Là aussi je ne pense pas vous apprendre grand-chose quand je vous dis, par exemple, que tout se joue sur les centimes pour induire le client à acheter : « ce paquet coûte 3 euros, ah alors mettons-le à 2.99, le client aura l'impression que c'est moins cher et aura plus de mal pour comparer avec les autres prix ».

Bref, ce qu’on met dans notre panier en dit long sur notre degré de liberté….

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De l'art de cuisiner de bonnes crêpes

Publié le par Messergaster

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Ce matin, en proie au stress pour 1000 raisons, j'ai pensé : "Bon, il faut tenir l'esprit occupé". J'ai ouvert mon frigo, j'avais du lait à finir : j'ai donc décidé de faire des crêpes.
Les crêpes sont quelque chose de tout simple, un dessert pauvre (un "plat" pauvre, en fait : c'est l'un des avatars du pain) qui fait toujours des heureux. Mais préparer de bonnes crêpes est loin d'être une tâche aisée :

  • Il y a déjà un premier dilemme à résoudre : parfumer la pâte ou pas ? Nature, vanille, ou fleur d'oranger ? Moi j'ai choisi de faire mes crêpes nature : comme ça, chacun les mange comme il veut. Et puis, les crêpes à la fleur d'oranger, j'aime bien, mais à petites doses.
  • Ensuite, vient le 1er passage vraiment délicat : préparer la pâte en évitant les grumeaux. Avec un tamis, ou une farine de bonne qualité, on y arrive mieux... mais moi je n'avais que de la farine 1er prix et pas de tamis. Finalement, en désespoir de cause, j'ai attrapé mon mixer à immersion grâce auquel j'ai détruit beaucoup de grumeaux brutalement. Mais, en général, j'évite d'utiliser le mixer pour travailler la pâte : ça tourne trop vite, ça fait plein de bulles (limite ça fait monter les oeufs en même temps) et ça oblige donc à attendre plus longtemps pour le repos de la pâte.
  • D'ailleurs, autre aspect peu agréable : l'attente avant de pouvoir faire cuire ses crêpes. Si vous êtes des gens impatients comme moi, ce n'est pas toujours évident. En effet, l'idée de faire des crêpes émane souvent de l'improvisation et de la faim : difficile d'attendre dans ces cas là.
  • Passons à la cuisson : 
    Là, à l'instant, je me suis prise le bord de la poêle, brûlant, en plein sur le côté de l'index gauche. Une belle cloque est déjà apparue (j'en profite pour rappeler que la cuisine est la pièce où ont lieu le plus d'accidents domestiques - cliquez ici pour plus de détails). Inévitablement la première crêpe sera ratée car il faut toujours un peu de temps avant que la surface de la poêle atteigne la juste température.
    - De même, il faut essayer de ne pas mettre trop de pâte dans la poêle afin que la crêpe soit fine : c'est une crêpe, et pas un pancake (donc vous trouverez ici la recette). Ah le pancake !  Au moins, lui, il cuit sans souci : les petites bulles indiquent quand la première face est cuite et, comme il est plus épais, on le retourne sans problèmes.
    - Car, oui, parlons-en ! Retourner une crêpe est tout un art. Les vrais pros (ma grand-mère, par exemple), les font voltiger dans l'air. Pour les moins doués, comme moi, il existe plusieurs solutions : soit on se sert d'une spatule (ce qui oblige à bien faire attention que la première face soit cuite), soit de ses propres mains (c'est la technique que j'utilise le plus : j'attrape un côté du bout des doigts et je la retourne comme ça). Mais on peut aussi poser la crêpe sur une assiette et se servir de cette assiette pour remettre le tout à cuire de l'autre côté dans la poêle.
  • N'oublions pas aussi l'épineuse question de la graisse à utiliser. Ma grand mère utilise un morceau de chiffon avec un tout petit peu d'huile pour graisser la poêle (dans le passé, elle prenait carrément du lard). Je fais de même mais avec du saupalin. D'autres mettent l'huile à oeil dans la poêle, d'autres encore jettent carrément un morceau de beurre dans la poêle : je ne suis pas fan du tout.

Enfin, bon, après les trois premières crêpes un peu incertaines, en général, on commence à prendre le coup de main. Il ne reste plus qu'à se régaler : sucre, confiture, miel, sirop d'érable, liqueur (ah les crêpes flambées !), et bien entendu nutella.

