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63 articles avec focus alimentaires

Glace artisanale ou industrielle : quelle différence ?

Publié le par Messergaster

Nous sommes au mois d’août et au moment où j’écris cet article, il fait une chaleur étouffante : je suis allée ouvrir le congélateur pour me prendre quelques cuillérées de glace. C'est ce qui m'a donné l’idée de cet article. De nos jours, on peut acheter soit des glaces industrielles soit des glaces artisanales :

Quels en sont les points forts et les points faibles respectifs ?

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

Un exemple de glace industrielle que j'ai achetée dans un supermarché italien.

- GOUT : tous les goûts sont dans la nature… mais la plupart des gens a tendance à préférer une glace à la fraise qui sent vraiment la fraise achetée chez un glacier plutôt qu’une glace industrielle soi disant au même parfum. Et quant à la texture crémeuse qui fait tout le délice d’une bonne coupe, la version artisanale gagne haut la main !

- VARIETE : pour ce qui concerne le nombre de parfums disponible, je pense que les deux types de glace  s’équivalent. Par contre, il faut reconnaître que les producteurs de glace industrielle ont une plus large palette de formats à nous proposer : cônes, petits pots, esquimaux, boule de glace fourrées à toutes sortes de choses..

- DISPONIBILITE : la glace industrielle, vous pouvez l’acheter au supermarché et la stocker au congélateur : vous la ressortirez plus tard, quand vous en aurez envie. En revanche, si vous tenez à déguster une glace artisanale, il faudra absolument sortir de chez vous… et aller l’acheter avant la fermeture des commerces.

- PRIX : 500g de glace industrielle coûtent souvent autant qu’un petit cône de glace artisanale : c'est donc plus intéressant niveau prix.

- NOMBRE DE CALORIES : ce n’est pas facile de donner des chiffres exacts étant donné que tout dépend des ingrédients de départ. Ainsi, les producteurs de glace industrielle prennent en général du lait écrémé auxquels ils rajoutent des graisses pour aboutir à une texture onctueuse, alors que les glaciers traditionnels utilisent plutôt de la crème fraîche. Toutefois, il serait erroné de croire que ces derniers se privent de rajouter eux aussi des huiles végétales (plus économiques) dans le but d'attirer le client.

Et vous ? Quel type de glace vous préférez ?

                                                                                                                        
Et pour lire un autre article que j'avais consacré à la glace, vous pouvez cliquer ici.

Publié dans Focus alimentaires

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Que faire avec de la mozzarella?

Publié le par Messergaster

En été, on a envie de fraîcheur : voilà pourquoi on se rue tous sur les salades. Chacun compose la sienne comme il l'entend, mais il est vrai que nous sommes nombreux à rajouter des petits dés de fromage – des dés de mozzarella, par exemple - pour en rehausser le goût.

La mozzarella est un fromage italien à pâte filée. Dans le commerce, il en existe de différents types : celle à base de lait de bufflonne (un pur délice), celle à base de lait de vache, celle bas de gamme qui se présente comme un gros « tas compact » dont on se sert souvent pour garnir les pizzas ou les sandwiches dans le commerce, celle sous forme de « bocconcini » (« petites bouchées »), celle sous forme de tresse...

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Un exemple de mozzarella "fiordilatte".

Le nom « mozzarella » dérive du verbe « mozzare » qui, en italien, signifie « couper ». En effet, lors de la production, on obtient une grosse masse blanche qu'il s'agit ensuite de découper en morceaux plus petits pour obtenir les "boules" qui seront ensuite vendues. Cela explique en partie la pluralité des formes de mozzarella que l'on trouve dans le commerce.

Question calories, il s'agit d'un fromage qui peut être compatible avec un régime puisque, pour 100g de produit, il n'apporte « que » 250-300 kcal – ce qui reste, somme toute modéré, à condition de ne pas en manger trop souvent. De même, on ne peut pas reprocher à ce fromage d'être trop salé ou trop riche en choléstérol.

En cuisine, la mozzarella brille par sa versatilité : crue, elle sublime toutes les salades ; cuite, elle permet de faire « filer » les plats ; frite, elle offre un cœur fondant absolument irrésistible.. mais la mozzarella est avant tout la protagoniste de la « pizza margherita ».

Et vous ? Est-ce que vous en achetez souvent ? Et comment vous la mangez ?

Publié dans Focus alimentaires

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Le bêta-carotène

Publié le par Messergaster

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

(Voici les dernières carottes que j'ai achetées au marché).

Nous avons tous vu des pubs à la télé ou bien des documentaires qui font l’éloge de cette molécule pour obtenir un bronzage de rêve. Mais, en vrai, c’est quoi le bêta-carotène ?
Partons du plus simple. Le corps humain a besoin de
vitamine A pour remplir ses fonctions. Il s’agit d’une vitamine liposoluble dont la carence peut causer des problèmes au niveau des os ou de la vue.
En nature, la vitamine A se trouve sous deux formes : celle animale (on parle alors de « 
rétinol » : il s’agit d’une molécule directement utilisable par l’organisme) et celle végétale (il s’agit de la catégorie des carotènes dont le « bêta-carotène » en est la version la plus célèbre).
Le bêta-carotène, plus spécifiquement, est un précurseur de la vitamine A qui peut être stocké dans le foie. Il joue un rôle important dans la lutte contre les radicaux libres, mais il ne faut pas se gaver de carottes et de fruits jaunes pour autant car un excès de bêta-carotène peut provoquer un léger jaunissement de la peau (surtout au niveau de la paume des mains et des pieds).
D’ailleurs, parmi les différents colorants alimentaires répertoriés, on peut rappeler que le
colorant E160a (de couleur jaune-orange) correspond précisément au bêta-carotène. Il est présent dans certains beurres ou margarines, dans certains fromages ou encore dans certaines sauces ou dans certains produits de boulangerie (pour plus d’infos sur les colorants alimentaires, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire en cliquant ici). Dans la même série, il faut savoir aussi que certains éleveurs nourrissent leurs poules avec des aliments traités au bêta-carotène de façon à obtenir des œufs au jaune bien coloré.
Bref, pour en revenir aux sources naturelles : que ce soit en hiver avec les soupes à base de carotte et de citrouille ou en été avec les salades de tomates,
l’être humain a toujours une source de bêta-carotène disponible pour ses repas : pourquoi s’en priver alors ?

