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78 articles avec meditations gastronomiques

Ramener des produits français à l'étranger

Publié le par Messergaster

Je suis actuellement en vacances à Berlin.
Comme, on m’avait demandé de ramener des petites spécialités françaises à manger, j' ai fait de mon mieux pour satisfaire la liste de vœux de l'amie qui m'héberge. Surtout que, comment dire : grâce à elle, j’ai trouvé l’inspiration pour un nouvel article de blog ! (merci Tata Nat !!)
En effet, il m’arrive souvent de prendre l’avion. Dès que j’ai quelques jours de congé, je m’évade : soit je rends visite à mes amis de Berlin soit je rends visite à mes parents restés en Italie. Néanmoins, finalement, peu importe la destination : dans les deux cas, je me retrouve à transporter des valises remplies de denrées « made in France » à distribuer une fois arrivée.

Quels sont les mets français qui manquent le plus à nos expatriés ? Qu’est-ce que je ramène le plus souvent à l’étranger ?

(Pour ceux qui me suivent sur FB : voici le fameux saucisson qui a créé tellement d'histoires au moment du contrôle des bagages à l'aéroport d'Orly !)

(Pour ceux qui me suivent sur FB : voici le fameux saucisson qui a créé tellement d'histoires au moment du contrôle des bagages à l'aéroport d'Orly !)

Fromage et charcuterie

Ces deux types d’aliments se situent sans aucun doute tout en haut de la liste de vœux de mes proches. Ma mère adore que je lui ramène du pâté (qu’elle a du mal à trouver en Italie) alors que mes amis allemands me supplient de leur ramener du Cantal et autres fromages.

Les macarons

Cette fois-ci, je dois dire qu’il s’agit plutôt d’une requête que me font des amis vivant à Berlin mais qui ne sont pas Français. Je pense par exemple à une amie moitié japonaise moitié américaine qui m’avait demandé de lui ramener  des macarons la fois où j’avais squatté chez elle à Wedding (je parlais d'elle déjà ici). J’ai aussi une amie grecque que j’ai connue à Berlin et qui est venue me rendre visite à Paris au mois d’octobre : et bah, je peux dire qu’ elle était bien heureuse que je lui ramène des macarons samedi dernier (jour où elle fêtait son anniversaire).

Vin

Etrange… mais en fait, c’est rare qu’on me demande de ramener du vin. Malgré cela, c’est quand même quelque chose qu’il m’arrive de glisser dans ma valise : ça permet de faire un cadeau de Noël à mon père ou bien d’avoir un petit quelque chose à offrir lorsque je suis invitée dîner dans le nouvel appart d’une amie qui vit à Berlin.

Et vous ? Quand vous allez rendre visite à des amis à l’étranger, vous leur ramenez quoi ?

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Grandir = boire moins ?

Publié le par Messergaster

Hier, j’ai vu un ami après le travail. Au cours de la conversation, je ne sais plus exactement comment (ah si, je me rappelle : j’ai dit à un moment qu’il m’arrive de plus en plus souvent de remarquer avec un pincement au cœur que je ne suis plus une « jeune étudiante »… mais bel et bien une « jeune adulte »), on en arrive à parler de comment nous avons de plus en plus de mal à supporter l’alcool – aussi bien lui que moi.
Nous décrivions les mêmes symptômes : un mal de crâne insupportable lors des lendemains de soirées, des commandes de boissons alcoolisées nettement moins fréquentes (lui, il commande désormais un Perrier alors que moi, je commande souvent de petits demis de bière à la place des pintes)… Bref, il est fort probable que notre corps nous parle : je me doute que nos foies respectifs doivent en avoir ras-le-bol de tout ce qu’on a pu infliger à nos organismes au cours de nos vertes années estudiantines.

Euh, bon... Je suis invitée à une soirée ce soir : je compte malgré tout apporter de la bière (en plus d'un gâteau).

Euh, bon... Je suis invitée à une soirée ce soir : je compte malgré tout apporter de la bière (en plus d'un gâteau).

La conversation continuait. J’explique à un moment que cette histoire d’alcool que je tiens de moins en moins bien (au point que, même pour la fête de Nouvel An 2016, j’ai refusé des tournées de limoncello) m’embête un peu : avouons-le, en soirée, une des raisons principales qui me poussaient à enchaîner les bières consistait dans le fait que, grâce à l’alcool, j’arrivais à dire momentanément « chut » à mon cerveau. Finies les questions métaphysiques, les doutes à gogo, la timidité qui paralyse : quelques gorgées de white russian et, hop, je me laissais aller.
Mon interlocuteur m’a assuré que ce changement avait de bons côtés. Boire moins signifiait être davantage « là » au cours des soirées : parfait pour savourer le moment présent et se graver donc de beaux souvenirs.
Mon ami (un cérébral tout comme moi) a ajouté qu’au fil des années, on cogite de toute façon un peu moins - et ce, sans alcool. J’ai hoché la tête en le remerciant pour ses paroles… mais je vais être franche : je reste assez sceptique (ou alors, cela signifiera que le travail m’aura tellement « happée » que j’en arriverai à un point d’aliénation m’empêchant de penser comme avant – ce qui n’a strictement rien de positif).

Enfin bon, comme on dit : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération ». Je dois sans doute me réjouir de ce changement de goûts grâce auquel j’empoisonne moins mon corps.

Et vous ? Je suppose qu’il vous est arrivé aussi de vivre des changements de goûts semblables ? Envie de témoigner ?

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Le pain de mie : de bons et de mauvais côtés

Publié le par Messergaster

Comme vous le savez peut-être, j’ai été dans le passé une grande baguettophile (j’en parlais ici et ici). Si un jour je quitte mon petit studio, j’espère d’ailleurs retourner vivre près d’une bonne boulangerie – ce qui me permettrait à nouveau d’acheter du pain frais tous les matins au lieu de devoir acheter des petits pains précuits pour le petit déj (j’en parlais ici).
Bref, c’est rare que j’achète du pain de mie. Cependant, l’autre jour j’ai dû récupérer un demi-paquet de pain Harry’s chez ma grand-mère (longue histoire)… d’où le thème de cet article. Je mange assez rarement du pain de mie pour que cela mérite quelques lignes.

Côtés positifs du pain de mie

Variété

Le pain de mie est versatile : les grandes marques le déclinent sous toutes ses formes (nature, aux céréales, avec croûtes, sans croûtes…). Bref, tout le monde peut trouver son bonheur !

Prix

Si on réfléchit en termes de rapport qualité/prix, le pain de mie a une longueur d’avance par rapport à la baguette du boulanger : pour une personne vivant seule, un paquet dure bien une semaine– ce qui signifie que l’on tient sept jours avec moins de 2 euros. Par rapport, acheter tous les jours une demi-baguette, ça revient plus cher.

Conservation

Le pain de mie dure plus longtemps que la baguette : cette dernière a tendance à rassir rapidement.

Utilité en cuisine

C’est l’ingrédient indispensable pour se préparer de bons croque-monsieurs ! Ahhh... avec une petite salade verte en accompagnement et, hop, voici un repas délicieux.