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Les charmes d'un "déjeuner sur l'herbe"...

Publié le par Messergaster

Hier je suis allée avec des amis dans un parc pour faire un pique-nique. Curieuse, je viens de rechercher l'étymologie du terme. A ce qu'il semble, "pique" renvoie au verbe "piquer" au sens de "prendre" et "nique" signifie "objet de faible valeur". Pourtant, les mets qui peuvent être apportés par les différents convives peuvent être aussi très élaborés : cakes salés, gâteaux, petits-feuilletés...

Ok, ce n'était pas notre cas. On avait une cargaison de bières, des rillettes, de la baguette et quelques beignets au chocolat : on comptait sur les autres participants pour ramener autre chose. Ceux-ci ont gentiment fourni des chips au paprika, une salade déjà prête, du fromage en tranches : bon, à nouveau, nous sommes loin du petit repas préparé avec passion et patience le matin même (j'aurais, moi, cuisiné quelque chose si on m'avait prévenu plus tôt et non pas 1h avant...).

J'avais eu la bonne idée de fourrer un couteau dans le sac pour les rillettes... mais je ne me suis rendue compte qu'en arrivant au métro qu'on avait oublié le décapsuleur. Ceci est un classique de tous les pique-niques. J'ai hésité à revenir à la maison pour le prendre. Mais je me suis rappelée que, grâce à mon père, je sais ouvrir une bouteille de bière avec une simple fourchette. Mais malheureusement, les autres personnes présentes n'avaient pas amené de couverts... Mais tout est bien qui finit bien : j'ai emprunté le briquet d'une amie et j'ai décapsulé d'abord une bière, puis une deuxième, puis une troisième. J'étais fière de moi ! Sans compter que, sur tous les hommes présents, la seule qui a réussi à ouvrir ces bouteilles, c'était moi ! Ah, où sont passé les hommes d'antan !

Après, dans un pique-nique, il y a toujours ceux qui veulent faire 1000 activités (vélo, badminton, ballade) et ceux qui s'étendent sur le gazon en mode larve. Cette fois-ci, j'ai fait partie de la 2e catégorie... et je me suis même endormie ! (alors que j'avais quand même porté Les Etats et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac avec moi pour lire...).

Après avoir réémergé, je me suis mise à observer les gosses qui jouaient : plusieurs, utilisaient leurs pistolets à eau pour se poursuivre... ah je me souviens quand je jouais moi aussi avec l'eau en été !

Heureusement, hier il ne faisait pas trop chaud : je n'ai donc pas eu droit à l'immanquable coup de soleil.

Théoriquement, le pique-nique est censé rapprocher l'homme de la nature et c'est d'ailleurs pour cela qu'il aurait été aussi populaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Je trouve cette sensation difficile à atteindre dans les parcs urbains, mais je reconnais que les pique-niques en forêt ou en montagne  peuvent constituer une belle expérience. Une fois, je mangeais du camembert sur un rocher dans les montagnes vosgiennes et j'ai pu voir un chamois quelques mètres plus bas ! Certes, le vent qui fait tout voler ou les insectes qui voltigent au-dessus des aliments sont un peu fastidieux, mais cet aspect "communion avec la nature" reste effectivement charmant.

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Un jour, je rêve de pouvoir faire un pique-nique en mettant mes victuailles dans un gros panier d'osier, comme dans les films. Dans Les Sims aussi les personnages sortaient les aliments de leur panier pour faire leur pique-nique...

Une belle scène de pique-nique en littérature ? Le chapitre intitulé "Le bastion Saint-Gervais" dans Les 3 mousquettaires d'Alexandre Dumas. Bon, il ne s'agit pas uniquement d'un déjeuner, puisque les personnages utilisent justement cette excuse pour discuter un plan d'attaque et pour se battre ensuite. Néanmoins le décalage entre le motif invoqué (la bonne chère) et l'activité effective (la guerre) est assez intéressant :

Le déjeuner de ces Messieurs est prêt, dit l'hôte.
-Eh bien ! Apportez-le.", dit Athos.
L'hôte obéit. Athos appela Grimaud, lui montra le grand panier qui gisait dans un coin et fit le geste d'envelopper dans les serviettes les viandes apportées.
Grimaud comprit à l'instant même qu'il s'agisssait d'uin dîner sur l'herbe, prit le panier, empaqueta les viandes, y joignit les bouteilles et pris le panier à son bras.