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Les couvercles des yaourts

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...L’autre jour, on mangeait un pot de Danette au chocolat à côté de moi… c'est alors qu'une question de la plus grave importance a traversé mon esprit :

Mais comment fonctionne le couvercle des desserts lactés, comment arrive-t-on à rendre l’opercule à la fois si hermétique et si facile à retirer ?

Grâce à une rapide recherche sur Google, j’ai fini par tomber sur un certain Ernie Fraze. Ce monsieur - qui était pour moi comme pour vous un illustre inconnu - s'avère être l’inventeur du système grâce auquel l'ouvre-boîte n'est plus indispensable pour décapsuler vos boîtes de conserve : il suffit de tirer la languette1. L’invention, baptisée « easy open » voit le jour en 1965 et quelques années plus tard, progressivement améliorée, elle inspirera d’autres inventeurs - comme ceux qui mettaient à point le meilleur emballage possible destiné aux produits laitiers.

Revenons donc d’où nous étions partis : les couvercles des produits laitiers se partagent en deux grandes catégories :

- ceux en aluminium (on les reconnait car si on les plie, ils restent en cette position, ce sont ceux qui parfois se déchirent quand on les retire trop violement). Ils sont fixés par pliage du disque d’aluminium autour du col du pot de yaourt (qui est souvent en verre, mais pas toujours).
- ceux en papier plastifié, par définition plus souples. Ils tiennent au pot grâce à un type de colle spécifique.

Quoi qu'il en soit, on ne peut repositionner aucun de ces deux types de couvercle sur un pot de yaourt qui n’aurait été mangé qu’à moitié - à la différence du bouchon en plastique rigide qui ferme les bouteilles de yaourt à boire, par exemple.

SDC14606.png
(Exemple: le couvercle de ce yaourt est en papier plastifié)

Bref, papier plastifié ou aluminium, peu importe. Dites-moi donc : est-ce que vous aussi vous léchez le couvercle de votre pot de yaourt ?

                                                       
1 (digression autobiographique : une personne âgée comme ma grand-mère a tout de même parfois encore du mal retirer le couvercle de la boîte qu’elle donne à manger à son chat).

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Marmelade, confiture, gelée : quelle différence?

Publié le par Messergaster

Commençons par donner l’origine de ces termes :

  • MARMELADE : le terme vient du portugais où « marmelo » désigne le coing. Ainsi, les historiens considèrent que les premières marmelades devaient être à base de ce fruit (le coing est particulièrement riche en pectine et est donc particulièrement à même de se solidifier).
  • CONFITURE : en ancien français, le verbe « déconfire » signifiait triompher complètement d’un adversaire sur le champ de bataille mais, par extension, il voulait dire aussi « se décomposer, se détruire ». Cela explique pourquoi son antonyme « confire » signifiait à l’inverse « préserver, conserver ». En gros, le terme « confiture » est donc à rapprocher du terme « conserve ».
  • GELEE : ce substantif est issu du participe « gelé » qui signifie « glacé ». Appliqué à la cuisine, il désigne le suc de certains aliments (bouillon, fruits, viande) qui, en refroidissant, a pris une consistance solide.

Pour ce qui concerne le XXIème siècle, voici les principales différences :

  • la MARMELADE s’obtient par cuisson des fruits dans le sucre mais le mot "marmelade", de nos jours, est en général utilisé pour les conserves d’agrumes uniquement : tout le monde connaît la marmelade d’oranges, par exemple.
  • la CONFITURE consiste grosso modo en la même chose, mais on réserve en général ce terme pour tous les fruits qui ne sont pas des agrumes : on dira donc plus volontiers une “confiture” de fraises et non une “marmelade”, par exemple.
  • la GELEE se prépare à partir du jus des fruits. Pour cela, on retire la peau, on élimine les pépins et, enfin, on ajoute le sucre, avant de laisser cuire.
(Beaucoup de gens préfèrent la gelée à la confiture de groseilles puisqu'ils n'aiment pas retrouver les pépins du fruit dans le bocal)

(Beaucoup de gens préfèrent la gelée à la confiture de groseilles puisqu'ils n'aiment pas retrouver les pépins du fruit dans le bocal)

A préciser la COMPOTE est encore un autre moyen de conserver les fruits, mais il se distingue des trois autres par le fait qu'on emploie beaucoup moins de sucre (le sucre n’est même pas indispensable pour obtenir une bonne compote).

Et vous ? Vous achetez quoi le plus volontiers ? : marmelade, confiture ou gelée de fruits ?

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Histoire du cordon bleu

Publié le par Messergaster

En relisant Le Rouge et le Noir de Stendhal, j’ai voulu comprendre ce qu’était ce « cordon bleu » dont il était question pour décrire le personnage du marquis de La Mole. J’ouvre donc mon navigateur internet, je tape le mot « cordon-bleu » sur google et qu’est ce qui sort en premier ? La très appétissante photo d’un cordon bleu jambon/fromage. J’ai donc laissé de côté mes curiosités stendhaliennes pour me dédier à ma passion gastronomique :

Pourquoi cette escalope panée s’appelle-t-elle « cordon bleu » ?

cordon bleu
(En fait je n'achète jamais de cordons bleus... c'est pourquoi j'ai dû prendre en photo un pack dans une grande surface exprès pour cet article)

En fait, différentes théories existent :

  • Certains rattachent cette appellation à l’ordre des chevaliers du Saint-Esprit, créé par Henri III sous les guerres de religion et dont l’attribut principal était une croix attachée à leur habit par un ruban bleu ciel, le fameux « cordon bleu » donc. C’est le sens dont il est question pour Le Rouge et le Noir. Or il faut savoir qu’au XIXème siècle, les membres de cet ordre se réunissaient dans des « clubs des gourmands », d’où l’expression « être un cordon bleu » pour désigner un fin cuisinier.
     