Le croque-monsieur que j'ai mangé le weekend dernier...

Le croque-monsieur que j'ai mangé le weekend dernier...

Côtés négatifs du pain de mie

Texture

Comme je le disais, la texture m’enthousiasme peu car (et ça aussi je dois l’avoir écrit dans un autre article de ce blog), j’aime bien manger des aliments qu’il faut mâcher – ce qui n’est pas le cas du pain de mie, trop mou mou. En revanche, je dois concéder que cela constitue l’un de ses points forts pour le dentier de ma grand-mère.

Composition

Je suis toujours très méfiante à l’égard des ingrédients qui composent ce type de pain. Prenons la marque Harry's. Il s’agit d’une top marque (c’est pourquoi, il n’y a pas d’huile de palme, par exemple) mais, n’empêche, je vois bien qu’on a dû rajouter de l’huile végétale de colza pour avoir un pain aussi moelleux ! Idem, je comprends mal la présence de l’acérola pour réaliser ce produit. Voici l’étiquette que j’ai prise en photo :

Le pain de mie : de bons et de mauvais côtés

Bref, après tout, cela reste une histoire de goûts…. Et vous ? Vous achetez souvent du pain de mie ?

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Dialogue entre deux gourmandes dans le métro

Publié le par Messergaster

Mercredi, je suis sortie plus tôt que prévu d’une réunion. Ravie, je me suis dépêché de monter dans le métro pour rentrer chez moi. J’avais une seule envie en tête : me faire un chocolat chaud !!

Je monte dans la ligne 13 : à ma gauche, une femme qui mange un Kinder Bueno et, en face de moi, une dame bien habillée avec plusieurs bagues aux doigts (je lui trouvais un air bien bourgeois mais, en même temps, très ouvert et sympathique).

Soudain la dame au Kinder Bueno a fait tomber un morceau de sa barre dans son écharpe : elle rigolait en tentant de le récupérer au milieu des « poils » de l’écharpe en question… si bien que la dame en face de moi a pris la parole :
« Une fois, la même chose m’est arrivée avec un Tic Tac qui était tombé dans mon soutien-gorge ! Je ne vous raconte pas la tache jaune qui n’est plus jamais partie ! Dommage, c’était un soutif tout neuf en plus ! ».
J’écoutais la conversation, un petit sourire au coin des lèvres : une femme si bien habillée qui parle de « soutif » à une parfaite inconnue ?

Entre temps, la conversation entre les deux femmes avait bien pris. C’est ainsi que la dame qui mangeait son goûter propose soudain une barre de Kinder Bueno à la dame assise en face de moi. Celle-ci commence par décliner l’offre en expliquant :
« Vous savez, je suis déjà bien gourmande. J’ai déjà mangé moitié paquet de caramels Werther’s ! ».
En disant ces paroles, elle sort le paquet en question et rigole. La dame à ma gauche insiste tout de même gentiment pour lui donner un Kinder Bueno :

«  Allez, prenez-le ! Vous penserez à moi comme ça ! ».
La dame bourgeoise a rigolé et a accepté en ajoutant que ça lui faisait plaisir de faire la connaissance d’une autre personne aussi gourmande qu’elle. A cela a suivi un éloge de la gourmandise qui s’est d’ailleurs terminé par l’évocation des problèmes d’une voisine qui, ne prenant jamais de poids même en mangeant des sucreries, n’avait pas vu venir un cancer du foie…

Le plan du réseau RATP

Le plan du réseau RATP

Après quoi, la conversation a viré sur les gens qui jettent leurs papiers n’importe où dans la rue (car la dame au Kinder Bueno expliquait qu’elle ne voulait pas jeter son emballage vide sur la voie publique). A quoi, la dame bourgeoise a dit :
« Il y a des gens qui n’ont aucun respect pour les personnes qui nettoient le métro ! Quels cons, ceux-là ! ».
Je rigolais dans ma barbe en écoutant cette femme qui m’avait parue si « bourgeoise »  utiliser un vocabulaire si « coloré » .

Bref, entre temps, le métro s’est arrêté à Porte de St Ouen : comme par un étrange hasard, les deux inconnues descendaient exactement à la  même station. Elles sont donc sorties ensemble tout en continuant de papoter. Et moi je trouvais merveilleux de voir comment un simple Kinder Bueno avait permis à deux gourmandes de se rencontrer.

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Dîner dans un lycée hôtelier

Publié le par Messergaster

Une de mes amies enseigne actuellement dans un lycée hôtelier. Un soir que ça faisait depuis quelques temps que nous n’avions pas eu le temps de discuter ensemble, elle m’a proposé de venir découvrir le restaurant d’application où ses élèves s’entraînent : certains y pratiquent des recettes étudiées en cours, d’autres sont chargées de bien accueillir le client (en le débarrassant de son manteau, en l’aidant à s’asseoir à table…)…
J’ai vraiment bien aimé le principe et voilà pourquoi j’ai décidé de faire un petit article à ce sujet. Dans le fond, de même que les écoles de coiffure ont besoin de gens qui puissent être modèle pour les apprentis, de même les écoles d’hôtellerie ont besoin de testeurs qui goûtent aux plats et évaluent le service. C’est d’ailleurs un super moyen de manger un excellent repas pour un prix étonnement raisonnable !

Voici donc ce que j’ai mangé :

  • Un bavarois à la tomate et au jambon avec tartare à la sardine et aux cèpes
  • Du foie gras poêlé
  • Un hachis parmentier fait à partir de viande de canard
  • Des poires pochées avec éclats de pistache
  • Un café
  • Un verre de vin rouge

Je ne me rappelle plus du prix exact, mais il me semble que ça n’a pas dépassé les 22 euros. Chic, non ?

A gauche le bavarois salé, au milieu le foie gras poêlé et à droite les poires pochées.

A gauche le bavarois salé, au milieu le foie gras poêlé et à droite les poires pochées.

Alors n’hésitez pas à vous faire une soirée en lycée hôtelier si vous avez envie de bien manger pour pas cher. En plus, un restaurant d’application est en général très peu fréquenté le soir – ce qui signifie que vous ne risquez pas d’être dérangés par des gens qui parlent trop fort à côté de votre table !

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7 choses à ajouter pour garnir une brioche

Publié le par Messergaster

Si vous aimez la boulange, vous savez qu’il existe toutes sortes de manières de façonner la pâte à brioche. Il est ainsi possible d'obtenir des brioches en forme de fleur, des brioches à effeuiller, des brioches rectangulaires
J’adore la mie aérienne des brioches… cependant, moi, je fais partie de ce groupe de personnes qui a besoin d’un petit quelque chose de plus pour rehausser tout ça. Pour faire bref : la brioche sans rien reste un peu trop fade pour moi.

Si vous manquez d’idées, voici une petite liste de choses sympa à rajouter quand on réalise soi-même une brioche :

Voici une brioche tressée que j'avais garnie avec de la crème de marrons, par exemple.

Voici une brioche tressée que j'avais garnie avec de la crème de marrons, par exemple.