Alexandre Dumas, Les trois mousquettaires, "Le bastion Saint-Gervais"

Les quatre personnages viennent de faire un pari avec des gens à l'auberge du Parpaillot : ils devront rester au bastion pour un laps de temps déterminé sans céder à la peur en voyant l'ennemi qui les attaque...

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Osez mettre main à la pâte !

Publié le par Messergaster

Pourquoi faire sa pâte à tarte soi-même ? Voici 7 excellents motifs :

Osez mettre main à la pâte !

- Le prix : acheter un peu de beurre, un oeuf, du sucre et de la farine vous reviendra moins cher qu'acheter la pâte toute faite.

- La qualité : quitte à acheter de la pâte industrielle, évitez alors les marques 1er prix qui remplissent leur pâte sablée ou leur pâtes brisées de graisse de palme. Mieux encore : en préparant votre pâte vous même, vous saurez ce que vous mettez dedans et vous pourrez donc choisir les ingrédients de la meilleure qualité.

- La créativité : quand on prépare une pâte sablée, on peut la parfumer avec toutes sortes de parfums : vanille, cannelle, amande, eau de rose, fleur d'oranger... Et pendant quelques heures, vos mains sentiront tellement bon ! J'en connais même qui rajoutent des corn flakes pilés en vue d'obtenir quelque chose plus de croustillant.

- Le temps : ok, la pâte industrielle se déplie en un instant, toute prête à l'emploi. Toutefois malaxer les ingrédients d'une pâte sablée, par exemple, prend moins de dix minutes (bien entendu, vous aurez quand même eu le réflexe de sortir votre beurre une heure avant pour qu'il soit en pommade).

- Le pouvoir destressant et le retour vers l'enfance : avouons-le : combien de fois avons-nous regardé d'un petit air nostalgique  des enfants jouant avec leur pâte à modeler fluo ? Qui de nous ne rêve de façonner une matière maléable comme lorsqu'il était jeune ? De plus, cela constitue un excellent anti-stress...

- L'épaisseur : s'il y a une chose que je déteste des pâtes industrielles c'est leur caractère trop fin. La pâte à tarte n'est pas qu'un simple support pour les fruits : c'est un biscuit qu'on se doit de déguster aussi !

- L'ego : ah la satisfaction de préparer une tarte et d'entendre les commensaux vous complimenter pour votre pâte ! Vous n'avez pas cédé à la facilité, votre création a été appréciée, vos invités se régalent : une belle satisfation personnelle.

Un bémol, toutefois, dans cette apologie de la pâte faite maison : le cas de la pâte feuilletée. Soyons sincères, cette fois-ci, pour la préparer chez soi, il faut s'armer de patience puisqu'il faut plier, attendre, replier, et re-attendre... De plus, l'idéal serait d'avoir un plan de marbre chez soi, chose qui n'est pas donnée à tout le monde (heureusement que depuis le XXe siècle, la généralisation du frigo a résolu ce problème). Toute la préparation qu'il y a derrière me dissuade donc de confectionner mes croissants maison : il est plus simple d'aller à la boulangerie d'en face. Toutefois, depuis que je me suis lancée dans la pâte feuilletée, [cliquez ici pour voir] je me suis rendue compte que, quoiqu'elle soit longue et délicate à faire, on peut préparer cette base chez soi aussi : une saveur incomparable, une fierté profonde et la satisfaction de se dire que l'on a fait un autre pas vers l'émancipation à l'égard des multi-nationales. Et si on n'a pas le temps de la confectionner chez soi, on peut toujours la commander chez le boulanger : sans doute plus chère que celle des grandes surfaces... mais ô combien plus moelleuse et parfumée ! 