  • Marthe Distel avait certainement cela en tête quand elle publia en 1895 le premier journal de la cuisine : La cuisinière Cordon Bleu. Ce fut un énorme succès et, l’année suivante, elle fonda avec Henri-Paul Pellaprat l’école Cordon Bleu. Certains considèrent alors que cette escalope panée aurait été inventée par un cuisinier de cette école.
     
  • Enfin, d’autres théories séparent nettement le plat qui nous préoccupe des ordres chevaleresques ou des écoles de cuisine, pour se concentrer sur le nom même : ils proposent donc de considérer que, à l’origine, les tranches de viande, de jambon et de fromage étaient tenues ensemble par un ruban.

Ce qui est sûr, c’est que depuis le boom de la société de consommation, les cordons-bleus sont non seulement produits en masse, mais déclinés aussi sous toutes sortes de formats. Vous en trouvez avec du jambon cuit ou bien avec du jambon cru, aux épinards, ou encore à la tomate.. Bref, de quoi satisfaire même les palais les plus exigeants.

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Pâtes ou riz ?

Publié le par Messergaster

(Parmi les pâtes courtes, je pense que les "penne" sont mes préférées)

(Parmi les pâtes courtes, je pense que les "penne" sont mes préférées)

Je suis dans une phase ou j’essaie de réduire ma consommation de viande : non seulement j’ai triplé ma consommation de légumineuses, mais j’ai aussi nettement augmenté celles de féculents – les pâtes et le riz tout particulièrement. Mais quelles sont les différences entre ces deux aliments ? Pourquoi préférer plutôt l’un ou l’autre ? Voici un petit tableau récapitulatif à ce sujet :

  Pâtes Riz
Temps de cuisson Les pâtes sont cuites en une dizaine de minutes. A moins de le prendre en version "parboiled", un riz non traité nécessite d'une bonne quinzaine de minutes avant d'être cuit.
Variétés Mise à part la distinction entre pâtes à base de blé dur et les pâtes à l'oeuf, on ne classe les pâtes qu'en fonction de leur forme - autrement, elles présentent toujours à peu près la même composition de base. Il existe une infinité de types de riz : riz à risotto, riz basmati, riz parboiled, riz noir..
Calories Les pâtes sont légérement plus caloriques que le riz (350 kcal pour 100g). Elles contiennent légérement plus de lipides, mais légérement plus de protides que le riz aussi. Le riz apporte environ 330 Kcal pour une quantité de 100g.
Présence de gluten Les pâtes sont produite à partir du blé : elles sont riches en gluten et ne doivent donc pas être consommées par les personnes qui sont allergiques à cet molécule. Le riz peut être consommé par les personnes allergiques au gluten.
Indice de satiété Les pâtes sont des sucres lents et permettent donc de tenir plusieurs heures sans avoir faim. Le riz est très riche en amidon et augmente de 3 fois son poids une fois cuit. Pour cette raison, il permet de ne pas avoir faim plus longtemps que si l'on mange des pâtes.

Indice glicémique

Les diabétique doivent éviter de trop manger de pâtes. Le riz possède un indice glicémique légérement inférieur à celui des pâtes ; néanmoins, les diabétiques doivent le consommer avec modération.


J'espère que ce petit tableau vous sera utile et vous permettra de trancher la prochaine fois que vous hésiterez entre les deux ingrédients !

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Comment bien assimiler le fer

Publié le par Messergaster

J'ai commencé depuis septembre à manger moins de viande. Ce qui, au départ, avait été une solution pour économiser quelques centimes (cette année, je dois un peu serrer la ceinture), est devenu un régime alimentaire qui a fini par me plaire et qui m'a même permis de redécouvrir des saveurs. Entendons-nous : je ne suis pas encore végétarienne puisque je mange toujours de la viande (environ 3 fois par semaine donc...), mais je dois dire qu'il s’agit d’une réduction bien nette par rapport à mon régime précédent.

Mais des fois, je m’inquiète que les pois-chiches, les lentilles ou même les œufs ne suffisent pas pour couvrir mes besoins en fer.. . Du coup, je suis allée rechercher quoi faire pour me protéger d’éventuelles carences :

  • Il faut dèjà connaître quels sont les aliments les plus riches en fer. Bien entendu, les aliments qui en contiennent le plus restent ceux d’origine animale. A la première place, on trouve le foie, suivi de la viande rouge et des œufs, mais les coquillages aussi en contiennent une discrète quantité. Pour ce qui concerne les aliments d’origine végétale, on citera d’abord les légumineuses, suivies des noix et de toutes sortes de légumes verts (tels les épinards qui, sans en contenir des quantités faramineuses comme le prétendrait Popeye, apportent tout de même un peu de fer à l’organisme).​​​

  • Mais connaître ces aliments qui apportent du fer n'est pas tout. En effet, il faut être aussi conscients du fait que le fer contenu dans les aliments issus des animaux présente des caractéristiques différentes du fer présent dans les aliments d'origine végétale : ainsi le fer héminique (celui animal) s’absorbe beaucoup mieux que celui non héminique.
  • Heureusement, il existe des astuces pour permettre à notre corps de mieux absorber le fer (y compris celui végétal). Par exemple, on peut joindre les aliments qui en contiennent à des aliments riches en vitamine C. Par exemple, concrètement, cela signifie que, pour mieux assimiler la quantité de fer présente dans les légumes à feuille verte, il convient de les assaisonner avec du jus de citron. Le fructose aussi est un bon allié. Vice versa, si vous êtes à risque anémie, vous essaierez de ne pas exagérer avec les tannins (substances contenues dans le vin, le thé..) qui empêchent au fer de bien se fixer. Même discours si votre alimentation comprend trop de fibres ou trop de produits laitiers : faites attention.
(Pour bien absorber le fer, le citron est notre ami !)

(Pour bien absorber le fer, le citron est notre ami !)