Pâtes à tartiner

Au choix, vous pouvez vous tourner vers la pâte à tartiner par antonomase (le nutella, bien sûr) ou innover en allant chercher quelque chose d’un peu plus atypique. Pensez à la crème de marrons par exemple ! Le beurre de cacahuètes fait aussi l’affaire.

Pépites de chocolat

Rien de plus classique… mais on ne s’en lasse jamais. Si, comme moi, vous trouvez que les pépites sont trop petites, vous pouvez diviser une tablette de chocolat noir en plein de petits bouts à l’aide d’un couteau. C’est sympa aussi si vous voulez tester le chocolat blanc dans une brioche.

Mélange beurre fondu+sucre

C’est parfait pour tout ce qui est brioches à effeuiller… mais pas que. On peut parfumer ce type de garniture avec toutes sortes de choses : jus de citron, cannelle, cacao en poudre

Raisins secs ou fruits confits

Si vous aimez les brioches avec un faux-air de panettone,  vous avez sans doute déjà pris l’habitude de mettre des raisins secs et des fruits confits dans vos brioches. Pour encore plus de gourmandise, on pense à ajouter un peu de crème pâtissière – comme dans les chinois.

Liqueurs

Eh oui, car à partir de la pâte à brioche, on peut préparer aussi de délicieuses pâtisseries ! Juste l’autre jour, par exemple, je me suis achetée des pêches à l’alkermès. De quoi s’agit-il ? De deux boules de brioche imbibées de liqueur rose réunies par un peu de crème pâtissière au milieu (elle joue le rôle d’un adhésif). Un régal !

Et bien sûr, on peut toujours garnir une brioche avec quelques grands classiques : confiture, beurre et miel font toujours des heureux !

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Pourquoi je n’aime pas les plaques électriques

Publié le par Messergaster

En général, ça ne rate pas : quand on est étudiant ou quand on débute dans la vie active, on est souvent condamné à vivre dans de tou petits studios avec une kitchenette pourvue de plaques électriques. Les seuls qui échappent à cette terrible malédiction ce sont ceux qui vivent en colocation : je me rappelle du temps que je vivais à Lyon et que j’avais une gazinière ou du temps que je vivais à Berlin et que j’avais carrément des plaques à induction (bonheur !!). Eh oui, la colocation, ça a du bon !
Bon, que voulez-vous : maintenant que je vis sur Paris, j’ai appris à faire le deuil de ces moyens de cuisson super sophistiqués pour me contenter à nouveau de ces maudites plaques électriques.

Pourquoi je ne les aime pas ? Voici quelques bonnes raisons :

Le temps d’attente

La patience n’a jamais compté parmi mes vertus : je déteste attendre – et cela se vérifie aussi dans mon rapport à la nourriture. Le problème des plaques électriques, c’est en effet qu’elles demandent un certain temps avant d’atteindre la température souhaitée. Discours à part pour un certain type de plaques électriques (celui avec un point rouge dessiné dessus) qui chauffent plus rapidement : récemment mes anciennes plaques sont tombées en panne et  - ô bonheur ! – le nouveau modèle qu’on m’a installé était l’un de ceux avec le point rouge !

Les dangers

Aujourd’hui-même, à midi, je me suis faite des pâtes. Par mégarde, j’ai posé ma passoire en plastique trop près de la plaque… Résultat : le petit bec verseur a fondu. Je DETESTE ce phénomène !
Au début que je me familiarisais avec ce mode de cuisson, je me rappelle qu’il m’arrivait souvent de laisser un sachet de pâtes sur une plaque que je pensais redevenue froide… alors qu’en fait elle était encore assez tiède pour faire fondre ledit paquet. A cause de ce type d’étourderie, il m’est aussi arrivé de détruire une passoire qui appartenait à un ex…

Comme vous pouvez le voir, ma passoire a perdu son bec verseur.

Comme vous pouvez le voir, ma passoire a perdu son bec verseur.

Le nettoyage

J’ai beaucoup de mal à faire briller mes plaques électriques. Déjà, il y a souvent des traces d’éponge qui persistent à apparaître sur l’inox et, de façon générale, sur la partie noire, il me semble toujours d’apercevoir des petits résidus. J’ai lu une fois qu’on pouvait passer de l’huile à machine à coudre pour faire briller les plaques… Mais bon, je me vois pas trop acheter ça exprès.

Les personnes âgées

On a récemment détecté des problèmes de gaz chez ma grand-mère : refaire tout le système chez elle aurait été tellement long et coûteux qu’on a préféré la brancher sur l’électricité. Concrètement, cela s’est traduit aussi par des plaques électriques qu’elle a reçues juste hier.
Ce matin, quand elle a mis son café sur le feu… j’ai vu qu’elle galérait un peu. J’ai donc dû lui expliquer que si elle mettait le bouton sur 1, elle risquait d’attendre une éternité avant que son café soit prêt. De même, je me suis rendue compte qu’elle a beaucoup de mal à lire 
sans lunettes les petits numéros imprimés autour du bouton qui règle la puissance… Heureusement, il y a toujours un petit voyant lumineux qui lui permet de savoir si les plaques sont allumées ou pas. Cependant, il n’en reste pas moins que j’ai l’impression que, pour elle, l’ancienne gazinière était plus simple à utiliser : pour régler son feu, elle n’avait qu’à regarder la grosseur des petites flammes bleues…
Enfin bon : je suppose que c’est une simple question de temps : ma grand-mère va probablement finir par s’habituer à ce nouveau moyen de cuisson.

Et vous ? Que pensez-vous des plaques électriques ? Vous aimez ou préférez d’autres types de feux ?

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Des réformes orthographiques en cuisine

Publié le par Messergaster

Ce qu’il y a d’intéressant quand on donne des cours de français, c’est qu’on en découvre des belles concernant l’orthographe. En effet, j’ai récemment appris qu’il y a eu une réforme en 1990… et que désormais certaines graphies qui, dans le passé, auraient été considérées comme des fautes d’orthographe, sont désormais admises.
Je ne vous fais pas le compte-rendu complet des mots acceptés… Cependant, étant donné le thème de mon blog, je partage quelques petites curiosités concernant le lexique de la cuisine.

  • A l’oral, la très grande majorité d’entre vous sait qu’on a le droit de faire la liaison quand on dit « des haricots », par exemple.
  • Mais combien d’entre vous savent aussi que les accents circonflexes sur le i ou le u ne sont plus obligatoires ? Je connais des gens qui, depuis longtemps, écrivent « diner » (perso, je continue d’écrire « dîner »)… mais saviez-vous qu’on a parfaitement le droit d’écrire gout ou cout ? Quand j’ai découvert ça, j’avoue avoir été surprise. Bien entendu, sur certains mots, on a laissé l’accent circonflexe afin de pouvoir les distinguer plus facilement de certains homonymes : ainsi, on continue d’écrire « un fruit mûr » ou « le jeûne »).
  • Et pour finir… quelque chose qui m’a laissée bouche bée. On a désormais le droit d’écrire « ognon » ! Certes, ce i casé entre le o et le g était totalement rétrograde, une trace peu justifiée d’un état de langue datant de siècles en arrière… Néanmoins, oh làlàlà… j’avoue ne pas être encore prête à écrire « oignon » avec cette nouvelle orthographe.
Des réformes orthographiques en cuisine

Bref voilà ! Et vous ? Connaissiez-vous déjà ces nouvelles règles ? En tout cas, vous retrouvez toutes les autres choses concernant cette réforme orthographique ici.