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Chacun son étagère dans le frigo

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Moment autobiographique : je viens de visiter mon 15e appartement. En effet, je recherche activement une colocation pour l'année prochaine... Hélas, la tâche est plus ardue que je ne le croyais : soit on ne veut pas de moi, soit c'est moi qui trouve quelque chose à redire. Voilà ce qu'il arrive quand on est quelqu'un de difficile. Néanmoins, je commence à mettre la barre un peu plus bas à présent, notamment pour ce qui concerne le rapport à la bouffe. Si vous vivez en colocation, vous savez qu'il existe deux écoles de pensée à ce sujet :

  • ceux qui attribuent à chacun une étagère dans le frigo : chacun fait ses courses pour soi (avec des variantes : la plupart mettent en commun pâtes, beurre, huile, café... d'autres séparent même ces denrées de base, notamment quand les différents colocataires n'ont pas les mêmes revenus)
  • ceux qui font leurs courses tous ensemble chaque semaine en s'armant de gros sacs (là aussi, des divergences : je suis tombée sur des filles qui, tout en mettant en commun, comptaient combien de repas un des habitants consommait sur place, combien d'oeufs il mangeait, combien de lait il buvait etc etc... Puis, à la fin du mois, elles faisaient leurs comptes pour rembouser les personnes qui avaient mangé rarement à l'appart : j'ai trouvé tout cela hallucinant !)

Cela fait des années que je vis dans des appartements en colocation. Cela signifie que J'ai expérimenté les deux systèmes - mais je penche nettement pour le premier. Quand on faisait nos courses ensemble, cela a duré 6 mois, on mangeait toujours la même chose : escalope de dinde et riz, pâtes carbonara, poisson pané... et hop, ça recommençait. Je n'en pouvais plus. Quand on partage les aliments et qu'on mange ensemble le soir, ça pose mille problèmes car déjà il faut attendre que tous aient faim pour manger, et qu'ensuite il faut essayer de préparer des plats qui plaisent à tout le monde - ce qui fait sombrer toute la communauté dans la monotonie. Le jour où on a abandonné ce système et qu'on a décidé qu'il valait mieux faire chacun pour soi, ça a été beaucoup mieux. Déjà je pouvais manger à l'heure que je voulais (c'est-à-dire tôt) et surtout je pouvais enfin me préparer ce que je souhaitais ! Après une dure journée passée à étudier, rentrer chez soi et faire preuve de créativité derrière les fourneaux, c'est vraiment défoulant. En plus, il s'agit d'un système qui donne des idées aux autres : l'autre jour, une de mes colocs se préparait un tajine et ça m'a incitée à faire pareil quelques jours après.

Après, cela n'empêche pas de manger tous en même temps et de papoter. Et de même, si quelqu'un a terminé ses oeufs, dans n'importe quelle coloc' où règne l'harmonie on lui en donnera!

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(Le frigo de la coloc' où vit le personnage principal du film L'auberge Espagnole de Cédric Klapish)

La coloc' c'est vraiment délicat niveau alimentation. Moi, par exemple, j'adore le camembert, ce qui signifie que j'inflige aux adorables personnes qui vivent avec moi des odeurs "caractéristiques" dans le frigo. Mais la colocation c'est aussi une expérience sociologique qui permet d'apprendre beaucoup. J'ai ainsi découvert que la plupart des étudiants mangeaient du pain de mie car ils avaient la flemme d'aller acheter tous les jours leur baguette chez le boulanger. Question horaires aussi, ça fluctue pas mal entre ceux qui mangent très tôt et à des heures très précises comme moi et ceux qui peuvent mettre à cuire du riz à 3h du matin. Il y a aussi ceux qui ne peuvent prendre leur petit déj' sans la radio.

Bref, tout cela pour dire que j'admire les colocs' où ils réussissent à se la jouer un peu "petite famille" en se retrouvant tous ensemble autour d'un bon petit plat le soir. Moi, je n'y arrive pas. Manger est aussi un acte de liberté puisqu'il implique la notion de choix : je me distingue de tel individu aussi par ce que je mets dans mon assiette. J'aprécie donc moyennement que la "communauté" m'impose le menu du jour...

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Lait traditionnel vs lait végétal

Publié le par Messergaster

Il y a un mois, je flânais dans un magasin bio et je me suis mise à feuilleter les bouquins proposés. Je suis tombée sur l'un de ces traités menant toute une croisade contre le lait de vache. Bon, je n'ai pas les compétences pour affirmer si le lait de vache est bon ou s'il est nocif, mais tout cela m'agace profondément. Une précision avant tout : je suis intimement convaincue, moi aussi, qu'il y ait une part de "lobby laitier" derrière les publicités ministérielles nous invitant à consommer 3 produits laitiers par jour : tout le monde sait très bien que l'Union Européenne a besoin d'écouler ses stocks, et cela passe aussi par ce genre de campagnes. Sur ce point je rejoins tout à fait ceux qui considèrent que l'on devrait boire ou manger moins de produits contenant du lait de vache. Mais de là à dire que c'est mauvais pour la santé, je trouve que c'est un peu excessif : nos aïeux ont vécu des années en buvant de ce lait... je pense donc qu'on peut tranquillement se permettre de boire une tasse de lait de vache si l'envie nous prend.