Voilà. Personnellement, j’ai longtemps cru que les végétariens prenaient un sérieux risque à barrer les aliments carnés de leur diète.. mais plus le temps passe, plus je fais la connaissance de personnes qui sont végétariennes et qui jouissent d'une parfaite santé. Comme quoi, le tout est de ré-apprendre à manger en comprenant que tout est question d’associations et de rééquilibrages.

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Les vins effervescents

Publié le par Messergaster

Le mois de décembre est riche en fêtes : de la St Nicolas à Noël, de Noël au jour de l’an… toute occasion est bonne pour trinquer. Et rien de mieux que déboucher une belle bouteille de mousseux pour mettre tout le monde de bonne humeur. Mais comment obtient-on ces vins effervescents ?

Déjà, rappelons avant de commencer que ce n’est pas la même chose que de parler de vin « mousseux », « pétillant » ou « perlé » (le premier contenant plus de dioxyde de carbone que le dernier).

Autrement, le plus célèbre des vins « effervescents » est bien sûr le champagne, vin qui a vu le jour au XVIIe siècle dans l’abbaye d’Hautvillers grâce à un certain « Dom Pérignon ». En réalité certaines sources semblent prouver que les vins effervescents étaient déjà connus des Romains… mais étant donné que le vin de l’époque n’avait rien à voir avec celui que l’on boit de nos jours, on ne peut comparer ce type de boisson aux vins actuels.

Venons-en justement aux types de vins que l’on peut siroter maintenant au XXIe siècle. Il existe en effet une infinité de critères pour les distinguer : la méthode de gazéification ou le taux de sucre présents, par exemple, constituent des éléments importants.

Ainsi, il y a des vins naturels où le dioxyde de carbone présent est apparu par fermentation (il existe différents procédés pour cela : procédé Champenoise, Charmat…) mais aussi des vins « gazéifiés » où le dioxyde de carbone a été rajouté après coup.

Deux mots aussi pour mieux comprendre les distinctions entre vins bruts, secs, doux… En fait ces appellations précisent la quantité de grammes de sucre présents par litre. Par exemple, un vin brut (contenant 15g de sucre par litre) est moins calorique qu’un vin doux (qui en contient plus de 50g/L !).

Tous ces détails expliquent donc l’extrême variété de vins effervescents qui existent… d’autant plus que plein d’autres facteurs entrent en jeu aussi (ne serait-ce que les cépages). Quoi qu’il en soit, chaque pays à tradition viticole possède ses vins effervescents à lui : si en France on a le Champagne, la Clairette ou le Crémant, on trouve en Italie l’Asti et le Lambrusco, en Allemagne le Sekt

sekt.png
Pour Nouvel An, tout le monde boit volontiers un peu de "Rotkäppchen" ("le Petit Chaperon Rouge"), le type de Sekt le plus répandu en Allemagne.

Réjouissons-nous donc car cela signifie alors qu’il existe un vin effervescent pour célébrer chaque occasion !

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Graisses animales et végétales

Publié le par Messergaster

Pour changer, l’autre jour, je parlais encore régimes. Au cours de la conversation, je n’ai pas pu m’empêcher d’admirer les gens qui peuvent manger des tonnes de choses sans pour autant grossir. Je suis sûre qu’il vous est arrivé aussi de constater que certaines personnes mangent trois fois plus que vous et ne prennent pourtant jamais un gramme. Mais c’est alors que mon interlocuteur m’a dit :

Et tu crois que c’est une bonne chose ? Sache que quand tu grossis, c’est ton corps qui te lance un signal pour te dire : "Fais attention : tu manges trop gras!". Du coup, les personnes qui restent toujours minces ne disposent d’aucune mise en garde : ils continuent à manger toujours aussi mal semaine après semaine - et cela peut à la longue présenter un sérieux risque pour leur santé.

Cette réflexion était incroyablement pertinente… au point que j’ai presque regardé avec reconnaissance ma balance le soir.
La conversation en question m’a aussi donné envie d’aller me renseigner au sujet des graisses. En effet, on croit souvent à tort que manger une simple tranche de viande sans féculents le soir permet de perdre plus facilement du poids. Or les choses ne sont pas si simples. A titre d'exemple, une escalope de poulet a beau apporter effectivement un nombre réduit de calories, il n’en reste pas moins qu’elle est aussi très riche en graisses saturées… à la différence des féculents dont les graisses sont insaturées. Résultat : il vaudrait parfois mieux remplacer la viande par un plat de lentilles étant donné que les graisses présentes dans ces dernières ne feront pas monter en flèche le taux de cholestérol présent dans vos artères.

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(Parmi les légumes secs, les pois-chiches sont les plus gras et caloriques... pourtant des études semblent prouver qu'ils aident à faire baisser le taux de "mauvais cholestérol" dans le sang...)

Bien entendu, il faut toujours choisir un juste milieu : bannir complètement les aliments d’origine animale de nos repas serait mauvais car notre organisme a aussi besoin de graisses saturées en partie. Le tout consiste donc à manger de façon équilibrée, en privilégiant les lipides d’origine végétale et, si un jour on a envie de viande, alors choisissons-la de bonne qualité : non plus steack rouge fluo acheté au supermarché, mais belle grillade achetée chez le boucher – bio si possible.

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Le moulin à café

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Du temps que je travaillais dans mon café à Berlin, j’avais le droit de ramener de temps en temps chez moi des paquets de café à moudre. Dans ma valise pour rentrer en France, il y en avait 3 paquets et, pour pouvoir m'en servir, j’ai donc dû demander à ma tante un vieux moulin à café qui avait appartenu jadis à ma grand-mère.

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(Voici le moulin à café prêté par ma tante)

C’était la première fois que j’utilisais un de ces objets « vintage » et cette expérience, convoquant les 5 sens, mérite absolument un petit article :

  • VUE : cet objet se compose de deux parties : d’une part, il ya la meule qui occupe la partie supérieure du moulin et, pour l’activer, il faut tourner la manivelle ; d’autre part, il y a un petit compartiment où est récolté le café une fois moulu. Je sais qu’il existe des moulins à café fabriqués à partir de toutes sortes de matériaux, en bois notamment.. mais celui dont je me suis servie était en métal (ma grand-mère l’avait probablement acheté après-guerre ?). Cependant, je dois avouer qu'à la fin j’ai été moyennement satisfaite du résultat : en effet, le café était moulu de façon un peu trop grossière à mon goût.
     