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Le petit déjeuner à l'hôtel : pour ou contre

Publié le par Messergaster

Lors de mon voyage en Grèce , j’ai pas mal bougé en bus à l’intérieur du pays pour me rendre à Delphes, à Athènes, à Epidaure et à Nauplie. Concrètement, cela signifie aussi que j’ai dû réserver 6 hôtels différents : pour certains, le petit dej était compris, pour d’autres non compris et, pour le tout dernier, carrément au choix.
Je vous avais déjà parlé ici de l’importance d’un bon petit déjeuner pour l’évaluation d’un hôtel… Néanmoins, plus le temps passe, plus je me rends compte que je préfère nettement que l’hôtel ne me propose aucun petit déjeuner. Voici pourquoi :

Et me voici avec ma valise en train d'attendre le métro à Athènes - direction l'aéroport, pour rentrer...

Et me voici avec ma valise en train d'attendre le métro à Athènes - direction l'aéroport, pour rentrer...

Le petit déjeuner à l’hôtel coûte cher

Eh oui, car bien sûr, le petit déjeuner est un service qui se paye. En général, ça oscille entre 5 et 10 euros. Renoncer à ce repas vous obligera à aller vous acheter quelque chose dans un café ou dans une boulangerie à côté... or ceci s'avère très souvent plus économique.

Le petit déjeuner à l’hôtel est souvent peu typique

Bon, ce n’est pas toujours vrai au sens que dans 2 des hôtels où j’ai séjourné en Grèce, j’ai pu manger des spécialités typique comme le risogalo (riz au lait saupoudré de cannelle) ou des spanakopita (feuilletés aux épinards) faits maison. Néanmoins, il n’est vraiment pas rare qu’on trouve partout la même chose : corn flakes, biscottes, beurre et confiture… bref, aucune originalité. D’ailleurs : dans l’un des hôtels que j’ai faits, on proposait même des croissants ! Depuis quand est-ce une spécilaité grecque ??! Je préfère aller à la boulangerie du coin m’acheter un petit pain typique.

Le petit déjeuner à l’hôtel est un frein pour se lever à l’heure voulue

Si vous avez déjà été en Grèce en pleine été, alors vous savez combien il est important de commencer à visiter tôt le matin pour ne pas crever de chaleur au cours de la journée. Problème : comment on fait quand l’hôtel ne sert pas le petit déj avant 7h du matin ? Pire encore : je suis tombée sur un hôtel, à Nauplie, qui n’avait encore rien de près à 8h15 passées… Moi qui suis l’impatience personnifiée, je déteste gaspiller mon temps comme ça : j’aime bien mieux aller m’acheter quelque chose ailleurs pour pouvoir tout de suite me consacrer à plein d’activités dès le matin.

Pour conclure

Le petit déjeuner à l’hôtel peut avoir des côtés positifs uniquement s’il propose des mets typiques et variés… dans ce cas-là, j’accepte de payer un peu plus cher et d’attendre un peu avant de manger. Mais autrement, fidèle à moi-même, je préfère prendre mon petit déj de façon indépendante. Et vous ? Est-ce que la présence d’un petit déj est cruciale pour vous ? Peut-être que, quand on a une famille, il est important qu'un hôtel serve un petit déjeuner ?

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Qui utilise encore un sucrier en 2015 ?

Publié le par Messergaster

En fouillant dans des cartons remplis de vieux objets de famille, ma mère est tombée sur un beau sucrier en porcelaine (elle l’a d’ailleurs embarqué avec elle). Pendant qu’elle me le montrait, je n’ai pas pu m’empêcher de penser :

« Mais au fait… qui utilise encore de sucrier de nos jours ? »

Car moi la première, j’ai beau en avoir un… je ne l’utilise jamais – sauf si j’ai des invités. Le voici ci-dessous :

Il est super joli, mon sucrier... dommage que je m'en serve si rarement.

Il est super joli, mon sucrier... dommage que je m'en serve si rarement.

J’ai donc essayé de comprendre comment et pourquoi j'ai le sentiment que le sucrier, c'est devenu "has been" :

  • Il y a tout d’abord le fait que les nutritionnistes ne cessent de nous mettre en garde contre le sucre blanc raffiné. Alors, certes, on peut toujours se tourner vers le sucre de canne… mais toujours plus de personnes préfèrent ne sucrer qu’avec du miel, du sirop d’érable, de la stevia ou du golden syrup – et ces gens-là  n’ont pas besoin de sucrier puisque ces édulcorants se présentent sous forme liquide.
  • Ajoutez ensuite que beaucoup de personnes choisissent de boire leur thé ou leur café sans sucre : c’est le cas des femmes qui surveillent constamment leur ligne ou des diabétiques (ok, cela s’explique aussi pour des raisons de goûts : il y plein de gens qui aiment le café bien amer ou le thé vert sans sucres ajoutés).
  • Citons enfin le cas des étudiants habitués à déménager sans arrêt. Pour eux, il est bien inutile d’accumuler des tonnes de vaisselle et d'objets en porcelaine : il préfèrent mettre directement la boîte de morceaux de sucre dans une boîte en fer (style boîte à biscuits) plutôt que de s'encombrer de trucs qu'ils devraient prendre avec eux au moment de quitter leur appart.

Bref, du coup, je lance un petit sondage : est-ce que vous utilisez souvent votre sucrier ?

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Pourquoi la station Guy Moquêt à Paris est une de mes préférées

Publié le par Messergaster

Je prends tous les jours la ligne 13 du métro : j’habite en banlieue parisienne, au nord, et je passe donc régulièrement par la station Guy Moquêt. Au début que j’ai déménagé là où je suis, je  ne me rendais jamais dans cet endroit-là de Paris… mais à présent que j’ai découvert toutes les belles choses qui s’y trouvent, il est fort probable que j'y aille plus souvent :

Voici une petite madeleine bien moelleuse que j'ai achetée là-bas.

Voici une petite madeleine bien moelleuse que j'ai achetée là-bas.

En effet, dans ce coin-là de Paris, on trouve :

- Plein de boulangers-pâtissiers bon marché qui produisent des super viennoiseries et des top gâteaux. Je vous recommande d'aller rue Ordener : l’autre jour, je suis entrée dans une boulangerie qui vendait de beaux croissants bien dorés… pour seulement 60 centimes pièce ! Bonheur. Et en plus de cela, quand j’ai voulu payer avec mon ticket resto, on m’a donné un « avoir » à utiliser la prochaine fois… pas mal du tout, si on considère que la plupart des adresses ne vous rendent pas la monnaie !