Après, comme dans toute chose, modération. Sans doute que boire un gros bol de lait chocolaté, manger deux yaourts, dévorer une moitié de camembert - le tout dans un même repas - peut causer des problèmes à l'organisme.

Voici ma tasse remplie de lait frais (de vache).

Voici ma tasse remplie de lait frais (de vache).

Ce qui m'énerve quand on nous incite à consommer moins de lait de vache, c'est qu'au lieu de promouvoir alors d'autres types de lait comme le lait de chèvre, on nous exhorte à boire du "lait végétal". Certes, le lait de vache est prévu pour un veau, celui de chèvre pour un chevreau et non pas pour l'homme... mais je ne suis pas sûre que ces "laits végétaux" soient la réponse à tous nos problèmes diététiques. Déjà le nom est trompeur : il ne s'agit pas à proprement parler de "lait", mais souvent de composés végétaux qu'on a fait macérer dans l'eau, qu'on a filtré ensuite et auxquels on ajoute (parfois, ce n'est pas systématique non plus) des "huiles végétales" (ce terme vague n'est jamais un bon signe sur une étiquette..). Ensuite, soyons francs: ce n'est pas toujours agréable au goût, juste de l'eau blanche. Ajoutons que l'argument "le lait végétal contient moins de choléstérol" est de très mauvaise foi : la quantité de choléstérol présente dans un bol de lait est modique, on en trouve bien plus dans la tranche de viande que l'on mangera à midi quelques heures plus tard. Enfin, et voici ce qui m'agace le plus, le prix. Pourquoi ne pas changer mon alimentation ? Pourquoi pas me mettre aux boissons végétales ? La réponse, c'est : car ceci n'est pas à la portée du porte-feuille de tout le monde.

Une de mes amies vient de se converti au lait de soja. Curieuse de savoir quel goût ça pouvait bien avoir, je voulais en acheter un brick. Deux euros le brick ? Hors de question ! Je regarde les autres laits : amande, avoine, noisette, riz... le moins cher devait coûter 1€70. Je trouve cela assez scandaleux : on le sait, le bio est plus cher mais il est devenu beaucoup plus abordable ces dernières années. J'ai donc boycotté la boutique bio et je suis allée acheter un brick de lait de soja bio chez Leader Price pour un peu plus d'1€ (ce qui restait raisonnable, étant donné que le lait frais demi-écrémé tourne autour de 1€10- 1€20).

En fait, je suis profondément persuadée qu'au lieu de pointer du doigt le lait de vache en général, on devrait plutôt faire des études sur le lait dit "à longue conservation". Une invention géniale : je suis la première à en acheter régulièrement. Toutefois, récemment, j'ai commencé à revenir au lait frais. Finalement le lait uht est bouilli à très haute température pour être stérilisé, ce qui, inévitablement, entraîne une perte d'éléments nutritifs. Je me demande si ce ne serait pas plutôt cela qui favoriserait, par exemple, l'ostéoporose chez les femmes. C'est connu : les aliments trop raffinés ne sont jamais ce qu'il y a de meilleur pour la santé (je songe aux pâtes et aux pains "blancs" qui se digèrent moins bien que ceux complets, par exemple...). A nouveau, n'ayant pas les compétences pour, je ne vais pas m'avancer plus que ça. Il s'agit juste d'une hypothèse, je n'affirme rien du tout. Il reste toutefois que je ne comprends pas pourquoi le lait frais coûte plus cher que le lait uht. Pourtant, il subit moins de traitements, il devrait donc être à meilleur marché, non ? Je suppose que ça doit être car on en vend moins : la demande étant plus haute pour le lait uht, cela fait baisser son prix...

Pour revenir sur le lait végétal, je racontais donc à mon amie qui boit désormais du lait de soja que je trouvais cela très cher. Elle m'a répondu: "Oui, mais comme c'est pas bon, t'en bois moins !".

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