  • TOUCHER : Comme ce moulin était en métal, sans être incroyablement lourd, il pesait tout de même un peu sur mes jambes. Car oui, au départ, j’ai voulu m’en servir en m’appuyant sur la table, mais on m'a fait ensuite fait remarquer que  moudre le café devenait nettement plus simple si je plaçais le moulin sur mes genoux.
     
  • OUIE : D’un point de vue sonore, on devient bien vite sensible aux différentes modulations du « cri cri » du moulin... Progressivement, c’est moins la résistance que l’on ressent quand on tourne la manivelle qui nous informe s’il y a encore beaucoup de grains à moudre que le bruit qui change.
     
  • ODORAT : Le temps nécessaire pour passer tout le café constitue un grand désavantage : pour mes 250g de grains, j’ai bien mis 20 minutes. En revanche, quel plaisir de sentir l’arôme du café qui s’exhale de la machine au fur et à mesure que l’on moud ! On est impatient de se préparer un petit expresso juste après.
     
  • GOUT : Après tout ce travail très physique grâce auquel on peut bien se muscler les biceps, voici enfin la récompense : un beau café dans lequel tremper quelques gâteaux.

Pour conclure : je comprends que le moulin à café ait disparu de nos cuisines : c’est moins une question de fainéantise qu’une question de résultat «imparfait », en effet, puisqu’il faut bien reconnaître que les modernes moulins à café électriques permettent de moudre de façon plus fine et plus régulière les grains. Or, pour obtenir un expresso digne de ce nom, tout part de là : si la qualité du café, la cafetière, la pression et le temps d’écoulement de l’eau sont des facteurs de la plus haute importance, la finesse du café moulu joue un rôle crucial aussi.

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Mettons-nous aux légumes secs !

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Ils avaient d’abord été redécouverts par les végétariens qui avaient besoin de trouver ailleurs que dans la viande des protéines. Ce fut ensuite le tour des intolérants au gluten, toujours en quête d’alternatives au pain et aux pâtes.  Idem, les nutritionnistes ne cessent de nous rappeler qu’ils sont riches de plein de bonnes choses et nos grand-mères nous les proposent souvent dans des soupes et des minestrones super appétissants. Oui, je parle des légumes secs - souvent rayés à tort de nos repas sous prétexte qu’ils sont longs à cuisiner : le temps de trempage préalable tout comme le temps de cuisson, décourageant en effet les travailleurs super pressés…
Heureusement les choses sont en train de changer et les gens commencent à redécouvrir toute la saveur des plats « pauvres » de nos ancêtres. On commence à comprendre qu’il suffit d’utiliser un autocuiseur pour accélérer la cuisson, par exemple. Et même moi qui ne possède pas de cocotte minute (investissement qu’il faut que je me décide à faire), je mange régulièrement des lentilles (l’un des légumes secs qui cuisent le plus rapidement), par exemple.
D’ailleurs un petit truc pour accélérer les choses : mettez une pincée de bicarbonate de sodium dans votre casserole et vos légumes secs cuiront beaucoup plus vite (mais il seront un brin mous mous). Autre astuce : préparez toujours un plus de légumes secs que prévu et  mettez au congélateur ce qui n’a pas été mangé le jour-même : comme ça, la prochaine fois que vous aurez envie de pois secs, par exemple, il suffira de sortir votre Tupperware et faire réchauffer son contenu moins de 2 minutes au micro-ondes…

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(Voici la barquette de haricots que j'ai resortie hier de mon congélo ...)

C’est vraiment dommage de se priver de ces légumes secs si appétissants et si bon marché puisque 100-150g suffisent dans le cadre d’un repas. De plus les légumes secs contiennent peu de graisses (et si c’est le cas, il s’agit souvent d’omega3), beaucoup de fibres et de minéraux ainsi qu’un une quantité de protéines non négligeable : certes, ils ne contiennent pas TOUS les acides aminés dont nécessite le corps, mais on peut y joindre autre chose pour obtenir un plat complet. Ainsi, à titre d’exemple, le classique plat de pâtes et haricots qu'on mangeait jadis pouvait se vanter d’être très riche et équilibré en protéines.

Et puis maintenant que le froid arrive, voici qu’un petit cassoulet ne serait pas de refus, non ?

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Pâte filo, pâte feuilletée et feuille de brick

Publié le par Messergaster

 (Voici un chausson que j'avais à la va-vite, un soir, en prenant une feuille de brick)

(Voici un chausson que j'avais à la va-vite, un soir, en prenant une feuille de brick)

Pâte filo, pâte feuilletée et feuilles de brick : il s'agit de trois types de pâtes qui présentent bien des analogies mais qui se distinguent aussi sur plusieurs points. Voici donc un bref tableau pour remettre tout cela en place :

  Pâte filo Feuille de brick Pâte feuilletée
Pays d'origine Est du bassin méditerranéen (Liban, Grèce Turquie...). Sud du bassin méditerranéen (Maghreb). France (cette pâte a des origines très anciennes mais c'est Antonin Carême qui l'a perfectionnée au XIXe siècle).
Composition Farine blanche, sel, eau. Semoule bouillie et eau Farine blanche, beurre.
Aspect Rectangulaire, très délicate et fragile à manier. Ronde et rigide. Très croustillante une fois cuite. Relativement épaisse et assez grasse.
Mode de cuisson Four. Cuisson au four ou frite à la poêle. Four.
Recettes typiques Baklava, autres pâtisseries/gâteaux... Samossas, rouleaux croustillants, aumônières.. Tartes, viennoiseries...

 

Et vous : quel type de recettes réalisez-vous avec ce genre de pâtes ?