- Un "Biergarten à la française". Il s'appelle "Kiezbar". Le principe ? Il s’agit d’un bar qui vend de la bière et autres boissons allemandes (même la Bionade !). La possibilité de commander une Currywurst ou autres spécialités made in Deutschland existe aussi. Bref, pour l’amoureuse de Berlin que je suis, voici un petit coin qu’il fait du bien de visiter de temps en temps ! (vous retrouverez plus d'infos sur ce bar en cliquant ici)

- Un petit marché qui se tient tout le long de la rue Ordener. Le jour où je l’ai découvert, c’était un samedi matin : j’ignore donc s’il est là aussi d’autres jours de la semaine. Certes, j’ai l’habitude d’aller plutôt au marché de Saint-Denis (plus grand, plus proche de chez moi…) mais bon : je sais ainsi que si j’ai besoin d’aller acheter quelque chose chez un traiteur un samedi (au lieu d'un dimanche), c’est possible.

Je me suis faite en revanche une réflexion étrange : cet endroit de Paris me rappelle étrangement l'avenue Gambetta, à Lyon (au niveau où elle longe le quartier de La Guillotière). Etant donné que je n’ai jamais vraiment apprécié cette ville, c’est assez surprenant que ce coin de Paris qui m'a autant plu me la rappelle. D’autre part… s’il y a bien un coin de Lyon auquel j’associe de bons souvenirs, c’est probablement celui-là... Qui sait, peut-être qu'avec le temps, je me réconcilie enfin avec Lyon.

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Le syndrome du fils prodigue

Publié le par Messergaster

Vous voyez cette parabole où un jeune homme rentre à la maison paternelle après avoir dilapidé moitié du patrimoine familial ? Le père, au lieu de le gronder, l’accueille à bras ouverts – déclenchant ainsi la jalousie de l’autre frère qui s’était toujours comporté de façon sage.

Si j’y repense, c’est car c’est un peu comme ça que je me suis sentie en rentrant chez mes parents, il y a deux semaines. En effet, que voulez-vous, mes parents ne sont pas toujours en accord avec mes choix et il nous arrive même de nous disputer au téléphone pour cela. Néanmoins, il suffit que je rentre pour que tout soit oublié. Concrètement, l’affection de mes parents pour moi se manifeste surtout d’une façon : me faire à manger.

Exemple de plat de pâtes préparé par mon père...

Exemple de plat de pâtes préparé par mon père...

Quand Messer Gaster est de retour au domicile familial, voici mes parents se mettre l’un après l’autre derrière les fourneaux. C’est ultra gentil… mais mes jeans et ma balance apprécient moyen. Pire encore : cette fois-ci, je revenais de 8 jours de vacances passés à Berlin. Je vous ai déjà parlé dans un article intitulé Ne pas grossir à Berlin : mission impossible ? de comment la notion même de "régime" perd tout son sens pour moi dans cette ville – et je pense que ce break chez mes parents a été le coup de grâce pour ma ligne.

En vrai , c’est surtout mon père qui tient à me voir manger ses bons petits plats. Une journée type avec lui se présente donc ainsi : mon père qui décide de me cuisiner quelque chose de bon, moi qui refuse, mon père qui insiste, moi qui plaide à nouveau pour un court moment de répit pour mon estomac, mon père qui argumente en expliquant que je ne trouverai  plus toutes ces bonnes choses de retour en France (mes parents vivent en Italie) et moi…. qui finit par céder. Je me lèche alors les babines en mangeant le bon petit plat du jour - avant de verser mes larmes de crocodile !

Allez blague à part : tant pis. Même si je rouspète toujours, je suis toujours super touchée quand je vois mes parents se faire en 4 pour moi. Et pour le régime… bah, il y a toujours le temps : les beaux jours reviennent, ce sera le moment de me remettre au sport, je suppose.

Et vous ? Ne me dites pas que je suis la seule à connaître ces repas de famille absolument gargantuesques car je n’y crois pas !

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5 trucs que soit on aime soit on n'aime pas

Publié le par Messergaster

Comme on dit, on ne discute ni des goûts ni des couleurs : il y a des personnes qui mangent certains aliments en se léchant les babines alors que d’autres trouvent ces mêmes choses détestables. L’autre jour, par exemple, j’ai eu l’occasion de regoûter de la glace à la menthe. Eh bien, même si des années avaient passé depuis la dernière fois que j’en avais mangé, le verdict est toujours le même : je continue à ne pas trop apprécier (en gros, moi j’ai l’impression de manger une glace au chewing-gum…).

De là l’idée de cet article qui trottait dans ma tête depuis quelques temps.

Si vous avez d’autres idées d’aliments que soit on adore soit on déteste, laissez un commentaire : on pourra ainsi comparer nos goûts respectifs !

Crédit photo : Picard (voici exactement la marque de glace que j'ai eu l'occasion de manger : une très bonne marque donc !)

Crédit photo : Picard (voici exactement la marque de glace que j'ai eu l'occasion de manger : une très bonne marque donc !)

Les After Eight

Bon, je triche un peu étant donné que j’ai déjà parlé du parfum "menthe" dans l’introduction de cet article. Toutefois, pour les After Eight, je ne dirai pas tant que j’ai l’impression de manger du chewing-gum, mais plutôt que j’ai le sentiment de manger du chocolat juste après m’être lavée les dents… Je m’excuse auprès des amateurs de ce type de chocolat (et il y en a un certain nombre) mais moi je ne suis vraiment pas fan. Vous pouvez donc vous réjouir : je vous laisse toute la boîte de bon cœur !

Les Mon Chéri

Dans la série des chocolats qui ne plaisent pas à tout le monde, il y a les Mon Chéri. Qu’est-ce que je ris à chaque fois que je vois le sketch de Gad El Malleh à ce sujet ! A vrai dire, si je ne raffole pas des Mon Chéri, c’est moins pour l’alcool que pour la cerise qu’il y a l’intérieur. Elle a une texture mo-molle et un goût que je n’apprécie guère…. En même temps, de façon générale, la cerise, je ne l’aime qu’en "fruit" ou en clafoutis et je la déteste sous toutes ses autres formes : yaourts à la cerise, gâteau forêt noire, confiture… BEURK.
[Edito du 30/03/2016 : étrangement, depuis cet hiver, je me suis réconciliée avec les Mon Chéri. J'en ai acheté sur une aire d'autoroute (la nuit que je rentrais en France après les vacances de Noël) et encore à Berlin (à Frankfurterstr., au mois de février). Comme quoi, les goûs évoluent.]

Le beurre de cacahuète

Je le sais, je le sais : il y en a plein qui a-do-rent cette pâte à tartiner. Personnellement, je n’y ai goûté qu’une ou deux fois dans ma vie… et ça m’a suffi. Je suppose que le fait de manger déjà peu de beurre "normal" joue en ma défaveur : je trouve cette couche toute grasse qui recouvre mon pain un peu écœurante. Je pense toutefois que le goût de la cacahuète joue aussi. Par exemple, les m&m’s sont un des rares types de sucrerie pour lesquelles je me modère sans aucune difficulté : 2 ou 3 billes colorées me suffisent amplement.

Les olives

Je ne sais plus dans quelle série américaine, on explique que le couple idéal est celui où il y en a un des deux qui détestent les olives et qui peut donc donner tout son lot à sa tendre moitié. Entendons-nous bien : du fait de mes origines italiennes, je ne peux qu’adorer l’huile d’olive… En revanche, bah j’avoue faire partie de ces hérétiques qui retirent leurs olives noires des pizzas. Idem, si on me propose des olives au moment de l’apéro, je sais d’avance qu’au moins je ne vais pas me gâcher l’appétit en m’empiffrant en début de repas. Cela a des bons côtés ihihi !

Les fruits confits

Le traditionnel panettone italien comprend des raisins secs et des fruits confits… sauf que, depuis quelques années, les producteurs ont pris conscience du fait que beaucoup de gens détestaient les cédrats et les oranges confites. On trouve donc à présent des recettes de panettone simplifiées dans le commerce. Quant à ma mère, elle a carrément renoncé à l’idée de préparer le cake aux fruits confits de son enfance constatant le faible succès que cela avait dans notre famille.

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Utilise-t-on encore des livres de cuisine en 2015 ?

Publié le par Messergaster

Voici quelques-uns de mes livres et revues de cuisine....

Voici quelques-uns de mes livres et revues de cuisine....

Nous vivons à l’époque du web 2.0 et, nous qui tenons un blog, nous ne pouvons que nous réjouir de cette grande avancée technologique. Internet a révolutionné nos modes de vies et de nombreux chercheurs ont comparé son impact à celui qu’a pu avoir l’imprimerie au XVIème siècle.
Je suis super contente d’être née au XXème siècle et d’être donc en mesure de profiter de tout cela mais je m'aperçois aussi que l'on devient de plus en plus dépendant d’internet. Je ne parle pas que de facebook mais aussi de mon blog de cuisine. Prenons un exemple concret :

L'autre jour, en rentrant du boulot, j’ai voulu me mettre aux fourneaux pour préparer quelque chose de bon à ramener au boulot pour le pot de départ d’une collègue. Comme je voulais préparer mon gâteau à la carotte et à la fleur d’oranger (recette ici !), j’ai allumé mon ordinateur pour rechercher la recette du gâteau à l’amande amère sur mon blog (puisque c’est quasiment la même). Or, HORREUR ! Internet ne marchait pas chez moi. Ce n’est pas la première fois que ma connexion bugue mais là ça tombait vraiment très mal.
J’ai donc essayé de réfléchir à un plan B : pourquoi ne pas réaliser une autre recette ? Et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais une étagère remplie de « vrais » livres de cuisine que je ne consultais pratiquement jamais. J'ai commencé à les feuilleter l’un après l’autre… Et j’ai ressenti quelque chose de très bizarre :

  • J’ai pris conscience du fait que désormais je ne réalisais plus que des recettes trouvées online : jadis quand je faisais un gâteau et que je voulais vérifier la proportion d’un ingrédient alors que j’avais les mains sales de farine ou de chocolat, ce n’était pas sur les touches de mon clavier ou sur ma souris que je laissais des traces mais sur les pages de mon livre.
  • J’ai pris conscience du fait que je ne suis plus habituée à lire une recette sans avoir les commentaires des gens qui l’ont testée en-dessous. Exemple : sur un livre Marabout, je suis tombée sur une recette de carrot cake aux noix où je trouvais qu’il y avait énormément de sucre : j’aurais aimé avoir le retour de quelqu’un qui avait testé la recette pour savoir si je pouvais diminuer la quantité de sucre ou pas. C’est vraiment génial qu’internet offre aux gens la possibilité de partager leurs expériences et leurs conseils.
  • J’ai pris conscience du fait que beaucoup de ces livres étaient des cadeaux que j’avais reçus. Comme c’est agréable d’avoir entre les mains la preuve "matérielle" de l’affection que mes amis ou ma famille éprouvent pour moi ! Bien sûr, le blog aussi permet de tisser des liens (exemple : quand on prévient quelqu’un qu’on a publié exprès pour lui la recette d’un gâteau qu’il avait apprécié)… Mais ça reste un peu différent.

Et vous ? Est-ce que vous vous servez encore de vos livres de cuisine ? Et est-ce que vous vous êtes déjà retrouvé comme moi à maudire le fait de ne pas avoir recopié à la main une recette du blog lors d’une panne d’internet ?

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Le sucre glace : quelle poudre magique !

Publié le par Messergaster

Récemment, j’ai pris conscience d’un truc. Avez-vous jamais remarqué que sur de nombreuses photos des livres de cuisine, on trouve des pâtisseries recouvertes de sucre glace ? Pourquoi ?

Je pense qu’il y a déjà tous les cas des gâteaux d’hiver : le sucre glace évoque la neige et Noël… C’est pourquoi, par extension, on pourrait carrément affirmer qu’il nous rappelle notre enfance. C’est comme une poudre magique qui confère au gâteau un caractère réconfortant.

Il faut ensuite considérer que le sucre glace est un ingrédient versatile. Tout d’abord, il permet de faire de super décorations : on peut se servir de pochoirs pour faire apparaître de jolis dessins sur fond blanc au-dessus des gâteaux, par exemple. Grâce au sucre glace, il est aussi possible de réaliser des pâtes à tarte fondantes et friables. Vous vous souvenez des carrés au citron que j’avais faits il y a 2 ans ? Eh bien, la pâte sablée en question contenait du sucre glace… et sa texture était juste parfaite.

Enfin, le sucre glace vous permet de réaliser des glaçages à la fois beaux et gourmands. Il suffit de le faire fondre dans une petite casserole avec un peu d’eau pour obtenir une pâte lisse : grâce à elle, on peut recouvrir un gâteau d’une couche croquante. Pour encore plus de gourmandise, on parfume la préparation avec du chocolat, de la liqueur ou encore autre chose.

Le pandoro est un gâteau italien qu'on mange à Noël. Avant de le déguster, on le saupoudre de sucre glace.

Le pandoro est un gâteau italien qu'on mange à Noël. Avant de le déguster, on le saupoudre de sucre glace.

Mais au fait… le sucre glace, c’est quoi ? Eh bien, ce n’est que du simple sucre mais il est broyé tellement fin qu’on en arrive à obtenir une poudre impalpable. Souvent on ajoute un peu d’amidon comme antiagglomérant.

A retenir : si vous voulez saupoudrer un peu de sucre glace sur vos pâtisseries, ajoutez cet ingrédient à la dernière minute. En effet, les pâtes à gâteaux (qui sont toujours un peu humides) tendent à l’absorber. Après, si cela ne vous gêne pas de vous retrouver avec une couche jaunâtre et pâteuse étouffant votre gâteau, c’est une autre histoire.

Et vous ? Est-ce que vous utilisez beaucoup le sucre glace ? Ou alors préférez-vous utiliser d’autres types de sucre, comme le sucre de canne, par exemple ?