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Histoire et fonctionnement du distributeur automatique

Publié le par Messergaster

Il suffit que vous travailliez dans un bureau ou que vous soyiez en études pour comprendre tout ce qu’un simple distributeur automatique peut signifier pour des êtres humains. Nos journées sont de plus en plus remplies et les échéances s’enchaînent les unes après les autres… les pauses-cafés n'en deviennent que d'autant plus fondamentalesNon seulement elles sont un excellent moyen pour lier connaissance avec les collègues, mais de plus elles permettent de restaurer notre "taux de caféine". 
Comme toujours, curieuse, je suis allée me rechercher l’histoire de cette invention. Incroyable mais vrai : le premier distributeur automatique a vu le jour pendant l’Antiquité ! Il vendait de l’eau lustrale dans le cadres de cérémonies religieuses à Alexandrie. Successivement, on mit à point aussi un distributeur de tabac à priser à l’époque moderne, mais le succès fut  mitigé : il faut attendre les XVIII-XIXèmes siècles et surtout le XXe pour que ces appareils se développent à nouveau. C'est ainsi que, de nos jours, vous trouvez des distributeurs automatiques qui vendent tout et n’importe quoi : snacks, cigarettes, préservatifs, timbres, lessive...

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(Dans ce distributeur, trouvé dans une station de S-bahn à Berlin, on vendait même des livres ! Regardez la 2ème rangée à partir du haut !)

Pendant que je faisais une pause en bibliothèque ou que j’attendrais un métro sur le quai, je me suis souvent mise à regarder les gens dont le travail est de remplir les distributeurs. C’est alors qu’on se rend compte que ces objets sont en fait de grosses armoires (ou de gros frigidaires si l’on parle de boissons fraîches) qui s’ouvrent sur le côté et qui présentent différents compartiments à remplir. A ce titre, le distributeur automatique qui vend les boissons chaudes est peut-être le plus élaboré : il comprend  en effet un réservoir pour les poudres (café, chocolat, lait), un autre pour les pièces de monnaie et encore un pour les gobelets en plastique + un filtre pour l’eau qui  servira de base pour votre boisson + une sorte de réceptacle pour le café usagé. Il va de soi que ce genre de machine est lavée très très fréquement par des professionnels et que la législation à ce sujet est très stricte.

Les distributeurs seront plus ou moins « high-tech » selon votre entreprise, mais bon soyons francs : un café au bar aura beau coûter 3-4 fois le prix du café au distributeur, il n’en reste pas moins que le goût en est sans comparaison !

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Le rooibos

Publié le par Messergaster

De temps en temps, j’aime bien boire du rooibos – surtout le soir avant de me coucher, histoire de changer de la classique camomille. A ma grande honte, je dois cependant avouer que j’ai longtemps cru que le terme « rooibos » était un synonyme de « thé déthéiné » : ERREUR !! Car en fait il ne s’agit pas de thé mais d’une toute autre plante. En effet, le thé est originaire d’Asie, alors que le rooibos ne pousse lui qu’en Afrique du Sud – ce qui explique que certains nomment aussi ce dernier « thé des Hollandais » (l’Afrique du Sud ayant été une colonie hollandaise au XIXe siècle). En Afrikans, le terme « rooibos » signifie « arbuste rouge »… et en effet, la couleur rouge est l'une des marques caractéristiques de la boisson en question.

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(Voici de quelle couleur est l'infusion de rooibos)

Au cours de ces dernières années, ce type d’infusion est devenu de plus en plus populaire chez nous. Une des raisons pouvant expliquer le succès du rooibos dans nos pays serait peut-être le fait qu’il ne s’agit pas là d’une boisson vaguement « amère » comme le thé : bien au contraire, elle présente un goût très doux et délicat, ce qui permet même de se passer de sucre quand on est au régime. Cependant notre façon de préparer la « tisane » diffère de celle que vous trouveriez si vous vous rendiez en Afrique : là-bas, on ajoute en effet du lait ou du miel dans la tasse.
Mais si le rooibos séduit toujours plus de consommateurs c'est avant tout grâce au fait qu'
il ne possède pas de théine : il permet donc d'effectuer une pause relax qui est loin d'être de refus au milieu des rythmes de vie frénétiques qui sont les nôtres. Parmi les bienfaits du
rooibos, citons aussi la présence d’antioxydants, de fer et de magnésium - sans compter que le roiboos possède aussi des vertus antiallergiques et digestives. Tout cela devrait accorder à cette boisson une place de choix dans le cadre d’un régime de vie sain… et il serait vraiment dommage de se priver de rooibos maintenant qu’il existe aussi chez les marques discount et qu’il est donc très facilement abordable par rapport à  il y a quelques années !

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La créatine : c'est quoi ce truc ?

Publié le par Messergaster

Je n’ai jamais vu autant d'hommes musclés comme ici à Berlin - à croire que les Allemands vont chaque après-midi courir ou faire des altères ! Or s’il est vrai que globalement parlant, j’ai l’impression que beaucoup de jeunes vont régulièrement faire du sport après le travail, j’ai aussi rapidement découvert que, dans tout ça, il y avait aussi une partie de « gonflette ». En effet, pour obtenir plus rapidement des résultats, plusieurs personnes se tournent vers les intégrateurs alimentaires - telle la créatine, par exemple.
L’autre jour, par ailleurs, j’ai vu le copain de ma colocataire en diluer un peu dans un verre au moment du petit-déjeuner.

Mais de quoi s’agit-il ?

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Pour développer leur muscles, certains prennent de la créatine, d'autres des épinards.. chacun son truc !