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Les mini-viennoiseries

Publié le par Messergaster

Les premières mini viennoiseries que j’ai eu l’occasion de voir en vitrine, je les ai vues à Berlin. J’ai bien vite découvert que les boulangers français s’y étaient mis aussi. Ainsi, à côté des croissants, des pains au chocolat ou des chaussons au pommes taille standard, voici que de nombreuses adresses proposent aussi une alternative format "mignon".

Pourquoi un tel succès alors que nous sommes à une époque où semble triompher le "bigger is better" ?

Quels sont les points forts de ces mini viennoiseries ?

Vous êtes plutôt pain au chocolat ou pain aux raisins ?

Vous êtes plutôt pain au chocolat ou pain aux raisins ?

L’apport calorique

Nous vivons à une époque où les femmes sont obsédées par leur poids. Pour répondre à cette clientèle qui fait attention aux calories, ce type de mini viennoiserie est l’idéal puisqu’il permet de concilier la gourmandise avec la ligne.

La variété

C’est le matin, on veut acheter quelque chose en bas de chez soi pour commencer la journée sur un bon petit déjeuner. Oui… mais que choisir ? Plutôt croissant, plutôt pain aux raisins ou encore chausson ? Bah les mini viennoiseries vous permettent de résoudre ce problème : pour 2.50, vous pouvez prendre un peu de tout, ce qui vous permettra de proposer un assortiment où tout le monde trouvera son bonheur.

Le prix

On n’a pas toujours beaucoup de monnaie sur soi et souvent les boulangeries refusent un paiement par carte bleue inférieur à 5 ou 10 euros. Les mini viennoiseries coûtent en général 50 centimes et on trouve sans mal cette grosse pièce jaune dentelée dans le porte-monnaie.

Ne pas être dupe, cependant

  • Le prix au kilo d’une viennoiserie format "mini"est plus élevé que celui d’une viennoiserie standard.
  • De même, on pourrait objecter que l’argument selon lequel "mini viennoiserie" et "variété" vont de pair ne marche pas. Effectivement, beaucoup de mini viennoiseries (les pains suisses, les croissants aux amandes…) ne sont pas proposées en petit, malheureusement !
  • Enfin, on a beau dire que l’apport calorique est moins élevé, il ne faut pas pour autant que la taille réduite de ces viennoiseries nous incite à en manger tous les jours à tous les repas !

Et vous ? Achetez-vous souvent des mini viennoiseries ? Ou vous préférez prendre direct un gros croissant, quitte à en donner la moitié à votre voisin ? Car oui, force est de reconnaître que qui dit "mini format " dit "format individuel", ce qui nuit au partage avec autrui.

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Le salon du blog culinaire (7e édition)

Publié le par Messergaster

Le salon du blog culinaire (7e édition)

L’article d’aujourd’hui ne va pas être bien long, mais je tenais à rédiger quelques lignes à propos du Salon du Blog Culinaire avant d'aller me coucher. En effet, c’était pour moi une première...

Comme certains d’entre vous savent (puisque cet événement leur a permis de découvrir à quoi je ressemble en réalité), je ne me trouvais pas au salon en ma qualité habituelle de blogueuse. En effet, j’ai eu la chance de pouvoir donner un petit coup de main aux organisateurs... Voilà pourquoi je ne portais pas de badge avec le nom de mon blog et pourquoi je n’avais pas prévenu sur mon site que j’allais me rendre au salon.
Bref.
Rencontrer certaines d’entres vous a été vraiment splendide. Je pense
à Sécotine, à Manue, à Nadji… Mais je pourrais encore citer ma rencontre avec Marionnette de Novice en cuisine, celle avec Jackie et bien d’autres encore. J’ai été aussi très sincèrement touchée par toutes vos nombreuses questions à propos de mon année de césure à Berlin ou par certains commentaires concernant mes derniers articles.

Ça m’a fait chaud au cœur, vraiment. Merci.
Au troc gourmand du salon, j'ai aussi pu faire la connaissance de blogueuses qui ont laissé certains des tous premiers commentaires de mon blog. C'était en 2011. Malheureusement, au fil du temps, mes visites sur leurs sites étaient devenues moins régulières à cause de mille impératifs… Je le regrette. Mille pardons ! Mais maintenant que le rythme de mon quotidien s’est calmé (puisque mes études sont enfin terminées), je vais recommencer avec grand plaisir à fréquenter leurs blogs. Le Salon sert donc aussi à renouer certains contacts.

Pour conclure : je ne peux pas comparer avec les autres années, puisque je n’y avais pas participé… mais pour une toute première fois, eh bien, j’ai beaucoup aimé.

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5 pommes célèbres

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je me suis faite une réflexion étrange. C’est quand même fou, toutes ces pommes qui apparaissent dans les mythes, dans les contes et plus largement dans les œuvres de fiction… Les pommes sont vraiment le fruit par excellence, on dirait. Même l’histoire des mots le confirme puisqu’en latin « pomum » signifiait « fruit » en général. Ce n’est que par la suite qu’il servit uniquement à désigner le fruit du pommier.

Du coup, voici aujourd’hui un article très court… histoire d’évoquer les pommes les plus célèbres !

Et voici les pommes qui vont me servir à préparer des tartelettes... Anonymes, peut-être, mais bien délicieuses !

Et voici les pommes qui vont me servir à préparer des tartelettes... Anonymes, peut-être, mais bien délicieuses !

La pomme d’Adam et Eve

Le fruit au centre de ce récit biblique en a fait couler de l’encre ! En effet, certains théologiens et autres spécialistes soutiennent fermement que le fruit interdit n’était pas une pomme mais une figue. Sans entrer dans ces débats houleux, nous nous contenterons de la mentionner dans notre liste telle une source d’inspiration pour de nombreux peintres : Dürer, Cranach, Michelange… Sans la pomme, plein de tableaux n’auraient jamais vu le jour !

Les pommes du jardin des Hespérides

L’un des douze travaux d’Héraclès consiste à aller voler les pommes dorées poussant dans le Jardin des Hespérides. Les fruits sont gardés par un dragon et le héros demande au géant Atlas d’aller les lui chercher : en échange, il soutiendra quelques temps la voûte céleste à sa place. A nouveau, les opinions des spécialistes divergent au point que pour certains ces pommes dorées seraient des oranges. Dans le fond, le Jardin des Hespérides semble se situer près du détroit de Gibraltar et des colonnes d’Hercule… pas loin du Maroc donc,  c’est-à-dire une région où les agrumes poussent très bien.

La pomme de Blanche-Neige

On a tous grandi avec les images du film de Walt Disney où la méchante belle-mère se transformait en horrible vieille offrant une pomme empoisonnée à l’héroïne. Heureusement que son prince charmant était là pour la sauver ! A noter : dans la version originale des Frères Grimm, la jeune fille ne se réveille pas grâce au baiser du prince… mais à cause d’un valet qui trébuche en transportant son cercueil ! Le choc produit une telle secousse que le morceau de pomme bloqué dans la gorge de Blanche-Neige est expulsé.