C'est grâce à la créatine si l'on peut endurer l'effort physique et entretenir sa masse musculaire. Il s'agit d'une substance produite par le foie, le pancréas  et les reins à partir de trois acides aminés. Mais cette base ne couvre que 50% des besoins de notre organisme : le reste est tiré de l’alimentation et notamment de la viande et du poisson. Du coup, si la créatine connaît un tel succès en tant qu’intégrateur alimentaire cela s'explique entre autres car beaucoup de végétariens effectuant aussi une activité sportive finissent par présenter des carences en créatine... Cependant ce déficit -  à moins de faire du sport à haut niveau – n’est pas un drame, étant donné qu’il ne s’agit pas là d’un acide aminé essentiel.
La créatine en tant qu’intégrateur est quant à elle disponible en différents formats : en comprimés, en poudre… A savoir aussi que des études récentes montreraient que l’organisme absorbe mieux cette substance si on y joint en même temps des glucides à indice glycémique élevé.
En effet, pas de mystère, j’ai envie de dire : le premier pas pour être en bonne santé consiste dans le fait de se nourrir de façon équilibrée en mangeant des repas réunissant protides, glucides et lipides. Ainsi, souvent, c’est moins la substance alimentaire en soi qui compte que plutôt la façon dont elle est associée aux autres éléments nutrititifs du repas.

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A propos du "frozen yogurt"

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Berlin est une des capitales européennes où le frozen yogurt (c’est-à-dire le yaourt glacé) fait le plus fureur. Dans le fond, les Allemands sont tellement préoccupés par le manger « sain » que la chose n’a guère de quoi surprendre – surtout que plusieurs enseignes n’hésitent pas à mettre en avant le fait que le lait employé est « bio » ou que le pourcentage de lipides ne dépasse pas les 2% (à la différence d’une glace classique qui - préparée avec de la crème - se révèle plus calorique).

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A Berlin, il n'y a pas que des vendeurs ambulants de glaces, mais aussi de frozen yogurt ! (photo prise devant les halles de Kreuzberg).

Historiquement parlant, le frozen yogurt (comme le nom anglais pouvait le laisser entendre) naît aux Etats-Unis dans les années 1970. Mais il n’avait ni le goût ni la texture qui le caractérise de nos jours – c’est pourquoi le succès de ce nouveau produit fut au départ très mitigé : on lui reprochait notamment un goût trop acide.
On rajouta donc du sucre grâce à quoi la consistance du yaourt s’en trouva améliorée aussi. Par la suite, on pensa aussi à rajouter de la gélatine pour stabiliser la composition : on évitait ainsi que le produit ne fonde ou ne coagule trop facilement.
Tout cela explique le succès croissant que connaît depuis les années 1980 cette alternative à la glace traditionnelle. Les différents « toppings » que l’on peut ajouter (fruits, perles de chocolat, biscuits, sauces…) customisent le yaourt en fonction des goûts de chacun - au point quils s’adaptent même au pays où il est commercialisé. Ainsi en Allemagne, vous pourrez garnir votre yaourt avec du « Kalter Hund » (gâteau à base de chocolat et biscuits secs), alors que vous aurez droit aux éclats de caramel d’Isigny dans certaines adresses françaises. 
On se doute que ce sont ces « toppings » qui font finalement monter le prix du yaourt acheté à 3, 4, 5 euros… mais il est vrai aussi qu’y renoncer (sous prétexte d’épargner quelques centimes ou de penser à l’aiguille de la balance) dénue brusquement ce produit d’intérêt : une simple masse blanche au goût un peu acide et désaltérant. Car en effet, je dirais que le charme du frozen yogurt réside dans le contraste de textures qui le caractérise : au fondant du yaourt de base, viennent s’ajouter le croquant des éclats de biscuit, le juteux des morceaux de fraise, le granuleux du riz au lait… Pour une expérience qui en plus de mobiliser le sens du goût, met en jeu celui du toucher.

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L’artichaut : gens pressés s’abstenir

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...J’ai longtemps été convaincue que les artichauts n’avaient pas bon goût. Et de surcroît, je ne comprenais guère l’intérêt d’un légume dont on jette finalement la majeure partie à la poubelle. Mais – heureusement – j’ai découvert il y a un an que ce légume en forme de fleur pouvait se prêter à toute une série de recettes les unes meilleures que les autres.
Historiquement parlant, l’artichaut commence à être vraiment en vogue au XVIe siècle - notamment avec Catherine de Medicis qui l’imposa à la cour de France. Souvent représenté dans les tableaux, il devient le protagoniste des tables françaises.

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De mon côté, je crois que l’un des aspects qui me fascinent le plus dans ce légume réside dans la capacité qu’il a à éprouver ma patience. En effet, je déteste attendre ; or voici qu’effeuiller un simple artichaut m’oblige à ralentir et à « prendre mon temps ». Un légume thérapeutique, pourrait-on dire.

Je précise ma pensée :

  • Il y a déjà l’attente liée au temps de cuisson. Si vous possédez un autocuiseur, vous faites partie des heureux élus qui peuvent manger un artichaut sans attendre un bail. Autrement, comme tout étudiant qui se respecte, vous prenez votre basique casserole dans laquelle vous faites cuire votre ingrédient à l’eau pendant 45 interminables minutes.
     
  • Mais une fois l’artichaut cuit, voici que vous ne pouvez pas encore le manger tout de suite : tout juste sorti de la marmite, il est encore brûlant. Certes vous êtes malins : pour ne pas retarder l’heure du repas (votre estomac commence déjà à grogner) vous le passez sous l’eau froide en espérant ainsi accélérer les choses. Erreur : car les feuilles extérieures ont beau être ainsi devenues tièdes, il n’en reste pas moins que celles intérieures continuent d’être brûlantes et que vous ne pouvez donc les manger –  sous peine de courir le risque de vous brûler les doigts ou la langue.
     
  • Et il y a enfin cette longue progression vers le cœur de l’artichaut. En voici un bel art de l’attente : on commence par manger les feuilles du début où il n’y a presque rien pour ensuite aller toujours plus en avant, toujours plus en avant, jusqu’à atteindre enfin la partie la plus goûteuse du légume. Que de préliminaires avant d'atteindre le but convoité !

Mais ça en vaut bien le coup : avec une bonne vinaigrette, pour accompagner pâtes ou riz, ou encore farci avec de la viande ou de la chapelure.. c’est toujours un régal. Et surtout profitez de l’artichaut pendant la si brève période où il apparaît sur les étals : vous l’avez attendu tellement longtemps et il disparaît si vite!

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A propos du tofu

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...On trouve de plus en plus facilement du tofu dans nos supermarchés occidentaux – notamment en raison du nombre croissant de personnes qui deviennent végétariennes voire véganes Il est vrai qu’on peut comprendre que la façon dont on élève le bétail de nos jours ou que les récents scandales alimentaires en aient dissuadé plus d’un de continuer à manger de la viande comme avant.
Notamment à Berlin, on compte énormément de végétariens parmi les jeunes : à chaque fois que j’ai été invitée à une soirée ou à un événement dans la capitale allemande,
j'ai toujours eu le choix entre le plat en version traditionnelle ou végane. J’ai ainsi même eu l’occasion de manger du « chili sin carne » qui – ma foi – n’était pas mauvais du tout.
Il en reste pas moins que je ne mange pas du tofu très volontiers puisque j'ai toujours l’impression de mâcher de l’
éponge quand j'en ai dans mon assiette. Et, de plus, que c’est fade ! Mais d'un autre côté, il s'agit d'un aliment bon pour la santé et, de plus, son goût très léger peut aussi être vu comme un atout : en effet, le tofu se marie avec toutes sortes d'ingrédients – aussi bien salés que sucrés.

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(Voici une salade à base de courgettes, haricots verts, carottes... le tout garni avec de gros morceaux de tofu)

Mais de quoi s’agit-il ? Pour faire simple, le tofu est produit à partir du lait de soja que l'on fait "cailler" - il s’agit donc d’une sorte de fromage. Sauf que ce fromage de soja possède beaucoup moins de lipides et de cholestérol que le fromage classique. En revanche, le tofu est certes très riche en protéines... mais il en reste pas moins qu’un morceau de gruyère contiendra davantage d'acides aminés que son correspondant végétal - aussi bien d’un point de vue quantitatif que qualitatif.
Les origines historiques de cet aliment demeurent, quant à elles, plus nébuleuses – mais il semblerait, d’après les archives, que ce pseudo-fromage ait d’abord vu le jour
en Chine avant de devenir par la suite l’un des produits phares de la cuisine japonaise.
Quoi qu’il en soit, il en existe différentes sortes : frais ou séché ; nature ou fumé ; aux herbes, à la tomate.. Et n’oublions pas qu’il est indispensable dans la traditionnelle soupe miso dont je vous parlais ici ! Alors, que vous soyiez végétarien ou non : peu importe. Une fois de temps en temps, cela peut être intéressant d’étendre son univers culinaire en mettant un paquet de tofu dans son caddie au supermarché…

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Les colorants alimentaires

Publié le par Messergaster

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...Nous savons tous que l’industrie agro-alimentaire a recours à des colorants pour rendre les aliments plus beaux : une viande ou un fruit bien rouges attirent plus le consommateur que leur équivalent en version « pâlotte ».
Problème : quand le travail est mal fait, on tombe sur des produits qui n’ont plus rien d’appétissant comme cette orange-ci :

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(Je jure que cette photo n'a pas été retouchée et qu'elle reproduit fidèlement le fruit que je me suis retrouvée entre les mains !)

Incroyable non ? Voici la preuve ultime qu’il n’y a plus grand-chose d’authentique dans ce que nous mangeons… je devrais peut-être me mettre au bio moi aussi.
Le côté positif c’est que du coup j’ai un nouvel article pour mon blog. Car oui, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur les colorants alimentaires. En premier lieu, j’ai donc appris qu’on différencie trois types de colorants :

  • les colorants naturels : pensez à ces maudites taches de fruits rouges ou de betterave qui ne sont plus jamais parties de vos habits, par exemple ! Il s'agit souvent de substances que l'on tire du monde végétal mais pas que : ainsi, on peut mentionner d’autres colorants comme la cochenille (qui est issue d’un insecte et qui confère aux aliments une teinte rouge).
     
  • les colorants synthétiques : ils sont fabriqués en laboratoire mais reproduisent fidèlement la molécule naturelle de base.
     
  • les colorants artificiels qui sont un pur produit chimique. Par exemple, le E150d est un colorant qui confère aux aliments une couleur caramel… à moindre coût que son correspondant naturel. On le trouve un peu partout, en fait : dans les sodas, plusieurs confiseries…

La grande question qui se pose avec ces colorants produits en laboratoire est bien sûr celle de leur éventuelle toxicité. Et lorsqu’on lit qu’il existe des quantités bien précises à ne pas dépasser, on est moyennement rassuré. Pire : qui est capable de déchiffrer les noms « obscurs » et « mystérieux » de ces substances ? On se croirait presque à Des chiffres et des lettres
Pourtant, pour peu qu’on se concentre, il y a moyen de s’y retrouver.
Ainsi à chaque fois que, sur une étiquette, vous voyez un sigle qui comporte un "E" suivi de 3 chiffres, vous avez à faire à un colorant.

Etudions à présent le nombre qui accompagne cette lettre :

- le premier chiffre sera toujours un « 1 » : il vous informe que cette substance est un colorant et non pas un conservateur (on utiliserait dans ce cas le « 2 ») ou un exhausteur de goût (pour lequel on a recours au « 6 ») ou encore autre chose.
-
le chiffre des dizaines, lui, vous renseigne sur la couleur en question : le 0 correspond au jaune, le 1 à l’orange, le 2 au rouge, le 3 au bleu, le 4 au vert, le 5 au marron, le 6 au noir. Discours à part pour le 7 qui renvoie aux colorants minéraux et pour le 8 qui se réfère aux colorants spéciaux.
- le troisième chiffre indique la nuance précise : plus ou moins foncé, plus ou moins brillant…

Vous savez quoi ? Je suis presque contente d'être tombée sur cette étrange orange à la fin. Grâce à elle, je me suis véritablement penchée sur cette question qui me taraudait l'esprit depuis déjà quelques temps. Et à présent, je vais être capable de mieux décoder les étiquettes des produits que j’achète !

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