La pomme de Guillaume Tell

Guillaume Tell est une figure emblématique de l’indépendance suisse. L’histoire dit que le bailli impérial avait imposé à tous les habitants d’un canton de saluer comme si c’était lui-même un simple bâton coiffé de son chapeau. Cette façon arrogante d’assoir son pouvoir ne plaisait guère à Guillaume Tell qui refusa de se plier à la nouvelle coutume. Pour le punir, le bailli l’obligea à centrer avec une flèche de son arbalète une pomme placée sur la tête de son propre fils.

La pomme de Newton

D’accord, d’accord… il ne s’agit pas d’une histoire, d’ un conte ou d’un mythe comme les autres. Disons qu’on peut la considérer comme une jolie anecdote, un peu réarrangée par Newton ? Admettons donc que c’est en voyant tomber une pomme d’un arbre que Newton eut l’intuition de la loi de la gravité. Et ne dites pas que cette pomme n’est pas digne de figurer dans cette top 5 des pommes célèbres car, pour compléter ma liste, c’était soit elle… soit la pomme « apple » de Steve Jobs, ihihih !

Plus sérieusement : vous connaissez d’autres pommes célèbres ?

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Et pour tous ceux qui auraient envie de reproduire la tartelette qui apparaît dans la photo, il suffit de cliquer ici.

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L'art et la manière de bien porter un plateau

Publié le par Messergaster

Dans une autre vie, j’ai été serveuse dans un restaurant haut de gamme. C’est une expérience qui n’a duré que quelques semaines et dont je garde un bon souvenir… même si je dois avouer que je préférais de loin servir les assiettes plutôt qu'apporter les verres de vin aux clients.
En effet, lorsqu’on est client, on ne réalise pas forcément que ce métier (comme c’est le cas pour n’importe quelle autre profession) demande
une série de réflexes bien spécifiques.

Avec quelle aisance ce serveur porte son plateau rempli de verres !

Avec quelle aisance ce serveur porte son plateau rempli de verres !

Ne pas "tenir" le plateau

Au début de ma formation, mes supérieurs avaient toléré que je tienne le plateau rempli de verres avec les deux mains… cependant j’ai bien vite dû me débarrasser de cette mauvaise habitude. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je ne devais pas tenir le plateau entre mes doigts, mais le poser, à plat, sur la paume de ma main largement ouverte. En gros, il faut considérer le plateau non pas comme un objet, mais comme un véritablement prolongement de la main permettant d’en augmenter la taille.

Bien distribuer le poids

Etant donné que vous devez considérer votre plateau comme votre propre main, il en découle que vous devez véritablement « sentir » le poids des objets que vous soutenez. Il est donc crucial de poser la bouteille (plus lourde) plutôt au centre (au niveau de votre paume donc) alors que vous pourrez vous permettre de mettre les verres (un peu plus légers) tout autour.

Utiliser la bonne main

Le premier jour, j’avais utilisé ma main droite pour tenir le plateau. Grosse erreur. En effet, quand on est droitier, il vaut beaucoup mieux porter le plateau avec sa main gauche de sorte que la main droite puisse rester libre pour saisir et servir les verres aux clients.

Sourire et regarder droit dans les yeux le client

Impossible d’être serveur quand on est timide. En effet, le serveur est l’interlocuteur privilégié du client et, pour cette raison, il doit donner l’impression d’une parfaite maîtrise de la situation. Un serveur qui passerait son temps les yeux bas, rivés sur les verres qu’il transporte n’inspirerait pas du tout confiance, par exemple. Voilà pourquoi on commence par enseigner à une nouvelle recrue comment avoir confiance en soi : le nouvel arrivé a reçu une formation, on lui a expliqué que tout n’est qu’une question d’équilibre… alors pourquoi avoir peur ?

Voilà, j’espère qu’après lecture de cet article vous ferez preuve de clémence si un jour un garçon ou une serveuse renverse une boisson sur vous. Cela m’est arrivé une fois avec une flûte de crémant que je servais à une cliente… et je pense que je n’ai jamais été aussi désolée et mortifiée de toute ma vie !

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Comment mangent les personnes âgées

Publié le par Messergaster

L’autre jour, je dinais chez mes parents. Pour une fois, nous étions tombées sur une série d’escalopes vraiment très très tendres. De là, je n'ai pas pu m’empêcher d’exclamer :
- Oh mamie pourrait manger cette viande sans mal ! Quel dommage qu’elle ne soit pas là !
En effet, il faut savoir que j’ai vécu deux ans chez ma grand-mère et que cette dernière m’a encore hébergée pendant tout le mois de juin. Voilà pourquoi je peux sortir ce genre de phrases à table : vivre avec une personne âgée change un peu votre perception des choses.
De là ce petit article qui se veut comme un petit témoignage de mon expérience avec ma grand-mère. Voici donc comment mangent les personnes âgées :

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

Comme d'autres grand-mères, Grand-mère Donald est réputée pour sa cuisine.

- Il faut déjà se dire que souvent, à partir d’un certain âge, on a du mal à se déplacer. Quand aller au supermarché du coin peut devenir quelque chose de trop ambitieux, il faut alors trouver des solutions alternatives. Ainsi ma tante commande parfois les courses online pour sa mère : quelques secondes après voici donc un employé qui vient sonner chez ma mamie pour lui livrer ses courses. C’est TRES pratique, mais hélas, souvent ce service n’est rentable que pour de grosses courses. Ainsi pour les petites emplettes (comme le pain ou les fruits), on préfère souvent demander à une dame serviable si elle veut bien ramener un ou deux trucs pour sa voisine de quatre-vingt-dix ans.

- Mais il reste encore l’épineux problème de la péremption des produits : le pain rassit vite, la viande doit être consommée rapidement aussi... C’est pourquoi je remercie de vivre au XXIème siècle où les moyens pour conserver les aliments sont très nombreux : congélateur, boîtes de conserves, lait uht… Certes, cela signifie que ma grand-mère mange moins de produits frais qu’avant… mais au moins nous savons que ses placards sont bien remplis.

- Mais concrètement : que met dans son assiette une personne âgée ? Pas grand-chose malheureusement. Les médecins ne cessent de dire qu’à partir d’un certain âge, on observe une nette baisse de l’appétit. Combien de fois j’ai vu vu ma grand-mère manger une demi-paupiette seulement en disant : « Oh je ne la finis pas : elle était trop grosse pour moi. Je terminerai de la manger demain ». En revanche, ma grand-mère s'arrange toujours pour trouver une petite place dans son estomac pour quelques gâteaux ou pour un carré de chocolat ! Plus généralement parlant, les seniors semblent raffoler de tous les aliments qui contiennent du sucre. Dans le fond, s’ils n’ont pas de diabète, ils ont peut-être raison à se faire ainsi plaisir : n’ayant plus beaucoup de dents, ils n’ont plus à se soucier des caries. Car oui, à partir d’un certain âge, même la plus têtue des personnes âgées doit se résigner à utiliser un dentier.

Bref, j’adore ma grand-mère… et je tenais à en faire la protagoniste d’au moins un des articles de ce blog.
Et vous ?
Avez-vous d’autres choses à raconter à propos des habitudes alimentaires des personnes âgées ?

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